BLACK ADVISER
Auteur : Alice Matsumoto
Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.
Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !
Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !
Don't like it ? Don't read it !
Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian
Note(s) de l'auteur :
- je tente de faire plus attention avec les délais de publication… Vraiment, je fais tout mon possible pour vous offrir une lecture des plus fluides !
- je n'ai toujours pas de bêta-lectrice depuis le chapitre 12. Ainsi, veuillez m'excuser pour les éventuelles erreurs qui auraient pu se glisser dans ce texte. Si vous souhaitez relire cette histoire avant sa parution, n'hésitez pas à me contacter via MP ou review. C'est beaucoup plus rassurant de publier une histoire relue par une tierce personne que par soi-même…
- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! D'ailleurs, je m'excuse sincèrement de ne pas avoir eu le temps de répondre individuellement à chacun d'entre eux. Quoiqu'il en soit, sachez qu'ils me font toujours très plaisir.
Dans ce nouveau chapitre, Ciel Phamtohive croise à nouveau la route de Neel Parker… Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*
Chapitre 17
Le conseiller et la cage dorée
Le lendemain matin, Ciel se réveilla en milieu de matinée, étonné de ne pas avoir été réveillé plus tôt par son majordome. Alors que son esprit se mit lentement en route, il se rappela un à un les derniers événements de la veille. Sa nuit trop courte, son refus, leur dispute et ce simple baiser. Au souvenir de ce dernier, il sentit ses joues lui chauffer légèrement alors qu'il portait encore à nouveau une main timide jusqu'à ses lèvres. Avait-il rêvé?
Réalisant combien il devait être ridicule, il se fustigea lui-même, se traitant d'enfant en bas âge ! Ça ne lui ressemblait pas, de perdre son sang froid... Qu'avait-il, bon dieu, pour se laisser autant déstabiliser par une simple marque d'affection ?! Son esprit alerte finit par lui faire remarquer que là était justement le problème : il était terrorisé à l'idée que quelqu'un puisse s'attacher à lui.
Quand il était enfant, avant le drame familiale, il adorait profiter de la chaleur des bras de sa mère. Il se souvenait combien tout cela était agréable, et combien il se sentait en sécurité lorsque ses parents étaient près de lui.
Après, il avait eut ce contrat au-dessus de la tête, et telle une épée de Damoclès, elle l'avait empêché de construire un avenir. Ainsi, durant toutes ces années, il s'était arrangé pour que personne ne tiennent réellement à lui. Ce n'était pas par pitié, car après tout, il ne se formalisait que peu des états d'âmes d'autrui, mais il n'avait tout simplement pas eu de temps à consacrer à ce genre de relations.
Enfin, lorsqu'il était devenu immortel, qu'il était passé à l'âge adulte, il avait connu quelques femmes avec lesquelles il n'avait eu que des histoires sans lendemain.
Au final, il ne savait pas ce que c'était, que d'être important pour autrui. Il se demandait ce que ça faisait, et surtout...
Il ferma les yeux, réalisant qu'il commençait à divaguer. Ça ne servait à rien de penser à tout ceci maintenant. Après tout, il verrait bien quand il y serait. Enfin, si ça arrivait.
Il sortit lentement de son lit en fronçant des sourcils. Son corps était fatigué, même après cette longue nuit, et il n'en comprenait que peu la raison. Peut-être était-ce un trop plein de sommeil ? Ou, son esprit étant ébranlé, il demandait plus de repos ?
Il se traina jusque dans la salle d'eau où il s'employa à faire sa toilette seul. Sebastian n'était pas dans les parages et tant mieux. Il n'était pas certain d'avoir envie de se dénuder devant son majordome, encore moins de le laisser lui faire prendre un bain... Une fois lavé, il s'habilla tout en réalisant qu'il était bientôt l'heure de sa visite quotidienne à Lady Eleonore. Ainsi, il appela sa bonne à qui il confia vouloir une voiture au plus vite.
Quelques minutes plus tard, il entrait dans la demeure de sa protégée. Et il n'eut pas le temps de saluer Suzanne que la gouvernante s'était déjà jetée sur lui, affolée. Mademoiselle était à la salle de répétition à l'autre bout de la ville, à sa revue générale avec dame Edwige et Sebastian. Et pendant qu'elle préparait son dîner, quelqu'un était entré et avait tout saccagé. Enfin, et surtout, Jack n'était plus là.
A cette nouvelle, Ciel fronça des sourcils. Il pensait avoir réglé ce problème avec le courtier en assurance mais, par précautions, avait maintenu la surveillance du petit pendant quelques jours supplémentaires. Pour autant, qu'est-ce que ce Neel avait encore trafiqué ?
Il ne mit pas longtemps avant de faire le lien avec le refus qu'il avait émis à ce Parker, la semaine précédente. Le majordome de la famille White avait du recevoir le courrier et méditer sur une solution alternative. Et il n'avait rien trouvé de mieux que d'enlever l'enfant du courtier en assurance pour l'attirer jusqu'à lui. Soit, si c'était lui qu'il voulait, alors il viendrait!
Ainsi, après avoir rassuré Suzanne comme quoi il le ramènerait sain et sauf, il remonta dans sa voiture. Dans le petit compartiment, il prit un instant avant d'indiquer sa destination au cocher. En effet, Neel ne pouvait guère emmener un enfant dans la demeure des White... Et il avait sûrement trouvé un endroit où seul Ciel saurait le retrouver. Faisant le tour de toutes les possibilités, il finit par se décider : le balcon privatisé de l'opéra !
Le jeune comte avait les clés de l'institut depuis qu'il avait participé au financement du ballet, et puisque le lieu était clos jusqu'à la prochaine représentation la semaine d'après, cela laissait tout le temps nécessaire à Neel d'y concrétiser ses projets. Ainsi, filant avec sa voiture au travers de la ville, Ciel serrait des dents. Il n'avait pas envie de voir ce foutu majordome gagner cette partie ! La vie de Jack était sous sa responsabilité, et pour rien au monde il n'avait envie de perdre de sa crédibilité ! Et encore moins à cause de lui !
Lorsqu'il arriva devant le grand édifice, il paya grassement le cocher avant de le laisser partir. Une fois fait, il sortit son trousseau de clés avant de contourner le large bâtiment. Il n'avait pas vraiment envie qu'un passant le voit entrer en pleine journée dans l'opéra.
Enfin, lorsqu'il arriva devant l'entrée de service et qu'il pénétra dans l'institut, il vit au sol un lys rouge qui l'attendait. Neel était bien là.
Ramassant la fleur au sol, il continua son chemin à travers les loges pour grimper rapidement les escaliers qui menaient aux balcons. Enfin, il arriva à pas feutrés vers le lieu qui, quelques semaines auparavant, il avait occupé.
Il posa sa main avec délicatesse sur le pan de bois et poussa doucement la porte. Celle-ci s'ouvrit sans résistance, lui permettant de découvrir Neel assit sur le siège qu'avait occupé Sebastian lors de la première du spectacle.
L'entendant arriver, Neel resta silencieux et lui présenta la place depuis laquelle le jeune conseiller avait lui-même assisté au ballet. Ciel hésita un instant. D'un simple regard, il fit le tour du balcon, réalisant qu'il n'y avait aucune trace de Jack ni même d'un complice. Il s'approcha doucement. Restant debout, près à déguerpir s'il le fallait, il entama le dialogue.
« - Où est Jack? Et que me voulez-vous?
- Une seule chose à la fois, mon Lord. Si vous commenciez par vous asseoir, peut-être pourrions-nous commencer à converser. Mais si vous restez debout, vous risqueriez de fortement me vexer. »
Au ton du majordome, Ciel comprit qu'il n'avait guère le choix. Ainsi, pinçant des lèvres et gardant continuellement un œil sur Neel, il s'installa. Le domestique lui adressa un signe de tête avant de sourire largement. Il était ravi de revoir le jeune comte et ne pouvait s'en cacher.
« Bien. Pour vous répondre, Jack est ici, dans cet opéra... »
A cette révélation, Ciel s'était relevé et s'apprêtait à fouiller de fond en comble les lieux. Malgré son empressement, il fut retenu par une main ferme qui s'était agrippée à son avant bras.
« - Je serai de vous, je ne ferai pas ça...
- Alors relâchez cet enfant. Vous savez pertinemment qu'il n'a rien à voir avec cette histoire.
- Certes, il est vrai, et je ne compte pas le garder ici bien longtemps. Enfin, tout cela dépendra de vous.
- De... moi?
- Oui, mon cher Lord. Vous restez et je le renvoie à son père dans la minute qui suit. »
Ciel se rassit lentement, les sourcils froncés. Dans quoi allait-il être encore embrigadé ? Voyant que le petit brun avait cédé, Neel tapa deux fois dans ses mains. Quelques instants plus tard, l'œil carmin du conseiller puis suivre des yeux un homme tenant l'enfant sur son épaule et l'emmenant à l'extérieur.
« - Bien. Cela nous amène donc à votre deuxième question, et je pense qu'au fond de vous, vous connaissez déjà la réponse à cette dernière.
- Je vous demande pardon ?
- Je vous avais dit que je ne vous laisserai prendre le moindre risque... Et puisque vous avez rejeté ma proposition des plus honorables, je vais malheureusement devoir vous forcer un peu la main... »
A cela, Ciel se releva une nouvelle fois brusquement. Neel n'avait donc absolument pas lâché ses projets personnels. Et en voyant le jeune démon sur le départ, il se mit à rire doucement.
« Tu nous quittes déjà ? »
Mais Ciel ne l'écoutait déjà plus. Il avait sauté par-dessus le balcon et traversait à vive allure l'opéra. Il voulait quitter les lieux au plus vite, retrouver Jack à l'extérieur et s'enfuir. Derrière lui, la voix moqueuse de Neel reprit.
« Dois-je t'informer que j'ai pris grand soin de placer de nombreux enchantements qui t'empêcheront de passer ? Enfin, il semblerait que tu préfères tester par toi-même... »
Le conseiller était déjà presque à la hauteur du couloir menant aux loges, et alors qu'il allait passer le seuil de ce dernier, une violente douleur le foudroya. Se tenant la tête, il vacilla vers l'arrière tandis que ses jambes commençaient à ne plus pouvoir le supporter. Il fit quelques pas chancelant avant de se laisser tomber sur les genoux.
Il sentit une poigne l'attraper par la taille et le soulever du sol. Des bras forts et puissant l'éloignaient de ce mal qui l'avait hébété et sonné.
« Je te l'avais pourtant dit... Un nouveau-né ne peut passer! Tu dois avoir terriblement mal, je me trompe? »
Neel profita de son état second pour lui caresser la joue et pour le porter jusqu'au centre de la scène. Là, une grande cage dorée les attendait. Il y entra et y déposa son petit paquet. Enfin, il sortit des rubans dorés de sa poche et s'employa à attacher les poignets de Ciel aux barreaux.
« Je suis tellement désolé, mon cher Lord, de devoir user de ce genre d'artifices, mais si je ne t'attache pas, tu finiras par appeler notre ami Michaelis. Or, je n'ai aucune envie de partager cet instant avec lui.
Je te dirai également que ce problème sera très bientôt résolu... Quand, enfin, notre lien égérie/chaperon prendra effet, la marque de ton incapable majordome disparaîtra. Tu seras enfin libre de ton contrat, n'est-ce pas là un cadeau merveilleux? »
En disant cela, il s'attaqua au second poignet qu'il accrochait avec soin puis il reprit.
« Quand tu reprendras tes esprits, tu pourras toujours tenter de te débattre, mais ces liens sont eux aussi agrémentés de quelques enchantements qui ne te plairaient que peu. Ainsi, je ne saurais que trop te conseiller de te tenir tranquille... »
Une fois avoir solidement noué les liens, il reporta son regard sur le visage de Ciel qui, la tête toujours lourde, semblait légèrement ailleurs.
Il passa une main sous le menton du jeune démon pour le lui relever doucement.
« Dans quel état es-tu! Si tu m'écoutais juste de temps en temps, tu n'aurais pas ce genre d'ennuis... Enfin, j'aime ta fougue et ta vivacité d'esprit, alors je ne pourrai te le reprocher, mais tout de même... Te voir comme cela me désole. »
De son autre main, il fit glisser quelques mèches de cheveux bleus en arrière, appréciant pleinement les traits du jeune homme. Finalement, il reposa la tête de Ciel avant de se relever.
« J'aimerai essayer, une nouvelle fois encore, de te faire entendre raison. Peut-être que, maintenant que tu ne peux bouger, tu vas réellement m'écouter?
Enfin, ce n'est pas dans cet état que tu pourras comprendre quoique ce soit. Ainsi, je te laisse récupérer quelques minutes, le temps pour moi d'aller régler quelques affaires. »
A peine avait-il dit cela qu'il était sortit de la cage, l'avait verrouillée, et s'était éclipsé dans les loges.
Accroché à-même les barreaux, Ciel était toujours à moitié comateux. Il avait plus ou moins entendu les paroles de Neel et son cerveau les emmagasinait lentement. Pouvait-il réellement faire quelque chose pour se sortir de ce mauvais pas ? Il n'en avait aucune idée. Au fond de lui, la peur le submergeait et l'empêchait de raisonner clairement.
Un faible espoir tentait de naître malgré sa raison. Celui de voir Sebastian arriver.
~o~
Alors... Pensez-vous que Sebastian viendra aider Ciel de ce mauvais pas ?
Dans le prochain chapitre...Ciel éprouvera de nombreuses émotions. Je vous donne donc rendez-vous au prochain chapitre, " Au nom du conseiller ".
Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, de me motiver à écrire encore plus vite, je serai ravie de répondre à vos commentaires !
