Le chapitre 10, que vous dire...rien du tout ! Ben oui, sinon ce n'est pas la peine de lire^^ Je vous dirai juste que je suis très contente de poster enfin ce chapitre, j'ai bossé comme une dingue dessus.
Bon je classe le chapitre en M...je vous laisse deviner pourquoi.
Bonne lecture.
XXX
When somebody loves you
It's no good unless he loves you - all the way
Happy to be near you
When you need someone to cheer you - all the way
Taller than the tallest tree is
That's how it's got to feel
Deeper than the deep blue sea is
That's how deep it goes - if it's real
When somebody needs you
It's no good unless he needs you - all the way
Through the good or lean years
And for all the in between years - come what may
Who know where the road will lead us
Only a fool would say
But if you'll let me love you
It's for sure I'm gonna love you - all the way, all the way.
All the way de Frank Sinatra, (également interprété par ce cher Robert Davi ! XD)
XXX
Deux ans plus tard :
Ce jour-là, dans une grande maison bien entretenue, Mme. Nastya Trégan s'activait de finir de préparer le repas, de mettre la table, de s'assurer que tout soit parfait.
-Tout vas bien. La rassura son époux. Tu sais très bien que ça lui est égal de quelle couleur est la nappe.
Nastya se permit alors de respirer. C'est vrai que sa fille n'était pas très regardante sur ce genre de détails, mais il fallait toujours que son époux le lui rappel.
Hélas c'était obsessionnel chez elle. Il fallait que tout sois comme il faut, surtout quand sa fille daignait enfin venir manger chez elle.
-Mais si elle n'aimait pas le repas ? Si...
-Calme toi, tout ira bien.
Ils entendirent alors de faibles coups heurtés la porte d'entrée. Nastya réajusta le haut de sa robe, resserra sa queue-de-cheval puis alla ouvrir la porte. Sa fille se tenait sur le seuil, Nastya eut un sourire chaleureux surtout en s'apercevant que sa fille avait enfin laissé son strict uniforme de militaire pour une tenue plus décontractée.
Isabeau lui rendit timidement son sourire et écarta les bras sachant que sa mère allait de toute façon l'enlacer. Puis elle l'invita à entrer et la jeune femme alla donner l'accolade à son beau-père.
-Bonjour Edern. Le salua-t-elle.
-Bonjour Isa. Tu as passé une bonne matinée ?
-Excellente.
En fin de compte Edern Trégan n'avait pas eu autant de mal qu'il l'avait cru au début à apprivoiser sa belle-fille. Bien sûr Isabeau avait son petit caractère, des idées très affirmées, mais leur relation avait évolué de la pure courtoisie à un réel respect réciproque. Pour un peu le vieux militaire avait de temps à autre le sentiment de mieux s'en sortir que son épouse.
Du côté de cette dernière, malgré un certain malaise toujours très encré entre les deux femmes, Nastya faisait de vrais efforts...pour plaire à sa fille. Trégan lui avait pourtant déjà dit qu'elle n'avait rien à prouver, mais elle ne pouvait s'y résoudre. Ça sa fille en avait bien conscience, cependant elle ne lui en tenait pas rigueur, sa mère voulait juste rattraper le temps perdu.
Plus tard pendant le repas l'ambiance était relativement détendue. Isabeau mangeait avec appétit sous le regard un peu soucieux de sa mère.
-Tu as encore maigri, non ? Lui demanda-t-elle. Tu manges bien tous les jours au moins ?
-Mais ouiii maman. Soupira la jeune femme entre deux bouchées.
-Elle est militaire, c'est naturel qu'elle se dépense. Ajouta Trégan en faveur de sa belle-fille.
Isabeau lui lança un regard reconnaissant en biais mais ne poursuivit pas la conversation plus loin. Le reste du repas se passa dans le calme. La mère de la jeune femme avait préparé à manger pour un régiment ! Si bien qu'une fois le repas finit Isabeau cru que son ventre allait exploser.
Ils passèrent ensuite dans le salon pour être plus à l'aise.
-J'ai entendu dire qu'Acastus allait être décoré lors d'une soirée officielle. Questionna soudainement Trégan.
Comme il s'y attendait Isabeau avait relevé la tête presque instantanément à l'écoute du prénom de son supérieur et affirma joyeusement en hochant la tête.
-Oui ! C'est exact, tous les gradés y sont conviés. Même les retraités...tu devrais recevoir une invitation sous peu. Tu iras ?
L'ancien Général ne se prononça pas tout de suite, hésitant, il préféra finalement ne rien décider pour le moment. En revanche cette lueur dans les yeux de sa belle-fille l'inquiéta une nouvelle fois. Cette lueur n'apparaissait que quand il était question de Kolya. Trégan l'avait bien compris depuis longtemps, depuis qu'il avait été amené à la fréquenter plus assidûment parce qu'il commençait à courtiser sa mère. Il avait dès lors espéré que cette admiration s'atténue avec le temps mais de toute évidence c'était le contraire.
Le vieux militaire ne pouvait s'empêcher de trouver cette relation exclusive malsaine. Oui Isabeau était d'une dévotion exemplaire, exactement ce que tout supérieurs rêveraient de voir chez ses subordonnés mais dans le cas de la jeune femme...Il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu sortir le soir après le travail, avec des collègues, des amis, et il fallait que sa mère la supplie pour qu'elle vienne manger chez eux. Isabeau se consacrait corps et âme à sa carrière, et au centre de cette carrière se trouvait Kolya ! Tout revenait toujours à lui.
Quand cette folie prendra-t-elle fin ? Mais malgré ses inquiétudes Trégan ne disait rien. Il savait que si il en touchait mot à la jeune femme celle-ci nierait tout en bloc et refuserait de l'écouter. Rien n'était plus compliqué que de convaincre quelqu'un que son héros n'est qu'un homme comme les autres. Malheureusement c'était une chose qu'elle allait devoir découvrir seule. Tout ce que lui pouvait faire c'était de surveiller.
XXX
Le jour de la soirée, préparatifs :
Seule, dans sa maison de toujours, Isabeau choisissait soigneusement la tenue qu'elle allait porter ce soir. Heureusement qu'elle avait eu sa journée car elle avait du mal à se décider. Elle avait retourné toute sa garde-robe, c'était une soirée alors sa tenue devait être impeccable, correcte mais tout de même festive.
Finalement son choix s'était porté sur une robe qu'elle avait achetée il y a quelques mois alors qu'elle flânait avec la sœur de Ladon, la jolie Dahlia.
C'était une belle et longue robe couleur bordeaux satinée. Le tissu était assez souple et épousait parfaitement toutes les parties de son corps. La robe était dos-nu, donc maintenue par des bretelles, la partie bustier était légèrement froncée et la taille était très cintré mettant en valeur ses hanches. Il y avait également une fente commençant juste au-dessus du genou gauche.
La jeune femme se disait qu'avec un châle en mousseline de la même couleur et des talons noirs le tout pourrait être très élégant.
Son choix enfin fait elle enfila sa robe puis passa à la partie maquillage et coiffure. Comme à son habitude elle n'abusa de rien, juste un fin trait noir sur ses paupières et un peu de rouge sur ses lèvres.
Pour ses cheveux elle hésita un moment. Les laisser détachés ou non. Le deuxième choix l'emporta, elle releva ses longs cheveux en un haut et volumineux chignon, tout en laissant pendre quelqu'une de ses boucles rousses de chaque côté de son visage. Elle maintenue le chignon avec plusieurs épingles et y ajouta un petit foulard bordeaux comme décoration.
Et suspendue à son cou, une fine chaîne d'argent avec une jolie petite pierre blanche nacrée.
L'heure avançait et Isabeau se regarda pour la centième fois dans le grand miroir de l'ancienne chambre de sa mère. En toute modestie la jeune femme se trouvait très belle. Tant mieux, il fallait vraiment qu'elle fasse impression pendant cette soirée de gradés, car elle serait sans doute la plus jeune d'entre eux. Quoiqu'elle ne serait pas la seule ! Ses anciens camarades seront là eux aussi ! D'ailleurs ils ne devaient pas tarder à venir la chercher. Ils avaient convenus d'y aller tous ensemble.
A peine dix minutes plus tard elle entendit klaxonner et devina que ses amis venaient d'arriver. Encore un dernier regard sur sa personne, pour être sûr, puis le cœur battant elle descendit les escaliers à toutes allures et sortie de la maison pour monter dans le véhicule.
-Woua ! Isa...tu comptes plaire à quelqu'un ? La taquina gentiment Daryl assit à la place du conducteur.
-Oui, à moi-même ! Répondit-elle du tac au tac.
Isabeau remarqua qu'il avait lui-même fait un effort pour s'habiller correctement pour ce soir. Ahsim, son ex-compagnon, était assis juste à côté de lui et jeta un petit coup d'œil dans sa direction en marmonnant un « très jolie. ».
Naturellement le jeune homme n'était plus le même depuis leur rupture, enfin...il n'était plus le même avec elle. Par moments la jeune femme avait l'impression qu'il lui en voulait encore un peu. Mais Ahsim était quand même devenu plus mature, moins irresponsable.
Et à côté d'elle se trouvait Ladon. Son meilleur ami était des plus élégant ce soir, correctement vêtu, ses cheveux brin tirés en arrière. Le jeune homme avait aussi laissé pousser sa barbe brune parfaitement rasée comme celle de Daryl, semblant le vieillir un peu plus.
Il lui fit un petit sourire puis lui fit la bise. Les salutations étant faites Daryl démarra le véhicule et ils partirent joyeusement à la soirée.
Cette fameuse soirée avait lieu dans une salle utilisée pour les grandes occasions dans un important bâtiment situé à la droite du bâtiment officielle où vivait leur chef Cowen, qui devait lui aussi être présent ce soir.
Quand ils arrivèrent enfin ils constatèrent qu'il y avait déjà beaucoup de monde dans la grande salle. Il y avait même un groupe de musiciens qui jouait une musique d'ambiance accompagné d'un brouhaha venant des convives.
Dans tout ce beau monde Isabeau chercha du regard son Commandant cependant après plusieurs minutes à le chercher elle ne le trouva pas. Elle arrêta alors un serveur au hasard pour lui demander où se trouvait le Commandant Kolya et il lui répondit qu'il se préparait dans la loge qui se trouvait à l'étage derrière l'estrade prévue pour le discours.
Sans attendre davantage elle partit dans la direction que l'homme lui avait indiquée. Elle se faufila dans la foule puis passa discrètement par une porte dérobée pour rejoindre la loge. Elle monta un escalier exigu puis une fois arrivé devant la fameuse porte elle allait toquer faiblement mais soudainement elle s'arrêta. À la place elle ouvrit le plus silencieusement la porte et entra.
C'est là qu'elle le vit. Le Commandant était assis dans un fauteuil, lui tournant le dos. Un papier à la main, il murmurait des paroles. Isabeau sourit et fit deux pas vers lui.
-Vous parlez tout seul maintenant ? Se moqua-t-elle innocemment.
Il eut un violent sursaut, ce qui ravit la jeune femme, et il se releva en se retournant d'un trait. En voyant de qui il s'agissait Kolya se détendit mais son regard s'attarda longuement sur sa Seconde.
-Isabeau...
Il avait dit son nom en un souffle à peine audible. Il s'avança vers elle et lui prit doucement sa main droite.
-Vous êtes splendide. Dit-il en déposant un baiser sur sa main.
Le contact de ses lèvres sur sa peau lui fit manquer un battement de cœur et elle ne put que sourire à son compliment. Les yeux de Kolya ne semblaient plus vouloir la quitter toutefois cela ne la dérangeait plus comme autrefois. Au contraire depuis ces deux dernières années Isabeau en était finalement venu à apprécier ce genre de regard que son Commandant lui dédiait de plus en plus souvent, surtout quand ils étaient seuls.
-Merci...vous êtes très distingué vous aussi ce soir. Lui retourna-t-elle le compliment.
Il la remercia par un signe de tête éloquent mais il ne sembla pas complètement d'accord avec elle, il lui avoua même que selon lui il manquait quelque chose.
Elle l'observa se contempler devant la petite glace accrochée au mur. L'ensemble qu'il portait était sombre, sobre mais élégant il lui donnait un air respectable et lui correspondait en tout point. Néanmoins Isabeau était d'accord avec lui: il manquait quelque chose...un petit détail.
Son visage afficha une expression contrariée.
-Non ça ne va pas. Marmonna-t-il entre ses dents. Je ferai mieux de ne pas y aller de toute façon, ça n'est qu'une perte de temps.
-Certainement pas Commandant ! Répliqua la jeune femme d'une voix cabotine. Les corvées il vaut mieux s'en débarrasser au plus vite.
Elle s'approcha et s'arrêta en face de lui. Elle se mit à l'examiner soigneusement de haut en bas. Lui la regardait tranquillement mais légèrement intrigué. La jeune femme caressa du bout des doigts le col blanc de sa chemise, observa son cou nu puis une idée lui traversa l'esprit. Elle détacha le foulard qu'elle avait noué dans ses cheveux et le lui passa autour du cou en le nouant en lavallière.
-Voilà, c'est parfait maintenant ! S'exclama-t-elle joyeusement.
C'était peut-être absurde mais la jeune femme était plutôt contente qu'il porte quelque chose qui lui appartenait. Encore ce « je-ne-sais-quoi » dans les yeux de Kolya quand il la regardait. Pour un peu Isabeau se disait que si il le pouvait il ne la laisserait pas repartir de la loge. Que de non-dit dans ces regards de plus en plus communicatifs.
-Vous êtes prêt pour votre discours ? Lui demanda-t-elle sans rompre le contact visuel.
-Ça, vous le saurez bientôt. Dit-il avec un sourire en coin.
Quelqu'un frappa soudainement à la porte de la loge, les ramenant tous les deux à la réalité.
-Commandant Kolya ? Appela une voix à travers la porte. La cérémonie va bientôt commencer.
-Très bien j'arrive ! Lui répondit Kolya.
Il reporta son attention sur la jeune femme.
-Je vous rejoindrai après.
Isabeau hocha la tête puis repartit dans la grande salle, non sans souhaiter bonne chance à son Commandant.
Plus tard...
Cowen avait fait un bref discours pour saluer tous les convives et quand Kolya était monté sur l'estrade il loua ses mérites, les raisons pour lesquels il était récompensé d'une décoration ce soir. Et pendant qu'il accrochait la médaille sur la veste du militaire et qu'il prenne la place de Cowen pour dire son discours, Isabeau qui était au premier rang buvait littéralement ses paroles. Son visage exprimait une expression pleine de fierté et d'admiration à peine voilées.
Elle le trouvait parfait !
Après d'autres banalités d'usage les musiciens se remirent à jouer mais cette fois les mélodies étaient plus entraînantes pour que les gens puissent danser. Kolya étant retenu ''en otage'' par d'autres gradés, Isabeau et ses amis s'étaient mis de côté pour discuter, rire et boire un peu. Comme Ladon ne savait toujours pas danser, Daryl entraîna Isabeau sur la piste de danse où ils remuaient, tournaient en riant.
D'autres hommes invitèrent également la jeune femme, ce qu'elle accepta volontiers.
Un peu plus loin de là Kolya essayait tant bien que mal de se débarrasser de ces hommes qui le retenait depuis presque une heure! Il en avait assez de leurs paroles transpirant la condescendance. Il aurait presque souhaité que sa fidèle Seconde vienne à son secours. Où était-elle d'ailleurs ? Il ignora ce que disait son interlocuteur et tourna la tête de droite à gauche pour finalement la voir sur la piste de danse parmi d'autres couples...avec un homme qu'il ne connaissait pas.
Elle ondulait, légère et ravissante, la fente de sa robe laissant de temps à autre apparaître une jambe fine. Il se força à regarder plus haut et constata que le militaire qui dansait avec elle était plutôt jeune, pas déplaisant.
Le peu de distance entre elle et son partenaire du moment le dérangea soudainement. Ses mains se resserrèrent compulsivement alors qu'il regardait ce jeune freluquet serrer un peu plus Sa Seconde contre lui. Non, il ne pouvait pas tolérer ça ! Il s'éloigna lentement du groupe qui l'avait accaparé plus tôt et contourna la piste de danse pour se rapprocher de la jeune femme.
Il s'arrêta devant un buffet, Isabeau était juste en face de lui. Un serveur passa près de lui et lui proposa un verre qu'il accepta sans réfléchir. Il bu une première et longue gorgée sans cesser de surveiller sa Seconde.
Et dire que ça lui aurait été égal il y a quelques années...Il n'y aurait même pas fait attention. Kolya ne savait pas comment les choses avaient pu évolué dans ce sens. Comment il avait pu se laisser entraîner dans ce jeu dangereux. Lui qui c'était mis un point d'honneur autrefois à maintenir une distance entre lui et la jeune fille qu'il avait connu. Toutefois la jeune femme qu'il avait sous les yeux...ne le laissait pas indifférent du tout. Avant elle était trop jeune, ça aurait été mal perçu, même lui aurait trouvé ça pervers, malsain mais n'était-elle pas assez grande maintenant ? Depuis deux ans qu'il se permettait d'être plus entreprenant avec elle, qu'ils étaient plus proches il se retrouvait présentement insatisfait.
Il bu encore une gorgée de son verre. Surtout qu'il avait constaté qu'elle n'était plus aussi gênée qu'avant quand ils étaient ensemble. Qu'elle était réceptive à ses avances...ses avances ?! Il fini son verre.
Ça lui était venu naturellement. Après tout...oui, n'est-ce pas des avances ? Pourquoi devrait-il se sentir honteux ? Puisqu'elle ne le repoussait pas. Mais peut-être qu'il se faisait des idées ? Peut-être qu'elle trouvait ça innocent ?
Il posa rageusement son verre sur la table derrière lui et quand il posa à nouveau les yeux sur la piste de danse et vit avec soulagement qu'Isabeau avait quitté le jeune militaire et s'avançait maintenant vers lui. A la vue de son chignon légèrement décoiffé, de ses joues roses il comprit qu'elle aussi avait certainement un peu bu.
-On vous a enfin libéré ? Constata-t-elle en souriant.
-Vous aussi apparemment. Dit-il en regardant l'autre homme partir dans la direction opposée, non sans jeter un dernier regard intéressé à la jeune femme.
Isabeau ne sembla pas entendre le soupçon de jalousie dans la voix de Kolya car elle continua de sourire de plus bel.
-Et qu'est-ce que vous faîtes là, tout seul ? Demanda la jeune Genii.
Que répondre à ça ? Il réfléchi très vite à la réponse la plus adapté.
-Je vous attendais. Dit-il simplement, de plus ce n'était que la vérité.
-Fantastique ! Vous allez pouvoir m'inviter à danser alors. Lui répondit-elle audacieusement.
Kolya fut agréablement surprit par sa courageuse proposition. Jamais elle ne l'aurait fait il y a quelques mois. Oubliant soudainement ses pensées maussades il lui tendit la main comme une invitation. Le sourire d'Isabeau s'élargit, elle posa sa main dans la sienne et le suivit sur la piste.
Sans se soucier des autres couples autour d'eux, Kolya posa une main dans le dos de la jeune femme, juste au niveau de ses reins et l'amena contre lui. Suivant le rythme calme de la musique Kolya dirigea admirablement bien la danse, le visage de la jeune femme était très près du sien, laissant échapper un petit rire quand il la faisait tourner. Il était plus grand qu'elle et devait baisser la tête pour capter son regard. Il regardait d'un air tranquille le visage visiblement heureux de la jeune femme.
Il la serra un peu plus contre lui, elle ne résista pas. Ses pensées recommencèrent à divaguer sur leur relation. Est-ce qu'il désirait qu'ils aillent plus loin ? Est-ce qu'elle le voulait aussi ? Si c'était le cas alors il n'était pas sûr de pouvoir lui dire non.
Son parfum parvenu à ses narines et il se retenu de pencher la tête vers son cou. Leurs corps étaient à présent l'un contre l'autre, ils étaient coupés du monde.
Quand la musique s'arrêta le corps de Kolya s'arrêta de lui même et toujours indépendamment de sa volonté il la relâcha.
Isabeau s'éloigna à contre cœur de la chaleur rassurante de son Commandant. Ils s'observèrent un instant ne sachant que dire.
-Excusez-moi ? Demanda soudainement quelqu'un.
Isabeau et Kolya se retournèrent en même temps pour apercevoir Ladon. Il ne semblait pas à son aise, réalisant qu'il venait de les interrompre.
-Isa nous allons rentrer, je crois que Daryl a fait trop d'excès pour ce soir.
La jeune femme parut déçu de rentrer maintenant aussi tenta-t-elle ne négocier mais Ladon lui affirma qu'il était temps de rentrer. Isabeau soupira, vaincu, et s'apprêtait à le suivre mais il se passa une chose à laquelle elle ne s'attendait pas.
-Laissez Ladon, je la raccompagnerai. Déclara fermement Kolya.
La Genii eut le même air surprit que son compagnon. Ladon les fixa à tour de rôle, indécis.
-Eh bien...m...merci Commandant. Dit-il sans savoir si il devait vraiment le remercier. À demain Isa, bonne soirée.
Il s'éloigna les laissant à nouveau seuls. Isabeau croyait à peine à ce qui venait de se passer. Elle se dit alors qu'un autre verre ne lui ferai pas de mal...
XXX
Tard dans la soirée :
Dans une voiture, filant dans les rues sombres de la ville souterraine, Isabeau riait aux éclats en écoutant inlassablement Kolya parler. En fin de compte la fin de la soirée c'était très bien passé. Isabeau regrettait même qu'elle se finisse déjà. Ils roulèrent pendant une quinzaine de minutes avant d'atteindre la maison de la jeune femme.
Kolya sortit le premier et alla ouvrir la porte du côté de la jeune femme. Elle sortie de la voiture, un peu titubante. Ils firent quelques pas tous les deux jusqu'au seuil de la maison.
-Merci. Dit-elle en resserrant le châle sur ses épaules.
Le Genii hocha la tête. Puis le silence retomba comme quand ils étaient sur la piste de danse. Il observa du coin de l'œil la maison. Il lui était déjà arrivé de reconduire sa Seconde chez elle mais jamais il n'y était entré.
Le voyant observer sa demeure Isabeau, l'esprit un peu brouillé osa proposer un dernier verre à son Commandant. Ce dernier lui parut hésiter pendant une seconde, la jeune femme eut presque peur d'être allé trop loin cependant il fini par accepter.
A peine dix minutes plus tard ils étaient assis tous les deux sur le divan du salon, un verre chacun. Isabeau avait retiré son châle et détaché ses cheveux. Kolya lui avait retiré sa veste et essayait de rester attentif à tout ce que la jeune femme lui disait.
Isabeau bu encore une gorgée de son verre tant elle se sentait nerveuse. Il était si proche d'elle...tellement qu'elle ne parvenait pas à savoir si c'était cette proximité ou bien l'alcool qui lui donnait cette impression de chaleur. Qu'est-ce qui lui avait prit de lui proposer de rester ? Comme si il allait être en état de conduire pour rentrer chez lui maintenant. Elle écarta d'une main tremblante les boucles rousses qui lui cachaient les yeux et bu encore un peu. Quelle Idiote !
Kolya l'observait attentivement, essayant de ne pas sourire de sa maladresse. Mais au-delà de ça elle dégageait quelque chose de différent ce soir...Il ne savait pas si ça venait de sa chevelure flamboyante toute ébouriffée lui donnant ce côté sauvage, de ses joues rosées par son embarra et l'alcool, son rire plus fort et plus spontané que d'ordinaire ou encore de la robe qu'elle portait telle une seconde peau tant elle était moulante. Toutes ces choses, ces détails, qui ce soir la rendait...séduisante.
Ce jeu auquel il jouait depuis quelques temps maintenant commençait à devenir dangereux, il le savait. Mais sans doute était-ce l'alcool qui brouillait son bon sens, le rendant moins soucieux des conséquences qui pourraient s'abattre sur eux si il se laissait aller à cette douce tentation. Car le problème était là : Plus il restait, plus il ne s'imaginait pas repartir sans tenter quelque chose.
A un moment Isabeau se releva, prétextant aller retirer ses talons. Le Genii observa sans honte le décolleté dans son dos, le mouvement de ses hanches quand elle marchait, jusqu'à qu'elle disparaisse dans le couloir. Il jeta un regard circulaire dans le salon puis aperçu une boite métallique avec des boutons dessus.
« Une boite à musique ? » Supposa-t-il.
Isabeau réapparut au même moment, plus petite sans ses talons. Elle vit les verres vides sur la table basse et s'avança pour les ramasser et les poser sur une autre table un peu plus loin.
C'est là que Kolya décida de se lever et se dirigea vers la boîte métallique où il appuya sur le bouton de ''marche''. Une douce mélodie s'éleva alors dans pièce.
Isabeau avait redressé la tête en entendant la musique parvenir jusqu'à ses oreilles mais elle ne se retourna pas. Elle ferma simplement les yeux, se laissant transporter par ces sons harmonieux, ses lèvres fredonnèrent faiblement l'air doux et presque intimiste de la mélodie qu'elle connaissait bien et sans s'en rendre compte son corps se balança très lentement en suivant le rythme.
C'est là qu'elle sentit quelqu'un se coller contre son dos et des mains larges se poser sur ses bras. Elle rouvrit les yeux sans pour autant prendre la peine de regarder l'homme qui s'était audacieusement approché d'elle pour l'étreindre de cette façon si familière. Inutile de le regarder, cela ne ferait que gâcher cet instant, se disait-elle. La pression de ses mains sur les bras de la jeune femme devint plus ferme puis Isabeau sentit des lèvres chaudes se poser chastement sur son épaule droite.
Ce geste la fit trembler alors que les mains de Kolya caressaient doucement ses bras de haut en bas. Elle se demanda dans un dernier instant de lucidité si elle ne devait pas l'arrêter, s'écarter de lui...mais au point où ils en étaient était-ce seulement possible ? Le voulait-elle de toute façon ?...Non.
La main gauche de son Commandant quitta soudainement son bras et la jeune femme l'entendit humer profondément ses cheveux avant qu'il n'écarte ses lourdes boucles rousses pour laisser libre accès à son cou.
-Qu'est-ce que vous faîtes ? Ne put-elle s'empêcher de murmurer en un souffle à peine audible.
Il ne lui répondit pas tout de suite, à la place il déposa plusieurs baisers sur sa peau en suivant sensuellement le chemin de son épaule jusqu'à son cou avant de porter ses lèvres près de son oreille.
-Qu'est-ce que ça te fais ? Rétorqua t-il de sa voix si grave en la tutoyant pour la première fois.
Isabeau ferma à nouveau les yeux. S'en était presque trop...Il poursuivit son exploration, mordillant faiblement le lobe de son oreille. Ses mains d'homme reposant maintenant sur ses hanches, les caressant délicatement en remontant graduellement sur son ventre, ses côtes, frôlant sa poitrine sans pour autant le faire trop ouvertement pour ne pas la brusquer, peut-être même lui laisser le temps de changer d'avis. La respiration de la jeune femme s'accéléra sous ses caresses délicieusement lentes, elle soupira en basculant sa tête en arrière contre l'épaule gauche du Commandant Genii.
-C'est...très agréable. Souffla-t-elle en levant son bras droit au dessus de sa tête pour atteindre la joue de Kolya.
Elle le sentit sourire sous ses doigts puis il continua à embrasser sa peau avec plus de ferveur. La main de la jeune femme qui reposait sur sa joue glissa derrière sa tête et elle entremêla les mèches lisses et brunes de ses cheveux entre ses doigts.
Kolya commença à alterner de légers mordillements, des baisers, à lécher sa chair rougissante du bout de la langue, arrachant un long gémissement de plaisir à sa jeune partenaire. Cette dernière fini par tourner la tête vers lui et elle força doucement sur sa nuque pour qu'elle puisse atteindre ses lèvres.
Il céda volontiers à la pression de sa main et il fondit sur sa bouche en la serrant davantage contre lui. Son baiser était encore plus doux que ses caresses. Kolya effleura sa joue avec tendresse, les faibles gémissements qu'elle laissait échapper étant encore plus agréable que la musique qui flottait toujours dans la pièce. Puis il devint plus exigeant, écartant légèrement les lèvres pour caresser celles de la jeune femme du bout de la langue comme une demande. Isabeau y consentit et ouvrit la bouche pour le laisser approfondir le baiser. Il s'embrassèrent longuement tout en continuant à jouer de leurs mains, se caressant, frôlant leurs corps. Les hanches de la jeune femme vinrent naturellement se presser contre celles de son partenaire, l'excitant davantage alors qu'elle remuait de façon atrocement tentatrice contre lui. Kolya répondit à cette avance en empoignant fermement ses seins, grognant de plaisir contre sa bouche alors qu'il percevait leurs rigidité à travers le tissu de sa robe.
Ce détail le dérangeant soudainement il porta une main vers la nuque de la jeune femme et détacha sans hésitation le nœud de ses bretelles. Puis il recommença à caresser fébrilement sa poitrine jusqu'à qu'ils rompent le baiser par manque d'air.
Après quoi Isabeau se retourna, le souffle haletant, pour être en face de lui. Elle ne parvenait plus à réfléchir normalement, complètement sonnée par les caresses fiévreuses qu'il lui avait prodigué, par l'alcool qu'elle avait bu et qui la rendait plus hardi, moins soucieuse de sa nudité et des conventions, par ce désir lancinant qui ne demandait qu'à être assouvi depuis longtemps.
Les yeux de Kolya lui parurent encore plus sombres que d'ordinaire, clairement désireux d'aller plus loin. Ce dont elle n'avait pas conscience c'était qu'à cet instant Kolya voyait exactement la même chose dans ses yeux à elle.
Les iris verts habituellement si sages brillaient ce soir d'une lueur irrésistiblement indécente. Avec ce regard, ses joues rougi par l'excitation, ses cheveux ébouriffés et flamboyants, la simple vue de son corps pale à moitié dénudé...comment résister ? Il n'en fallu pas plus pour qu'il se jette dans ses bras, l'embrassant férocement. Il n'y avait plus de douceur maintenant, il n'y avait que leurs pulsions les plus primaires qui s'exprimaient en toute impunité.
Les mains avides de Kolya caressaient langoureusement le dos blanc et dénudé de la jeune femme puis descendirent sur ses fesses où elles s'attardèrent un moment tandis qu'Isabeau le sentait déjà dur contre elle. Elle entreprit alors de déboutonner sa chemise avec empressement, continuant de l'embrasser passionnément, lui mordillant la lèvre inférieur ce qui provoqua un grognement rauque chez son amant, qui se fit beaucoup moins patient.
Il l'aida à ôter sa chemise, exposant ainsi son torse large parsemé de poils brun, presque noir. Isabeau eut le temps d'admirer sa carrure de militaire, ses épaules, son torse, ses muscles bien présents et visibles une fois dépouillé de tout vêtements. Il n'avait absolument rien à voir avec son dernier compagnon, Ahsim. Ce dernier était encore un jeune garçon quand ils s'étaient connus mais lui...Kolya, lui, était un homme d'âge mûr, fort, sûr de lui, même son odeur était terriblement masculine et enivrante !
Elle s'accrocha désespérément à son cou, le respirant à plein poumons, frôlant ses seins contre son torse nu alors qu'il venait de poser ses mains sur ses cuisses tremblantes et qu'il remontait très vite la partie inférieure de sa robe pour pouvoir passer ses mains sous ses jambes et la soulever sans le moindre effort. D'elles-même les jambes de la jeune Genii s'enroulèrent solidement autour de la taille de Kolya tandis qu'il la portait à bout de bras hors de la pièce.
Isabeau continuait de l'embrasser partout où elle le pouvait, son front, ses joues, ses lèvres, son cou. Ses lèvres à lui parcouraient une fois de plus sa gorge, mordillant plus fermement sa chair. Des frissons incontrôlables ébranlèrent la jeune femme alors qu'elle se sentait lentement basculer en arrière pour être délicatement déposée sur une surface confortable. Reprenant peu à peu conscience de ce qui l'entourait Isabeau se demanda un instant comment elle avait fait pour ne pas avoir remarqué qu'il l'avait porté dans les escaliers jusqu'à sa chambre pour ensuite l'allonger sur le lit.
Kolya était juste au-dessus d'elle, agrippant les pans de sa robe ainsi que le tissu de son unique sous-vêtement et les fit glisser le long de ses jambes. Il marqua alors un temps d'arrêt, examinant d'un œil minutieux et concupiscent son corps nu. Son regard remonta graduellement, admirant ses jambes fuselées, les courbes gracieuses de ses hanches, sa taille mince et athlétique, ses seins ronds qu'il avait hâte de caresser, son visage rougie par l'excitation ainsi que sa chevelure de feu éparpillé sensuellement sur le lit. La voyant ainsi offerte, les lèvres entre ouvertes, attendant qu'il poursuivre son exploration...il eu du mal à croire qu'il y a encore quelques années elle n'était qu'une enfant, qu'il ne se serait jamais permis de la toucher et encore moins imaginé partager son lit une fois qu'elle fut adulte.
Était-ce raisonnable ? Non bien sûr. Est-ce qu'il s'en souciait ? Pas pour le moment! Est-ce qu'il avait des sentiments pour elle ? Sans doute...sinon il n'aurait pas autant hésiter, ni avoir eu besoin de boire quelques verres pour faire le premier pas. Est-ce qu'il avait envie d'elle ?...Oui, plus que jamais !
Sur cette certitude il captura ses lèvres, plaquant son corps contre le sien. Il la sentit passer ses bras autour de son cou, le pressant davantage contre elle. Son jeune corps irradiait d'une délicieuse chaleur et c'est avec plaisir qu'il perçût la sensation de ses fines mains glisser le long de son dos jusque sous son pantalon.
Il se releva subitement pour s'en libérer, puis il se pencha à nouveau sur la jeune femme mais cette fois au niveau de ses jambes qu'il commença à embrasser, lécher et mordiller en remontant lentement. D'abord ses chevilles puis ces tibias, ses genoux, ses cuisses blanches pour atteindre bientôt une partie bien plus intime de son corps.
La respiration d'Isabeau était haletante, teinté de plaisir et aussi de gêne. Les caresses de son Commandant étaient si appliqués et expérimentés qu'elle eut une fois de plus la désagréable impression de n'être qu'une novice. Y avait-il une chose qu'elle savait faire sans qu'il le lui ai d'abord apprise ? Mais plus elle sentait le souffle chaud de son amant se rapprocher de son entre-jambes plus il lui fut difficile de penser de façon cohérente.
Puis elle écarquilla brusquement les yeux quand la langue habile de Kolya caressa son intimité avec vigueur. De lui-même son corps se cambra violemment alors qu'il agrippait fermement ses cuisses pour la maintenir en place lui imposant ce délicieux supplice.
En réalité Isabeau avait déjà entendu parler de ce genre de caresse sexuelle, lors de discutions entre femmes et amies, mais pour être honnête elle n'en avait jamais fait l'expérience. Elle se mit à se tordre, serrer les draps des couvertures en poussant de temps à autres des petits cris, des gémissements langoureux alors qu'une explosion de bien-être se répandait dans son bas-ventre.
Il continua de la torturer encore un moment jusqu'à ce qu'il se sente incapable d'attendre plus longtemps, les gémissements de sa partenaire ainsi que son corps se tordant de plaisir grâce à lui l'excitait à la limite du supportable et il glissa vers elle, caressant et embrassant ses seins adorables.
Arrivé à la hauteur de son visage il prit le temps de la regarder encore une fois...Isabeau était encore secouée par les sensations qu'il avait provoqué en elle, sa tête renversée en arrière, sa bouche entre ouverte, son souffle rapide. Quand elle réalisa que son amant venait d'arrêter tout mouvements elle rouvrit les yeux pour croiser immédiatement le regard sombre et brûlant de Kolya. La jeune femme se retrouva hypnotisée par ce simple contact visuel, comprenant ce qu'il représentait, la question silencieuse qu'il lui posait.
Ils y étaient...le point de non-retour. Elle savait que si ils le franchissaient plus rien ne serait comme avant, quoique là où ils en étaient les choses avaient déjà changées. Mais était-ce une si mauvaise chose après tout ? De toute façon plus elle y pensait plus la jeune femme se disait que ce moment devait arriver, que c'était l'aboutissement de toutes ces longues années à l'adorer...et à l'aimer. Oui maintenant elle s'en rendait compte, elle l'avait toujours aimé, sinon pourquoi lui avoir consacré sa vie ? Pourquoi être allongée là, sur le point de s'abandonner à lui...et ne rien regretter.
Ses lèvres s'étirèrent alors en un sourire tendre et plein d'amour, son regard se perdant dans celui de l'homme au-dessus d'elle, puis elle lui vola un baiser langoureux auquel il répondit avec plaisir en se couchant sur elle.
Il passa doucement une main entre les jambes de son amante qui les écarta plus largement, percevant le sexe turgescent de son Commandant. Puis sans la quitter des yeux, il entra doucement en elle, la possédant enfin. Ils soupirèrent tous les deux alors que Kolya demeurait immobile, tremblant.
D'abord lentement il commença un doux va et viens, embrassant et mordant légèrement le cou de la jeune femme. D'elles-même les jambes d'Isabeau se croisèrent dans le dos de son amant, gémissant plus fort alors que son fantasme le plus secret était en train de se réaliser. Son Commandant, son Mentor était là au-dessus d'elle lui faisant passionnément l'amour. Cette simple pensée la rendait folle.
Elle l'entendit gémir son nom près de son oreille, le sentant également accélérer ses vas et vient en elle, la prenant plus vite et plus profondément. Son corps se cambra violemment se rapprochant, comme si c'était possible, de son corps à lui. Ne voulant pas que ça s'arrête maintenant Isabeau trouva le moyen de le faire rouler sur le côté pour inverser les positions, lui imposant son propre rythme à elle.
Passé le moment de surprise, Kolya l'agrippa fermement par les hanches, fasciné par la vision de la jeune femme criant son plaisir sur lui. La sensation était si intense, rien que de savoir à qui était en train de le chevaucher si ardemment, il dû se retenir de ne pas jouir dans la seconde. Il se redressa alors pour se ramener à une position assise, passant un bras autour de la taille fine de sa jeune partenaire, et attrapa sa chevelure rousse de sa main libre, embrassant ses lèvres, son cou, ses seins.
Leurs souffles se mêlaient, ainsi que leurs langues, leurs gémissements, leur plaisir commun. Ce qu'ils était en train de faire...il n'y avait que la moral qui l'interdisait. Il n'y avait que leurs semblables qui condamnaient ce genre de rapport intime entre un homme plus âgé que son amante, entre un ancien professeur et son ancienne élève, entre un Commandant et sa Seconde. Seulement voilà leur moral et leurs étiques n'étaient pas les leurs, tous les deux...ils se suffisaient à eux-mêmes. Si les autres ne comprenaient pas et bien que les wraiths les emportent tous !
Les bras de la jeune femme agrippèrent les épaules de Kolya, ses mouvements de bassins devinrent plus erratiques, sentent que l'orgasme était proche. Kolya gémit plus fort quand elle accéléra encore plus la cadence. Il respirait vite et grognait des mots incompréhensibles. Isabeau serra ses cuisses autour de la taille du Commandant Genii, griffant son dos alors qu'elle venait enfin, se sentant brûler de l'intérieur. Son cri d'extase fut de trop pour son amant, incapable de se retenir plus longtemps il resserra sa prise sur elle et se laissa emporter par son propre orgasme, jouissant fortement en elle.
Ils retombèrent tous les deux sur le lit, haletants et en sueur. Une douce langueur se répandait dans tout les membres de la jeune femme alors qu'elle reprenait son souffle contre le torse de son amant. Les bras de Kolya ne l'avait toujours pas lâché, voulant encore sentir sa chaleur contre lui. Il ferma brièvement les yeux, savourant le sentiment de béatitude qui l'habitait. Puis il sentit la jeune femme bouger et s'allonger à côté de lui pour plus de confort, cependant elle reposa sa tête ainsi que sa main droite contre son torse.
Il n'y eut aucune paroles entre eux. La simple idée de briser cette plénitude qui suivait l'amour par de vaines paroles était déplaisante. Non, ils parlerait plus tard. Et c'est pour la première fois depuis de nombreuses années qu'Isabeau rêva en dormant paisiblement contre son Commandant.
XXX
Le lendemain :
Sortant d'un sommeil des plus agréable, réveillée par les bruits extérieurs de la ville déjà très active, la jeune Genii ouvrit doucement les yeux.
Seul point négatif, un petit mal de crâne. Rappel de la soirée d'hier.
La soirée d'hier ?!
La jeune femme se redressa soudainement, une main sur la bouche pour étouffer un cri de surprise. Cependant son mouvement trop brusque provoqua un gémissement à sa gauche et elle sentit quelqu'un bouger à côté d'elle. Isabeau passa une main dans ses cheveux et lentement elle tourna la tête pour voir nul autre que Kolya étendu sur le dos, encore endormi.
-C'est pas vrai. Murmura la jeune femme.
Mais qu'est-ce qui lui avait prit ?! Bon sang, c'était son Commandant. Kolya remua une nouvelle fois et elle jugea préférable de quitter discrètement le lit et même la chambre. Sans s'en rendre compte elle descendit les escaliers et entra dans le salon comme pour bien se remémorer la veille, savoir comment ils en étaient arrivés là.
Elle aperçu la bouteille d'alcool qu'elle avait sortit hier ainsi que les deux verres vide sur la table.
« Juré ! J'arrête de boire! » Se dit-elle avec dépit.
Elle vit également la chemise blanche de Kolya négligemment jeté sur le sol. Se rappelant qu'elle était nue Isabeau s'en empara et l'enfila en refermant juste un bouton, puis elle alla dans la cuisine...une boisson chaude s'imposait !
« Bon ! Je m'appelle Isabeau Oujna, j'ai 24 ans. Je suis une Genii, je fais partie de l'armée et pas plus tard qu'hier j'ai couché avec mon Commandant que je connais depuis plus de 10 ans... » Ce petit bilan mental n'était pas brillant.
Qu'est-ce qu'elle allait faire ? Comment le Commandant allait-il réagir quand il se réveillerait ? Allait-il regretter et la rétrograder ?! Allait-il la transférer dans une autre équipe ? Ou peut-être...
Peut-être qu'il ne regrettait rien ? Et si l'alcool n'avait été que secondaire dans cette histoire ? Est-ce qu'elle-même regrettait ?
Cette dernière question ne sortait plus de sa tête tandis qu'elle préparait des boissons non seulement pour elle mais aussi pour Kolya.
« C'était quand même agréable...très agréable. » Se dit-elle malgré son embarra. En fait plus elle se souvenait de la nuit qu'elle avait partagé avec cet homme plus elle commençait à se calmer. C'était consentit, pleinement...l'alcool les avait juste rendu plus audacieux tous les deux. Elle savait depuis longtemps que quelque chose se passait entre eux. Alors à quoi bon regretter maintenant ? De toute façon ce qui est fait est fait.
Elle entendit alors l'escalier grincer. Son cœur s'arrêta. Il arrivait. Elle essaya de contrôler ses mains tremblantes lorsqu'elle servit la boisson fumante dans les tasses.
Comme la veille des bras forts enlacèrent la jeune femme par la taille et le corps large de Kolya se pressa contre elle. Ce geste tendre la soulagea grandement...c'était bon signe.
-Tu as bien dormis ? Lui demanda-t-il contre son oreille.
Isabeau, ayant encore du mal à croire ce qui se passait ne répondit pas tout de suite.
-Oui très bien et vo...et toi ? Se rattrapa-t-elle de justesse.
-Mieux que ces dernières années. Avoua-t-il.
C'était le moment de faire face se dit Isabeau. Aller du courage !
Elle se retourna, Kolya desserra ses bras autour de sa taille toutefois il posa d'une façon possessive ses mains sur les hanches de la jeune femme. Cette dernière remarqua qu'il portait juste un pantalon et croisa son regard...Kolya avait beau avoir l'air serein elle le connaissait assez maintenant pour savoir que ce n'était qu'une façade. Au fond de ses yeux elle pouvait voir sa propre incertitude.
-Com...Acastus...c'était quoi ? Lui demanda-t-elle en rassemblant tout son courage. Cette nuit...c'était quoi ?
Il s'attendait à cette question, naturellement lui aussi s'était posé cette question, lui aussi s'était demandé comment la jeune femme allait réagir. Mais comme elle ne l'avait pas repoussé quand il l'avait étreinte et tutoyé cette dernière question avait vite été réglé. Voyant les yeux verts pleins de questions d'Isabeau il su que sa réponse serait déterminante. Heureusement qu'il y avait déjà pensé avant de descendre la rejoindre.
-C'était...quelque chose que je n'oublierai pas. Commença-t-il en caressant affectueusement ses joues. C'est quelque chose que ne regrette pas ! C'est quelque chose...qui ne me déplairait pas...de vivre à nouveau.
Le soulagement apparu sur le visage de la jeune femme. Pas de transfère, de rétrogradation, pas de regrets. Mais en réalité il venait de lui proposer une chose bien plus importante : une relation intime. Sur le moment Isabeau ne su pas vraiment ce qu'elle ressentait, de la joie, de la peur...Ils se regardèrent longuement en silence, tout passait par les yeux. C'était si intense...
-Les autres ne comprendront pas. Murmura-t-elle alors qu'elle sentait ses mains glisser sous ''sa'' chemise et caresser sa peau nue.
-C'est pour ça qu'ils n'en seront rien. Déclara Kolya.
C'était la condition. Mais relation ou non Isabeau était d'accord avec ça, personne ne devait savoir ! Ils en payeraient tous les deux les conséquences si jamais leur relation était exposée au grand jour. Nul doute que leurs carrières respectives seraient terminées ! Quand à leur entourage personne ne comprendrait cette relation entre eux. Inutile de se bercer d'illusions.
-Qu'en pense-tu ?
La voix de Kolya la sortit de ses réflexions. Il attendait une réponse. Son consentement. Son regard sombre passa de ses yeux à ses lèvres voulant évidemment l'embrasser. Il jouait également avec l'unique bouton qui fermait la chemise. Isabeau se sentit à nouveau perdre pied comme la veille sous le regard qu'il posait sur elle puis elle posa finalement ses mains contre le torse nu du militaire, le caressant, traçant rêveusement les contours de ses muscles pour atteindre la ceinture de son pantalon.
-C'est...parfait. Dit-elle avec un mince sourire pas du tout innocent.
Cette réponse enchanta visiblement Kolya et il fondit sur la jeune femme qui lui répondit avec ardeur. Isabeau ne savait pas si elle avait fait la bon choix...et peut-être qu'elle ne le saurai jamais. Pour une fois qu'elle ne réfléchissait pas et qu'elle s'abandonnait une nouvelle fois dans les bras interdits de son Commandant, la jeune femme se laissa sombrer dans la folie de son choix.
Oui c'était complètement fou...tout comme eux.
A suivre...
XXX
Quand quelqu'un vous aime
Cela n'est pas bien à moins qu'il ne vous aime - complètement
Heureux d'être près de vous
Quand vous avez besoin de quelqu'un pour vous remonter le moral - complètement
Être plus grand que le plus grand arbre
C'est comme ça que ça doit se sentir
Être plus profond que la mer bleue profonde
Voilà à quelle profondeur ça va - si c'est réel
Quand quelqu'un a besoin de vous
Cela n'est pas bien à moins qu'il n'ait besoin de vous - entièrement
Au fil des ans bons ou pauvres
Et pour tous l'entre-deux ans - quoi qu'il arrive
Qui sait où la route nous conduira
Seul un fou le dirait
Mais si tu me permets de t'aimer
C'est sûr que je vais t'aimer - complètement, complètement.
(Traduction de la chanson All the way.)
Je vous le dit ce chapitre restera mon préféré ! En fait j'y ai mis plus de temps que pour le chapitre 9 car j'en avais déjà écrit une grosse partie avant. C'est sûr que la ''première fois'' entre Isabeau et Kolya j'y ai longuement pensé et travaillé.
J'espère que vous n'êtes pas déçu. (Car j'ai bossé très dur!) n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, j'y apporte toujours une grande valeur.
Merci encore pour vos derniers commentaires. Vos supplications m'ont poussés à mettre les bouchées doubles pour ce chapitre.
A bientôt pour un prochain chapitre !;-)
