BLACK ADVISER
Auteur : Alice Matsumoto
Fandom : Kuroshitsuji / Black Butler
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, tout est la propriété de Yana Toboso et à Squarenix. Cette histoire est écrite par une fan pour les fans et je ne gagne absolument rien à écrire ces lignes, si ce n'est du plaisir.
Rating : M (comme Maître-de-soi ou Mature). Cette histoire comportera, en temps et en heure, des scènes très explicites… Soyez avertis !
Warning : cette fanfic est un slash –relation homosexuelle entre deux hommes- !
Don't like it ? Don't read it !
Résumé : Après avoir été transformé en démon, Ciel Phantomhive doit composer avec ses nouveaux besoins, tandis que Sebastian Michaellis se voit toujours contraint d'honorer son contrat. Ciel/Sebastian
Note(s) de l'auteur :
- un grand merci à Driope, qui a relu et corrigé ce chapitre avec attention !
- merci à tous (toutes ?) pour vos gentils commentaires ! Chacun d'entre eux me donne envie d'avancer cette histoire et de partager avec vous cette intrigue !
Dans ce nouveau chapitre, Ciel Phamtohive finit par découvrir certaines qualités de son majordome… Je vous laisse découvrir tout ça, en vous souhaitant une agréable lecture ! *se penche bien bas puis esquisse une élégante courbette*
Chapitre 23
Le conseiller et les plaisirs de la chair
Lorsqu'il s'éveilla le lendemain matin, Ciel sentit sous lui un contact chaud et agréable, puis un bras réconfortant mais possessif qui lui enserrait la taille. Il ouvrit doucement les yeux et se redressa pour observer Sebastian. Étrangement, son majordome se reposait encore, et il réalisa qu'il le voyait dormir pour la première fois. Le moindre de ses traits étaient détendus et affichaient une douce sérénité ; il était tout simplement beau.
Le jeune comte reposa sa tête sur le torse de son domestique tout en repensant à son cauchemar, à leur dispute, puis à leur discussion. Pourquoi donc son aîné ne voulait-il pas amorcer leur union ? Pourquoi était-il si réservé ? Il se souvenait maintenant des mots de Neel lui expliquant qu'une égérie consentante était bien plus savoureuse. Ainsi, il était possible que Sebastian veuille attendre le meilleur moment afin que l'un et l'autre puissent bénéficier pleinement de leur lien. Tout était donc finement calculé.
Le petit brun se laissa bercer un instant par la respiration de son aîné puis, un sourire aux lèvres, il se redressa à nouveau. Il était habitué à ce que son majordome joue avec lui, s'amuse de sa détresse et, avec les années, il avait fini par s'en accommoder, voire même à s'en délecter... Mais le conseiller avait surtout appris à détourner ses diaboliques manipulations. Ciel était tout simplement devenu, lui aussi, un véritable démon. Alors quoi ? Sebastian ne voulait pas tout de suite ? Il lui ferait comprendre que son envie n'était pas commandée par la peur de Neel.
Bien évidemment, il avait un peu d'appréhension. Cette dernière n'était pas liée à Sebastian ni à ses compétences. Il savait très bien qu'il serait prévenant avec lui, et il ne doutait pas un instant qu'il saurait lui éviter bien des désagréments. Non, ce qui le tracassait, c'était ses capacités à lui : n'ayant aucune expérience avec les hommes, il avait simplement peur de décevoir son chaperon.
Cependant, il n'était plus innocent et savait très bien comment créer l'envie chez l'autre en déposant de nombreux baisers sur les lèvres, les commissures de ces dernières, ou même le creux des épaules. Et si son compagnon se réveillait avec ce genre de plaisir, il mettait déjà quelques chances de son côté.
Il prit donc un soin particulier à découvrir le visage de son majordome, embrassant son front, ses paupières puis ses joues. Sous lui, il sentit Sebastian s'éveiller doucement à cette délicieuse caresse. Il l'attrapa alors entre ses lèvres pour l'embrasser langoureusement, lui faisant ouvrir complètement les yeux. Il attendit ensuite quelques instants que son majordome réalise où il était pour ancrer son regard déterminé dans le sien.
« Sebastian, fais-moi l'amour, tout de suite. Ceci est un ordre. »
Son œil droit se mit à briller de tout son éclat, la marque du démon illuminant l'intégralité de son iris d'une lueur mauve. L'injonction était lancée, Sebastian venait de la recevoir de plein fouet.
« Bocchan, tu...
- Oui, Sebastian. Je ne suis plus un enfant, et je le veux. »
Le majordome se redressa vivement, faisant basculer le jeune homme sur le côté. Il l'embrassa avec passion, caressant de sa langue ses lèvres puis jouant avec sa jumelle en une danse sensuelle. Il recouvrit ensuite son menton, puis son cou, de nombreux baisers.
« Tu me prends en traître, Ciel... »
La tête penchée en arrière sur le coussin, laissant à Sebastian libre court à sa passion, le jeune conseiller se mit à sourire malicieusement.
« Devais-je réellement attendre que tu arrêtes de me traiter comme le garçon que tu as vu grandir...? »
Il soupira d'aise lorsqu'il sentit les mains de son majordome glisser sous sa chemise de nuit et la lui déboutonner lentement. Ces gestes étaient finement calculés, et bien qu'il puisse pressentir toute l'impatience de son compagnon contre sa cuisse, fièrement dressée, il appréciait l'attention particulière dont il faisait preuve.
Il ferma les yeux de plaisir alors que le contact d'une bouche chaude embrassant son torse l'électrisa. Ces nombreux baisers laissaient une traînée brûlante de désir sur son passage.
Un premier gémissement sortit de ses lèvres et Sebastian releva le visage pour l'observer. Il était complètement offert sous lui et cette vision éveilla en lui volupté et fascination.
« Tu as tout de même une sacrée audace que de provoquer un démon comme cela. »
En entendant la voix de son majordome plus grave qu'à l'accoutumée, vraisemblablement sous l'effet de l'excitation, Ciel se redressa légèrement. Son sourire malicieux s'étira d'autant plus en découvrant son aîné penché au-dessus de lui, occupé à le dévorer des yeux.
« Et aussi fou que cela puisse paraître, je ne le regrette absolument pas. »
Devant tant de malice, Sebastian ne put s'empêcher de lui dévorer la bouche de baisers langoureux. Il redessina ensuite le creux de ses épaules ainsi que les courbes de son torse à l'aide de ses lèvres. Ses mains, quant à elles, caressaient cette peau tant convoitée avec délectation. Ce que ce corps sous le sien était parfait ! Cette finesse dans chaque atome de chair, cette douceur dans chaque parcelle...
Il en avait rêvé depuis de nombreuses semaines, de nombreuses années, et il pouvait désormais chérir cet être autant qu'il le souhaitait. Cela était tout bonnement un don miraculeux qu'il comptait exploiter sans mesures ni retenues.
Il fit glisser ses mains avec plaisir sur les hanches du jeune homme avant de les saisir fermement. Sentir cette chair tendre se presser sous ses doigts lui donnait encore plus envie d'y goûter, de s'y plonger entièrement.
La tête toujours rejetée en arrière, les mèches de cheveux brunes encadrant avec désordre son visage, Ciel commençait à haleter. Il sentait son chaperon le désirer plus que de raison, et cette seule idée lui embrasa les reins. Il retint d'ailleurs un hoquet de plaisir lorsqu'il sentit son propre sexe découvert, le contact de l'air frais contre sa virilité n'étant que d'autant plus excitant, avant d'être recouvert par une sensation chaude et humide. Il dû faire un effort de concentration pour relever le visage, les joues rougies par l'envie, les yeux voilés par le plaisir. Il découvrit non sans surprise son corps délesté du moindre de ses habits et la bouche de Sebastian happer avec gourmandise son membre fièrement dressé. Son chaperon dû sentir son regard sur lui car il releva les yeux pour le fixer avec appétit. Cette vision eut raison du peu de retenue qui lui restait : se laissant retomber sur le coussin, Ciel attrapa les draps entre ses doigts et soupira de contentement.
La bouche de Sebastian glissa une nouvelle fois le long de son sexe avant qu'il ne sente deux mains l'attraper avec fermeté par les hanches, le soulever légèrement puis le retourner. Le petit brun se retrouvait habilement positionné au centre du lit, le ventre contre le matelas, le nez dans les coussins. Et il ne put retenir un cri de surprise mêlée à un plaisir immense lorsqu'il sentit la langue chaude de son compagnon caresser son intimité. Sans même s'en rendre compte, il se cambrait déjà, réclamant un peu plus de contact avec cette agréable attention. Ceci eut le mérite d'amuser Sebastian qui, après un petit coup de langue supplémentaire, une caresse de plus sur cette merveilleuse fesse rebondie, le taquina gentiment.
« Ciel, ne soit pas si impatient ! »
Sous lui, le conseiller se tortilla et grogna contre le coussin, ce qui eut le mérite de le faire largement sourire. Ciel détestait ne pas contrôler les choses, et devoir se plier aux exigences de son chaperon devait être un délicieux supplice.
« Si je ne te prépare pas correctement, je vais te blesser, et avec cela, il faudra que j'attende de trop nombreux jours avant de pouvoir à nouveau profiter de toi. »
En disant cela, Sebastian le fit se cambrer davantage, l'un de ses doigts venant masser avec applications son anneau de chair. De son autre main, il glissa le long de son ventre pour attraper une nouvelle fois le sexe de son égérie. « De longs mouvements de va et vient, et il n'y verrait que du feu. ». C'est ce que le majordome s'était dit de nombreuses fois lorsqu'il s'était demandé quels préliminaires étaient les plus adaptés pour cette première fois. Mais il ne s'attendait absolument pas à ce que Ciel cherche autant son contact, ni même qu'il gémisse de plaisir dès le premier doigt introduit. Il continua donc sur cette lancée, pas peu fier d'avoir une égérie si peu farouche, et fit glisser un second doigt, puis un troisième.
De son côté, le petit brun n'en pouvait plus. Il voulait Sebastian en lui, et ce maintenant. Oui, ces attentions étaient délicieuses. Oui, ces caresses intimes n'étaient que trop bonnes, et il redoutait le moment où elles s'en iraient, ne laissant plus qu'un manque. Mais il désirait tellement concrétiser leur lien qu'il ne put s'empêcher de râler une nouvelle fois, le visage à moitié enfoui dans son oreiller.
« Sebastian, bon Dieu, te décideras-tu ?! »
L'instant d'après, les doigts laissaient place à un vide bien trop froid, puis à une bouche qui lui embrassait à nouveau le haut de sa croupe, et enfin à quelque chose de plus imposant qui vint tout contre lui. Il frémit d'impatience, anticipant déjà le plaisir qu'il allait ressentir, quand Sebastian commença doucement à le pénétrer.
Ciel sentit le sexe de son chaperon lui étirer les chairs. La sensation qui en résultait était plutôt étrange. Elle ne le dérangeait pas, mais il ne pouvait pas non plus dire que cela était agréable. En réalité, c'était à la limite d'être déplaisant… Il restait quelque peu mitigé quant au plaisir qui aurait dû venir et qui n'était pas. Devait-il bouger, ou laisser Sebastian faire ? Il n'eut pas le temps de réfléchir plus longuement à la question que, déjà, son compagnon venait de trouver sa prostate, lui arrachant un cri de pur délice.
Encouragé par les gémissements et les cris d'allégresse du petit brun, le majordome accéléra le rythme, ajusta l'angle de pénétration et s'agrippa un peu plus à ses hanches qu'il découvrait. D'une main habile et malicieuse, il vint retrouver le bas ventre de son égérie.
Empli d'un délice qu'il n'avait encore jamais connu, Ciel commença à suivre lui aussi les mouvements de bassin de son chaperon. Cela était instinctif, et les sensations qui en résultaient n'étaient que meilleures. Sebastian s'enfonçait d'autant plus en lui, tapait d'autant plus fort sur sa prostate… Il était entièrement à lui, entièrement dépendant de ce qu'il lui faisait subir avec délectation.
Derrière lui, il sentit Sebastian se rapprocher un peu plus de lui, le dominant entièrement de sa hauteur. Son souffle chaud vint lui caresser la nuque, puis cette voix rauque qui lui murmura combien son corps était parfait. Un coup de bassin supplémentaire, finement calculé au creux de ses reins, et Ciel se sentit partir. Sentant son égérie emportée par le plaisir, Sebastian se laissa lui aussi submerger.
Alors qu'ils découvrirent ensemble le monde de l'extase, une puissante lumière éclata tout autour d'eux en un large cercle. Celui-ci était fait de mauve et de doré, et s'éloigna lentement pour revenir vers eux avec force. Il les percuta de plein fouet, s'incrustant dans leurs chairs et leurs âmes.
Épuisé, Ciel se laissa retomber sur le lit, rapidement suivi par Sebastian qui s'affala à ses côtés. Le visage à moitié enfoui dans le coussin, il tenta de reprendre son souffle, se sentant agréablement engourdi... Ce ne fut qu'après de longues minutes, quand son compagnon lui caressa tendrement la joue pour lui dégager quelques mèches de cheveux, qu'il rouvrit les paupières. A quelques centimètres de son visage, les yeux de son aîné redécouvraient la moindre parcelle de ses traits.
Sans réellement s'en rendre compte, Ciel esquissa un léger sourire de plénitude. Il était bien, allongé à plat ventre de tout son long, après ce pur instant de plaisir. Il eut même envie de soupirer d'aise, mais les forces lui manquaient terriblement. Il resta alors comme cela, profitant seulement de l'instant présent, de cette légèreté dans l'air, de ce temps qui passait et dont il n'avait plus réellement conscience.
Il revint doucement à la réalité lorsqu'un léger picotement se fit sentir dans le creux de son poignet. Il grimaça d'ailleurs malgré lui alors que cette sensation commençait à devenir douloureuse. Il se redressa avec difficulté, se laissant glisser sur le côté pour se retourner sur le dos. Ceci fait, il attira son poignet droit jusqu'à ses yeux. Là, il eut un sursaut en réalisant qu'une marque s'était incrustée à même la peau : le sceau de Sebastian s'entremêlait à sa propre marque en une belle brûlure. Sous ses yeux, ses chairs semblaient se détériorer un peu plus, créant une vive souffrance.
Voyant l'attention de Ciel absorbée par l'intérieur de son poignet, Sebastian lui attrapa l'avant-bras et l'attira jusqu'à lui. Là, délicatement, il lui lécha ses meurtrissures avec douceur. Ce contact était vraiment étrange. Il aurait dû ressentir une vive douleur, ou tout du moins quelque chose de désagréable. Là, c'était tout le contraire. La langue de Sebastian sur sa peau l'apaisait. Mieux, elle cicatrisait la plaie qui, déjà, n'était plus qu'un symbole sur sa peau.
Curieux, il récupéra doucement son bras pour le porter à nouveau à ses yeux. Ce n'était plus qu'une trace légèrement en relief qui décrivait, avec finesse, sa propre marque enlacée dans celle de Sebastian. C'était même joli, agréable et... Il ne savait dire pourquoi, il appréciait porter ce symbole. C'était même d'ailleurs la première marque de son corps qu'il aimait réellement.
A ses côtés, Sebastian semblait l'apprécier tout autant. En effet, il l'observait attentivement du coin de l'œil, attendant patiemment que Ciel termine son inspection. Finalement, le majordome y porta un doigt pour redessiner ses contours, bien conscient que sa phalange était bien trop large pour la finesse de ces traits. Pour autant, il semblait prendre un plaisir certain à sentir tous ces détails sous la pulpe de son doigt.
Le petit brun le laissa faire avant de reporter son attention vers son aîné.
« Qu'est-ce donc?
- La marque de notre lien, Ciel. N'est-elle pas merveilleuse?
- Si. Fascinante. »
Un certain silence s'installa entre eux. Il n'était pas pesant, ni même oppressant. C'était au contraire un vide agréable, où chacun profitait de la seule présence de l'autre. Ciel finit par reprendre.
« Pourquoi l'as-tu léché?
- Si je ne l'avais pas fait, elle t'aurait entièrement consumé. C'est une manière de montrer que j'accepte ma place de chaperon, que ce n'était pas qu'un jeu. »
Ainsi, la nature avait correctement fait les choses. Ce petit détail évitait qu'un diable ne se retrouve contraint de veiller sur une égérie qu'il n'avait choisie que pour une nuit. D'ailleurs, le chaperon se mettait dans une situation de faiblesse en acceptant d'être lié à un jeune démon, il était toute somme bien normal qu'il ait le dernier mot quant au choix de son compagnon.
Ciel sentit les mains de Sebastian glisser le long de ses hanches et les saisir fermement. Il se sentit, l'instant d'après, soulevé légèrement vers ce corps chaud et puissant qui lui avait fait perdre raisons. Il s'était laissé faire avec plaisir, ses jambes venant d'elles-mêmes s'emmêler à celles de son chaperon. Quant à sa tête, elle découvrit à nouveau le confort de ce torse musclé. Une main vint caresser son visage alors qu'il refermait déjà ses yeux fatigués.
Sous lui, Sebastian prit lentement sa respiration avant de prendre la parole avec douceur.
« As-tu aimé?
- Oui. »
Dans sa tête, les images défilèrent à nouveau. Le corps de Sebastian au-dessus du sien, sa bouche le couvrant de baisers, puis le plaisir de le sentir en lui. Il se redressa finalement pour ancrer ses yeux dans ceux de son compagnon puis reprit.
« Oui, mais je ne suis pas certain de réussir à me faire à cette position.
- C'est-à-dire?
- Celle d'être complètement soumis. »
Sebastian se mit à rire gentiment avant de lui caresser une nouvelle fois le visage.
« Parce que tu penses que c'est toi, le plus soumis de l'histoire?
- Hum.
- Je crois que de nous deux, c'est bien moi le plus dépendant.
- Dépendant ne veut pas dire soumis.
- Que tu penses. »
Le majordome faillit ajouter que puisqu'il était désormais son chaperon, il veillerait sur lui à jamais et que, de ce fait, il n'avait pas réellement lieu de penser qu'il était dominé. Pour autant, il n'était pas persuadé que le jeune comte fut prêt à entendre ce genre de mots, ni même qu'il fut lui-même disposé à lui avouer tant de faiblesse à son égard. Ainsi, il préféra s'abstenir tout en resserrant son étreinte autour de ses fines épaules. Et de le sentir contre lui comme cela lui donnait de nombreuses inspirations pour le faire à nouveau sien. Malgré cela, il savait également ce petit corps tant désiré était aussi complètement épuisé. Il réfréna donc ses projets, les reportant à plus tard. Savoir taire certaines envies était aussi une terrible et belle preuve d'amour.
Car oui, et il devait déjà se l'admettre à lui-même, il ne pouvait s'imaginer vivre sans ce petit brun à ses côtés. C'était donc là une forme d'amour, n'est-ce pas?
Bien évidemment, avec sa nature de démon, il n'était pas là pour simplement lui rendre la vie heureuse. Il le chérirait, lui ferait découvrir les moindres méandres du plaisir, mais il comptait également le mettre dans de nombreuses positions fâcheuses. Pourquoi cela ? Et bien tout bonnement parce qu'il aimait ça plus que tout au monde. Voir la mine de Ciel Phantomhive grimaçante sous le coup d'une contrariété... Ou bien terrorisée parce que lui-même, majordome de son état, avait volontairement omis un détail... N'était-ce pas là la plus belle des récompenses ?
C'était lui, le maître des émotions du jeune comte, et cela était grisant. C'était comme de le posséder tout entier, de ne l'avoir rien que pour lui.
Il ne l'aimait pas comme un humain le ferait, et même si Ciel le lui ordonnait, il savait très bien qu'il en serait tout bonnement incapable. Pour autant, Ciel était son dernier contrat, et par conséquent, il lui appartenait de droit. Cela aurait pu être considéré comme un trop plein d'orgueil, que de vouloir absolument récupérer son dû comme il l'avait fait, mais il ne le voyait pas réellement sous cet angle. C'était en réalité bien plus profond que cela. Ciel était son obsession, Ciel était son égérie.
~o~
Alors... Comment avez-vous trouvé ce lemon ? J'espère que cette étreinte vous aura plu…
Je vous propose une fin ici… J'ai en effet quelques projets pour faire une suite et continuer cette histoire en y incluant certains personnages déjà aperçu dans Black Butler, mais ceci risque de me prendre un certain temps : j'ai besoin de mettre mes idées en place et voir comment faire évoluer la relation Ciel/Sebastian sans tomber dans une niaiserie qui serait mal avisée. Et pour cela, j'ai besoin de laisser mûrir le scénario auquel je songe sans me sentir coupable de vous faire poireauter. En bref, si vous avez aimé ces 23 chapitres, n'hésitez pas à vous inscrire sur ce site (sauf si c'est déjà fait) et de « follow » Black Adviser : vous serez ainsi averti dès que je reprends ce projet et que la suite sera publiée.
En attendant… Je vous souhaite de bonnes et belles lectures. Prenez-soin de vous !
Et si vous avez... des remarques, questions, critiques ou même quelques envies de meurtres... N'hésitez pas à remplir le petit encadré présent sous ce texte ! En plus de me faire très plaisir, je serai ravie de répondre à vos commentaires !
