Pendant quatre jours, les négociations furent houleuses entre Thranduil et Thorin. S'ils tentaient tous les deux de faire fi de leurs préjugés, ils n'y parvenaient pas tout à fait. Le nain se souvenait de sa détention et du refus des elfes d'aider Erebor lors de la venue de Smaug. Le roi des elfes ne se souvenait que trop des cadavres de ses sujets, tués parce que le roi sous la montagne avait voulu reconquérir son trône. Tous deux continuaient d'éprouver une profonde rancune l'un envers l'autre. Que les guérisseurs de Thranduil l'aient soigné des semaines durant et lui aient sauvé la vie accroissait la hargne de Thorin. Avoir une dette envers le royaume des forêts et Thranduil était ce qu'il abhorrait le plus.
Avec sa longue barbe sertie d'onyx noirs comme son grand père, sa couronne sur la tête, le nain bondit sur ses pieds à une nouvelle pique de Thranduil. Il tendit un doigt accusateur vers le roi des elfes.
« Et qu'est-ce que vous en savez de la gestion des ressources d'Erebor ? gronda Thorin. Les oreilles pointues vivent dans des forêts et ne les quittent pas ! Mon royaume est riche !
— Une montagne restera toujours une montagne ! rétorqua Thranduil avec autant de hargne que le nain, les yeux brillants de colère. Vous aurez beau creuser au plus profond, vous en resterez prisonnier ! Que ferez-vous si vous êtes assiégés ? Combien de temps tiendront vos provisions ? Vous dépendez de vos accès extérieurs et des cultures qui poussent sur les versants d'Erebor ! Même un orque sait que les brûler vous condamnerait à mourir de faim, terrés dans vos tanières humides !
— Erebor n'est pas humide ! Même nos cellules sont bien plus saines que votre salle du trône ! »
Thranduil, épuisé et furieux, bondit sur ses pieds, les sourcils froncés et le visage crispé de fureur. Bien mal lui en prit. Il se rattrapa à la table de justesse. Ses doigts se serrèrent sur le bois. Ses yeux fixés sur le sol, il lutta pour rester debout. Tout plutôt que s'effondrer lamentablement devant les nains ! Ses jambes se mirent à trembler. Il parvint à se rassoir presque normalement dans son fauteuil.
Il croisa le regard de Thorin. La colère ne l'avait pas quitté. Au bout d'une ou deux minutes d'un silence pesant, Thranduil esquissa un vague signe de la main.
« Nous n'arriverons à rien ce soir ! déclara-t-il. Je vous verrai demain matin. D'ici là, j'espère qu'un peu de bon sens reviendra !
— Je peux en dire autant de votre caboche ! s'exclama vertement Thorin. Erebor n'est pas vulnérable et ne le sera jamais ! »
Les nains s'inclinèrent et prirent congé, tous s'inclinant devant Thranduil sauf Thorin qui sortit la tête haute, hautain et buté. Balin soupira. Des négociations entre roi sur des sujets aussi délicats n'étaient jamais faciles. Des négociations avec des têtes de mules comme ces deux-là étaient encore pire ! Il excusa un léger sourire d'excuse à l'intention de Lorthal. Un instant, il eut l'impression que l'elfe le lui rendit, comme pour s'excuser du comportement emporté de son propre roi.
Lorsque la porte se fut refermée sur les nains, Thranduil poussa un soupir las et se laissa aller dans son fauteuil. Il laissa sa tête reposer contre le dossier en bois. Ses épaules s'affaissèrent et il relâcha la tension de ses muscles. Il ferma les yeux, savourant la quiétude du silence, trop rare depuis la venue des nains.
Les derniers jours avaient été une véritable torture. S'il n'y avait pas eu ses potions, il n'aurait jamais tenu le coup. Pourtant, à plusieurs reprises, il avait craint que ses forces ne le trahissent. Comme avec ce vertige qui l'avait pris par surprise.
Il se pinça l'arête du nez. Il ferma les yeux. Immédiatement, ses conseillers se rapprochèrent. Lorthal posa une main réconfortante sur son épaule.
« Je suis fatigué, avoua-t-il. Je n'irai pas dîner en bas.
— Je vous ferai monter votre repas. »
Thranduil hocha distraitement la tête. Il rassembla ses forces et quitta la pièce.
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Après avoir quitté Thranduil, Thorin se promena dans les Cavernes seul. Il était tard. La discussion avait débutée tôt dans la matinée et ne s'était terminée qu'à onze heures du soir, avec à peine quelques pauses pour se dégourdir les jambes et prendre une collation. A plusieurs reprises, les conseillers de Thranduil avaient voulu mettre fin à la réunion. En plein dans les négociations, Thranduil avait rabroué son conseiller publiquement.
Ses pas le menèrent aux portes des Cavernes. Fermées pour la nuit, il s'en approcha, curieux de savoir s'il pourrait les traverser. Il posa la paume sur la surface du bois. Un bref instant, ce fut comme si le matériau l'étudiait. Thorin recula prestement. A sa grande stupéfaction, la porte s'ouvrit.
« Eh bien, voilà la preuve que nous ne sommes pas prisonniers », murmura-t-il.
Devant lui s'ouvrait le chemin étroit des elfes. Il passait au-dessus de la rivière enchantée et disparaissait entre les arbres aux troncs sombres et aux feuillages inquiétants. Le vent grondait et faisant chanter sinistrement les feuilles. En dessous, sous le pont, la rivière enchantée grondait. Le nain n'avait pas oublié le sortilège qui habitait les eaux, œuvres d'un puissant Roi des Elfes pour protéger son peuple.
Thorin frissonna. Il recula. Les portes se refermèrent.
Par curiosité, il descendit dans les cuisines puis dans les caves à vin. Les elfes le regardèrent faire, mi gênés, mi offusqués de le voir revenir sur le lieu de son méfait. Comme lors de son évasion, les tonneaux attendaient qu'on les balance à travers la trappe du sol. Il nota toutefois que le mécanisme avait été changé : il fallait à présent deux elfes portant chacun une clef pour les mettre à l'eau.
Thorin tourna les talons et remonta dans ses quartiers. Lorsqu'il ouvrit la porte, il découvrit que les nains finissaient de prendre une seconde collation, à leur manière. Les chopes de bière s'empilaient sur les tables. Les assiettes de fromages, probablement pillées aux cuisines quand les cuisiniers leur ont tourné le dos, étaient quasiment vides. Des viandes froides complétaient l'ensemble. Oin s'empara d'une cuisse de poulet et y mordit à pleine dents.
Thorin se laissa tomber sur le premier fauteuil qu'il trouva. Il se servit les restes du fromage qu'il étala sur une épaisse tranche de pain aux herbes. Les quantités prévues par les elfes étaient trop légères pour eux…même si ces deux derniers jours elles avaient considérablement augmenté.
« Bonne promenade ? s'enquit Borrin, un jeune nain qui n'avait pas été convié lors de l'entretien.
— Tranquille. Trop d'elfes !
— Nous devrions parler, déclara Balin. De Thranduil.
— Ah ! J'ai eu assez à faire avec lui pour un siècle au moins !
— Thorin ! le rabroua Balin. Je pense qu'il ne va pas bien. As-tu remarqué ses tremblements ?
— Et alors ? Moi aussi j'arrive à peine à me retenir de le frapper !
— Thorin, ce n'est pas une plaisanterie ! Il a une mine affreuse.
— Les elfes ont toujours une tête affreuse ! s'exclama Thorin.
— Je crois qu'il a été blessé, estima Ori, le nain le plus discret de la compagnie. Ses conseillers sont inquiets pour lui.
— Sévèrement si les effets ont duré tant de semaines, approuva Oin qui avait soigné les blessures des membres de la Compagnie. Les elfes guérissent vite. Je pense que s'il est parti pendant les pauses, ce n'était pas pour nous éviter. Elles étaient toutes espacées de trois heures. Peut-être prend-il des médicaments ou a-t-il besoin de se reposer ? »
Thorin resta silencieux, pensif. Il se servit une chope de bière. Il n'avait pas fait attention mais maintenant qu'Oin le mentionnait, Thranduil allait mieux au retour de chaque pause. Et ce malaise de ce soir ? L'elfe était devenu aussi pâle qu'un mort quand il s'était levé.
Le nain passa une main distraite dans sa barbe. Cela donnait un tout autre éclairage sur ces négociations. La situation était-elle si désespérée que Thranduil devait monter au front en personne combattre les araignées ? C'était inquiétant. Sans la Forêt Noire, le flanc ouest d'Erebor et du Val serait vulnérable et ils perdraient leur plus puissant allié. Maudit Gandalf ! S'il avait pressé Thorin de mettre en place ces négociations, c'était uniquement parce qu'il était au courant !
« Thranduil aurait dû le dire ! Nous aurions pu envoyer des émissaires plutôt qu'organiser un tel sommet.
— L'aurais-tu dit si tu avais été blessé ? s'amusa Balin. S'il y a une chose que nains et elfes ont en commun, c'est bien le fait d'être borné !
— Je l'admets, concéda Thorin de mauvaise grâce. Ah ! J'aimerais bien savoir quel est l'état réel de la Forêt Noire !
— L'Ennemi craint les elfes, rappela Ori. Ils seront les premiers à être frappés. Ce sont les mots de Gandalf !
— Des jours sombres nous attendent ! reprit Balin. Si la Forêt Noire tombe, Erebor et le Val seront vulnérables. »
Thorin soupira. Il réfléchit longuement. La question n'était pas de savoir ce qu'il pouvait faire mais ce que Thranduil accepterait qu'il fasse. Il savait que le Roi des Elfes ne tolérerait jamais qu'il l'assiste militairement dans sa guerre contre les araignées. Ce serait un aveu de faiblesse. Et une insulte : Thranduil avait tout fait pour masquer ses troubles. Il y serait parvenu sans l'observation attentive des nains. A vrai dire, Thorin se demandait même s'il devait amener le sujet sur le tapis ! Quelle serait la réaction de l'elfe s'il lui avouait connaitre sa faiblesse ?
« Il a raison sur un point, concéda Thorin. Erebor est vulnérable en cas de siège. Nous devons pouvoir produire une partie de notre nourriture à l'intérieur de la Montagne sans soleil naturel. Un élevage aussi si nous le pouvons. La viande se conserve mieux sur sabots que dans du sel !
— Il ne s'y est pas opposé, jugea Balin. J'ai discuté avec des elfes au dîner. Ils ont plusieurs prés dans leurs cavernes.
— Pas opposé ? Il m'a…
— Si tu avais été un peu plus diplomate, coupa Balin, l'issue de la conversation aurait été bien meilleure ! »
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La guérisseuse en chef rangea les potions. Elle sentait que son roi était furieux contre elle et les guérisseurs. Il devait terminer un rapport mais elle sentait que cela ne durerait pas.
Dans sa rage, les mains de Thranduil le trahirent à nouveau. Elles tremblèrent si violemment que la pointe de la plume transperça le parchemin puis la plume lui échappa. Le roi observa la tâche d'encre noire sur la couverture, les lèvres serrées, le regard furieux et le visage affreusement pâle. La crise mit du temps à passer. Beaucoup plus que les autres. Finalement, Thranduil laissa exploser sa colère contre la guérisseuse.
« Six semaines ! Vous aviez dit six semaines ! Ai-je l'air guéri ? Je ne pourrais me lever sans les potions ! Je suis incapable de tenir une plume ! C'est à peine si j'arrive à tenir mes couverts !
— Oui, sire. Six semaines de repos complet ! Une n'étaient pas passée que vous repreniez déjà les rênes du royaume ! Deux et vous dictiez des rapports et surveilliez des patrouilles ! Trois et vous vous leviez contre mon avis ! Toutes les potions ne remplaceront jamais le repos, sire !
— Augmentez-les !
— Non sire !
— Augmentez-les, c'est un ordre ! insista vertement Thranduil.
— Sire, nous allons devoir les réduire ! »
Thranduil écarquilla les yeux. Diminuer ses potions ? Il ne tenait que grâce à elles !
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Lorthal pénétra dans la chambre du roi. En dépit de ses conseils lors des pauses, il n'était pas parvenu à convaincre Thranduil de se reposer. Au contraire, l'elfe avait multiplié les drogues pour tenir le coup, prenant à peine une vingtaine de minutes pour se changer les idées entre deux séances de discussion. Résultat, le soir venu, il tenait à peine debout.
Mais avait-il réussi à le dissimuler aux nains ? Le vieux conseiller n'était pas convaincu. Balin lui semblait être un nain sage et observateur, plus que l'entêté Thorin. Sa manière de regarder Thranduil l'avait mis très mal à l'aise. D'autant que l'elfe avait eu des tremblements plusieurs fois au cours des derniers jours. Leur nombre ne cessait d'augmenter, aggravés par la fatigue de l'elfe.
La guérisseuse quitta la chambre du roi, le visage fermé. Elle fit signe au conseiller de venir avec elle.
« Il ne peut continuer à prendre autant de potions, déclara sombrement Näelnoth. Sa santé ne tiendra pas ! Tant de drogues se transformeront en poison. Sans compter qu'elles perdent peu à peu de leur effet !
— Pourrez-vous les diminuer après le départ des nains ? Ils ne resteront plus qu'une petite semaine ! Thranduil ne me laissera pas mener les négociations et il n'a pas les forces pour s'en passer !
— Thranduil me l'a demandé aussi. Je peux. Seulement, plus il sera fatigué, plus les séquelles seront visibles. Son corps ne supportera pas d'être surmené comme aujourd'hui ! S'il ne veut pas s'effondrer devant le roi nain, il doit prendre garde.
— Je le lui dirai.
— Le dire, je l'ai déjà fait ! s'emporta la guérisseuse. Empêchez-le d'outrepasser ses limites ! Garder votre roi en vie fait partie de votre travail, premier conseiller ! Et veillez à ce qu'il se restaure convenablement ! »
Lorsque Lorthal pénétra dans la chambre de Thranduil, la réprimande tournait et retournait sans cesse dans son esprit. Thranduil se reposait dans son lit, le visage affreusement pâle.
Silnarën ramassait les couverts et les bols encore remplis. Thranduil n'avait pas beaucoup mangé à midi, tant il redoutait que ses mains le trahissent auprès de Thorin. Lorthal adressa un hochement de tête distrait au serviteur. Lorthal soupçonnait qu'il ne craigne d'être empoisonné une seconde fois. Nul ne pouvait le lui reprocher.
Thranduil ouvrit les yeux quand il entendit la porte se refermer. A présent qu'il était dans l'intimité de sa chambre, il se permit de se départir de son expression austère et froide pour laisser transparaitre ses traits tirés et sa grande fatigue. Ses yeux clairs rencontrèrent le regard sombre de son conseiller.
Thranduil indiqua d'un geste à son conseiller de venir à ses côtés. Ce dernier soupira et obéit à son roi.
« Je me suis fait gronder par Näelnoth comme si j'étais un enfant pris en faute ! » annonça le conseiller.
Thranduil esquissa un sourire fatigué.
« Moi également, avoua-t-il. Cela m'a rappelé le temps à Doriath quand j'étais encore enfant. »
Son visage s'éclaira d'un mince sourire. Doriath ! Un joyau parmi les joyaux, aussi magnifique que l'était la Lothlorien aujourd'hui. Ses souvenirs des sublimes Cavernes de Thingol et des arbres purs, si longtemps hors de portée du mal, étaient toujours intacts des milliers années après sa chute.
« J'aurais dû retarder davantage ce sommet, déclara Thranduil. Je ne pensais pas souffrir autant après tant de semaines !
— La douleur est-elle forte ?
— Non, ce n'est pas de la douleur physique. Que fait Thorin ?
— Il s'est promené un moment avant de retourner dans ses appartements. La plupart y sont également. Quelques nains errent dans nos murs. Je ne pense pas qu'ils soient très à l'aise.
— Ils semblaient satisfaits de l'accueil, jugea Thranduil. Cependant, je pense que les repas ne leur plaisaient pas.
— Je l'ignore. Les cuisiniers m'ont averti qu'ils sont passés chercher des fromages et de la bière. Ils en rajouteront demain midi. Je crains que nos prévisions n'aient été en dessous de la réalité. Même si nous avons doublé les quantités ! Ce sont des ogres… »
Thranduil approuva.
« Prolonger la route d'Erebor est une bonne idée, murmura-t-il. Cela demandera de nombreux ouvriers et des soldats pour éviter les raids d'orques ou d'araignées près de nos frontières. Nous ne pouvons-nous le permettre pour le moment.
— C'est vrai sire. Nos patrouilles sont focalisées sur l'est pour protéger la route des nains et vers le sud pour contenir l'avancée des araignées. Cyriel m'a fait un rapport en début d'après-midi sur la progression des patrouilles. Il n'y a pas eu de blessé depuis trois jours. Sept nids ont été détruits hier. Trois autres devaient l'être aujourd'hui. Deux l'ont été grâce à Dilnis. Sa patrouille devient plus efficace chaque jour.
— Je la féliciterai quand je la verrai. Cette elfe est prometteuse. Elle finira capitaine de la garde si elle continue comme cela.
— Sans doute, sire. Je l'enverrai vous voir quand vous aurez le temps, après le départ des nains.
— Avant. Elle n'a qu'à se joindre à nous pour le repas. J'en ai assez de discuter avec des nains à table ! »
L'exaspération de Thranduil amusa son conseiller. Il fallait bien avouer que lui également ne trouvait plus grand-chose à leur dire.
Thranduil soupira. Il remonta sa couverture.
« Les nains voudront notre aide pour installer des prairies souterraines, reprit le roi. Thorin assure le contraire mais il sait qu'il est vulnérable. Un siège trop long lui serait fatal. Ils n'ont pas assez de réserves. Le Val commence juste à construire leur pays. Défricher les terres détruites par Smaug leur prendra du temps. Ils doivent pouvoir supporter un siège sans accès extérieur durant des mois... Peut-être des années ! Pour eux mais aussi pour les hommes du Val. Bard se réfugiera dans Erebor s'il ne peut défendre ses villes. Sous peu, les hommes seront plus nombreux que les nains. Les accueillir dans la montagne mettra les ressources de Thorin en difficulté.
— Nous pourrons leur envoyer certains de nos paysans.
— Je n'obligerai pas mes gens à résider à Erebor des mois durant sans contrepartie. La route pourrait suffire mais j'espère obtenir davantage.
— Nous en parlerons demain, sire. Ou je vais encore me faire gronder ! »
Sans laisser à son roi le temps de protester, le conseiller souffla les bougies et quitta la chambre en silence. Il n'avait pas refermé la porte que Thranduil dormait.
Dans le salon privé, Silnarën attendait les ordres. Il nettoyait les rares bibelots qui égayaient la pièce.
« Le roi dort, déclara le conseiller. Ne le dérangez pas. »
Pas beaucoup de nain dans le prochain chapitre mais je vais me rattraper dans les suivants. Deux petits chapitres de transition avant les ennuis...et les gros.
Le temps de faire un petit tour vers les rescapés de Dol Guldur et les nains reviendront, ne vous inquiétez pas ! Nous n'en avons pas fini avec Thorin, Balin et Oin.
