BLACK ADVISER
Auteur : Alice Matsumoto
Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.
Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !
Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !
Don't like it ? Don't read it !
Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian
Note(s) de l'auteur :
- j'étais déjà monstrueusement en retard pour le chapitre précédent, mais celui-ci s'est encore plus fait attendre. J'en suis terriblement désolée, d'autant qu'il a été écrit depuis de nombreux mois, et que j'attendais de savoir comment faire évoluer cette aventure avant de vous publier la suite. Mais voilà ! Je ne peux pas vous faire attendre éternellement… Nous, simples humains de notre état, n'avons pas toute l'immensité devant nous !
- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! Dans ce nouveau chapitre, Ciel se retrouve face à un arrogant brigand ... Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*
Et un grand merci à Chu-Chan pour sa bêta lecture appliquée!
Chapitre 11
Le pressentiment du conseiller
Pendant tout le trajet, Ciel avait ruminé cette confrontation qui n'avait pas réellement eulieu, cette bataille de perdue... Son regard n'avait pas quitté le paysage au travers de la vitre, et ses sourcils étaient restés invariablement froncés.
Ce Neel Parker avait osé ! Les narguer, juste sous leur nez ! Et quel coup de maître ! Il ne pouvait ignorer l'audace dont il avait fait preuve. Il ne pouvait non plus nier l'admiration qu'il commençait à lui vouer bien malgré lui.
C'est en réalisant cela que le conseiller compris que l'entrepôt n'était que le haut de l'iceberg. Surtout lorsqu'il considérait les précédentes actions de son adversaire, il était persuadé qu'il y avait bien plus que la mise à sac de la marchandise ! Non, il devait y avoir plus grave, mais quoi ?
D'un seul coup, sa pupille se dilata alors qu'une idée venait de germer dans sa tête. Et alors qu'ils allaient arriver au manoir Phantomhive, il s'écria.
« Sebastian, ramène-moi au centre-ville ! Je souhaite m'entretenir avec l'assureur de l'Ashton Corp. ! »
Sebastian s'inclina et s'exécuta. Si monsieur était si pressé, ce n'était sûrement pas pour rien. Ainsi, le cocher changea rapidement sa trajectoire, ramenant la voiture vers les quartiers notariaux. Et pendant que le jeune conte faisait tourner encore et encore les éléments dans sa tête, la route défilait à vive allure.
Quand ils arrivèrent à bon port, Ciel se précipita au dehors, rapidement suivit par Sebastian. Il entra avec énergie dans l'agence et réclama en urgence un entretien avec le responsable du dossier de Lord Ashton. Quelques minutes plus tard, on le conviait à rejoindre un bureau au premier étage.
L'office dans lequel il venait d'entrer avec son majordome était luxueux. Les meubles n'étaient que sculptures, les tableaux que dorures, tandis que les rideaux habillaient les fenêtres d'un joli pourpre. Tout ici respirait l'argent.
A leur arrivée, l'agent releva la tête de son travail et se leva respectueusement. Il les salua avant de leur présenter d'un geste de la main les deux élégants sièges qu'il proposait devant son bureau. Ciel prit place sur l'un des épais coussins de velours tandis que Sebastian restait debout à ses côtés. Le courtier se rassit.
« J'ai cru comprendre que vous étiez pressé, Lord Phantomhive, alors je vais nous épargner les politesses d'usages... Dites-moi, que puis-je faire pour vous ?
- L'entrepôt de la 9°.
- Oh... Je vois. Fâcheuse histoire que voilà.
- Pourrais-je consulter le contrat associé à ce bien ?
- Bien sûr, je vais vous le sortir tout de suite ! »
En disant cela, l'agent se leva et se dirigea vers un grand meuble composé uniquement d'épais tiroirs. Il ouvrit l'un d'eux et commença à chercher parmi les nombreux dossiers qui s'y trouvaient.
Ciel profita de cet instant pour observer le profil de cet homme qui approchait de la quarantaine. Les cheveux châtains, il avait une coupe courte et dégagée sur les côtés. Le visage déjà marqué par l'inquiétude de nombreuses affaires, il avait les lèvres pincées devant ses archives. Chose également particulièrement importante aux yeux du jeune conseiller, c'est que ce courtier habillé d'un costume trois pièces dégageait un calme troublant. Il était comme sûr de lui, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Pour autant, tout ceci sonnait creux.
Tout d'abord, en tant que responsable du contrat de Lord Ashton, il devait déjà tout connaître de l'incident survenu sur la 9° avenue. Les dégâts sur l'entrepôt situé dans ce quartier le concernaient de près, et les enjeux financiers ne pouvaient être pris à la légère comme il le faisait... Enfin, et ce détail était sûrement imperceptible pour l'œil humain, mais ses mains plongées dans les dossiers tremblaient légèrement. A ce constat, Ciel ne put retenir un léger sourire avant de reprendre la parole.
« Neel Parker est déjà passé, n'est-ce pas ? »
À sa remarque, l'agent sursauta et se retourna vers lui. Stratégiquement, il prit appui sur le tiroir qu'il venait d'ouvrir, comme s'il tentait de le protéger.
« C-Comment savez-vous ?
- Simple intuition...
- Quoiqu'il en soit, je ne vois pas en quoi cela vous regarde. »
À cela, Ciel ne put s'empêcher de sourire franchement, l'œil plissé de malice.
« Et moi je pense que si. Sinon, vous ne feriez pas semblant de chercher un dossier qui est déjà présent sur votre bureau... »
En disant cela, le conseiller fit un large mouvement de la main pour désigner l'épais contrat qui gisait sur l'espace de travail. Confus d'être ainsi percé à jour, l'agent s'excusa plusieurs fois avant de reprendre sa place. Enfin, timidement, il tendit le document à son visiteur.
Ciel lu rapidement les lignes qu'il avait entre les mains avant de reporter son attention sur le courtier. Il fronça des sourcils et reprit la parole d'une voix sèche et autoritaire.
« Ce contrat est un faux.
- Je...Que dites-vous ?!
- Ne faites pas l'imbécile avec moi, l'encre du sceau est fraîche de quelques minutes, tout au plus, et vous en êtes parfaitement conscient »
Face à lui, l'homme resta sans voix. Il ne savait que dire à cette remarque juste et pertinente... Pour autant, il secoua négativement de la tête avant de retrouver un semblant d'esprit.
« Ecoutez je... Il m'a demandé d'intervertir l'ancien avec ce nouveau contrat qu'il avait lui‑même rédigé. Je n'avais plus qu'à y apposer le sceau de l'agence et puis...
- Nous sommes arrivés.
- Oui.
- Quand bien même nous aurions mis plus de temps, cela n'aurait rien changé : vous pensiez que je ne m'en apercevrai pas ?
- Je... Je suppose que oui. »
Cette réponse était honnête, Ciel soupira. Il avait en face de lui un homme intègre dont la vertu avait été bafouée. Par quel moyen, là était toute la question.
« Que vous a-t-il promis en échange ?
- Je vous demande pardon ?
- Ce Neel Parker, que vous a-t-il promis contre cette fraude ?
- Je...Qu'est-ce qu'il vous faire dire que... ?
- Et bien la situation est simple: avec cet actuel contrat, l'Ashton Corp. n'est absolument pas couverte pour l'incident qui s'est déroulé cette nuit. Ceci ne vous arrange guère, vu l'importance de cette agence, mais cela semble intéresser particulièrement notre ami. Bien évidemment, connaissant monsieur Parker, il ne vous a absolument pas parlé de l'état de l'entrepôt avant de venir vous rendre visite, n'est-ce pas ?
- Oui... Enfin, il m'en a fait part une fois l'original détruit, et comme ma secrétaire venait de vous annoncer, je n'ai guère eu le choix...
- Je vois. Enfin, ceci ne m'explique pas ce qui vous a poussé à l'écouter malgré votre intégrité. Vous a-t-il promis une belle somme d'argent? D'autres contrats ? »
À chaque proposition de Ciel, l'agent répondait à la négative d'un simple mouvement de tête alors que son visage se décomposait un peu plus. Le jeune Phantomhive pressentit que la pression exercée sur cet homme semblait bien plus noire que ce à quoi il s'était attendu. Il en eut confirmation lorsque l'assureur prit une longue inspiration avant de lui répondre avec sincérité.
« Vous savez, cher Lord, je ne fais pas dans ce genre de business. Mais quand cet homme est arrivé... »
Il s'arrêta quelques instants, hésitant encore un instant avant de lui livrer réellement le fond des choses. De son côté, Ciel avait froncé des sourcils pour suivre avec attention ses paroles.
« Il a... Il m'a dit qu'il s'en prendrait à mon petit garçon... Vous savez, je n'ai qu'un seul enfant, et j'ai déjà perdu sa mère il y a de ça trois ans. S'il lui arrivait la moindre petite chose, je ne m'en remettrais pas ! Ne serait-ce que l'idée... »
Sa voix s'était éteinte dans un souffle, il était incapable de terminer sa phrase. Il semblait paniqué et vérifiait sans cesse que la porte soit correctement verrouillée.
En face de lui, le Lord avait serré des dents, réalisant jusqu'où Neel Parker était capable d'aller. La vie de cet agent lui importait peu, celle de son fils à peine plus, mais son ennemi avait usé d'un moyen qu'il lui était difficile à contourner.
À ses côtés, Sebastian avait lui aussi fait cette même déduction et s'était déjà penché au‑dessus de l'oreille de son maître. Discrètement, il lui suggéra une échappatoire qu'il jugeait adaptée.
« Peut-être pourriez-vous confier l'enfant à Suzanne lorsque son père est occupé avec ses obligations ? »
Le majordome s'était déjà redressé pendant que Ciel prenait en considération toutes les options qu'ils avaient à disposition. L'idée de son domestique n'était pas mauvaise. La gouvernante de Lady Eleonore pouvait très bien s'occuper d'un petit en plus des soins portés à la jeune femme... Neel Parker aurait bien du mal à savoir où chercher, et avec Sebastian qui passait la plupart de ces journées à la demeure de la Lady, il serait difficile pour lui d'agir à sa guise. Soit, l'affaire était conclue, il n'avait plus qu'à convaincre l'homme qui lui faisait face.
« Et si votre garçon était protégé ?
- Je ne suis qu'employé ici, je n'ai pas les moyens...
- Nous pouvons prendre cette surveillance à notre charge, le temps de prouver les agissements de ce monsieur aux autorités.
- Je... Je ne sais pas. Vous ne pourrez pas le surveiller sans cesse. Il voit des amis, fais du vélo dans le parc... Je ne vais tout de même pas le priver de tout ceci, n'est-ce pas ?
- Et le priver de son père ne vous dérange pas ? Alors qu'il a déjà perdu sa mère il y a de ça 3 ans ? Et comment lui expliquer, lorsqu'il vous demandera pourquoi vous êtes derrière les barreaux ? Dois-je sincèrement vous rappeler que ce que vous venez de faire est répréhensible par la loi, et ce lourdement ? »
Le visage de l'assureur se décomposa. Et plus Ciel avait avancé dans sa tirade, et plus il était devenu blanc comme un linge. Enfin, prenant réellement en considération les différents aspects de la situation, il céda. Ainsi, il rédigerait un nouveau contrat similaire en tout point à l'original, ce dernier couvrant l'incident de l'entrepôt, alors que Ciel assurerait la protection de son fils.
~o~
Alors... Comment avez-vous trouvé cette suite ?
Dans le prochain chapitre...Ciel fait s'entretien avec Lady Eléonore. En bref, je vous donne rendez-vous au chapitre 11, " La promenade du conseiller ".
Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, de me motiver à écrire la suite, je serai ravie de répondre à vos commentaires !
