Thorin laissa la main sur le cou de l'elfe, trop hébété pour la retirer. La peau maculée de sang de Thranduil était glacée. Le corps des elfes refroidissait-il si vite après leur mort ou était-ce une conséquence de l'hémorragie ? Le nain l'ignorait. A côté de lui, Oin et Naëlnoth s'affairaient encore autour du corps. Aucun d'eux ne s'était rendu compte que le cœur de Thranduil s'était arrêté, tant ils étaient occupés par ses blessures. Sans doute pensaient-ils qu'il s'était simplement évanoui.

Seul Lorthal, près de son roi, semblait s'être aperçu que quelque chose n'allait pas.

« Sire ? murmura le conseiller. Monseigneur Thranduil ? »

Sa voix hésitante était pleine d'espoir. Il attendait une réponse de Thranduil et aucune ne venait.

Balin, qui venait de comprendre, soupira, les yeux remplis de larmes. Pour être passé par là alors que Thorin gisait, délirant de fièvre, aux portes de la mort, il savait que le conseiller aurait besoin de temps pour assimiler la nouvelle. Le nain prit gentiment la main de l'elfe et lui fit lâcher celle de Thranduil. Les yeux grands ouverts de Thranduil restaient désespérément immobiles.

Thorin relâcha sa prise sur l'elfe, son cœur battant à tout rompre. Il était venu pour des négociations pas pour des funérailles ! La colère s'empara de lui. Celui qui avait fait cela avait torpillé l'alliance d'Erebor et de la Forêt Noire en même temps que tué le roi des elfes ! Dès qu'il ne fut plus maintenu, les épaules de Thranduil s'affaissèrent et il bascula en arrière.

« Il est mort ! déclara sombrement Thorin.

— Il doit juste être inconscient ! déclara faiblement Lorthal. Juste inconscient ! »

Oin secoua malheureusement la tête, anéantissant tous les espoirs de l'elfe. Ses yeux s'emplirent de larmes alors que son regard tomba sur le visage émacié aux yeux grands ouverts du roi Thranduil.

Délicatement, Thorin ferma les yeux clairs de l'elfe.

« Un tel guerrier ne mérite pas une telle mort ! regretta Balin.

— Personne ne mérite d'être assassiné dans sa propre maison ! gronda Thorin. Celui qui a fait cela ne devra pas trouver de repos. Que chaque être des terres libres soit à sa poursuite jusqu'à ce que sa tête se balance au bout d'une pique ! »

Lorthal s'était effondré sur le sol. Le visage caché dans ses mains, il pleurait le troisième roi qu'il avait servi et aimé. Balin lui tapotait maladroitement le dos pour tenter de le réconforter.

Naëlnoth termina les sutures de la plaie. Elle ne perdit pas de temps à ranger ses instruments. Au contraire, elle les laissa tomber à terre pour placer ses mains sur les tempes glacées de Thranduil.

« Pas encore, sire ! mumura-t-elle. Vous n'avez pas le droit de rejoindre Mandos… »

Son âme avait quitté les Terres du Milieu pour arpenter le monde des morts. Toutefois, le lien entre l'esprit de Thranduil et son corps existait encore. Il était ténu, à peine décelable mais au bout de longues minutes d'une patiente recherche, la guérisseuse parvint à le trouver.

L'esprit de Thranduil n'avait pas traversé les portes des Cavernes de Mandos ! Était-il encore temps de le ramener ? Jamais cela n'avait été tenté auparavant ! Pour autant, Naëlnoth n'allait pas baisser les bras. Elle allait au moins essayer !

La guérisseuse remonta le lien ténu pour retrouver l'âme de Thranduil. Elle resta de longues minutes penchée au-dessus du corps immobile de Thranduil sous le regard des nains, figée dans une immobilité parfaite, les paumes de ses mains posées sur les tempes de Thranduil, les lèvres pincées sous l'effort. Tout comme son roi, elle avait cessé de respirer.

Aucun des nains n'osait faire le moindre mouvement de peur de briser la concentration de Naëlnoth. Ils soupçonnaient une magie mais laquelle serait suffisamment puissante pour faire revivre les morts ? Thorin n'en connaissait aucune.

Les doigts fins de la guérisseuse bougèrent enfin sur la peau pâle de Thranduil. Elle ouvrit les yeux, haletant pour reprendre sa respiration. Son corps privé d'oxygène trop longtemps s'effondra sur le sol. Elle y resta étendue, incapable de bouger et de parler. Oin se précipita à son aide. Aller volontairement aux Cavernes de Mandos était une première dans toute sa vie. Elle s'était sentie mourir, son esprit séparé de son corps. C'était une expérience qu'elle hairait renouveler.

« Mon roi… » murmura-t-elle au nain.

Oin échangea un coup d'œil avec Thorin. Le Roi des nains secoua négativement la tête.

« Toujours mort, je suis désolé… »

Thorin attrapa un drap sur le lit d'à côté. Il le posa au bout du lit de Thranduil et le remonta lentement, recouvrant peu à peu le corps de l'elfe.

Thranduil prit une profonde inspiration. Thorin sursauta et laissa tomber le drap.

Respirer fut le seul mouvement de l'elfe : il n'ouvrit pas les yeux, ne bougea pas un muscle. Sans ses côtes se levant et s'abattant à un rythme affreusement lent, sans ce bruit de sifflement effroyable à chaque inspiration à travers les lèvres bleues, Thorin n'aurait jamais cru qu'il était en vie. Mais comment ? Son cœur avait cessé de battre pendant trente interminables minutes ! Pour s'en assurer, il plaqua à nouveau deux doigts sur la carotide de l'elfe. Son cœur battait !

« L'esprit des elfes est convoqué dans les Cavernes de Mandos à leur mort, murmura Lorthal en se redressant, tétanisé devant le soudain réveil de son roi. Nous pouvons refuser mais…je n'ai jamais entendu parler d'un elfe qui en aurait été ramené de force !

— Thranduil n'avait pas encore passé les portes, marmonna la guérisseuse épuisée. Ah ! Je ne peux aller plus loin ! Lui non plus…Maître nain…

— Oui, bien sûr ! s'exclama Oin. Je m'en occupe ! »

Naëlnoth porta la main à son front. Ses forces avaient été consumées par sa tentative désespérée de ramener l'esprit de Thranduil des Cavernes de Mandos. Elle y était à peine parvenue : il ne s'était pas réveillé et restait bloqué entre son corps et le monde des morts. Thranduil ne pouvait revenir mais pouvait encore atteindre les cavernes.

Et il restait encore la flèche fichée près de son cœur !

Thranduil ne survivrait pas à davantage de souffrances. Il était trop faible. Oin l'avait compris. Avec l'aide de Thorin, il appliqua un cataplasme sur les blessures pour lutter contre les infections puis un autre sur la poitrine de l'elfe pour faciliter la respiration. Ils enroulèrent finalement une bande de tissu propre autour du torse du miraculé, prenant bien garde à ne pas bouger la flèche encore dans son dos et à ne pas trop comprimer les côtes de Thranduil. Sa respiration à peine perceptible ne supporterait aucune contrainte.

Ils lavèrent l'elfe du sang qui le recouvrait puis Balin prit un oreiller propre sur le lit d'à côté pour remplacer celui souillé. Thorin réinstalla Thranduil sur les couvertures propres, allongé sur le côté gauche pour ménager ses blessures. Oin cala des oreillers dans le dos et devant la poitrine de l'elfe pour le stabiliser et l'empêcher de basculer sur le dos.

Thorin serra amicalement l'épaule de l'elfe inconscient, triste de voir un puissant guerrier réduit à cet état par une trahison. Nul n'était à l'abri et la situation lui donnait davantage envie de rentrer chez lui. Le pouvait-il ? Pouvait-il sérieusement rentrer chez lui en laissant Thranduil aux mains des siens au risque que le traitre puisse l'approcher une fois encore ?

Aux côtés de Thranduil, Lorthal arrangeait les couvertures. Il écarta affectueusement les mèches de cheveux blonds humides du visage émacié de l'elfe pour les replacer dans son dos. Sa main s'attardait souvent sur la joue de Thranduil dans une douce caresse qu'il ne se permettrait sans doute pas une fois le roi réveillé. La magie qui masquait la vieille brulure s'était dissipée, laissant voir aux nains le visage défiguré de Thranduil. Balin grimaça. Toutes ses années comme guerriers ne rendaient pas la vision de telles mutilations plus aisée.

Thorin se remémora toutes les étrangetés que les nains avaient remarquées au cours de leur voyage. Des araignées trop proches des Cavernes, des conseillers inquiets pour leur roi, un Thranduil trop fatigué…

« Comment a-t-il été blessé il y a quelques semaines ? demanda finalement Thorin. Je pensais à un orque ou à une araignée…un combat, quoi ! Mais je n'en suis plus certain.

— Thranduil a été empoisonné, révéla sombrement Lorthal sans se retourner vers le nains. Plusieurs baies et épines toxiques ont été trouvées dans le vin de Dorwinion. Douze elfes en sont morts ! Thranduil a été le plus atteint, il a eu la chance de survivre. Nous pensions… »

La voix du vieux conseiller s'éteignit. Il baissa la tête et la cacha dans ses paumes, envahi par la tristesse.

« Tout indiquait qu'il s'agissait d'un accident ! gémit-il avec désespoir. Ah ! Si j'avais pris garde !

— Hmf, marmonna Thorin. Je doute que vous ayez pu faire quoi que ce soit ! Thranduil est prudent. Trop, diraient beaucoup de nains. Il n'a jamais pris plus de risques que nécessaires…pour lui comme pour les siens. Il devait se douter de la présence d'un assassin…ou en tout cas il n'a pu en écarter l'hypothèse. »

Thorin laissa échapper un soupir contrit. Il caressa sa barbe, pensif. La guérisseuse, exténuée, s'était profondément endormie sur le lit voisin.

Près de Thranduil, Lorthal reprit sa garde vigilante. Il ne laisserait personne approcher de son roi inconscient ! Inquiet à l'idée que le blessé puisse finalement mourir, le conseiller gardait une main posée sur la poitrine bandée qui se soulevait trop peu et trop lentement.

Il n'y avait plus rien que les nains puissent faire.

« Vous devez parler à votre peuple, conseilla Thorin.

— Je ne peux le laisser ! s'exclama désespérément Lorthal.

— Oin et deux autres de mes soldats resteront dans cette chambre. Ils ne quitteront pas Thranduil du regard ! »

Le vieux conseiller finit par s'éloigner, les épaules voutées sous le chagrin, la tunique finement brodée de discrets motifs tachée de sang, l'expression hagarde de celui qui ne comprend pas tout à fait ce qui lui arrive. Balin ne l'enviait pas. Lui-même était proche de cet état durant les trois semaines que Thorin avait passé inconscient à Dale, délirant sous la fièvre, ses nombreuses blessures infectées et se rouvrant à chacun de ses mouvements. Il avait fallu tous les efforts d'un guérisseur elfe pour le sauver.

Lorthal devrait en informer les siens. Pour cela non plus, le vieux Balin ne l'enviait pas. Que Thranduil soit entre la vie et la mort était assez grave. Informer les elfes sylvains que l'un deux avait commis cette tentative de meurtre ne ferait qu'aggraver la situation de la Forêt Noire, déjà compromise militairement. Legolas, la seule personne apte à assurer la régence et assurer de la stabilité au royaume, était dans le Nord auprès des rôdeurs.

Thorin quitta l'infirmerie, emmenant Balin avec lui mais laissant Oin et Ori surveiller le blessé et la guérisseuse elfe endormie. Il plaça deux gardes nains à l'intérieur de la chambre, deux autres devant et trois dans le jardin d'hiver dont une fenêtre donnait sur la chambre de Thranduil. Nul ne pourrait passer par là sans que l'un d'eux ne le voie.

Devant l'entrée principale, des milliers d'elfes écoutaient religieusement le premier conseiller de Thranduil. Pour mieux voir, beaucoup d'entre eux s'étaient juchés sur les parois de la Caverne et dans les arbres. Thorin n'avait jamais vu d'elfe effrayé. Grâce à leurs yeux et leurs oreilles, les elfes étaient toujours prévenus d'un danger à l'avance. Parfois simplement quelques secondes à l'avance mais elles leurs permettaient de se préparer à ce qui allait venir. Cette fois, ils n'avaient rien vu venir ni rien entendu. La nouvelle les assomma. Un traitre parmi eux ! Leurs grands yeux écarquillés témoignaient de leur terreur.

Ce n'était plus eux contre le mal, le mal était déjà chez eux. Thorin eut pitié d'eux. Lui qui avait vu le mal pénétrer jusque dans son esprit imaginait sans mal ce qu'on ressentait quand il pénétrait dans sa maison.

La caravane des nains s'était éloignée pour leur laisser de la place. L'un d'eux avait été envoyé près des elfes pour écouter les nouvelles. S'ils n'étaient pas aussi inquiets que les elfes, les nains d'Erebor gardaient un visage sombre et fermé.

« Déchargez les malles, remontez-les dans nos appartements, ordonna Thorin.

— Nous allons rester ? s'exclama un vieux nain.

— Cela fait déjà dix jours…

— Chez des elfes ! »

Thorin ne parvint pas à identifier à qui appartenaient les chuchotements. C'était à prévoir ! Les nains et les elfes n'étaient pas des amis. Ils étaient venus pour une alliance, pas pour une visite de courtoisie.

« Tout de suite ! » scanda Thorin en les fusillant du regard.

Les nouvelles atteignirent finalement les nains et les plus réticents cédèrent. Thranduil avait fait plus que seulement se battre lors de la bataille des cinq armées : les guérisseurs elfes avaient soigné les blessés –tous les blessés : elfes, nains et hommes- et apporté toute la nourriture. Ils avaient apporté des couvertures et construits ou réparés assez de maison pour que tous puissent passer la saison froide. Sans eux, ni les nains d'Erebor ni les hommes de Dale n'auraient survécu au rude hiver qui avait suivi.

Les nains prirent un chemin secondaire vers les appartements qu'ils avaient occupés les jours précédents, un chemin plus long et moins pratique réservé aux serviteurs pour remonter tous les bagages.

Sous couvert de renvoyer les poneys aux écuries, Thorin envoya trois nains enquêter près des arbres visibles depuis la bibliothèque. Il leur avait donné leurs instructions à voix basse, si basse que ses soldats l'avaient à peine entendue et il espérait qu'aucun des elfes n'avait tendu l'oreille.

Thorin revint sur ses pas. Il hésita. Finalement, il resta près du grand Hall, en retrait mais en hauteur. De là, il voyait une bonne partie des elfes, quoique la majorité n'était qu'un visage parmi d'autres tant ils se serraient. Qui avait tenté d'assassiner Thranduil ? Thorin se creusa la cervelle. Qui avait-il vu près de la bibliothèque quand il en était parti ? Il y avait eu Lorthal, le vieux conseiller trainait toujours près de Thranduil. Il était hors de cause, de l'avis du nain. De même que Naëlnoth.

Qui d'autre ? L'écuyer de Thranduil, Silnaren, n'était jamais bien loin non plus. Il gardait un œil sur le roi. De nombreux autres elfes étaient dans les parages mais Thorin aurait été bien en peine de les décrire. A ses yeux de nain, tous se ressemblaient : de grands machins élancés aux voix aigues aux cheveux blonds ou bruns.

Le regard de Thorin s'arrêta sur quelques elfes aux visages plus renfermés que les autres, au deuxième rang de l'assemblée. Des soldats, sans le moindre doute ! Les elfes des bois avaient une attitude plus sauvage que les autres. Leur vie était plus dure. Ils avaient beau aimer le chant et les étoiles, tous savaient se battre et ils ne se fiaient qu'à leurs propres forces. Pourtant, ceux-là, portant arc et épée, semblaient encore plus redoutables. C'était de la haine, une haine profonde et viscérale pour tout ce qui menaçait leur tranquillité, que Thorin voyait briller au fond de leurs yeux clairs. Nul doute que ceux-là seraient capables de se charger eux-mêmes du traitre s'ils tombaient dessus.

Thorin ne découvrit rien de plus. Le discours de Lorthal était terminé. De nombreux elfes restèrent figés sur place, incapable de bouger sous le choc. D'autres s'éloignèrent, seuls cette fois et non pas en groupe comme ils en avaient l'habitude. La méfiance commençait déjà à s'installer. A qui pouvaient-ils se fier ?

Le nain remonta dans ses appartements. Il referma la porte dans un claquement sec. Devant lui, ses soldats réinstallaient les malles et remettaient les paquets de nourriture sur la table. Ils discutaient si fort qu'aucun d'eux n'avait entendu Thorin entrer.

Avec un grognement d'ennui, Thorin s'assit dans le fauteuil le plus proche, enfin remarqué par ses sujets et Balin, qui avait quitté l'infirmerie en la laissant entre de bonnes mains.

« Tu as l'air fatigué, remarqua gentiment le vieux conseiller.

— Je ne suis plus aussi jeune que je l'étais ! marmonna Thorin en s'emparant d'une bouteille de vin. Si nous partons maintenant, Thranduil –ou Legolas si son père meurt- s'en souviendront. Si nous restons, j'aurai payé ma dette de vie envers lui !

— Je n'ai jamais pensé que nous abandonnerions les elfes. Nous devons cependant renvoyer une partie de l'escorte à Erebor en informer le reste des nôtres. S'ils ne voient personne revenir, ils s'inquiéteront. Un message ne sera pas suffisant. »

Thorin grimaça. Ses vieilles blessures se réveillaient parfois et la douleur s'emparait de tout son bras. Il massa discrètement son épaule endolorie.

« Sire ? »

Un assistant lui tendit un manteau et une veste. Thorin ne remarqua qu'à ce moment qu'il était couvert du sang de Thranduil. S'il s'était lavé les mains dans l'infirmerie, il faudrait plus qu'un peu d'eau sur ses vêtements. Il se releva et se changea sans pour autant cesser de penser à la situation.

« Narvin ! appela Thorin.

— Sire ?

— Tu porteras un message à Erebor pour Dwalin et Gloin ! Ils nous attendent ce soir, tu as donc quelques heures. Seul, tu iras plus vite qu'avec les chariots. Explique leur ce qu'il s'est passé. A eux uniquement ! Que les autres pensent que nous avons prorogé les négociations. »

Thorin eut une hésitation.

« Qu'ils vérifient discrètement notre nourriture et les comportements des nains, ajouta-t-il de mauvaise grâce. Si les elfes ont un traitre, nous pouvons en avoir nous aussi. »

Aussitôt dit, aussitôt fait : Thorin dégota un rouleau de parchemin, une plume et un encrier. Rapidement, il coucha sur le papier un court message de son écriture hachée, à peine lisible sauf par ceux qui le connaissaient bien. La lettre fut scellée par son sceau personnel. Elle disparut vite, cachée soigneusement dans le manteau de voyage du messager.


Qu'en pensez-vous ?J'espère que je vous aurai autant surpris avec le chapitre 17 qu'avec le 16 !

Finalement, je n'ai pas été si cruelle avec Thranduil ! Comment ça, si ? J'aurais pu le laisser mourir. A voir dans les prochains chapitres comment il s'en sortira, il n'est pas encore sorti d'affaire.

N'hésitez pas à me dire si vous avez aimé, hein ? ça fait toujours plaisir.

A la prochaine