A l'aube du dixième jour des négociations, les nains empaquetèrent leurs affaires. Ils durent soulever les fauteuils pour retrouver les babioles et les vêtements qu'ils avaient égarés dans leurs appartements. Les malles s'empilèrent dans les carrioles. Les sacs furent déposés devant les portes, prêts à être accrochés aux selles.
Les elfes ramenèrent les poneys de trait. D'une simple demande de la voix de leur part, les petits animaux se placèrent entre les brancards, prêts à être sanglés.
« Frimeurs ! » marmonna un nain.
Il entrava les animaux sans pour autant les sangler à la carriole. Il était encore trop tôt pour cela, ils ne partiraient pas avant quelques heures. D'autres nains descendirent de leurs quartiers, ramenant plus de malles et de sacs. Des elfes les rejoignirent avec d'autres paquetages, cadeaux de leur part à leurs invités.
Thorin n'était pas parmi eux. Il était dans la bibliothèque en compagnie de Thranduil. Tous deux relisaient une dernière fois l'accord, rédigé au cours de la nuit par Balin et Lorthal après des jours de discussion tendue.
L'elfe arborait un long manteau gris-bleu, une couleur plus volontiers portée par Thorin que par lui. Trois bagues brillaient sur ses doigts, rappelant son élégant collier. Ses tresses fines étaient nouées à l'arrière de sa tête et tombaient gracieusement dans son dos.
Le nain, lui, était resté plus simple en considération du voyage qui l'attendait. Il avait revêtu sous le manteau bleu nuit portant ses armoiries une tunique pratique agrémentée d'une épaisse ceinture en cuir garnie de pierres précieuses. Il avait logé des gemmes noires dans sa barbe. Ces discrètes perles noires, de la taille d'un ongle, brillaient lorsqu'il bougeait. Sa couronne en fer délicatement ouvragée reflétait les lumières.
En attendant que son hôte termine sa lecture, Thorin s'était levé des confortables fauteuils pour inspecter les livres. Depuis qu'il était roi, il avait décidé d'en apprendre plus sur ses voisins et alliés. Hors de question de paraitre rustre ou illettré ! Ou pire, ne pas comprendre ce qu'on disait devant lui et passer pour l'idiot. Il avait décidé d'apprendre l'elfique. Il n'avait pas dépassé l'alphabet et les questions basiques mais ce fut suffisant pour lire les titres. Il caressa le dos des couvertures, sentant la douceur du cuir âgé sous ses doigts.
Lorsqu'il se retourna, il se rendit compte que l'elfe l'observait avec attention au lieu de relire leur convention. Assis dans le fauteuil principal, ses longues jambes croisées, Thranduil observait son invité avec attention. Ses yeux gris brillaient.
Le nain haussa les sourcils, surpris mais loin d'être décontenancé. Ces derniers jours avaient été riches en rebondissements. Lui comme l'elfe avaient dû mettre de l'eau dans leur vin.
Thorin retira sa main des livres et s'éloigna des étagères. A la place, il écarta l'un des rideaux couvrant partiellement l'une des arches, sortit et s'accouda à la balustrade de la terrasse. Elle lui arrivait aux épaules mais il n'en avait cure : la vue était magnifique, contrastant entre le haut plafond traversé d'arbres gigantesques et ceux, plus petits, qui formaient comme un jardin pour les elfes, à l'intérieur même d'une forteresse de pierre et de terre. Les lumières qui ressemblaient à s'y méprendre à de petites étoiles renforçaient cette impression surréaliste. Lors de sa première venue, captif, Thorin n'avait pu en apprécier la beauté. A présent, il la reconnaissait sans mal et s'interrogeait sur les techniques de construction.
Thranduil se releva et retourna près du bureau. Il déboucha l'encrier sans mal, les dernières séquelles du poison ayant disparu depuis quelques jours. Il plongea lentement la pointe de la plume dans l'encre noire puis apposa sa signature sur chacun des exemplaires. Lorsque se redressa, Thorin était toujours sur sa terrasse, lui tournant le dos. L'elfe le laissa tranquille et s'installa à nouveau dans son canapé. Sa vue se perdit au loin vers les cimes des arbres. Un léger sourire flotta sur ses lèvres. Comme toujours quand il venait dans la bibliothèque, ses pensées se tournaient vers un jeune elfe à qui il lisait des histoires.
Finalement, Thorin revint dans la bibliothèque. Ses pas lourds sortirent Thranduil de ses pensées. La plume l'attendait sur le bureau en bois fin. Il la négligea et s'installa en face de l'elfe. Ses pieds ne touchaient pas terre alors qu'il s'était profondément enfoncé dans le fauteuil. Très confortable au demeurant, comme il le constata en laissant glisser une main sur l'accoudoir. A son tour, il dévisagea Thranduil, notant son teint pâle légèrement gris, les légers cernes sous les yeux –les premières qu'il voyait sur un elfe !- et ses vêtements un peu trop larges pour lui.
« Vous avez l'air fatigué, observa finalement Thorin.
— Comme n'importe quel elfe qui vous aurait supporté si longtemps ! » lui rétorqua vertement l'elfe.
Ereinté aurait été un terme plus convenable, songea Thranduil. Les derniers jours s'étaient transformés en marathon. Même s'il avait été forcé de ralentir le rythme et de se reposer plus qu'il ne l'aurait souhaité et avait repris du poids comparé aux semaines précédentes, il restait marqué.
Le nain esquissa un sourire, acceptant le refus de l'elfe de parler de sujets trop personnels. Thorin savait qu'il allait mal, Thranduil savait qu'il savait. S'ils avaient passé les derniers jours à prétendre que tout allait parfaitement bien, ils pouvaient continuer encore un peu.
A sa grande surprise, l'elfe reprit la conversation, le regard toujours tourné vers l'extérieur vers la cime des arbres qu'on voyait même installés dans le salon.
« Je vais bien, assura-t-il. Ce n'est qu'une question de temps.
— J'en suis heureux.
— J'ignorais que vous aimiez les livres, reprit Thranduil avec politesse et curiosité. J'ai eu l'impression que vous savez comprendre l'elfique.
— Le lire, en tout cas. N'essayez pas de tenir une conversation avec moi !
— Pour quelle raison l'avez-vous appris ?
— Pour comprendre ce que vous raconteriez en ma présence ! s'exclama Thorin avec un éclat de rire. Comprenez-vous le nain ?
— L'ancien parfaitement mais je n'ai que des notions du récent, concéda Thranduil. Encore que je n'ai pas eu le loisir de le parler depuis des centaines d'années. »
Ils restèrent silencieux un moment. Thranduil se servit un verre de vin. A présent qu'il avait la certitude que sa bouteille n'était pas empoisonnée et qu'elle ne pourrait l'être vu que personne n'avait l'autorisation de pénétrer dans la bibliothèque sans lui, il but sans se priver. Par politesse, Thorin se servit également un verre. Le vin n'était pas sa boisson favorite mais il apprécia le changement.
« THORIN ! »
Le hurlement du nain retentit en provenance du couloir, faisant sursauter Thranduil. L'elfe fronça les sourcils, ennuyé d'avoir été pris au dépourvu et énervé de voir le calme de son havre de paix brisé par un nain.
« THORIN ! »
« Faites le taire ! siffla Thranduil. Et ne vous avisez pas de le faire entrer ici ! »
Thorin s'exécuta de mauvaise grâce. Il resta discuter avec le jeune nain quelques instants dans le couloir avant de revenir dans la bibliothèque. Le moment des confidences avec Thranduil était passé, l'elfe le toisant avec une expression sérieuse et froide. Le nain comprit vaguement que son sujet n'avait pas fait preuve de tact du point de vu des elfes.
« Les gardes n'ont pas voulu le laisser entrer et il en avait assez d'attendre dehors…
— Personne n'a le droit d'entrer ici sans que je ne l'aie invité, révéla Thranduil. Ils n'ont pas même le droit de frapper à la porte !
— C'est un peu excessif, non ? »
A la grande surprise de Thorin, Thranduil esquissa un sourire et ses yeux brillèrent étrangement. Il garda un regard absent de longues minutes avant de reprendre pied dans le présent.
« Quand vous aurez un enfant, Thorin Ecu de Chêne, gardez toujours une pièce où vous pourrez n'être qu'à lui. Chaque fois que je venais ici avec mon fils, les affaires de la Forêt Noire attendaient sur le seuil. Il n'y avait plus que nous deux. Je vous conseille d'avoir une pièce comme celle-ci à Erebor. Un roi est sans cesse occupé mais le prince doit avoir un père. »
Thorin acquiesça distraitement. Balin était le seul de ses conseillers à ne pas insister pour qu'il se marie, le connaissant assez pour comprendre qu'il faisait le deuil de Fili et Kili, deux nains qu'il avait élevés et qu'il aimait comme ses fils. Plus tard, il trouverait une épouse.
Ils restèrent assis en silence à nouveau, jusqu'à ce que Thorin se relève. Il s'empara d'un exemplaire de l'accord et retourna se lover dans le fauteuil, les jambes croisées. L'un était écrit en elfique, l'autre en Khuzdul. La signature de Lorthal, qui comprenait la langue des nains, et de Balin qui comprenait la langue des elfes sur chacun des papiers attestaient que le contenu des actes était identique. Une précaution inutile si Thranduil comme Thorin comprenaient le langage de l'autre.
Le nain se redressa. Il reposa les papiers sur le bureau, prit la plume et apposa son nom à côté de celui de Thranduil. L'accord le satisfaisait pleinement. Il organisait leur réaction face à une invasion du sud, garantissant que chaque royaume arriverait rapidement au secours de celui assiégé. C'était l'économie qui sortait grande gagnant de leurs tractations : Thorin avait obtenu qu'une dizaine d'elfes viendrait à Erebor construire des prairies et des champs souterrains, bien à l'abri au cœur de la montagne. En échange, il construirait la route menant à la Forêt Noire. Il s'était aussi engagé à ce qu'au moins deux convois de nains marchands atteignent les Cavernes par mois.
Thorin enroula son exemplaire de l'accord et le glissa dans sa veste.
« Je n'aurais jamais cru dire cela un jour, avoua Thorin, mais j'ai apprécié mon voyage.
— Moi de même, Roi sous la Montagne. Nous nous reverrons bientôt.
— C'est certain. »
Thorin prit congé. Resté seul, Thranduil passa une main lasse sur son visage. Il était éreinté. Il laissa sa tête reposer contre le fauteuil, s'abandonnant à un repos bien mérité. Il n'avait pas obtenu autant qu'il l'avait espéré mais l'intérêt de la Forêt Noire était préservé. Son royaume s'en retrouverait grandi. Des accès rapides vers l'est seraient nécessaires dans les temps difficiles.
Il laissa échapper un soupir et se releva. S'il s'endormait maintenant, il ne serait jamais réveillé à temps pour assister au départ des nains. Il termina son troisième verre de vin et rejoignit sa terrasse. L'odeur des livres s'effaça devant l'odeur des pins. Le printemps se terminait. L'été tenait pour le moment toutes ses promesses. Les bourgeons s'annonçaient aussi magnifiques que les années précédentes, jusque ceux à l'intérieur des Cavernes.
Au bout d'une dizaine de minutes, ses oreilles aiguisées perçurent le bruit d'une compagnie sur le départ. Les nains ne tarderaient pas, il était temps qu'il descende.
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Le temps filait. Thorin, en tête de la compagnie, attendait que Thranduil daigne les rejoindre. Son retard était-il une vengeance pour sa téméraire conversation ? Le Roi sous la Montagne n'avait jamais été patient. Perdre son temps devant ses propres nains, sous le regard de centaines d'elfes des bois empirait encore la situation. Lorthal avait bien essayé de démarrer une conversation. L'humeur exécrable de Thorin mena ses efforts à néant.
Au bout d'une quarantaine de minutes d'attente près de son poney, Le roi sous la montagne croisa les bras et toisa les elfes les plus proches avec une hargne non dissimulée. Son escorte n'était pas davantage discrète. Les nains échangèrent des paroles que chaque elfe à cent mètres à la ronde pouvait entendre. Devant certains propos, quelques-uns en eurent les oreilles rouges d'humiliation.
« Thorin ! le rabroua gentiment Balin. Thranduil doit avoir une bonne raison.
— J'espère bien ! » bougonna le roi nain.
Lorthal ne semblait pas non plus rassuré. Il jetait de fréquents coups d'œil vers l'escalier qui menait aux appartements du roi. A trois reprises, il s'excusa et quitta la scène pour disparaitre un moment. A chacun de ces retours, sa mine s'assombrissait. Il ne parvenait pas à cacher son inquiétude. Petit à petit, celle de Thorin s'accrut également. Que se passait-il ? Cela ne ressemblait pas à Thranduil ! Il n'insulterait jamais un roi invité ni ne se soustrairait à ses devoirs. C'était une chose que Thorin respectait chez lui. En dépit de son mauvais caractère, il servait son peuple mieux que personne.
Des serviteurs approchaient régulièrement Lorthal et lui chuchotaient quelques mots à l'oreille que les nains ne pouvaient percevoir.
Thorin frappa le sol du pied. Ils étaient censés partir à dix heures. Ils avaient une heure trente de retard !
« Où est-il ? gronda Thorin.
— Roi Ecu-de-Chêne…
— Je vous ai posé une question, oreille pointue !
— Mon roi n'a pas quitté la bibliothèque après votre départ… »
Thorin confia les rênes de sa monture à un jeune nain qui le servait. Il gravit à grandes enjambées les marches de l'escalier, des elfes et des nains sur les talons. Il atteignit le grand couloir qui conduisait aux appartements de Thranduil en quelques secondes. Il manqua de percuter un grand elfe et ne l'évita qu'à la dernière seconde.
Devant lui, les deux gardes discutaient à voix basse avec une elfe aux cheveux blancs. Lorsqu'elle tourna son visage vers le nain, Thorin découvrit un visage ridé –le premier qu'il voyait chez un elfe !- aux yeux marron. Les cheveux bruns striés de blancs attachés dans son dos, elle toisa le nain de haut en bas. Engoncée dans une robe longue, elle tenait fébrilement une sacoche à la main. Leur conversation cessa lorsque le nain s'approcha.
A quelques mètres, les gardes le regardèrent arriver avec gêne et inquiétude. Eux-mêmes restaient stationnés devant la porte de la bibliothèque, raides et hésitants, les mains serrés en poings.
« Thranduil est toujours là-dedans ? demanda brutalement Thorin.
— Monseigneur, je vous prie de bien vouloir attendre en bas, murmura faiblement un garde. Je suis certain que mon roi va vous rejoindre…
— Ce soir, vous voulez dire ? Ou peut-être demain ? Fichez-moi le camp et laissez-moi passer ! Si je ne retourne pas à Erebor, il ne l'aura jamais, sa route ! Et il n'est pas question que je parte comme un voleur ! »
Ou comme un prisonnier, songea un garde.
Thorin tenait à ses honneurs de roi et d'invité, il n'en démordrait pas. Ce n'était pourtant pas la seule raison de sa colère. Les elfes attendaient devant la porte, incapables de la pousser pour savoir ce qui retenait leur roi. Leur inquiétude était visible mais ils refusaient de briser la règle à laquelle Thranduil était si attaché.
Jamais un nain n'aurait un tel comportement. Ils préféreraient tous se faire enguirlander en outrepassant les ordres plutôt qu'en attendant bêtement devant une porte fermée.
Le nain s'avança. Les appels seraient vains, Thranduil avait déjà dû l'entendre. A la place, Thorin bouscula l'elfe le plus proche et abattit durement son poing fermé sur la porte. Les gardes n'osèrent se saisir de lui pour l'écarter. Pour autant, la violation flagrante des ordres de leur roi les mettait mal à l'aise. La porte resta close.
Au bout de vingt minutes, Thorin en eut assez. Il posa la main sur la poignée. Un garde attrapa son poignet. Pour un elfe, il avait une force remarquable mais il ne pourrait jamais rivaliser avec les muscles des nains. Thorin ne flancha pas.
« Vous me faites perdre mon temps ! gronda le nain. Le prince est dans le nord, Thranduil n'a aucune raison de laisser la porte fermée !
— Ce sont les ordres…
— Abruti ! Thranduil n'insulterait jamais un roi allié ! N'avez-vous donc pas compris qu'il a dû se sentir mal ? Et vous restez à garder la porte comme de bons chiens bien dressés !
— Mon roi va bien, Roi Thorin écu de Chêne, déclara vertement la vieille elfe.
— Vous avez vu sa tête ? rétorqua vertement Thorin.
— Et vous, avez-vous vu à qui vous vous adressez ? Je lui ai fourni les potions habituelles il y a moins de deux heures. Notre roi doit se reposer. Il lui arrive ces temps-ci de dormir si profondément que rien ne peux le réveiller. Je ne suis pas inquiète.
— Moi je le suis !
— Allez prendre un repas ou quittez la Forêt Noire, Roi sous la Montagne. La porte est fermée et le sera jusqu'à ce que mon roi accepte qu'elle s'ouvre. »
Thorin ne partirait pas sans les honneurs qui lui étaient dus, surtout pour une sieste imprévue d'un Thranduil épuisé. Il se campa sur ses courtes jambes, les bras croisés, le regard rivé dans celui de la vieille elfe. Elle n'avait pas l'air méchante, juste décidée à respecter les ordres de Thranduil…comme tous les autres elfes ici présents. Le couloir en était infesté. Les nains se resserrèrent autour de leur roi, Balin et Oin près de lui, parés à toute éventualité. L'alliance était encore trop fraîche pour faire table rase de siècles de haine.
Subitement, à la consternation de tous, Thorin bondit en avant. En deux pas, il fut à la porte, le bras tendu, la main effleurant la poignée. Le garde leva son épée, la lame pointée vers le nain, sans toutefois oser en poser le tranchant sur lui. Ce serait déclarer une guerre.
D'ailleurs, les nains se rapprochèrent. Sans un ordre sec de Balin, ils auraient tous tiré leurs armes de leurs ceintures. Le vieux conseiller, lui, se tenait prêt à s'emparer de sa hache.
« Si vous posez votre lame sur moi, vous serez mort, prévint Thorin, froid et implacable. Je suis déjà entré et je vais le faire à nouveau. Allez-vous m'en empêcher ? Il vous faudrait au moins me trancher le bras ! »
La dernière résistance du garde elfique se brisa. Il baissa son épée sans toutefois la ranger. Thranduil serait plus furieux s'ils restreignaient un roi allié que si ce dernier s'introduisait dans un lieu où il n'avait pas le droit d'aller. Que Thorin soit témoin de la furie de Thranduil, s'il le désirait !
Thorin ouvrit la porte dans un silence de plomb. Il fit un pas en avant, puis un autre, laissant les elfes hors de la pièce. Aucun n'entra. Ils ne jetèrent pas même un coup d'œil à l'intérieur, respectant malgré tout les ordres de leur roi bien aimé.
La pièce était telle qu'il l'avait laissée, presque trois heures plus tôt. A l'exception de Thranduil, allongé sur le sol, dans une mare de sang, une flèche plantée dans la poitrine.
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Merci pour les commentaires !
Essy : oui, tous les nains ont sous estimé Bilbon. Mais je trouve Thorin plus sanguin et c'est le seul à ne pas avoir fait d'effort envers Bilbon (dans le film comme dans le livre).
Finalement, ça n'a pas trop dégénéré entre Thorin et Thranduil. Ils ont bien été forcés de discuter après tout ! Les deux ont le sens du devoir. Le royaume d'abord !
Maintenant, dégénérer, vers la fin...Le retour des nains à Erebor va être un peu...retardé comme qui dirait. J'espère que vous avez aimé, le prochain chapitre sera encore pire ! Thranduil va souffrir...
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