BLACK ADVISER

Auteur : Alice Matsumoto

Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.

Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !

Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !

Don't like it ? Don't read it !

Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian

RAR à la gentille review anonyme :

- Coccinnelle : merci beaucoup pour ton soutient !

Note(s) de l'auteur :

- désolée pour le retard monstrueux dans les publications, j'ai été clouée au lit par divers problèmes de santé... Du coup, j'ai fait un peu comme j'ai pu. Je ne sais pas trop si je pourrai maintenir le rythme à 1 chapitre par semaine mais je vais tenter de tout faire pour.

- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! Dans ce nouveau chapitre, Ciel reçoit des nouvelles de l'Angleterre... Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*

Et un grand merci à Chu-Chan pour sa bêta lecture appliquée!

Chapitre 9

Le conseiller et la terrible missive

Quelques jours s'étaient écoulés depuis le bal de Carnaval, et les retombées sociales concernant Lady Eleonore furent aussi bonnes qu'espérées. Tout le monde avait été enchanté par l'événement et par la présence d'un chat botté si charmant. D'ailleurs, Ciel avait reçu dès le lendemain un billet de Neel Parker le remerciant pour sa douce compagnie, aussi courte fut elle. Ces simples mots, écrits à l'aide d'une jolie calligraphie, avaient fait sourire le jeune démon. Si Neel pensait que ce genre d'attention le ferait changer d'avis concernant l'affaire de l'Ashton Corp. ... Qu'il se complaise donc dans cette idée saugrenue !

Installé confortablement dans son salon, le jeune Phantomhive consultait le journal du jour quand son majordome entra, un plateau d'argent à la main. Il termina son paragraphe avant de relever les yeux vers lui.

« - Oui, Sebastian ?

- Votre courrier vient d'arriver, monsieur. L'un des plis est en provenance de l'Angleterre, j'ai donc pensé que vous souhaiteriez le consulter au plus vite. »

Le jeune démon pinça des lèvres. Sebastian savait... Dans le cas contraire, il n'aurait pas relevé combien cette correspondance précisément semblait lui tenir à cœur. A moins que cela ne soit que du bluff ? Préférant ignorer ce détail, Ciel reposa calmement son journal sur la petite table basse et tendit une main vers son domestique.

« Je te remercie, Sebastian. »

Le majordome obéit à cet ordre silencieux, lui déposant la lourde missive dans la main. Une fois fait, Ciel posa son regard dans le sien.

« - Maintenant, laisse-moi. Et ne revient pas avant d'être appelé.

- Yes, my Lord. »

L'aîné le salua respectueusement avant de quitter la pièce, un léger sourire sur les lèvres. Il sentait qu'il n'aurait plus longtemps à attendre... Son dû lui reviendrait, bientôt.

Dans son fauteuil, Ciel observa un long moment l'épaisse enveloppe qu'il venait de recevoir. Elle était bien trop lourde pour ne contenir que de simples papiers mais il devina un livre au travers de l'emballage. Il retourna le petit paquet plusieurs fois dans ses mains avant de se décider à l'ouvrir.

A l'intérieur de l'enveloppe, il trouva un tome à peine plus gros qu'un roman ainsi qu'un petit mot rédigé par la main de William T. Spears. Ce dernier lui expliquait qu'il avait trouvé cet ouvrage dans sa bibliothèque personnelle et qu'il devrait l'aider dans sa quête de réponse. Ciel retourna alors son attention sur le manuscrit. Il semblait vieux, au vue de son épaisse couverture patinée par le temps... Cependant, son âge n'entachait absolument pas sa beauté. On pouvait toujours apprécier la qualité de sa parure, de délicats liserés argentés rendant l'objet précieux. Enfin, le titre était calligraphié avec soin sur le sombre cuir : « Ames damnées ».

Il l'ouvrit. A l'intérieur, les pages avaient elles aussi été usées par le temps : jaunies, elles dégageaient une odeur de l'ancien temps, rappelant combien les savoirs qu'elles enfermaient étaient inestimables.

Il regarda distraitement le sommaire avant de réaliser que ce dernier lui importait peu : il souhaitait commencer sa lecture et comptait bien parcourir l'ensemble des pages. Se rendant ainsi au premier chapitre, il débuta calmement. Le visage fermé, il fut rapidement absorbé par ce qu'il découvrait. Plus rien n'existait autour de lui. Seuls les mots qui défilaient devant ses yeux comptaient réellement. Et ce qu'il comprenait dans toutes ces phrases, tous ces paragraphes et chapitres ne l'inquiétait que plus.

Ecrit par un dieu de la mort il y avait de cela des années, l'ouvrage traitait des caractéristiques observées sur les démons. Ciel avait donc lu sans peu de surprise la capacité que lui-même et ses congénères avaient de se transformer en une autre forme. Plus démoniaque, plus sombre et pestilentielle, elle représentait l'amas d'âmes qu'ils avaient capturés et, sous un certain angle, leur réelle nature. Il retrouva également, sans grande interrogation, le passage traitant de leur incroyable agilité qui, tout comme leur grande résistance et leur force exceptionnelles, ne faisaient que s'accroître avec les années et l'expérience.

Il dut toutefois réprimer son appréhension lorsqu'il débuta le chapitre sur les âmes et l'alimentation. Le sujet était ici beaucoup plus sensible. Car en plus de toucher de très près aux problèmes de Sebastian, il portait également sur ses propres angoisses. Et il redoutait cette phrase fatidique qui le lierait catégoriquement à sa condition de chasseur.

Ses doigts se crispèrent sur la couverture tandis que son œil parcourait avidement les dernières lignes du chapitre. Les sourcils froncés de contrariété, il ne put s'empêcher de pincer des lèvres.

Le point final étant enfin découvert, il referma brusquement l'ouvrage sur lui-même. Ce qu'il venait de lire lui avait collé un frisson d'angoisse.

Il déglutit péniblement tandis qu'il relâchait sa prise autour du tome qui, délaissé, commençait à glisser de ses doigts. L'épais volume finit par lui échapper totalement et retomba sur ses genoux. Qu'importe. Ce qu'il venait de comprendre le souciait bien plus qu'un simple ouvrage, aussi précieux soit-il.

La pupille dilatée face à l'ampleur de la situation, il reprit finalement ses esprits en soupirant. Oui, il s'était attendu à cela, même si une partie de son être s'était violemment voilé la face. Oui, tout ceci le terrorisait plus que ce qu'il ne voulait bien se l'avouer. Mais enfin, il n'avait guère le choix, il devait composer avec.

Il se massa calmement les tempes, sentant le mal de tête pointer, et regagna son esprit de synthèse. Il fit à nouveau le tour de la question mais, cette fois-ci, avec flegme.

Soit, d'après ses propres déductions et celles de ce satané bouquin, les démons ne retiraient aucun bénéfice à la prise de nourriture. Bien évidemment, les repas occasionnés lors des relations sociales avec les mortels n'affectaient en rien leur organisme, mais ne leur apportaient par pour autant énergie ou pouvoir. Ainsi, pour se maintenir en vie et développer leurs capacités, ils étaient tout bonnement dépendants d'un apport constant d'âmes humaines. Cela, il le savait déjà, mais quelque chose au fond de lui avait espéré jusqu'au bout.

En partant de ce principe, il devait effectivement trouver une solution pour se nourrir convenablement, tout comme il devait songer à son majordome. Et c'était bien là le plus dramatique. Selon l'ouvrage, un démon ne peut rompre un pacte établi. Cela, encore, il aurait pu composer avec. Trouver une nouvelle victime pour Sebastian, lui faire passer un second pacte... Il y avait songé. Cependant, cela était impossible. Cela était écrit noir sur blanc : « un démon ne peut multiplier les contrats ».

Face à ses informations, son cerveau fit rapidement les liens restant : puisque Ciel était désormais immortel, que Sebastian était toujours lié à lui, son diable de majordome ne pouvait que s'éteindre. Affamé par sa faute, par sa propre nature...

Alors que dans son esprit, la pensée tant redoutée finissait son chemin, il émit un hoquet d'horreur. Non, ce n'était pas possible. Sebastian ne pouvait pas finir comme cela ! Pas lui, avec sa grande puissance ! Pas... son majordome.

De colère, ou peut-être de dépit, il reprit le livre entre ses mains. Lui qui avait reposé tous ses espoirs dans ces quelques pages, voilà que ces dernières venaient de tout piétiner. Son nez se retroussa de contrariété et, hors de lui, il jeta le volume au travers de la pièce. S'écrasant contre le pan de mur qui lui faisait face, le tome rebondit mollement sur le sol.

Derrière la porte du salon de monsieur, Sebastian restait silencieux, un large sourire sur les lèvres. Il ferma les yeux, satisfait, avant de chuchoter quelques mots pour lui-même.

« Votre indignation me va droit au cœur, Bocchan. »

~o~

Dans le prochain chapitre... Ciel essaie de reprendre contenance après les noires nouvelles qu'il vient de lire. En parallèle, il doit rapidement agir s'il veut sauver l'Ashton Corp. ... En bref, je vous donne rendez-vous au chapitre 10, "Le conseiller et l'énigmatique attaque".

Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, de me motiver à écrire encore plus vite, je serai ravie de répondre à vos commentaires !