Histoire effrayante.

Tout en poursuivant ma promenade une fois sortie du muséum, j'espère sincèrement que ma petite conversation avec Thibou fera changer les choses concernant sa sœur. Si ce n'est pas le cas, je n'hésiterai pas à revenir pour lui en tenir deux mots et si cela n'est pas suffisant, je ferais le nécessaire en ce qui concerne le musée. Si je me débrouille bien, je pourrais mettre encore beaucoup d'argent de côté d'ici là et ainsi, je pourrais m'offrir ce bâtiment et tout ce qui se trouve à l'intérieur. De toute façon, je pense être l'habitant le plus riche ici et comme je ne sais pas quoi faire de ma fortune, autant que je m'amuse à racheter certains choses du coin pour avoir le monopole dans ce village. D'ailleurs, cela me fait penser que je pourrais agrandir le musée avec une nouvelle aile mais à quoi vais-je consacrer cette dernière ?

Alors que je suis en train de réfléchir à ce projet, je tombe nez à nez avec Teddy. Celui-ci se promenait tranquillement derrière la mairie et lorsqu'il m'a vu, il s'est de suite arrêté pour me parler un peu.

« Bonjour Jaysher.

- Bonjour Teddy.

- Tu as bien dormi ?

- Oui et toi ?

- Pas vraiment. »

Venant de sa part, je me montre un peu étonné de cette réponse. En effet, l'ours est probablement l'habitant le plus sportif du coin et il ne devrait rencontrer aucune difficulté pour s'endormir une fois la nuit tombée. Toutefois, avec ce que je viens d'entendre, je suis en train de me rendre compte que j'avais faux.

« Que s'est-il passé pour que tu ne puisses pas trouver le sommeil ?

- C'est simple. En fin de journée, lorsqu'il faisait encore jour, j'ai été retrouvé Gruyère sur la plage et celui-ci m'a raconté une histoire qui m'a fait froid dans le dos.

- Pourquoi tu as été le voir aussi ? Tu sais très bien que cette souris est loin d'avoir les idées claires.

- Je sais et je l'ai appris à mes dépens. Désormais, lorsque je repense à cette curieuse histoire, je ne peux m'empêcher de trembler tellement elle m'a effrayé. »

Soudain, l'ours se met à frisonner. Je pense que le fait d'évoquer ce sujet le met dans un état second et je ne tiens pas à le voir pleurer de peur ou pire encore, s'évanouir. Il vaudrait mieux changer de sujet mais de quoi vais-je lui parler ? Ha oui, je sais.

« Tu sais, au lieu de passer du temps avec Gruyère, tu ferais mieux de passer chez moi pour dire bonjour Antoine. Je ne sais pas si tu es au courant mais Opélie est la seule qui vient le voir régulièrement et notre facteur se fait royalement chier.

- A ce point ? »

Là, je me contente de hocher positivement de la tête. Après l'avoir mis en garde une dernière fois contre la souris un peu étrange, je reprends mon chemin et me prépare doucement à effectuer ma prochaine rencontre de la journée.