Pour commencer, je dois m'excuser pour cette absence. Il y a différentes explications à ce manque de suivi dans les mises à jour mais cela n'apporterait rien d'en débattre ici et ne changerais rien au fait que l'histoire est restée bien trop longtemps en plan. Merci à tous qui n'avait pas abandonné l'espoir et avez continué de soutenir cette fiction. Ce chapitre n'est pas un orphelin et j'ai les suivant sous la main (pas tous mais quelques uns) mais cependant les mises à jour resteront espacer de 15 jours pour que je tente de garder le rythme. Je ne promet rien mais je ferais mon possible.

Merci encore a vous!

Bonne lecture!


Chapitre 116 : Troisième phase.

« Un plan j'en ai peut être déjà un. » Souffla Ron dans leurs esprits.

Ron avait bien cru atteindre le point de rupture. Il savait que la mission qui était la sienne le mettrait en première position et autant à mal qu'à nu devant les émotions et les réactions des combattants. Devant leurs souffrances, leurs doutes, leur espoir. Et bien évidemment devant leur crainte de mourir. Mais le savoir et le comprendre était bien diffèrent dans la réalité des faits. Il s'était attendu à une épreuve difficile mais il n'avait pas cru possible que cela s'avérerait encore pire qu'il ne l'avait craint. Au de là de tout ce qu'il avait pu imaginer. Pas qu'il aurait refusé de tenir ce rôle si on lui avait décrit l'état réel de tension dans lequel il avait traversé la bataille jusque là.

Non, à vrai dire aucune parole n'aurait pu le faire changer d'avis. Et en aucun cas, il ne regrettait de se trouver là ou il se tenait. Soutenant, guidant chacun des combattants. Transmettant les ordres des généraux. Épaulant les blessés. Sentant son âme se déchirer quand un lien se rompait bien trop abruptement et définitivement. Mais il tenait bon. Sachant que non loin, même si elle n'intervenaient pas directement, les chimères les soutenaient et avaient confiance en eux.

Il ne fuirait pas. Aussi dure et impossible que soit sa tache, il se tiendrait auprès des combattants et leur apporterait tout ce qu'il pouvait pour les maintenir en état de lutter et de se battre pour survivre. Il n'abandonnerait personne. Pas tant qu'un espoir aussi infime de changer ce qui semblait irrémédiable, subsistait tant dans le cœur des combattants que dans le sien.

Des le début de la bataille, captant les pensées de Maugrey, il avait bien compris l'ampleur de la bataille qui les attendait. Ron avait bien sentit en chacun des défenseurs, la farouche volonté de défendre Poudlard. Il avait utilisé cette implacable résolution pour tisser et inscrire sa présence en eux. Il avait ancrer plus sûrement son esprit dans le leur. Ainsi peut importait ce qu'il se passait dans la bataille, il était toujours là, avec eux. Pour lui, c'était vital qu'aucun d'entre eux ne se sentent seuls durant les combats. Que tous d'une manière ou d'une autre puisse se sentir épauler par l'ensemble des alliés qui lutaient à ses côtés. Aussi déchirant et douloureux que cela soit pour lui. Aussi amer que soit la torture de ressentir tous leurs chagrins et leur souffrance, fasse à son incapacité à faire plus.

Cela leur avait fournit un avantage parfait. Surtout si on considérait que les troupes adverses étaient près de deux fois plus nombreuse qu'eux. Les mangemorts n'avaient pas la même cohésion et le même esprit de corps que l'ensemble des défenseurs. Ron avait rapidement identifier la motivation de leurs adversaires.

La peur. Très peu parmi les suivants du Lord, agissaient encore par idéalisme ou par foi dans la cause du Seigneurs des Ténèbres. A vrai dire il ne devait rester que les élémentalistes pour croire aux même idées que le Lord sombre. Ce qui expliquait pourquoi le premier assaut avait pu être contre carré et pourquoi malgré leur petit nombre les défenseurs n'avaient subit que peu de perte par rapport à leur ennemis.

En pourcentage, si on pouvait seulement envisager de parler de vie humaine en utilisant des chiffres impersonnel, plus de quarante pour cents des attaquant étaient tombés, lors du première engagement sur le champ de bataille. Tout front confondu.

A comparer tous les défenseurs avaient tenu leur poste et malgré quelques blessures, plus ou moins grave, pas un combattant de Poudlard n'était tombé lors du premier assaut. Un miracle pour lequel il entendait, et entendrait encore longtemps l'action de grâce et le soulagement qui avait étreint l'esprit de Percy et des généraux quand ils avaient réalisé l'ampleur de l'exploit que venait de réaliser les loups-garou, les vampires et Maugrey et tous les autres combattants de la première vague.

Un miracle ! Ron était entièrement d'accord avec l'estimation de son aîné. Pomfresh et les médicomages à l'infirmerie, n'avaient pas vraiment partagé ce point de vue quand les elfes avaient commencé à ramener les blessés du front et qu'ils avaient été rapidement débordé par le nombre de sorciers nécessitant des soins. Heureusement la magie et les potions permettaient de traiter rapidement les blessures les plus urgentes. Mais il faudrait cependant du temps avant que les blessés les plus grave puissent se remettre de leur blessure et de leur épuisement. Même si aucun d'eux n'était prêt à céder sa place dans la bataille avant que ne sonne les trompettes de la victoire ou dans le pire des cas, le glas final.

Bien évidemment cela avait été trop beau pour durer. Des le début de la deuxième charge, les événements s'étaient déchaîné en défaveurs des défenseurs. La mur de défense de Poudlard était tombé provoquant une brèche dans leur défense où tentait de s'engouffrer les mangemorts survivants. Car quand ce n'était pas la peur qui menait les mangemorts, c'était la folie. Parfois teinté d'une cruauté sadique.

Comme chez le mangemort qui prenait un malin plaisir à narguer Pansy, Hermione, et Blaise attendant le meilleur moment pour les achever tout en cherchant à les faire souffrir le plus possible. Pas difficile de deviner qu'il comptait jouer avec leur nerf sans leur laisser l'occasion de s'échapper. Il allait certainement les maintenir coincé derrière le bloc de pierre jusqu'à ce que Pansy rende son dernier soupir. Puis il les massacrerait lentement, leur laissant peut être penser que le sacrifice de l'un pourrait sauver l'autre.

Quand Ron avait réalisé que Hermione et les serpentard se trouvaient sur le pan de mur qui partait en éboulis, il avait sentit son cœur manquer un battement. Il avait été soulagé de sentir l'esprit de Hermione toujours en action et réagir à l'instinct. Il avait vraiment cru le pire pour Pansy quand le rocher l'avait clouée au sol dans une douleur déchirante et insupportable. Il avait partager avec Blaise l'inquiétude de se voir séparer des deux jeunes filles. Leur impuissance commune à pouvoir protéger et secourir leurs camarades dans l'immédiat avait scellé le lien entre eux et ensemble ils avaient parcouru le chemin vers Pansy. Tout comme il avait guidé Hermione. Tout en refusant que Pansy perde espoir après que le mangemort ait descendu l'elfe de maison venu la chercher pour la conduire en sécurité.

Parce qu'au milieu de cette tragédie où il se sentait particulièrement impliqué, d'autres se déroulaient autours de lui qui lui fendait aussi douloureusement le cœur. Les mangemorts avait rapidement fait le lien entre l'arrivé des elfe et l'évacuation des blessés et les plus cruels parmi eux, avait pris pour cible les petits serviteurs qui étaient les premières vrai victimes que déplorèrent les défenseurs.

Percy, à contre cœur, avait dû se résigner à changer ses plans pour arrêter le massacre des elfes. Mais cela contraignait à devoir abandonner tous les blessés qui se trouveraient dans l'incapacité de revenir dans Poudlard par leur propre moyen. Étonnamment pas un sorcier n'avait objecté. Mais cela n'avait pas été au goûts des elfes. Dobby et un des anciens de Poudlard avaient clairement fait comprendre à Percy et aux sorciers que cette décision était là leur. Que pas un sorcier n'avait le pouvoir en cet instant de leur interdire d 'agir comme ils le voulaient, le souhaitaient de toute leur âme. Et que rien pas même le spectre de la mort, ne les empêcherait d'accomplir ce qu'ils pensaient être juste.

Percy n'avait pas fait affront à la fierté et à la détermination des elfes en s'obstinant à vouloir les garder à l'abri. Il avait rendu rapidement les armes, soulagé. Et au fond de lui, Ron pouvait entendre une voix sombre rongée le cœur de son frère lui murmurant que cette reddition face aux elfes n'était que pure lâcheté. Que pour sauver des sorciers, il allait sacrifié les petits serviteurs zélés.

Ron s'était insurgé contre cette voix. Il avait lutter pied à pied pour la chasser et convaincre Percy que c'était le mieux à faire. Il n'y serait peut être pas parvenu sans le soutien de Dobby, quand celui ci avant de transplaner, avait révéler avec un sourire propre aux elfes et des yeux si pétillant de fierté qu'ils en étaient éblouissant :

« C'est a nous de protéger la famille. Tous les combattants de Poudlard et ceux qui se battent sur le chemin de traverse sont la famille qui bâtira un monde plus juste. Un monde plus respectueux. Plus libre. Il ne sera pas dit que les elfes ont fuit devant leur devoir. »

C'était de là que venait son plan. Il devait juste convaincre les généraux qu'il était grand temps de lâcher leurs derniers atouts. Encore que dans l'histoire, il doutait que Percy ou les généraux puissent empêcher les forces qui se trouvaient en réserve d'agir devant la situation précaire dans laquelle la bataille sombrait pour leur camp.

« Il est temps de lancer la troisième vague et de faire de Poudlard une forteresse imprenable. » Déclara Ron à l'intention de tous.

Mais il y avait bien trop de perte de leur côté. Bien trop de proche qui franchissait le voile dans leur rang pour que ron laisse les choses continuer de cette manière. Et même si pour ne pas flancher. Pour ne pas lamentablement craquer et manquer à son engagement, il se focalisait uniquement sur Hermione et les deux serpentards, ils savaient que bien trop de ceux qui combattaient et qu'il aimait était tombé. Raison pour laquelle il ferait l'impossible pour à moins sauver ses trois là.

« C'est trop tôt » souffla Percy du haut de la tour d'astronomie où il observait la bataille. Mais Ron percevait bien l'hésitation et le fardeau écrasant de la culpabilité qui recouvrait les épaules de son frère depuis que les blessés étaient entré dans l'infirmerie. « Tant que les élémentalistes ne sont pas neutralisé, jamais Il n'abandonnera l'idée d'entrer de force dans Poudlard. L'idée d'écraser notre résistance est bien trop satisfaisante pour son égo. »

« J'ai confiance en Natsume. Lui, maître Griffou et Sibel vont parvenir à rompre le pacte. Ce n'est plus qu'une question de temps. »

« Le temps est ce qui nous fait le plus défaut. » Intervint à son tour le vieux sage du berceau du couchant qui se trouvait de nouveau sur le champ de bataille, non loin de la brèche avec Maugrey et les autres pour repousser les mangemorts. Dans sa voix épuisée, Ron pouvait cependant toujours sentir la farouche ardeur du combattant que l'homme était.

Tous les combattants valides de la première vague étaient revenu sur le champ de bataille pour soutenir ceux de la deuxième vague et protéger la brèche du mur d'enceinte des attaques suicidaires des mangemorts. Ron pouvait sentir leur épuisement, tout comme leur détermination à ne pas flancher devant l'ennemi.

« C'est ce que notre action peut vous offrir. Du temps. » Déclara La dame grise de Serdaigle. « Laissez nous vous aider. »

« C'est prématuré... » Soupira Lucius.

Lui et les autres de leur positions de repli suivaient le combat des français devant eux. Aucun d'entre eux ne savaient exactement depuis combien de temps le massacre avait commencé. Vu la tournure des affrontements sur cette partie du front, il aurait été impossible de qualifié autrement les combats fratricides qui se déroulait devant leur yeux. Les loup-garou s'affrontaient entre eux. Se déchiquetant et s'entre dévorant à mort sous l'influence du chant d'Aurèle qui arrivait à en maintenir la puissance. François lui virevoltait autours de son camarades pour le protéger des plus téméraires.

Ron pouvait sentir que les deux adolescents allaient bientôt atteindre leur limite. Déjà le chant d'Aurèle avait diminué d'intensité et ils étaient plus nombreux à s'approcher du jeune français et Son ami faisait de son mieux pour assurer sa protection, mais Ron voyait bien que François ne pourrait tenir longtemps à ce rythme.

« Non, il est temps pour nous d'entrer dans la danse. » Assura d'une voix ferme Draco.

Au loin, ils pouvaient voir le combat entre Aïnara et Greyback sans pouvoir déterminer lequel avait pris le dessus sur l'autre. Ron par le lien qui l'unissait à l'alpha savait que le combat touchait à sa fin. Que bientôt Aïnara n'aurait plu la force de résister et que si elle tenait encore debout c'était uniquement grâce à sa volonté. La louve était uniquement concentrée sur son adversaire et la manière dont elle allait lui porter le coup fatal. D'après ce qu'elle voyait, Ron savait que Greyback était dans un état similaire à celui de son adversaire. La charge suivante serait sûrement la dernière. Elle marquerait certainement la fin du combat.

« Aucun de vous, ne dispose des arguments pour nous retenir. » Continua Draco.

Ron sentit quand l'Inugami commença à déployer son pouvoir et qu'il entra sur le champ de bataille en compagnie d'Angus. Tout comme il perçu exactement la seconde où le pouvoir des fantômes de Poudlard se mit à circuler dans le bâtiment de pierre. Si les deux loups de magie pure se rendaient sur les lieux des affrontements pour se battre, les fantômes eux renforcèrent les défenses même du château. Coulant leur énergie au cœur même de L'école, repoussant ceux dont les intentions et les signatures magiques ne correspondaient pas celle des défenseurs de Poudlard.

Un bouclier puissant vint recouvrir la brèche dans le mur d'enceinte, empêchant les mangemorts de s'approcher davantage alors que les sortilèges des élémentalistes rencontraient un obstacle bien plus puissant qu'eux. Leur magie élémentaires devint inefficace sur les murs de Poudlard qui semblaient s'être recouverte d'un fin bouclier irradiant de lumière et de puissance. Ron savait que cette défense ne pourrait être maintenu indéfiniment et qu'elle demandait un grand sacrifice de la part des fantômes mais aussi de la part Minerva et Melissandre.

En tant que directrice et sans hésitation, Minerva avait lié sa magie et sa vie, tout comme Melissandre avait été lié à Poudlard par Dénal. Un sacrifice fait librement qui obligerait les deux femmes à ne plus jamais quitter l'école mais Minerva n'avait eut aucun regret. Elle avait passé la plus grande partie de son existence dans l'enceinte de Poudlard. Elle estimait devoir plus à l'âme de l'école qu'à Dumbledore et jugeait de son devoir d'accomplir ce qu'elle seule pouvait faire pour assurer la sécurité des chimères au sein de Poudlard. Elle était fille de la lande, terre ou s'enracinait les fondations de Poudlard et elle ne laisserait pas les ennemis du bien s'installer sur son territoire.

Melissandre savait déjà qu'elle ne pourrait quitter Poudlard. Depuis que Dénal avait lié son âme et lui avait rendu son corps, elle savait qu'un pas en dehors de l'école pourrait lui coûter cette nouvelle existence. Cette chance de vivre. Raison pour laquelle elle n'avait pas hésiter à ajouter ses forces à celle de la directrice pour guider les fantômes dans les murs même de l'école afin que leur énergie et leur force éveille les sortilèges de protections aussi vieux que Poudlard elle même.

Rusard, bien qu'au courant de la situation de sa fille, n'était pas particulièrement satisfait de sa décision, mais il comprenait son choix et après avoir vainement tenté de la faire changer d'avis, il avait pris sur lui pour les aider. Le concierge n'avait pas de baguette ou une grande puissance, mais il connaissait parfaitement chaque recoins du château et sa maîtrise des sceaux était inégalé.

Raison pour laquelle il parcourait les couloirs de l'école déposant ça et là des parchemins, marqué de rune assemblé en sceau de renforcement puissant, pour aider à ancrer la magie des fantômes dans les murs de Poudlard.

Raison pour laquelle il avait initié rapidement Natsume sur les sortilèges de sceaux et pour laquelle il avait partager avec son jeune apprentis tout ce qui pourrait lui être utile pour briser les contrats élémentaires. Rusard regrettait de ne pouvoir faire plus et pour sa fille et pour le jeune japonnais, mais il était déterminé à se montrer aussi fort et résolu qu'eux à protéger ce qui pouvait l'être.

Ron fut rassuré quand il sentit la puissance du bouclier. Mais il le fut encore plus quand il sentit que les deux Inugami filaient comme le vent au travers des lignes adverses en direction de la position de Hermione, Pansy et Blaise. Ce n'était pas le plan d'origine, mais cela correspondait à son plan pour les sauver. Il prenait un grand risque en bouleversant ainsi les ordres. Il prenait certainement trop de liberté pour sauver ses amis, mais il ne reculerait pas.

« Tu ne pensais tout de même pas que nous n'avions pas deviné ton plan , Weasley ? » fit remarquer avec ironie Draco. « Ce sont aussi mes amis. »

« Je n'ai pas la prétention de m'en cacher, surtout pas devant l'esprit retors d'un vile serpent. » Répondit Ron avec dans le ton de sa voix ce qui aurait pu se traduire comme un haussement d'épaule.

Malgré tout, même malgré lui, Ron était soulagé que Draco et Angus soutiennent son plan. C'était un peu égoïste de sa part de risquer leur dernier atout pour sauver ses amis mais il avait déjà beaucoup trop perdu pour accepter de laisser Hermione et les deux serpentards mourir sans rien tenter pour les sauver.

« Nous occuper de ce mangemort, ne nous retardera même pas ! » Cru bon de souligner Angus alors qu'ils se frayaient un passage au travers des mangemorts.

« A vrai dire, nous occuper de tout ceux qui trouveront judicieux de se mettre devant nous, ne nous fera pas perdre une seconde. » Surenchérit Draco avec un certain mépris pour ceux qu'il considérait comme des proies négligeables. « Alors arrête de te morfondre, Weasley et guide-nous »

« Qu'est ce qui se passe la-bas ! » S'exclama soudainement Blaise, ramenant Ron à d'autre préoccupation que le véritable carnage que faisaient les deux Inugamis pour rejoindre leurs amis.

Malheureusement, Blaise avait un peu trop relevé la tête et avait fait une cible plus que facile pour le mangemort embusqué. Le rocher qui les protégeait des sortilèges impardonnables de leur bourreau avait grandement été réduit de taille. Il ne dû la vie sauve qu'à Hermione qui le plaqua au sol sans ménagement, l'écrasant de tout son poids.

« Mais enfin Hermione... » S'exclama Blaise rougissant alors que la jeune fille le maintenait encore au sol.

« La ferme, Blaise ! Dit seulement Merci à la demoiselle. » Lui conseilla Pansy d'une voix plate, hachée par la douleur.

Ron admirait le sens de la repartie dont faisait preuve Pansy. Elle n'était plus résigné à mourir. Elle savait que la situation était encore loin d'être à leur avantage mais elle avait retrouvé assez de force et de volonté grâce à la présence de ses amis, pour faire face. Elle ne se faisait pas d'illusion, mais refusait que ses amis la voit en train de se plaindre et se morfondre.

« Si tu parles du nuage de poussière qui se dirige vers vous, ce sont vos renforts. » Les avertit Ron.

« Non, La haut ! » Pointa du doigts Blaise alors que Hermione se relevait lui rendant sa liberté de mouvement pour regarder dans la direction qu'il indiquait.

Au dessus de leur tête, une lumière vive se mit à luire et dans l'instant qui suivit un vent se mit à tourbillonner, alors que la terre grondait sous leur pied. Dans la lumière, ils virent le grand yokai blanc, encore plus impressionnant que lorsqu'il avait décollé de la cour de l'école. Une fine silhouette se tenait debout sur son dos, bras écarté et dans les murmures fous du vents une voix s'envola jusqu'à eux.

« C'est Natsume ! » S'extasia Ron soulagé. « Il a réussit ! Sibel et lui vont rompre les contrats de élémentalistes ! »

La lumière entourant le grand yokai se sépara en quatre sphères plus petite qui se mirent à tournoyer autours du démon blanc. La voix leur parvenait toujours indistinctement et Ron réalisa que même sans cela, aucun d'entre eux n'aurait compris les paroles de son ami car celui-ci utilisait sa langue natale pour briser le contrôle qu'avait les mages élémentaires sur les éléments.

Natsume était bien trop haut dans le ciel pour qu'il puisse distingué avec certitude les gestes que faisait le jeune gardien du Berceau du Levant, mais par le lien, Ron savait que le japonnais était entièrement concentré sur sa tache et que l'épreuve s'avérait plus difficile qu'il ne l'avait imaginé. Cependant dans l'esprit du garçon, il n'y avait aucun doute sur sa prochaine réussite.

«Timing excellent. » Marmonna Draco.

Le spectacle dans le ciel était assez étonnant pour provoquer l'attention de tous les combattants et certains tentèrent même d'atteindre le grand démon blanc. Mais les rares sortilèges ayant la puissance nécessaire pour atteindre Maître Griffou furent stoppé par un bouclier qui fit luire la fourrure du yokai d'un éclat bleu. Ron soupira de soulagement. Sibel devait garder les arrières du japonnais. Il ne la remercierait jamais assez d'avoir accompagné Natsume.

Tout comme eux, le mangemort qui les avait piégé, fixait le ciel , choqué par ce qui se déroulait devant ses yeux. Comme ces congénères, il tenta de lancer des sorts sur le monstre blanc qui les survolait mais rien de ce qu'il lança ne fut assez puissant pour briser le bouclier de la française. Malheureusement pour lui, distrait par Maître Griffou, il ne vit que trop tard les deux loups de magie pure qui s'élancèrent sur lui. Et il fut mort bien avant de comprendre et de pouvoir identifier ce qui venait de lui déchiqueter la gorge.

« Rapatrie les à l'infirmerie ! » Ordonna Draco tout en bondissant vers les lignes ennemis. « Il est temps pour nous de partir en chasse. »

Ron n'eut même pas à intervenir pour sortir ses amis de leur stupeur. Même s'ils semblaient encore sous le choc de l'action éclair des deux inugamis et par la magie qui émanait du grand yokai, Hermione et Blaise actionnèrent leurs bracelets et dans un pop retentissant Dobby et un autre elfe de maison apparurent pour les évacuer eux et Pansy.

Pansy pleurait, réalisant enfin qu'elle avait encore peut être une chance de survivre à tout cela.

A suivre...