Ambiance.

Comme je l'ai dit quelques jours auparavant, me voilà dans la mairie afin d'avoir une petite conversation avec le maire. Bien sûr, Opélie se tient derrière son comptoir et sa présence ne me dérange nullement. Alors que la tortue se tient face à moi, je décide de me jeter à l'eau et je verrai bien la conclusion de toute cette histoire.

« Je suis navré de vous déranger mais j'ai besoin de parler d'un souci avec vous.

- Pas de soucis Jaysher, que se passe-t-il ?

- C'est au sujet de Resetti. Ce dernier n'arrête pas de me harceler et si personne ne fait rien, je pense que je serais capable de commettre un meurtre et ce n'est pas une parole en l'air.

- A ce point ?

- Oui. A chaque fois que je rentre de mes journées, il se montre et ne cesse de me houspiller alors que je ne fais rien de mal. Si personne ne fait rien, on ne pourra pas dire que je n'aurais prévenu personne et puis je n'ose imaginer l'ambiance dans le village s'il continue de la sorte. »

Pendant ma confession, Opélie suit la conversation avec beaucoup d'attention et décide de s'en mêler.

« Beaucoup d'habitants sont venus me voir ces derniers temps à cause des agissements de Resetti. Il va être temps de faire quelque chose.

- Je suis tout à fait d'accord avec toi Opélie et je vais voir ce que je peux faire. Néanmoins, je ne pourrais pas l'exclure du village.

- Et pour quelle raison ? Demandai-je.

- Il est le fils de l'un des bâtisseurs d'Haruville.

- Vraiment ?

- Oui et c'est pour cette raison qu'on ne peut le mettre dehors. Néanmoins, ce n'est pas parce qu'il est condamné à vivre ici qu'il ne doit pas être inquiété pour autant. Retourne à tes occupations Jaysher, je me charge de tout.

- Merci beaucoup. »

Maintenant que cette affaire est sur le point d'être réglé, je salue les deux animaux et je quitte la mairie pour vaquer à ma petite vie. Lorsque je ferme la porte d'entrée de la structure administrative, je vois Coco venir vers moi alors que les autres villageois se tiennent dans son dos.

« Que se passe-t-il ?

- Nous avons su que tu venais voir le maire pour te plaindre de Resetti et comme nous sommes dans la même situation que toi, nous sommes venus te remercier.

- Il vaudrait mieux attendre de voir si le maire va agir avant de me dire merci.

- Je sais mais rien que pour ce premier pas, nous t'en saurons extrêmement reconnaissant. »

Je ne pensais pas que je serais remercier par mes amis suite à cette déposition. Maintenant, je croise fortement les doigts et implore l'avenir pour que Resetti soit inquiété. De toute façon, même si le maire lui en touche deux mots et qu'il continue d'agir de la sorte, j'irai faire un tour sur le darknet afin de me procurer une arme et lui régler son compte. Voilà où j'en suis arrivé à cause de Resetti.