Tous mes meilleurs vœux à vous pour 2015! Merci encore et toujours pour votre soutien et vos commentaires! En espérant que vous passerez d'agréable moment de lecture tout au long de l'année, je vous souhaite bonne lecture^^
Par solidarité, pour la liberté d'expression: je suis Charlie.
Chapitre 118 : Derniers retranchements
Au moment même où cela s'était produit, La dame Vouivre avait sentit le lien qui l'unissait à Sibel se rompre. Elle n'avait pu se contenter de rester là, à regarder le duel entre Greyback et Aïnara, alors que l'un des héritiers sous sa responsabilité venait de perdre la vie. Elle savait qu'il était trop tard. Qu'elle ne pouvait plus rien faire pour garder la jeune fille de ce côté-ci du Voile, mais elle ne pouvait se résoudre à rester sans rien faire. Et si elle ne pouvait pas récupérer Sibel, elle pouvait tenter l'impossible pour la venger !
Bien évidemment, chacun parmi les combattants avaient connaissance des risques et s'étaient engagé pleinement, mais sentir ce manque, ce néant là ou il avait eut la présence chaleureuse de la jeune fille dans son cœur, la fit basculer dans un monde de colère et de rage. La vouivre était assez âgée et expérimentée pour savoir que les émotions dans ce genre de situation s'avéraient être plus un danger, une faiblesse qu'un réel soutien. Mais c'était bien plus fort qu'elle. Bien plus fort que sa raison. Sa colère, son chagrin, sa culpabilité lui déchiraient aussi bien le cœur qu'une lance, alors elle ne pouvait pas rester sans rien faire. Elle quitta l'aire de duel d'un grand mouvement d'aile et se dirigea vers le lieu de la bataille où se tenait le grand yokai blanc.
Elle avait déjà en tête les images de la manière dont elle allait déchiqueter ce maudit mage noir qui avait osé tuer un des héritiers des grandes familles françaises. Une rage bestiale échauffait son sang et ses sens. Peu lui importait que le mage soit encore sous la protection de son dernier horcruxe, elle lui ferait regretter d'avoir ôté la vie à Sibel.
Il ne lui fallut pas longtemps pour rejoindre l'autre champ de bataille. Elle sentait la même rage émané des autres héritiers. Tout comme, elle pouvait sentir leur épuisement et leur détermination qui si elle ne flanchait pas, se transformait petit à petit en une froide résignation à mourir dans cette bataille. Ce qu'elle ne laisserait jamais arriver !
Loin dans son esprit, elle pouvait entendre la voix du sorcier anglais qui servait de pont entre tous les combattants. Elle avait oublié son nom mais sa voix lui parvenait toujours comme le bourdonnement d'une mouche gênante.
Elle voulait chasser la présence de l'adolescent qui tentait de la raisonner. Il ne cessait de lui répéter que perdre son sang froid ne changerait rien, que se jeter dans la bataille comme pour expier une faute imaginaire n'apporterait rien de bon. Le garçon tentait aussi d'assurer aux autres qu'il y avait toujours de l'espoir, qu'ils ne devaient pas se résigner à mourir. La Vouivre le trouvait bien arrogant dans son discours. N'avait-il pas fait l'impossible de son côté pour sauver ses amis ? N'avait-il pas été jusqu'à briser les directives de ses aînés ? Comment osait-il lui faire la leçon alors que lui même avait pris la liberté d'agir à sa guise pour sauver ses amis !
« Faute imaginaire ? » Répéta dans son esprit la Vouivre avec colère. « Peut être que si tu avais prêté plus d'attention à ce qui se passait dans le ciel, Sibel serait encore en vie. Ceci n'est peut être pas une faute imaginaire ! »
Elle survola le champ de bataille avisant les serviteurs du mage noir, elle fit briller son escarboucle et relâcha sur eux son pouvoir, libérant un étrange feu teinté de bleu. Elle virevolta avec grâce et majesté pour éviter les tirs de riposte de ceux qui avaient échappé à son attaque alors que les autres se tordaient de douleurs, dévoré par le feu bleu, que rien ne semblait pouvoir éteindre.
« Libre à vous de me le reprocher. » Accepta l'adolescent sans broncher ni reculer devant la vindicte de la dame. Elle sentait quelque part dans le lien qui l'unissait au garçon que ce reproche était déjà inscrit dans le cœur de l'adolescent. Il n'y avait nulle besoin pour elle de retourner le couteau dans la plaie. « Mais ne sacrifiez pas votre vie dans un vain combat. Vous jetez sur le lord ne ramènera pas Sibel. »
La Vouivre pouvait sentir que l'anglais ne mentait pas et qu'il ne tentait pas non plus de temporiser pour la retenir. Il avait une idée derrière la tête, un plan pour elle mais du diable si elle savait lequel. Elle pouvait sentir aussi qu'il luttait contre un raz de marrée d'émotion qui menaçait de faire basculer dans une profonde folie. Elle pouvait presque le voir se tenir en équilibre sur un fil entre raison et folie. Et pourtant, il continuait à lutter, sacrifiant plus que quiconque. Parce que le garçon ne devait pas seulement composer avec les sentiments que lui envoyaient la dame et les français, il devait faire avec toutes les émotions des combattants. Il devait faire face à tous les morts et à sa propre culpabilité. Il n'avait pas besoin de ses reproches et de sa colère, il avait déjà ses propres démons et ténèbres qui menaçaient de le faire définitivement basculer.
En prendre conscience suffit à ramener un peu de raison en elle et la dame vouivre se demanda encore combien allait devoir se sacrifier pour que cette bataille prenne fin.
« Il a raison, Madame et vous le savez. » Intervint en français une voix qu'elle connaissait très bien et qui fut comme un baume sur son cœur meurtri.
« Sibel ! » S'exclama la vouivre cherchant la présence de l'héritière, arrêtant son attaque sur les derniers mangemorts et ancien élémentalistes qui utilisèrent ce répit pour se replier, plutôt que pour riposter.
« Pas que je sois ravis d'être morte et bien que j'apprécie votre réaction à sa juste valeur, je ne pense pas judicieux de vous lancer ainsi dans la bataille. »
« Comment es tu là ? » questionna l'anglais tout aussi incrédule que la dame par la présence de la jeune fille dans leur esprit.
« Comment ? Je ne sais pas trop. » Répondit évasivement la française. « Pourquoi ? Par contre je pense pouvoir répondre à cette question. »
« Pourquoi alors ? » Demanda le jeune anglais.
« Je dois transmettre des messages et si par la même occasion je peux vous être utile avant de disparaître, c'est un bonus que je ne peux refuser.» Sourit la jeune femme. «Des messages d'adieux qui t'aideront à tenir et à surmonter le désarrois et la noirceur qui te rongent. Toi mais aussi tout ceux qui survivront à cette bataille...C'est un cadeau de notre Mère.»
Elle marqua un temps d'arrêt. Pendant ce qui aurait pu être une éternité mais qui s'avéra n'être que quelques battements de cœur fugace, la Dame et Ron furent emporté ailleurs loin du champs de bataille et de Poudlard, plus précisément, ils prirent conscience de se trouver à la limite du Voile.
Devant eux, juste sur le seuil se trouvait Sibel qui les regardait avec un grand sourire. Mais la française n'était pas toute seule. Il y avait plusieurs autres silhouettes qui se tenaient de l'autre côté de la frontière et qui les regardaient avec dans les yeux un mélange de tristesse et d'acceptation qui leur déchira le cœur.
Chaque ombre qui se reflétait de l'autre côté était facilement identifiable et si pas une des âmes grise et terne qu'avaient été les sorciers aux services du mage noir ne s'arrêtaient pour écouter, continuant leur long chemin vers l'Au de là du Voile comme les âmes en peines qu'elles étaient devenues, prêtes à un long voyage à travers les limbes, d'autres silhouettes les regardaient avec espoir et résignation.
Certaines parmi elles, se consumaient en une fumée noirâtre avant de disparaître définitivement. Ron et la Vouivre n'eurent pas besoin d'explication sur ce qui arrivait à ses âmes. Elle n'aurait pas de repos, pas de salut possible. Leur noirceur et leurs souillures les conduisait dans un néant plus terrifiant que toute les descriptions de l'enfer.
Ron savait que parmi eux, il y en avait beaucoup qui avait été marqué par leur infamie des qu'ils avait bu à la Coupe vivante. Il savait aussi que tout comme la vouivre, Théo ne laisserait pas impuni le crime commis contre Clara. La jeune femme luttait encore entre la vie et la mort. Les médicomages n'avaient que peu d'espoir mais Ron connaissait suffisamment l'esprit combatif de la jeune femme pour savoir que tout espoir n'était pas encore vain. Mais avant de se préoccuper des représailles qu'envisagerais Théo en tant que Calice, il devait en finir avec la dame vouivre et les âmes de ceux qui venaient de quitter le monde des vivants.
Ron eut cependant un hoquet de chagrin en voyant qui se tenaient de l'autre côté. Il avait fait de son mieux pour repousser les émotions et les sensations lié à la disparition de ses deux liens. Il avait fait même encore pire et même si il n'en était pas fier, il ne regrettait pas sa tentative de cacher leur morts aux autres membres de leur famille. Malgré lui il tendit une main tremblante vers Fred qui fut le premier à s'approcher du voile pour transmettre son message. Dans la foulée, Ginny s'avança , elle aussi enfouissant sa main dans celle de son grand frère et fixant Ron avec un sourire désolé tout en secouant négativement la tête, incapable de parler.
« Comme Sibel l'a dit, ce n'est pas que cela nous enchanté d'être mort et de devoir vous laisser, mais nous devons emprunter ce chemin. Aussi injuste que cela puisse vous semblez, nous en avons fini avec ce que nous devions faire parmi les vivants et une nouvelle route s'ouvre à nous...On ne fait que partir devant. Et croyez le, vous nous rejoindrez toujours bien trop tôt, alors quand le chagrin et la douleurs se seront apaisé, vivez ! Continuez à vivre comme vous l'entendez. Ne laissez rien vous abattre ! » Déclara Fred avant de marquer une pose et de serrer la main de Ginny dans la sienne plus fortement. « Ginny...Ginny ne voulait pas lutter pour vivre. Ce qu'elle a fait, ce qu'elle a été contrainte de faire, tout cela la détruite et je ne pouvais pas me résoudre à la laisser seule. Se réveiller dans le monde des vivants et faire face à ses actes aurait finit de l'achever alors on va rester ensemble ici et avancer à notre rythme. »
Ron resta la bouche ouverte un cri inarticulé déformant les traits de son visage alors que son frère et sa sœur après l'avoir pris dans une dernière étreinte se retirèrent derrière le Voile. Il aurait voulu pouvoir les retenir. Il y avait tellement de chose qu'il aurait voulu pouvoir faire pour que Fred et Ginny puissent revenir avec lui. Mais rien de tout cela n'était possible.
Et ils étaient si nombreux à être tombé. Si nombreux à leur donner un dernier message d'espoir et d'amour à transmettre à ceux qui survivraient à cette bataille qu'il leur sembla qu'ils ne pourraient jamais tout retenir. Mais c'était le dernier souhait de leurs compagnons. Leur dernière volonté et un espoir pour ceux qui devraient se rebâtir une vie à la fin de tout ceci, alors Ron serra les poings et avec la dame vouivre mirent un point d'honneur à tout écouter et enregistrer au plus profond de leur cœur et de leur âme.
Cela leur sembla durée une éternité, mais finalement ne prit dans la réalité que quelques battements de cœur supplémentaire. A leur retour, la bataille faisait toujours rage mais leurs émotions s'étaient apaisé et tout deux savaient que tout serait bientôt fini. La dame comprit alors le plan poursuivit par le sorcier roux. Un plan établis par les chimères et qui ne pouvait que lui plaire.
Voldemort enrageait. Purement et simplement. Il fulminait. Son plan n'avait été qu'une succession d'échec. Il avait crut que son premier assaut serait couronné de succès à cause de l'effet de surprise. Mais il n'en avait rien été. Les défenseurs de Poudlard avaient su, allez par l'enfer savoir comment , que l'attaque allait avoir lieu! Leur défense s'était révélé solide et leurs ripostes avaient d'entrée de jeu paralysé ses soldats. Bien plus rapidement qu'il ne l'avait crut possible.
Il avait imaginé que l'attaque du Chemin de traverse dans le même laps de temps aurait suffit à privé Poudlard des renforts des Aurors. Et effectivement pas un des membres des forces de l'ordre du ministère n'avaient montré le petit orteil, en dehors des trois larbins anciennement à la solde de Dumbledore. Malheureusement, les défenseurs de Poudlard n'avaient pas eut besoin du soutien des aurors pour le mettre en échec !
Pire que cela les troupes qui devaient se charger de l'allée marchande s'étaient faite décimé par les aurors et leur alliés gobelins le privant de ses propres renforts ! Un seul de ses partisans étaient revenu, dans un état pitoyable, pour le tenir informe que le ministère et la banque tenaient encore bon. Beaucoup de dégât matériel étaient à déploré mais l'affrontement sur le chemin de travers n'avait finalement que fait peu de victime. Pas autant qu'il l'avait espérer. Pas assez pour faire naître le désespoir et la désillusion chez ses ennemis.
Excédé par les mauvaises nouvelles que lui apportait le messager, il avait fini par lui lancer un avada pour le faire taire et arrêter ces stupides jérémiades sur leur défaite. Comment ce sous fifre osait lui parler de défaite et de reddition dans le but de sauver son existence, alors que la guerre ne faisait que commencer ? !
Sur l'autre flan de la bataille, Voldemort savait que Greyback et sa meute se battaient avec acharnement contre les défenseurs. Il n'avait pas de nouvelle de ce qui se passait de l'autre côté mais il ne doutait pas de la détermination et de la sauvagerie des Loups-garou. La meute de Greyback était composé des plus sanguinaires et il doutait que quelqu'un eut assez de force pour s'opposer à eux. Il regrettait presque de ne pas pouvoir assister au carnage et à l'agonie des pauvres combattants qui devaient souffrir le martyre avant d'accepter la mort comme une délivrance. Il avait toute confiance en Greyback même s'il commençait à trouver que le chef de meute mettait trop de temps pour le rejoindre.
Personne ne pouvait plus se dresser contre lui. Potter était mort ! Dumbledore était tombé en disgrâce et ne représentait plus aucune menace. Il avait encore à disposition les élémentalistes et les défenseurs finiraient bien par s'épuiser et abandonner devant sa puissance !
Malheureusement si l'intervention des élémentaliste avaient pendant un court instant donné l'impression de renverser la vapeur et lui offrir une chance de victoire, cela ne s'était pas avérer suffisant ! Quand il avait vu le mur d'enceinte s'écrouler, il avait pousser un cris de victoire et exhorté ses troupes à reprendre l'assaut sous le feu incessant des attaques élémentalistes. Mais il n'avait pris conscience que trop tardivement de la menace que représentait l'étrange créature blanche qui flottait dans le ciel au dessus de lui et des élémentalistes. Il n'avait vraiment sentit la menace que lorsqu'il avait été trop tard pour éviter que la magie à l'œuvre au dessus de sa tête ne transforme ses troupes d'élites en simple troufion le privant de la puissance des éléments.
Il poussa un cris de pure haine, quand son avada toucha la créature pour la première fois. Les autres avaient bien essayé de l'atteindre mais pas un parmi eux n'avaient la puissance nécessaire pour éliminer le danger. Il devait encore s'en occuper lui même ! Finalement il n'était entouré que d'incapable et savoir que parmi ceux qui s'opposaient à lui se trouvaient ceux qu'il avait considéré comme ses plus proches partisans le rendait encore plus enragé. Il allait faire regretter à Lucius et Severus de l'avoir abandonné !
Il continua à viser la créature jusqu'à la toucher de nouveau et il fut plus que satisfait quand il l'a vit se tortiller de douleur et hurler. Il continua avec une satisfaction malsaine jusqu'à ce que la créature disparaisse dans un nuage de fumée et que trois corps lui sembla-t-il se mettre à tomber à pleine vitesse vers le sol.
Il s'apprêtait à attaquer de nouveau les trois êtres qui chutaient vertigineusement quand Naguini siffla un avertissement derrière lui. Il se retourna vivement , un sort sur-brillant au bout de sa baguette mais ne fut cependant pas assez rapide pour le lancer sur son ennemi. Le sortilège ne rencontra que le vide. Une masse lumineuse armée de croc emporta le serpent dans son élan sur la droite alors qu'une autre tout aussi armée de crocs acérés se projetait sur lui pour le faire culbuter en arrière. Sa tête heurta la sol avec dureté et il n'eut pas vraiment conscience de fermer ses yeux sous le choc après l'impact. Quand il les ouvrit, il pu voir le ciel ou les nuages convoqué par la magie des élémentalistes commençaient à se disperser pour laisser place à un soleil radieux.
Il cligna des yeux avisant les trois corps toujours en chute libre au dessus de sa tête avant qu'une ombre ne s'interpose et ne les rattrape en plein vol. Cette silhouette reptilienne lui était inconnu et il n'eut pas le temps de s'interroger plus avant sur ce qu'elle était quand le long cou se tourna dans sa direction pour relâcher une salve d'un feu bleu intense qui frappa le sol plusieurs fois autours de lui l'obligeant à ramper pour y échapper. Puis l'énorme créature s'éloigna et Voldemort tenta de se relever, cherchant autours de lui la présence de ses alliées quand un poids se posa sur sa poitrine, chassant l'air qu'il retenait à l'intérieur de ses poumons, puis le poid se retira vivement, d'un bond lui sembla-t-il, alors qu'il relâchait un sortilège sur son agresseur. Le manquant de peu encore une fois.
Se redressant en rampant en arrière le Lord fixa la créature qui l'avait attaqué, maintenant toujours sa baguette en avant. Il ne fut pas vraiment surpris de se retrouver en face de deux loups qui irradiaient d'une puissance magique phénoménale. Il avait déjà vu l'un deux quand Malfoy s'était enfuie en emmenant les adolescents. Il ignorait ce qu'était exactement ces loups mais il ne doutait pas de leur puissance. La magie pulsait comme une aura avide de leur étrange fourrure qu'on aurait dit parcourut d'éclair.
Les deux loups le fixaient. L'un deux était prêt à bondir, pour un troisième assaut, alors que l'autre légèrement en retrait tenait dans sa gueule le corps flasque de Naguini. Le loup secoua la gueule de gauche à droite secouant la tête sans vie du serpent avant de recracher le corps inerte au pied du Lord. La tête du serpent pendait lamentablement comme à moitié détaché du reste du corps, mais l'aspect le plus effrayant venait du fait que tout le corps de son familier semblait s'être racorni et desséché, comme si on avait aspirer toute l'énergie vitale du reptile. Toute sa magie.
Le lord ne savait pas comment le loup s'y était pris, mais il était évident qu'il avait non seulement drainé la vie de Naguini mais aussi toute le magie que pouvait avoir contenu son familier. Détruisant ainsi l'horcruxe qui s'y trouvait. Un cris de pure rage s'échappa de sa gorge quand il comprit que ses deux créatures faites de magie pure avaient détruit son dernier Horcruxe.
Il se redressa rapidement visant les deux animaux et lâchant sur eux toute la fureur de sa vindicte, mais les deux loups, plus rapide, esquivèrent sans difficulté ses attaques en quelques bonds. Cela ne fit qu'augmenter sa colère, les deux créatures semblaient se jouer de lui avec une facilité déconcertantes qui lui donnait le sentiments de n'être qu'un simple sorcier de classe moyenne alors qu'il était un puissant mage noir. Personne ne pouvait se jouer de lui de cette manière ! Personne ne se moquait ainsi impunément de lui comme semblait le faire les deux loups.
Il déversa sur les deux loups toute sa puissance mais ils esquivaient et bondissaient autours de lui sans jamais se rapprocher assez pour que les sortilèges ne les atteignent ou pour attaquer à leur tour. Le lord était déjà à bout de patience et il ne comprenait pas pourquoi les deux créatures ne l'attaquaient pas directement. Pourquoi ils se contentaient de jouer avec ses nerfs, sans engager directement le combat ?
Il n'était pas idiot au point de croire que des créatures magiques capable d'éliminer son serpent aussi facilement, ne pouvaient pas lui faire mordre la poussière, ou tout du moins l'acculer dans ses derniers retranchements. Mais les deux loups ne semblaient pas vouloir le tuer. L'énerver, le pousser à bout, le faire tourner en bourrique, lui faire perdre son temps, oui. Mais aucun des deux ne semblaient sur le point de lui sauter à la gorge. Même si avoir l'éclat de fureur qui brillait dans leur regard ce n'était pas l'envie qui leur faisait défaut. Ils ressemblaient plus à des prédateurs s'amusant avec leur proie, alors qu'ils connaissaient tous l'issue fatale de cette rencontre.
Voldemort chercha à comprendre pourquoi les loups se comportaient de cette manière. Et ce n'est que lorsqu'il réalisa que les bruits de la bataille tout autours de lui avaient cessé, qu'il commença à envisager le but poursuivit par les deux prédateurs qui continuaient leur incessant manèges ne lui permettant que de court instant de répit pour poursuivre son raisonnement.
Non, pas leur but. Mais les ordres qu'ils avaient reçu. On leur avait ordonné de jouer avec lui, de le contraindre, de le retenir le plus longtemps possible. Pour lui il était clair que les deux loups ne prenaient pas leur ordres des sorciers. Que seules les chimères avaient assez de pouvoirs pour se faire obéir de telles créatures. Mais il ne comprenait pourquoi elles semblaient prendre un malin plaisir à faire durer les choses, alors qu'il aurait été plus simple de planter les crocs des loups dans sa gorge et de le saigner à blanc.
Un calme à peine imaginable semblait régner sur les restes du champs de bataille. Le lord ignorait depuis combien de temps mais tous les combats donnaient l'impression de s'être arrêter d'un coup. Non pas d'un seul coup, mais certainement depuis que les deux loups jouaient avec ses nerfs et mine de rien l'acculait petit à petit dans ses dernier retranchements. Constatant que ses combattants en le voyant en difficulté en avait profité pour fuir ou se rendre, il poussa un nouveau cris de rage.
Ces lâches ! Ces bon à rien de larbin incapable de venir à bout d'une poignée de résistants. Ces imbéciles qui pensaient pouvoir encore sauver leur existences en déposant leur baguettes devant les défenseurs de Poudlard ! Comment osaient ils l'abandonner ? Comment osaient ils lui tourner le dos ! Ils allaient payer leur traîtrise ! Il n'était pas encore fini et il allait le leur montrer !
A suivre...
