Géométrique.

Alors que je viens tout juste d'entrer dans le bâtiment administratif du village, je passe devant l'une des fenêtres du lieu. Je me délecte de voir Damia trembler de l'autre côté et c'est tranquillement que je m'avance jusqu'au comptoir. Une fois arrivé à destination, je vois Opélie se placer face à moi et s'empresse de m'accueillir avec son sourire sincère.

« Bonjour Jaysher.

- Bonjour Opélie, tu vas bien ce matin ?

- Oui et j'espère que toi aussi. »

Je me contente de hocher positivement de la tête pour lui répondre. En réagissant de cette façon, j'en profite pour tourner mon visage vers la fenêtre et très vite, je fixe Damia en souriant. Devant mon comportement, Opélie jette un œil à son tour vers l'extérieur et remarque l'écureuil.

« Damia n'a pas l'air d'être dans son assiette.

- Oui, c'est ce que j'étais en train de me dire et je me demande bien quelle est la cause de son trouble. »

A ce moment, la sœur d'Elisabec ose un sourire à l'attention de Damia mais cette dernière le reçoit comme une confirmation de mes initiatives punitives. Inquiète pour son avenir au sein du village, le rongeur est pris soudainement de vertige et s'écroule sur le sol, inerte. Rapidement, des villageois viennent à son secours tandis que Opélie longe le comptoir afin d'en sortir. Une fois dans le coin du bâtiment réservé au public, je m'empresse de lui attrape l'aile. A ce moment, l'oiseau se tourne vers moi.

« Jaysher, que fais-tu ?

- Peux-tu me dire ce que ton aide apportera sachant qu'ils sont tous sur elle en ce moment ? »

En réfléchissant, Opélie se dit que j'ai raison. De plus, le malaise s'est produit juste à côté de la mairie et comme le maire est présent… Il faut croire que le sort des villageois ne le concerne pas. A moins que…

« Jaysher a raison ma petite Opélie. » Ose-t-il lui dire.

La guichetière cesse de s'inquiéter et part retrouver son poste. Désormais, nous allons pouvoir discuter de la véritable raison de mon passage et là, je lui tends une enveloppe bleue de forme carré. Cette missive l'étonne beaucoup et se presse de me questionner.

« Cette enveloppe n'est pas réglementaire.

- Si car rien dans le règlement de ce bureau de poste stipule que nous sommes tenus d'envoyer le même format concernant les enveloppes. »

Suite à ce que je viens de lui dire, Opélie se montre choquée. Elle ne s'était jamais doutée que j'avais prit le temps de lire le règlement des services que propose ce bâtiment administratif. Lorsqu'elle prend l'enveloppe, j'ai l'impression qu'elle me regarde comme si je méritais un respect bien particulier. Qu'elle cesse d'exagérer, je ne suis qu'un villageois comme un autre et rien de plus. Ce n'est pas de ma faute si personne n'avait prit le temps de lire ce fichu règlement. Quelques secondes plus tard, après que mon enveloppe soit rangée avec celles des villageois, Opélie m'adresse ces quelques mots.

« Besoin d'autre chose ? »