Chapitre 117 : Fin
Des qu'il fut près, Natsume se leva du dos de Maître Griffou et commença à entonner l'incantation pour l'exorcisme qui devait délier les éléments du contrat passé avec les mages élémentalistes. Il y eut un grand flash de lumière dans un premier temps, puis quatre sphères identiques apparurent tournoyant autours du grand yokai blanc.
Natsume sortit alors quatre feuilles de parchemin sur lesquels, il avait dessiné avec son sang, sous le contrôle de Rusard les seaux élémentaires qui lui seraient nécessaire pour sa tache. C'était la première fois qu'il allait tenter ce genre de chose. Le concierge lui avait assuré qu'il en avait largement les capacités, qu'il n'avait pas à douter de lui ni de son pouvoir. Le vieil homme avait admit qu'il manquerait de pratique mais il avait confiance en la force de son jeune élève. Il n'avait pas eut le temps de tout lui montrer dans le détail, vu l'urgence de la situation mais le vieux cracmol savait qu'ils avaient choisit les meilleurs options à leur disposition dans le temps impartit pour que cela marche et brise définitivement la magie des élémentalistes.
Sans hésiter, il lança chaque parchemin d'un geste sûr en direction des boules lumineuses. Les morceaux de papier s'accrochèrent à chacune d'elles alors que Natsume frappait rapidement dans les paumes de ses mains tout en marmonnant une formule de rituel ancien que lui avait apprise le père de Mélissandre. Plus il répétait son sortilège plus l'éclat de lumière à l'intérieur des sphères se faisait aveuglant et puissant. A tel point que les parchemins finirent par disparaître, comme brûlé, alors que les seaux s'intégraient parfaitement à l' intérieur des boules lumineuses pour y battre d'une pulsation soutenue et régulière.
Ce fut à partir de là que les mages élémentaires remarquèrent ce qu'ils se passaient au dessus de leur tête et qu'ils prirent conscience du danger que cela représentait pour leur magie. Oubliant Poudlard et les défenseurs, ils concentrèrent leurs attaques sur le grand yokai blanc. Mais aucun d'entre eux n'avait la puissance suffisante pour atteindre Maître Griffou et quand les plus puissants d'entre eux parvenait à lancer un sort assez fort pour atteindre le yokai, il rebondissait sur un bouclier qui recouvrait entièrement le démon blanc.
Sibel ignorait combien de temps elle serait capable de maintenir son bouclier en place. Elle était soulagée que la plus part des sortilèges ne soient pas assez puissant pour les atteindre car vu leur nombre, elle n'aurait pas fait long feu. A chaque éclair de magie qui frappait son bouclier, elle avait l'impression qu'un courant d'énergie pure traversait son corps et le vidait entièrement de son énergie, mais elle tenait bon. Elle était une des sorcières les plus puissante de sa génération et elle était une héritière des clans sorciers Français. Elle avait sa fierté et ne comptait pas faire faux bond à Natsume en laissant sa protection se briser si facilement. Sibel savait le prix à payer si son sortilège de protection venait à se rompre. Elle acceptait ce risque et ne changerait en rien sa décision d'utiliser un sort de protection aussi dangereux pour son lanceur.
Tout comme François, son sang ne contenait pas du sang de créature magique. Elle était ce qu'on appellerait en Angleterre, une sang pure, mais cette appellation serait le seul point commun idéologique qu'elle partagerait avec ses homologues anglais. Elle était issus d'une longue lignée de sorcier. Génération après générations ses ancêtres s'étaient marié pour garder leur connaissance et leur magie forte. Cependant il n'y avait jamais eut d'obligation à se marier entre membre des plus vieille famille pour garder le sang loin des perversions moldu, comme le disait certaines familles aristocrates anglaises.
Non, tout mariage, toute union était permise tant que l'amour et un engagement profond unissait les futurs époux. Peu importait que l'un des époux provienne du monde moldu tant que sa magie était effective et stable. Pour les siens, la traditions et les connaissances ne se transmettaient pas uniquement et seulement par le sang.
Sa famille travaillait en étroite collaboration avec ceux de La salamandre pour surveiller les naissances d'enfants magique dans le monde moldu, suffisamment pour savoir que ceux-ci n'étaient pas bien accueillit dans la plus part des cas. La peur de la différence, de ce qu'on ne peut comprendre et appréhender rendait la vie de ces enfants bien compliqué. Voilà pourquoi quand cela était nécessaire La salamandre et sa famille intervenaient pour trouver des solutions qui offriraient une meilleure chance d'intégration et d'avenir aux les enfants issus du monde moldu.
Sibel savait que le système n'était pas parfait et qu'il méritait encore d'être améliorer. Mais elle était convaincu d'une chose, aucun enfant né en France n'avait eut à subir la moité seulement de ce qui était arrivé au jeune Potter. Et de cela, elle se sentait assez fière et cela renforçait sa détermination à protéger le garçon japonnais qui semblait avoir perdu tout contact avec la réalité depuis que les éléments s'étaient déchaîné autours d'eux.
Sibel ne savait plus si les grondements qu'elle entendait provenait de la terre ou du ciel. Les vents soufflaient en de brusques rafales et elle pouvait sentir que le grand yokai luttait pour se maintenir en l'air et hors de porté des sortilèges. La pluie continuait de tomber de plus en plus dru, les trempant de la tête au pied. Un éclair zébra le ciel sombre, déchirant le firmament comme une blessure de couteau séparant les chairs d'une plaie béante.
Une lumière verte en provenance du sol les percutât plus violemment que les autres. Personne en dehors du célèbre mage noir ne devait avoir la capacité de lancer un tel sortilège avec autant de puissance. Sibel en eut le souffle coupé comme si l'air avait été arraché de ses poumons. Une douleur aiguë l'obligea à serré son cœur . Un avada. On venait de leur lancer un avada kedavra et son bouclier venait de céder.
Elle avait eu raison d'opter pour le meilleur bouclier que les membres de sa famille pouvaient mettre en place et ce quelque en soit le prix. Ni le yokai ni Natsume n'aurait survécu si le sortilège s'était abattu sur eux. Elle regrettait seulement de ne pouvoir recommencer cet exploit quand le froid commença à s'insinuer en elle. Elle payait de sa vie la rupture de son bouclier. Son esprit s'accrochait encore à l'espoir de pouvoir protéger ses camarades mais elle n'en avait plus la force.
Elle bascula en arrière retombant amorphe sur le dos du yokai blanc, une seule larme unique glissant sur sa joue alors que les quatre sphères de lumière blanches se brisaient en une myriade d'étoiles scintillante. Ce fut la dernière chose qu'elle vit. Elle n'entendit jamais les cris de Natsume et sa détresse. Elle n'était déjà plus là.
En contre bas, Maugrey luttait pied à pied pour repoussé les assaillants. La plus part des défenseurs s'étaient repliés, épuisés derrière le bouclier dressé par les fantômes, mais il avait bien fallut que quelqu'un reste en arrière pour leur laisser le temps de se mettre à l'abri. Il n'y avait pas réfléchit longtemps, ni hésiter sur ce qu'il convenait de faire. Il avait ordonné à Tonks et Schakelbolt de se mettre à l'abri et d'assurer la sécurité des plus jeunes alors que lui se chargeait de leur donner le temps nécessaire.
Depuis que le mur d'enceinte s'était effondré les trois aurors avaient épaulé Funestar, les jumeaux Weasley, la petite Lovegood et Longdubat. La détermination et l'acharnement des plus jeunes à défendre leur école n'avaient rien eut à envier à celle de leurs aînés. Maugrey était fier de chacun d'entre eux. Même le langue de plomb avait trouvé grâce à ses yeux par sa maîtrise et son sang froid. Si aucun des jeunes n'avaient paniqué et étaient resté en place pour défendre la plaie béante dans leur défense, c'était uniquement dû à la présence du Langue de plomb qui avait su les garder focalisé sur ce qu'ils devaient faire plus que sur le danger qui se faisait plus menaçant.
Cela n'avait pas éviter les blessures. L'un des jumeaux, Fol'oeil n'aurait pas su dire lequel, s'était pris un mauvais sort de découpe dans le dos et il avait dû être évacué vers l'infirmerie. Pour protéger, la jeune Lovegood, Longdubat avait déployé une force et des connaissances insoupçonné. Ainsi qu'un rare talent pour les stratégies désespérées. Et cela avait fini par lui coûter la vie.
Maugrey eut un petit rire carnassier et satisfait à se souvenir. En fait, le mangemort avait bien crut en avoir fini avec l'adolescent et lui avait tourné le dos pour s'attaquer à Luna qui le fixait avec surprise mais aucune peur. Le vieil auror lui avait assisté à la scène de loin et avait redoublé d'effort pour tenter de neutraliser le mangemort ou protéger la jeune fille mais ce qui était arrivé ensuite l'avait quasiment figé sur place et l'horreur de la situation ne lui avait pas échappé même si il n'allait certainement pas s'en plaindre.
Alors que le mangemort s'apprêtait à lancer son sortilège favoris sur Luna, un sort de découpe bien vicelard, le corps de Neville s'était redressé et avait saisit le sorcier par derrière jusqu'à l'emprisonner complètement perdant totalement son apparence humaine pour ne devenir qu'un tas informe et magie et de boue. L'homme au service du plus grand mage noir poussa un pur cris d'horreur avant d'être entièrement recouvert et de s'asphyxier.
Maugrey avait alors eut définitivement la preuve de l'identité des chimères. Tous le défenseurs savaient qu'Harry était la plus jeune des chimères. Que Ginny n'avait tué que son golem. Et vu ce qu'il venait de se passer devant ses yeux, il ne doutait pas qu'il venait d'assister au même phénomène. L'héritier Longdubat était lui aussi une chimère et il venait de sacrifier son golem pour sauver sa camarade. Il n'était pas difficile alors, pour le vieil enquêteur qu'il était, de deviner qui se trouvait être le dernier Golem.
Mais ce qui lui fit le plus chaud au cœur, fut que malgré que les chimères leur aient bien fait comprendre qu'elles n'interviendraient pas directement dans cette bataille, elles ne les avaient pas abandonné. Elles n'avaient pas quitté le navire en train de sombrer et même limiter par les règles de leur propre nature, elles se tenaient là avec eux, faisant de leur mieux pour les soutenir. Et il en était soulagé et heureux. Pas qu'il en eut douter, confirma-t-il mentalement à Ron à un instant de la bataille, mais c'était diablement rassurant.
Son corps le faisait souffrir. Pas seulement à cause de ses blessures. Et pas uniquement à cause de l'effort surhumain qu'il demandait à ses vieilles articulations. Le vieil auror sentait bien qu'il avait atteint les limites de son état physique et qu'il allait bientôt s'écrouler. Si un sort ne l'achevait pas dans les prochaines secondes, son propre cœur finirait par lâcher d'épuisement.
Mais il ne saurait pas dit qu'Alastor Maugrey avait tourné le dos à la bataille. Il ne serait pas dit que sa vieillesse aurait raison de lui. Si son corps peinait sous l'effort son esprit était beaucoup plus vif et libre. Malgré son épuisement, il arrivait encore à penser à la meilleure stratégie à employer pour éliminer un maximum d'adversaire avec un minimum d'effort. Il avait conscience que tout cela le conduirait à sa fin, mais il n'avait aucune tristesse, aucun regret.
Quand le sortilège vert le toucha, il s'écroula dans un sourire.
Clara le savait bien pourtant qu'il était inutile de s'interposer entre un vampire et les sortilèges. Enfin dans des circonstances normales, mais cette bataille dépassait l'entendement. Les vampires étaient naturellement plus résistant à la magie que le commun des mortels. Mais cela avait été plus fort qu'elle. Quand elle avait vu le sortilège d'éclair venir frappée Monsieur Léon dans le dos, elle avait fait un rempart de son corps et elle s'était pris le sortilège en pleine poitrine.
Un instinct qu'elle ne se connaissait pas auparavant lui avait soufflé que ce sort pourrait la priver de son maître. Avec la douleur qui lui vrillait les entrailles et lui donnait l'impression que son cerveau était en ébullition, elle ne comprenait pas comment elle avait su que ce sortilège serait celui de trop,ce lui qui aurait raison de la résistance magique de Monsieur Léon mais quand il se pencha au dessus d'elle, le visage déformé par le chagrin, le pourquoi du comment n'eut plus aucune importance.
Elle leva une main tremblante et la posa sur la joue froide de Monsieur Léon. Le visage de marbre du vampire ruisselait de goutte de pluie et l'éclat de ses yeux lui sembla bien terne quand elle réussi à focaliser son attention sur lui.
« Vous n'avez rien. Tant mieux. » Balbutia-t-elle soulagée d'une voix rauque à l'élocution difficile.
« Ne t'agite pas, Clara, cet elfe va te conduire en sécurité... » Déclara le vampire en posant une main froide sur celle de son intendante, la serrant doucement.
Il avait arraché le bracelet du bras de la jeune femme et un elfe était apparut dans un plop qui aurait dû être sonore mais dont le bruit s'était perdu dans la cacophonie de la bataille. Cependant pour eux, le temps semblait s'être arrêté et ils ne percevaient plus ce qu'il se passait en dehors d'eux, le regard de chacun se perdant dans celui de l'autre.
Les autres combattants autours d'eux faisaient écran comme ils le pouvaient pour permettre l'évacuation de l'intendante. Parmi eux, Tugdual, le plus jeune des vampires, avait accroché le bras de son propre intendant pour le maintenir en sécurité derrière lui. Le jeune intendant avait posé sa tête sur le dos de son maître vampire, sentant monter en lui le même sentiment d'alerte que celui qui avait étreint Clara quelques instants plutôt.
« Vous avez l'air bien fatigué. Vous devriez boire... »
« Non... Non , Clara. Tu es gravement blessée. »
« Ne soyez pas idiot, monsieur. Ne me refuser pas de remplir mon devoir jusqu'au bout. Même si cela doit être la dernière fois, je veux...Je veux faire ce qu'il y a de mieux pour vous. Vous en aurez besoin pour survivre à cette bataille !»
Monsieur Léon marqua une hésitation, embrassant la paume de la main de Clara. Il laissa glisser ses lèvres jusqu'à son poignet et finalement planta ses crocs dans la chair de la jeune femme. Le sang qui se déversa dans sa gorge était aussi succulent que les fois précédentes. Monsieur Léon fut cependant surpris de l'alchimie des émotions qui s'empara de lui quand il déglutit. Clara n'éprouvait aucun regret, aucune peur. Elle était satisfaite d'avoir fait tout ce qu'elle avait pu pour lui. Et même s'il n'y avait eu aucune notion de romance entre eux, il ne pouvait se tromper sur la nature des sentiments qui rendaient le sang de la jeune femme si puissant et unique, capable de chasser l'amertume dû à la douleur qui devait pourtant être insupportable pour le jeune femme.
Quand il retira ses crocs, Clara avait perdu connaissance, un sourire satisfait sur les lèvres et l'elfe la transplana sans attendre davantage. Monsieur Léon savait que les blessures de la jeunes femmes étaient graves. Il ignorait si les medicomages pourraient la soigner, mais il ne laisserait personne faire de son sacrifice une chose vaine. Elle lui avait rendu ses forces et son pouvoir de résistance à la magie. Pour elle, il retournerait au combat et lutterait et il protégerait les siens.
Aïnara se redressa, titubant et crachant du sang, le sien ou celui de l'autre peu importait, qu'elle nettoya d'un revers du bras, étalant plus le liquide rouge sur son visage. Elle avait les yeux fou et les mains tremblantes. C'est à peine si ses jambes parvenaient à la maintenir debout. Elle se recula pour mieux regarder ce qu'il restait de son ennemis en dessous d'elle.
Pas grand chose d'identifiable. Le corps était entièrement fracassé et ses membres repliés dans des angles anatomiquement impossible à l'état naturel des choses et ce même pour un Loup-garou. Mais le fait le plus marquant était que le cœur de son adversaire ne battait plus. Le cadavre ensanglanté sous elle avait cessé de vivre et malgré la vision d'horreur et son envie de vomir, elle ne pouvait s'empêcher d'exulter. Elle avait vaincu Greyback.
Elle avait triompher de l'alpha le plus puissant d'Angleterre ! Le combat avait été rude et elle ne comptait pas le nombre de blessures qui lui rappelait à chaque mouvement que tout aurait pu basculer en un instant, qu'elle aurait pu être le cadavre. Mais cela n'avait pas d'importance. Elle avait gagné !
Devant son regard défilèrent au ralentis les images de son combat et à nouveau elle sentit dans sa chair chaque nouvelles plaies, chaque os qui se brisaient, chaque muscles qui se tordaient. Elle pouvait aussi sentir la pluie et le vent qui s'était mis à souffler autours d'eux, rendant le sol tout comme leur prises sur l'autre, glissante. Elle entendit encore une fois chaque cris de son adversaire, chaque son quand ses coups portaient sur lui. Elle vit le sang se répandre de plus en plus autours d'eux marquant le sol et son odeur acre envahissant l'air jusqu'à le rendre saturé de sa fragrance.
Elle se souvint du moment où plus rien n'avait eu d'importance que de vaincre l'autre . Cependant elle parvenait à savoir quand Victor et Rémus étaient arrivés auprès de la Vouivre pour suivre son duel. Son odorat l'avait informé de leurs présences et cela l'avait fait redoubler d'effort pour mettre un terme à ce duel. Elle savait que peu de temps après leur arrivé, la Dame s'était éloignée.
Aïnara ne savait pas pourquoi mais elle avait instinctivement compris que quelque chose de grave avait dû arriver forçant la Vouivre à les quitter. Elle avait craint que le bouclier qu'elle avait posé, pour les protéger du chant d'Aurèle ne résiste pas si elle s'éloignait de trop, mais elle fut vite rassuré du contraire et avait reprit avec rage son combat.
Dans un coin de son esprit, elle s'était inquiété qu'il soit arrivé quelque chose de grave à l'un des français. Ce ne fut qu'une pensée fugace qui ne la détourna pas de son objectif principal et lui fit même redoubler d'effort. Si l'un des jeunes était tombé, elle ne pouvait se permettre de se montrer faible, elle devait venger le sacrifice de ses compagnons et remplir sa mission pour arrêter le massacre.
Tout se termina sur le moment ou plaquant le corps de Greyback sous le sien, elle réussit à l'immobiliser suffisamment longtemps pour lui saisir la tête et lui rompre la nuque. Après cette dernière image, elle ouvrit de nouveau les yeux sans avoir eut conscience de les avoir fermé . Elle respira plusieurs fois à fond redressant la tête, laissant la pluie nettoyer son visage alors qu'un sourire vainqueur s'inscrivait sur ses traits.
Ne pouvant plus contenir son sentiment de puissance et d'exultation, elle se mit à hurler. Une hallali puissante et qui malgré son peu de force traversa le champ de bataille jusqu'aux Loup-garou qui se battaient toujours entre eux en contre bas. Son hurlement vainqueur brisa l'harmonie du chant d'Aurèle, il n'en fallut pas plus pour que le chant de l'ondin ne cesse, libérant les membres restant de la meute de Greyback, leur permettant de reprendre leurs esprits.
Aïnara se trouvait trop loin pour voir ce qui se passait en contre bas, mais elle su que l'attention de tous les Loups-garou était concentré sur elle. Puisant dans ses dernières forces et serrant les poings, elle poussa un nouveau hurlement pour leur notifier sa victoire. Même si son corps n'était que douleur et plaie, elle ne pouvait pas se montrer faible. Elle ne pouvait pas se laisser aller et montrer de la faiblesse. Elle devait montrer aux survivants de l'attaque qu'elle était encore capable de revendiquer sa place. Place d'Alpha qu'elle avait arraché à Greyback.
Un seul faux pas et l'un d'eux pouvait décider qu'il pouvait l'éliminer et ainsi asseoir son autorité. Elle devait tenir. Cependant malgré toute sa volonté, les blessures infligées par son duel étaient bien trop grave et importantes pour qu'elle puisse donner le change très longtemps. Surtout si les loup-garou commençaient à se rassembler autours d'elle.
Elle allait s'écrouler, sentant son corps devenir lourd et son esprit s'embrumer quand un torse qu'elle aurait reconnu entre tous se posta derrière elle pour lui offrir un soutien. Dans le même temps, elle reconnut une autre présence qui se tenait à côté d'elle en lui mettant devant les lèvres une fiole à l'odeur désagréable.
« Victor ? Rémus ? » Marmonna-t-elle d'une voix rauque.
Elle se sentait hagarde, engourdi. Le contre-coup de la bataille sûrement. Elle cligna plusieurs fois des yeux, cherchant à reprendre définitivement pied dans la réalité car elle savait que tout n'était pas encore fini, que si elle s'écroulait maintenant, tout aurait été vain. Elle devait encore se tenir forte et fière devant les membres de la meute de Greyback. Elle devait leur montrer qu'elle était l'Alpha à qui ils devaient se soumettre maintenant.
Elle ne doutait pas que certains ne seraient pas d'accord avec cette idée. Déjà que les loup-garou avaient naturellement du mal à reconnaître une autorité autre que celui qui était leur alpha, si en plus à cela s'ajoutait le fait qu'elle était une femelle, gravement blessée, autant dire que la moindre manifestation de faiblesse allait lui enlever toute chance de les garder sous son contrôle. Ce qui ne serait pas bon pour la suite de la bataille. Les loups ne devaient en aucun cas retourner sous le joug de Voldemort.
« Nous sommes là. » Assura son époux en posant délicatement ses mains sur ses épaules alors que Remus lui faisait prendre plusieurs potions les unes derrière les autres.
Severus avait été assez aimable pour lui donner une provision de potion pour le cas où la nécessite s'en serait fait sentir. Comme tous les défenseurs de Poudlard, ils portaient un bracelet, mais disparaître maintenant n'aurait pas été bien perçu par les survivants du clan et même si Rémus ne se sentirait véritablement soulagé que lorsque'Aïnara serait allongée dans un lit de l'infirmerie, il comprenait pourquoi la jeune femme devait encore se tenir là debout et affirmer son autorité. Avec les potions, Remus avait de quoi parer au plus urgent avant de pouvoir permettre à Aïnara de rejoindre l'infirmerie, c'était amplement suffisant pour le rassurer pour l'instant.
« Encore une ou deux petites potions et tu te sentira mieux. » L'encouragea Rémus devant les grimaces que faisaient la femme pour avaler les mixtures.
« Ils arrivent. Je dois... » Tenta l'Alpha alors que Rémus lui présentait une nouvelle fiole.
« T'inquiète pas d'eux, ma chérie. Les potions vont te rendre assez de force pour que tu leur donnes le change. Et si l'un d'entre eux à des objections, nous nous en occuperons. »
« Non, c'est à moi en tant qu'Alpha... » L'interrompit Aïnara.
« Bien évidemment qu'il s'agit de ton rôle, mais il est du notre de nous assurer que les ordures et les chiens galeux s'adressent à toi avec le respect que tu mérites. Tu as fait plus que ta part dans ce combat. Tu as été brillante, sauvage. Magnifique » Assura Victor faisant fis des rougeurs qui apparurent sur les joues de sa femme faisant concurrence aux taches de sang et du rire un peu moqueur de Remus devant la fierté et l'amour qui transpirait dans sa voix.
« Vu sous cette angle, effectivement je peux vous laisser vous charger du reste. » Soupira-t-elle en se laissant un peu plus aller dans l'étreinte de son époux.
A suivre...
Joyeux Noël à tous! Merci de continuer à me suivre sur cette histoire. Ce n'est pas le type même de chapitre qu'on s'attend à lire à Noël, mais j'espère que vous l'aimerez quand même.
