BLACK ADVISER

Auteur : Alice Matsumoto

Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler

Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.

Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !

Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !

Don't like it ? Don't read it !

Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian

Note(s) de l'auteur :

- je tente de faire plus attention avec les délais de publication… Vraiment, je fais tout mon possible pour vous offrir une lecture des plus fluides !

- je n'ai toujours pas de bêta-lectrice depuis le chapitre 12. Ainsi, veuillez m'excuser pour les éventuelles erreurs qui auraient pu se glisser dans ce texte. Si vous souhaitez relire cette histoire avant sa parution, n'hésitez pas à me contacter via MP ou review. C'est beaucoup plus rassurant de publier une histoire relue par une tierce personne que par soi-même…

- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! Chacun d'entre eux me donne envie d'avancer cette histoire et de partager avec vous cette intrigue !

Dans ce nouveau chapitre, Ciel Phamtohive est pris au piège de Neel Parker… Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*

Chapitre 18

Au nom du conseiller

Depuis que Ciel était parti à la recherche de Jack, Lady Eleonore avait eu le temps de terminer sa répétition et de rentrer en compagnie de Sebastian. Ensemble, ils avaient retrouvé une demeure vide, à l'exception de Suzanne qui, toujours affolée, les avait informés de la situation.

Avant même que le démon ne puisse réaliser que l'enlèvement du garçon n'était autre que l'œuvre de Neel Parker, la gouvernante s'écria de soulagement. Dans l'encadrement de la porte d'entrée, juste derrière le majordome et Lady Eleonore, le petit Jack se tenait là, les joues rougies par l'émotion. Suzanne se précipita et l'attrapa dans ses bras, le berçant presque contre elle.

Lorsque la domestique relâcha l'enfant, Sebastian s'en approcha et, se baissant pour être à sa hauteur, lui demanda comment il était rentré.

« Et bien j'ai vu monsieur Parker parler avec monsieur Phantomhive, loin sur un balcon. Et puis l'instant d'après, on m'a amené ici.

- Neel Parker parlait avec monsieur ?! »

Sebastian s'était exclamé malgré lui et ses pupilles s'étaient dilatées d'inquiétudes. Lui qui gardait habituellement son calme en toutes circonstances, il avait peine à masquer son appréhension. D'autant que cela touchait de très près à son maître...

« - Et monsieur Phantomhive, où est-il ? Il n'est pas rentré avec toi ?

- Non, il est resté avec monsieur Parker, sur le balcon. Ils parlaient beaucoup et monsieur Parker semblait très content de le voir ! Ils sont amis, n'est-ce pas ? »

A ces mots, Sebastian se figea. Non, Ciel ne pouvait être ami avec un tel individu... Si tel était le cas, il aurait déjà accepté la proposition du blond, soit celle d'être son égérie. Ainsi, si son maître était resté avec ce Neel, c'était pour une autre raison...

L'enlèvement, le retour du garçon tandis que Ciel restait toujours absent... Cela ressemblait bien trop à un coup fourré finement calculé. Neel avait kidnappé Jack sachant pertinemment que le Lord partirait à sa recherche. Ainsi, il l'avait attiré là où il le souhaitait et, une fois sur place, il avait sûrement usé de divers artifices pour le garder auprès de lui. Peut-être même avaient-ils passé un marché ? Il n'en savait rien et ça lui était bien égal. Ce qui lui importait, c'était de rapporter son bocchan à la maison, et ce en entier.

Il attrapa les épaules de l'enfant entre ses mains et les serra fermement.

« - Jack, dis-moi... Où sont-ils ?

- Je... Je ne sais pas, monsieur Sebastian.

- Rappelle-toi : qu'est-ce qu'il y avait, là où tu étais ?

- Il faisait tout noir. Monsieur Parker avait tout laissé éteint, alors je ne sais pas trop.

- Il n'y avait rien d'autre ?

- J'avais peur, alors je n'ai pas beaucoup regardé.

- Ce n'est pas grave Jack... »

Après avoir rassuré l'enfant comme il le pouvait, il le confia à la gouvernante. Il fallait qu'il retrouve Ciel, et ce au plus vite. Mais avant de partir à sa recherche, il fallait déjà savoir où aller. Il avait donc rapidement fait le tour des différentes options.

L'évocation de balcons lui avait tout d'abord fait penser à la demeure des White, mais puisqu'il y faisait sombre... Il opta plutôt pour l'opéra. Ceci étant, il espérait que Neel et Ciel s'y trouvent encore ! Ainsi, après avoir salué Lady Eleonore et sa domestique, il fila au travers de la ville en espérant, de toute son âme, arriver à temps.

Sautant de toit en toit avec agilité, il accéléra sa course. Et si ce foutu Parker avait emmené le jeune démon dans un autre lieu ? Il perdait donc son temps, à courir dans une direction alors qu'il fallait aller dans l'autre...

« Ciel, appelle-moi. Je t'en conjure, appelle-moi, que je sente où tu es ! »

Cela aurait été tellement plus simple, si son jeune maître l'avait appelé ! Il pourrait alors le localiser instantanément et le retrouver en si peu de temps que Neel aurait bien du mal à lui faire quoique ce soit. Pourtant, le comte n'avait pas émis le moindre ordre... Il n'avait pas usé de sa marque, le laissant dans un flou des plus complets. Et cela ne l'inquiétait que plus!

Car si Ciel n'osait plus l'appeler à l'aide, il affronterait bien des dangers seul... Et si, à cause de son empressement à le faire sien, il le perdait pour de bon ? Cette idée lui glaça le sang et il se pressa un peu plus. S'il arrivait quoique ce soit à son jeune comte, il savait qu'il se sentirait diablement coupable...

Arrivé devant la grande institution de danse et de musique, il en fit rapidement le tour en passant par les toits. Finalement, avec un saut gracieux, il retrouva le sol en retombant devant la petite porte de service. Bocchan était passé par ici, il en était certain. Il sentait son odeur qui était encore fraîche...

Il se précipita à l'intérieur et traversa rapidement les couloirs qui menaient jusqu'à la grande salle de spectacle. Lorsqu'il traversa le seuil de cette dernière, il sentit une vive douleur lui traverser le torse. Haletant légèrement, il se retourna pour trouver un enchantement inscrit sur le sol. Comment avait-il pu le rater ?

Dans l'ombre des multiples sièges, il entendit un ricanement moqueur. Vint ensuite une voix provenant de nulle part, taquine et mesquine.

« Vois-tu, mon cher Ciel, nous avons un invité de marque... »

Le brun fit volte-face et découvrit le blond sortir des gradins. Il l'interpella.

« - Où est-il ?!

- Mais juste derrière toi, mon cher ami ! »

Sebastian se retourna alors vers la scène. Au milieu d'une cage dorée, son maître était attaché à même les barreaux. Sa chemise était déboutonnée sur toute sa longueur, offrant la vue obscène de son torse finement musclé. La tête relevée, le visage de Ciel exprimait une vive colère et suivait la scène avec attention.

Sebastian voulu se précipiter vers lui mais une forte poigne l'attira en arrière. Projeté au travers de la salle, il atterrit mollement dans les nombreux fauteuils des gradins. Neel en profita pour le railler.

« Mon cher Ciel, vois-tu combien il est faible ? Ne préfères-tu pas un chaperon digne de ton rang ? »

Le majordome s'était déjà rapproché de son invité surprise et l'avait relevé sans délicatesse. D'un geste précis, il envoya une nouvelle fois Sebastian voler, le laissant s'écraser contre le mur. Dans un bruit mat, le corps du brun retomba, sonné, à même la scène.

En voyant son domestique mené à mal de la sorte, Ciel fronça des sourcils. Comment pouvait-il le laisser autant faire ?! Neel reprit.

« Mon jeune comte, ne vois-tu pas ma grande puissance ? »

Le petit brun haussa d'un sourcil, rageur. Non, il ne la voyait pas du tout ! Encore moins après avoir subi sa propagande alors qu'il recouvrait à peine ses esprits !

Parce que ce foutu Parker n'avait nullement hésité ! Il avait tenté de l'amadouer avec des mots, puis de belles promesses, et avait commencé sans son accord à le déshabiller pour embrasser sa peau nue. Ce que cette bouche sur son torse avait été désagréable ! Cette sensation d'être brûlé à vif, bien loin de la douceur du baiser de Sebastian !

Il exprima alors avec rancœur le fond de sa pensée, espérant le blesser dans son orgueil.

« Possible, mais contrairement à vous, mon majordome n'a pas eu besoin de m'attacher pour poser ses lèvres sur moi. »

Neel, qui avait attrapé le domestique par le col et qui s'apprêtait à le frapper en pleine figure, se figea lorsqu'il entendit les mots de Ciel. Il posa alors les yeux sur son prisonnier, relâcha sa prise et se dirigea d'un pas décidé vers la cage.

« – Comment ? Que dis-tu ?! Qu'il t'a déjà embrassé alors que tu te refuses à moi ?!

- Vous avez parfaitement entendu, mon cher ami. Sebastian Michaelis n'a nullement eu besoin de m'attacher pour poser ses lèvres sur moi. »

Ciel avait pris un malin plaisir à ponctuer chacun de ses mots, voyant la colère que cela créait chez son ravisseur. D'autant que, sous un certain angle, tout ceci n'était que vérité. Sebastian avait certes profité de son état d'hébétude, mais il ne l'avait nullement attaché pour cela.

Le regard pétillant, le conseiller reprit, provoquant sans regret le blond.

« Et peut-être même le laisserai-je le refaire. »

A cela, Neel s'empressa de déverrouiller la cage. Il avait complètement oublié la présence du brun qui reprenait doucement ses esprits dans son dos, et dont les pupilles s'étaient étrangement mises à briller.

Parker venait d'attraper le menton de Ciel sans douceur pour lui relever le visage. Il fronçait des sourcils de contrariété face à l'arrogance de son cadet.

« A quoi joues-tu, jeune Ciel Phantomhive ? »

Il allait l'embrasser, poser ses lèvres sur celles tant convoitées du comte, quand il sentit quelque chose de froid et de métallique se poser sur sa carotide. Dans son dos, Sebastian semblait hors de lui.

« Je serai de vous, Neel, je m'arrêterai immédiatement. »

Le brun avait sorti son argenterie et menaçait le majordome de cette dernière. Il ne lui suffisait que d'un quart de seconde pour blesser gravement son adversaire. Parker qui en était bien conscient se figea.

« Bien. Maintenant, vous allez vous redresser lentement et me faire le plaisir de détacher ce jeune homme. »

Les mains du blond allaient s'apprêter à défaire les liens dorés quand ses yeux se posèrent sur le visage de son prisonnier. Là, il réalisa la valeur de ce qu'il était en train de perdre, et cette idée lui était insupportable. Ainsi, dans un mouvement brusque, il assena un violent coup de coude dans les côtes de Sebastian. Ce dernier, soufflé, lâcha sa prise sur le majordome qui l'entraîna de force à l'extérieur de la cage.

« - Michaelis, nous n'en avons pas fini.

- Soit.

- Et puisque nous nous battons pour ses mêmes beaux yeux, je te propose de lui faire honneur ! »

En disant cela, il avait braqué une main en direction de Ciel qui attendait toujours d'être libéré. En réponse, ce dernier râla dans son coin devant une telle mascarade. Qu'on le détache, bordel, et qu'on le laisse vivre en paix ! Cette manie à vouloir le faire égérie était tout bonnement exaspérant ! Et puis d'ailleurs, quand lui demanderait-on son avis, à lui ?!

Les deux démons expérimentés se jaugeaient du regard... Et c'est Neel qui, le premier, s'élança au‑devant. Son adversaire eut peine à éviter son attaque de plein fouet, mais il rata tout de même son assaut. Il reprit son élan et se projeta sur Sebastian. Affaibli par la famine et l'enchantement, le brun ne put retenir sa force et fut plaqué contre le mur de la scène. Dans son dos, le crépit avait légèrement craquelé sous la force de l'impact et son visage s'était crispé sous l'importante douleur qu'il ressentait entre les omoplates.

« - Ne veux-tu pas abandonner, Michaelis ? Tu sais pertinemment que dans ton état actuel, tu ne peux gagner !

- Jamais je n'abandonnerai bocchan...

- Comme c'est touchant ! »

Aveuglé par l'envie d'en finir, et peut-être trop confiant de ses capacités, le blond avait porté son avant-bras sur le cou de Sebastian. Appuyant fortement, il coinçait son adversaire et espérait là le faire suffoquer.

Pour autant, le brun n'avait pas dit son dernier mot. Il commençait à manquer d'air, et la douleur qui lui vrillait le dos le faisait gémir de douleur, mais il fit appel à ses dernières forces. De sa main gauche, il empêchait Neel de lui écraser totalement la trachée, alors qu'il tentait de récupérer son argenterie de la droite. Il réussit finalement à se dégager suffisamment...

D'un coup sec et précis, il entailla l'abdomen du blond. Dans un mouvement de recul, Neel ne put retenir sa surprise en un cri contrarié.

« Ta foutue argenterie sacrée ! »

Sebastian en profita pour le blesser une seconde fois. Parker qui commençait à perdre le fil du combat manqua de trébucher en faisant quelques pas en arrière. Il se tenait les côtes, sentant ses plaies le consumer de l'intérieur. Reprenant ses esprits, il assena un coup de poing dans la mâchoire de son adversaire. Ecopant au passage de quelques coupures supplémentaires sur les avant-bras, il profita de la surprise créée pour se dérober.

Sachant pertinemment qu'il n'arriverait à prendre le dessus, Neel avait préféré laisser temporairement ses projets derrière-lui. Sa vie était plus précieuse qu'une simple tentative... Ainsi, il ne lui avait fallu que quelques secondes pour s'échapper par la petite porte menant aux loges, dévalant avec empressement le couloir qui le mènerait vers l'extérieur.

Sebastian haleta quelques instants, réalisant qu'il avait gagné l'actuelle partie. Ce n'était pourtant pas gagné, surtout avec sa condition physique, et il en ressortait à bout de forces. Le dos endolori, la mâchoire encore rougie par le coup, il se ressaisit malgré tout. Ciel l'attendait, et il s'empressa de rejoindre l'intérieur de la cage dorée pour l'y détacher.

Une fois libre de ses mouvements, le comte se massa lentement les poignets. Une marque rouge y était apposée et lui procurait une douleur sourde et lancinante... Il fit quelques pas dans la cage avant de sentir avec surprise une veste se poser sur ses épaules. Il sursauta d'autant plus lorsque les bras de Sebastian l'attrapèrent par la taille et le soulevèrent.

Porté telle une mariée, la tête posée sur l'épaule de Sebastian, il comprit que son majordome comptait le tenir comme cela pour le retour. Il vit les nombreux sièges défiler devant lui alors que son serviteur enjambait avec agilité l'enchantement laissé par Neel. Ils étaient déjà au dehors, quittant en hâte l'opéra.

« Sebastian, je peux parfaitement me déplacer. »

Le domestique garda le silence et sauta sur le toit de l'institut, préférant ce chemin bien plus discret et plus rapide qu'une simple voiture.

« Sebastian ! Tu m'écoutes ? Pose-moi ! »

Le regard du majordome était concentré sur son parcours. Il fronçait même des sourcils alors qu'il poursuivait sa course. Ciel se demanda un instant s'il l'avait entendu... Et lorsqu'il sentit ses bras se resserrer un peu plus autour de lui, il comprit que son aîné était bien décidé à ne pas le lâcher.

Finalement, Sebastian se décida à lui répondre. Quelques mots, pas plus, murmurés dans le vent.

« Je ne vous lâcherai pas, bocchan. Pas après avoir été à deux doigts de vous perdre. »

~o~

Alors... Que pensez-vous de la manière dont Sebastian garde précieusement Ciel contre lui ?

Dans le prochain chapitre...Ciel réfléchira au comportement de Sebastian au cours de cette mission de sauvetage. Je vous donne donc rendez-vous au prochain chapitre, " Le conseiller et le temps de l'acceptation ".

Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, de me motiver à écrire encore plus vite, je serai ravie de répondre à vos commentaires !