Ange.
Alors que je quitte la mairie en compagnie de Miles afin de trouver un endroit pour faire de la boue, mes yeux remarquent un petit détail accroché à l'une des branches de l'un des pins environnant. Voulant savoir de quoi il retourne, je m'approche de l'arbre et une fois devant lui, je me rends compte qu'il s'agit d'un petit personnage tout blanc qui a su attirer mon attention. De plus de sa couleur particulière, l'être porte une auréole au-dessus de sa tête, des ailes sur son dos et une espèce de robe en guise de vêtements.
« Il est mignon ce petit ange. » Me dit Miles.
Je suis d'accord avec lui sur ce fait mais je me demande bien ce que fait cet objet à cet endroit. Alors que je m'interroge sur ce mystère, l'éléphant n'hésite pas à y aller de ses petits commentaires.
« A mon avis, il a été oublié d'un ancien habitant.
- Tu crois ?
- Va savoir. Je pense qu'il a été accroché à ce pin lorsque ce village était en hiver ou tout simplement en train de fêter Noël. »
Cette explication est tout à fait plausible et je me rends compte que Miles est beaucoup plus intelligent qu'il ne le laisse paraître. D'habitude, il n'arrête pas de parler de nourriture alors que l'intérieur de sa maison ferait davantage penser à une salle d'entraînement. Au tout début de notre rencontre, lorsque je me suis rendu chez lui, j'ai cru que j'avais affaire justement à un sportif. Toutefois, dès qu'il a ouvert sa bouche pour me raconter ses exploits gastronomiques, j'ai très vite changé d'avis à son sujet.
« Je pense qu'on peut faire de la boue à cet endroit. »
Je regarde dans la direction qui bénéficie de l'attention de Miles et je m'aperçois qu'il s'agit d'une petite zone se trouvant à quelques centimètres de l'arbre. Le sol est sec et craquelé mais l'éléphant ne se décourage pas.
« Bon, il nous faut un arrosoir, une pelle et c'est tout je crois, dit-il.
- Qui se charge de quoi ?
- Je veux bien m'occuper de la pelle si tu es d'accord ?
- Pas de soucis.
- Dans ce cas, on se donne rendez-vous ici dans cinq minutes, le temps qu'on aille chercher ce que l'on a besoin. »
En guise de réponse, je me contente de hocher positivement de la tête et une poignée de secondes plus tard, nous sommes de nouveau ensemble, notre outil dans les mains. Très vite, Miles dirige le pommeau de l'arrosoir vers le sol et celui-ci libère plusieurs jets d'eau afin de mouiller le morceau de terrain. Une fois que la terre se colorise, l'éléphant me donne des directives.
« Regarde si tu peux commencer à creuser un trou s'il te plaît. »
Je m'active aussitôt et la terre est beaucoup plus facile à pratiquer une fois qu'elle se retrouve imbibée d'eau. Afin de poursuivre dans ses actes, Miles continue de mouiller l'endroit et peu de temps après, je m'aperçois que je viens de creuser un très beau trou.
