Ça alors !
Après la visite de mon voisin à plumes jaunes, je décide de débuter ma promenade journalière. Dès que j'arrive près de la mairie, voilà que mes oreilles entendent une conversation toute proche. Toutefois, lorsque je promène mes yeux sur les environs, je n'arrive pas à distinguer les bavards.
« Non mais je te jure Teddy. Lorsque j'ai vu ça de mes propres yeux, j'étais en train de me demander si je n'étais pas en train de dérailler.
- Il est vrai que cette histoire semble invraisemblable. »
Je décide de suivre la direction des voix et quelques secondes plus tard, je me tiens dans le dos du panneau d'affichage. Lorsque mes yeux se posent sur l'espace vide se situant entre les deux pieds de l'objet, je remarque deux paires de jambes. L'une d'entre elle est recouverte par une robe rose et à cet instant, je dois faire marcher ma mémoire pour me souvenir de la propriétaire de cette tenue. Peu de temps après, je tombe d'accord lorsque je revois Damia dans cette robe, il y a de cela deux jours. Pour l'autre, voyons voir…
Des pattes bien larges au bout desquels se trouvent une série de griffe, trois pour être plus précis. De plus, les jambes sont bien poilus et le pelage est de teinte marron. Si je réfléchis bien, je dois être en présence de Teddy. Maintenant que je sais qui se trouve de l'autre côté du panneau, je peux désormais me concentrer davantage sur la conversation.
« Donc, on devrait se méfier de ceux qui nous entoure ? Lui demande l'ours.
- Oui car on ne sais jamais à qui nous parlons. Si cela se trouve, on pense discuter avec de gentilles personnes alors que certaines d'entre elles sont des voyous en puissance. Sincèrement, je tiens vraiment à ma vie et j'ignore si c'est pareil pour toi.
- Bien sûr que si mais j'ai juste du mal à croire que tous les villages en abritent quelques-uns.
- Moi aussi mais après avoir vu ce reportage, ma vision des choses en a été modifié, tu t'en doutes bien. »
Donc, après voir comprit les grandes lignes du sujet, Damia bourre le cerveau de Teddy avec ses conneries ? Voilà qui n'est pas très sympa de la part de ce mouton et je suis bien motivé à l'ennuyer un peu. Ni une ni deux, je surgis dans le dos de la fille et je place l'extrémité de mon index droit sur son dos. Aussitôt, je prends une voix grave et je fais signe à l'ours de ne rien dire sur mon identité.
« Un geste de plus et tu pourras dire adieu à la vie, Damia.
- Je savais que j'avais raison. Qui es-tu ? Je mérite bien de le savoir avant de mourir non ?
- C'est Angus.
- J'aurais du suivre mon intuition. Depuis le début je me méfiais de toi et j'aurais dû te balancer à notre maire.
- Me balancer au sujet de quoi ? »
