Paratonnerre.

Pendant ma promenade, je passe pas loin du magasin de Nook et là, je vois Méli et Mélo qui s'affairent devant le bâtiment. L'un d'entre eux porte un objet en fer dans l'une de ses mains tandis que l'autre pose une échelle contre la façade. Interrogatif face à leurs comportements, je décide d'aller voir ce qui se passe et j'espère que j'obtiendrai des réponses.

« Bon alors, tu y vas ou c'est moi qui m'en charge ? Demande le premier.

- Vas-y toi car moi, j'ai le vertige, répond l'autre.

- Bonjour les jumeaux. »

Les deux petits animaux tournent leur tête dans ma direction et me sourient.

« Bonjour Jaysher, comment vas-tu aujourd'hui ?

- Très bien et vous ?

- Cela pourrait aller mieux si Nook ne nous aurait pas demandé d'installer ce paratonnerre sur le toit de sa boutique. »

Donc, l'objet métallique que l'un d'entre eux tient est un paratonnerre. Je sais que nous sommes en plein mois d'août et qu'ici, c'est le mois des orages mais pourquoi prendre cette précaution maintenant alors qu'elle aurait déjà dû être installée depuis fort longtemps ? Parfois, les décisions du gérant m'étonnent beaucoup. Il manque tellement de logique et puis bon, vu ce qu'il est capable de faire concernant certains articles qu'ils proposent à ses clients, je ne devrais plus être étonné. Alors que je repense à cette fameuse histoire au sujet d'une certaine hygiène des plus discutables, Méli attaque la montée de l'échelle tandis que son frère maintient celle-ci avec ses deux petites pattes avant.

« Méli ?

- Oui Jaysher ?

- Votre contrat comprend une clause concernant les risques que vous encourez lors de vos heures de travail ? »

Subitement, Méli arrête l'ascension de l'échelle et tourne sa tête vers son jumeau.

« Je ne m'en souviens plus. Et toi Mélo ?

- Non plus.

- Mélo, as-tu un exemplaire de ce contrat quelque part à l'intérieur ?

- Il me semble que oui.

- Dans ce cas, va le chercher pendant que je tiens l'échelle à ta place.

- D'accord. »

Ni une ni deux, le frère de Méli quitte l'échelle tandis que je viens le remplacer auprès de celle-ci. Ensuite, l'animal se glisse à l'intérieur du magasin alors que son frangin ignore s'il doit continuer à monter où rester sur le barreau sur lequel il se trouve en ce moment même. Cinq minutes plus tard, Mélo sort du magasin avec une feuille à la main et me la présente dès qu'il arrive à ma hauteur.

« Tiens !

- Merci. »

Nous inversons nos rôles une nouvelle fois et dès que je tiens le document entre mes mains, je ne tarde pas à débuter sa lecture. A la fin de la première connaissance du texte, je suis surpris de n'avoir vu aucune ligne concernant le sujet que j'ai évoqué avec les deux frères. D'ailleurs, je ne manque pas de leur faire savoir.

« Il faut croire que votre patron continue de jouer avec vous. »