Direction.
Aujourd'hui, je décide de rendre une visite à Thibou et lorsque je rentre dans le musée, je le surprends complètement éveillé. Il est rare que ses yeux soient ouverts à cette heure de l'après-midi mais généralement, cela ne présage rien de bon. Alors que je m'approche tranquillement de lui, mes yeux se posent sur un détail que je n'avais pas remarqué en entrant. En effet, à côté de l'horloge des lieux se trouve un poster que j'estime atroce. Intrigué, je décide d'abandonner ma destination afin d'aller contempler l'horreur qui ose défigurer la décoration sobre du bâtiment.
Lorsque je suis face à ce morceau de papier aux dimensions plutôt grande, j'ouvre la bouche tellement je suis choqué.
- Magnifique n'est-ce pas ?
Comment un homme aussi intelligent que lui peut se laisser dériver ainsi. Ce poster est moche et le groupe qui figure dessus, je n'en parle même pas. D'ailleurs, je fus content de constater qu'ils n'étaient pas arrivé jusqu'ici lorsque je suis venu vivre dans ce village mais visiblement, c'est à deux doigts d'être de l'histoire ancienne. Tout doucement, mes esprits se remettent en place et une fois que j'ai fini d'être choqué, je tourne mon visage vers Thibou.
- Ne me dis pas que tu es fan de ça ?
- Quoi ?
L'oiseau de nuit est à son tour choqué par mes propos et décide de quitter son poste de surveillance pour venir me rejoindre devant le tableau.
- Comment oses-tu parler de ces garçons de la sorte ?
- Si j'ose, c'est parce que je me les suis bouffé avant d'arriver ici. Chez moi, ils cartonnent un peu trop et vu le peu de talent qu'ils ont, j'estime que c'est volé.
- Je t'interdis de dire ça.
- Désolé mais je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi et si cela te pose souci, tu peux aller trouver le maire. J'ai suffisamment d'arguments en tête pour défendre ce que je m'apprête à faire.
- Ce que tu… T'apprêtes à faire ?
Et sans en dire plus, je sors un briquet de la poche de mon pantalon et l'allume rapidement. Ensuite, j'approche la flemme du bas du poster et c'est ravi que je vois la flamme lui chatouiller le papier. Bien sûr, ce que je suis en train de faire ressemble à la fin du monde dans la tête du hibou et celui-ci me repousse violemment. Néanmoins, sa force n'est pas assez forte pour que je me retrouve le cul sur le sol. Alors que l'oiseau est en train de pleurer toute sa famille, je regarde mon œuvre et forcément, je me délecte. Tant que je serais dans ce village, aucun poster des One Direction aura la conscience tranquille, ça c'est sûr. D'ailleurs, j'en profite pour mettre le hibou en garde.
- Tant que je serais vivant dans ce village, jamais on affichera quoique ce soit de ce groupe, tu m'entends ! Si jamais tu recommences, j'ai bien peur de devoir servir du ragoût de hibou un certain soir.
