Calque.
Plusieurs jours se sont passés au sein du village dans lequel j'ai élu domicile et sincèrement, très peu de changement se sont effectués. Juste le gorille qui est parti vivre ailleurs mais comme je ne l'aimais pas vraiment, cela ne m'a fait ni chaud ni froid. D'ailleurs, je n'ai rien fait pour l'empêcher de partir et je me surprends même d'avoir déjà oublié son nom. Toutefois, malgré ce changement sans la moindre importance, la vie continue son cours au sein d'Haruville et comme tous les matins, je me promène. Il y a deux semaines de cela, j'évitai de sortir de chez moi car le village était touché par une vilaine canicule.
Je pensais ne jamais en voir le bout et lorsque cette période s'est achevée, je me suis senti revivre. Bon, on s'est bouffé une semaine de pluie mais bon, je ne vais pas m'en plaindre. Alors que je quitte ma torpeur, je me rends compte que j'ai posé mon pied gauche dans une flaque se trouvant sur mon trajet. Au moment où je retire mon membre de cette situation délicate, j'entends des voix en provenances de la boutique de Nook. Curieux, je me dirige vers le bâtiment et lorsque j'arrive à sa devanture, je tombe nez à nez avec Gaby.
« Bonjour, dis-je.
- Bonjour Jaysher.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Il se passe que Nook ne vend jamais ce que je veux et cela commence à devenir vraiment embêtant. Simplement parce que Môssieu estime que cela se vendrait mal dans le coin. »
Il est vrai que le gérant est chiant lorsqu'il s'agit de proposer de nouveaux produits. Toutefois, j'aimerai bien savoir ce que mon amie recherche et c'est pour cela que je lui pose directement la question.
« Tu cherches quoi ?
- Du papier calque. »
Cela ne m'étonne pas de la part de ce vieux Nook. D'ailleurs, je ne l'ai jamais vu vendre quelque chose pour permettre aux gens de ce village d'exprimer leur talent. C'est dommage car je pense que les habitants auraient pu se porter beaucoup mieux si on leur laissait la chance de se dévoiler de cette façon.
« Cela tombe bien que tu m'en parles car ma mère m'en a envoyé en début de semaine et comme je n'y vois aucune utilité, je veux bien te les donner.
- C'est vrai ? Me demande-t-elle en ouvrant grandement les yeux.
- Oui. Tu veux bien m'accompagner jusqu'à chez moi pour que je puisse te les remettre ?
- Bien sûr. »
Aussitôt, nous nous mettons en chemin et nous nous éloignons très vite de la petite zone commerciale. Nous marchons à travers les nombreux arbres qui peuplent le village et quelques secondes plus tard, nous voilà devant chez moi.
« Tu peux m'attendre ici s'il te plaît ? »
Je me garde d'attendre une quelconque réponse de sa part et me voilà déjà en train de me glisser à l'intérieur de ma résidence. Lorsque j'en ressors, je tiens le fameux cadeau que je remets à mon amie.
« Voilà.
- Merci beaucoup Jaysher, tu es vraiment trop gentil. Je te ferais un gâteau aux carottes pour la peine.
- Merci mais tu n'es pas obligée.
- Je sais mais j'y tiens. »
