Bien le bonjour à tous ! Je suis très heureuse de pouvoir vous poster ce nouveau chapitre qui bien que plus court que les deux précédant m'a donné beaucoup de mal, de plus j'avais une montagne de chose à faire du coup j'ai dû faire une pause.
Mais voilà, le chapitre 14 !
Encore merci à ceux qui me suivent toujours, je pense notamment à Diama et à Dante (et également aux anonymes!)
XXX
De retour chez eux Isabeau veillait sur son Commandant encore endormi sur un lit d'hôpital, il avait perdu beaucoup de sang mais il était hors de danger maintenant. La jeune femme était assise sur une chaise à côté de lui et ne pouvait s'empêcher de lui tenir la main, se moquant royalement d'être vue ainsi.
Elle était extrêmement fatiguée des deux nuits blanches qu'elle venait de passer mais pour rien au monde elle serait partit de l'hôpital, Ladon avait pourtant essayé de la convaincre d'aller se reposer un peu, rien n'y a fait.
Aujourd'hui le peuple Genii était en deuil d'une soixantaine de compatriotes et il allait bientôt falloir rendre des comptes...ce bon à rien de Cowen avait déjà demandé à voir le Commandant Kolya dès que ce dernier serait réveillé pour lui réclamer des explications même si tous les membres du commando avaient rédigé des rapports très détaillés sur ce qui s'était passé lors de cette fameuse nuit sur Atlantis.
Isabeau savait qu'elle et ses camarades ne seraient pas sanctionnés, après tout en bons soldats ils n'avaient qu'obéir aux ordres. Kolya serait donc seul à porter le blâme, même si la jeune femme se sentait toujours aussi coupable de n'avoir pas réussi à le raisonner. Elle y avait longuement pensé pendant qu'elle veillait sur lui, elle avait été trop douce...trop passive, elle aurait dû s'imposer davantage, être plus autoritaire, lui dire clairement qu'il se fourvoyait. Maintenant le résultat de son inaction était sous ses yeux. Kolya avait perdu connaissance pendant que les médecins le transportaient en salle de soins et n'avait pas rouvert les yeux depuis, c'était une peur nouvelle pour Isabeau, une peur qu'elle n'avait jamais ressentie auparavant, celle de perdre un être cher. Ce sentiment d'impuissance, de culpabilité mêlé de tristesse était insupportable ! Encore une fois elle essaya de comprendre ce qui avait bien pu se passer dans la tête de son Commandant...pourquoi cette obstination ? Il avait été trop sûr de lui, songea-t-elle avec amertume, elle n'avait pas su le protéger de lui-même. La jeune femme espérait néanmoins que de par ses brillants états de services que Cowen ne soit pas trop dur avec lui...mais cet espoir était très mince.
« Pff, ce lâche ne devait attendre que ça ! » Se disait-t-elle, Kolya était bien plus apprécié au sein du peuple Genii que leur Leader Cowen, il avait ce charisme et cette assurance qui correspond à un chef digne de ce nom cependant il n'était pas infaillible lui non plus, ils venaient d'en avoir la preuve. Pourtant il en faudrait bien plus pour discrédité Kolya au yeux des Geniis, alors il n'était pas à exclure que Cowen cherche à lui administrer le coup de grâce. En suivant le fil de ses pensées Isabeau était plus décidée que jamais à le protéger ! À le soutenir ! Il allait avoir besoin d'elle.
Elle le sentit alors faiblement bouger sa main dans la sienne, reprenait-il conscience ? Il lui fallut au moins dix bonnes minutes avant de remuer lentement les paupières, instantanément Isabeau se releva de sa chaise pour se pencher au-dessus de lui en l'appelant doucement par son prénom.
– Acastus ? Acastus ? Tu m'entends ? Lui demanda-t-elle en se sentant soulagée de le voir revenir à lui.
Il cligna des yeux, gémissant à cause de son épaule bandée. Son premier réflexe fut d'essayer de se relever mais la jeune femme l'en empêcha gentiment, le rallongeant doucement sur le lit.
– Non, ne bouge pas. Murmura-t-elle en sentant des larmes de bonheur lui piquer les yeux. On t'a tiré une balle dans l'épaule, tu dois te reposer.
Émergeant lentement, Kolya mit un certain temps à comprendre ce que la jeune femme disait mais le simple fait de voir son visage doux et rayonnant de bonheur le rassura. Il examina ensuite du regard la pièce où il se trouvait et à en juger par le lit métallique et rudimentaire dans lequel il était couché ainsi que les draps blancs qui le couvrait il comprit qu'il était à l'hôpital. Les grands paravents blancs autour du lit leur accordait un peu d'intimité alors il leva lentement le bras droit pour atteindre la joue humide d'Isabeau. Elle posa sa main sur la sienne et ferma brièvement les yeux pour apprécier ce geste tendre et embrassa ensuite paume de sa main avant de s'allonger contre lui, posant sa tête sur sa poitrine.
– Tu m'a fais si peur ! Soupira-t-elle tandis qu'elle sentait ses bras l'encercler et une main bienveillante caresser ses cheveux.
– Combien de temps ai-je dormi ? Demanda-t-il d'une voix enroué et éteinte après un long moment de silence.
– Deux jours. Luis répondit simplement Isabeau qui s'était redressé pour soulager sa poitrine sûrement encore douloureuse.
Après un autre moment de silence elle se décida à lui demander se qui c'était passé sur Atlantis après son départ, le regard de Kolya qui auparavant était doux se voila en se remémorant les souvenirs de cette mission désastreuse. Il lui expliqua que peu de temps après qu'elle eut franchi la porte des étoiles lui-même et son groupe s'apprêtaient à la suivre avec le Docteur Weir et Mckay en otages quand des tireurs ennemis les avaient attaqué. L'un deux n'était pas vraiment plus vieux qu'Isabeau, avec les cheveux hirsute et noirs, il l'avait tenu en joug alors que le Genii s'était emparé du Docteur Weir en la maintenant fermement contre lui comme un bouclier alors qu'il reculait doucement vers la porte. L'Atlante qui était sans nul doute le fameux Major Sheppard lui avait plusieurs fois demandé de lâché Weir sans qu'il n'obéisse, alors il avait tiré et le gredin avait visé juste ! La balle avait traversé son épaule avec une telle force que le Commandant Genii avait instinctivement lâché sa prisonnière, tout son corps basculant en arrière jusqu'à retomber dans l'herbe de l'autre côté de la porte des étoiles.
Isabeau l'avait écouté gravement, bien qu'elle avait conscience que l'Atlante n'avait fait que défendre sa cité une rage froide se répandait dans tout son corps en songent à Ahsim (dont ils n'avaient même pas pu récupérer le corps, tout comme ceux de leur autres camarades) et maintenant elle apprenait que Sheppard avait bien failli abattre l'homme qu'elle aimait...l'outrage était à son comble.
– Cowen n'a pas demandé à me voir ? Demanda alors Kolya.
– Si...mais ne pense pas à ça maintenant ! Exigea-t-elle plus qu'elle ne le demandait, elle caressa sa joue avec une extrême douceur tandis que ses yeux plongeaient dans les siens. Repose-toi d'abord, Cowen attendra.
Le mépris dans la voix de la jeune femme quand elle avait prononcé le nom de Cowen avait beaucoup surprit Kolya bien qu'il n'en avait rien montré. Oh il savait depuis longtemps qu'elle n'avait pas foi en leur Leader, qu'elle le désapprouvait ouvertement quand ils en venaient à parler de lui cependant jamais son mépris n'avait été aussi visible. Et dire que bientôt il allait devoir affronter cet homme de plus en plus mégalomane. Il eu soudainement envie de fermer à nouveau les yeux pour ne plus jamais les ouvrir, la honte dû à l'humiliation cuisante qu'il venait de subir était insupportable ! Sa seule consolation dans toute cette histoire était qu'Isabeau ne lui en voulait plus, qu'elle était toujours là à ses côtés, prête à le suivre jusqu'au bout de l'univers. Brusquement il sentit un profond sentiment de reconnaissance et de tendresse envers cette jeune femme qui envers et contre tout l'avait soutenue toutes ces années durant sans poser de questions, sans rien lui demander en retour.
– Merci d'être là...Ne put-il s'empêcher de murmurer d'une voix à peine audible.
Mais bien évidemment Isabeau l'avait entendu et sa tête s'était vivement redressée pour le fixer de ses grands yeux verts complètement incrédules, comme si il venait de dire quelque chose d'absurde. Cependant son regard redevint vite doux et il vit même ses yeux s'humidifier alors qu'elle se blottissait à nouveau contre lui en lui rétorquant que c'était là qu'était sa place.
Malheureusement cet instant de tendresse suivant le soulagement n'avait pas duré. Très vite la réalité rattrapa les deux amants car dès qu'il eut la force de tenir debout Kolya fut mandater par Cowen qui n'était plus disposé à attendre davantage.
En tant que Seconde digne de ce nom Isabeau avait tenu à accompagner son Commandant à cet entretien qui allait sûrement être plus qu'éprouvant. C'était l'usage de toute façon, un second se devait de soutenir et d'assister son commandant dans toutes les épreuves, quand elle et ses camarades étaient plus jeunes ils plaisantaient beaucoup sur ce poste certes très honorifique mais contraignant jugeant que cet engagement était comme un contrat de mariage ! Quand elle y repensait Isabeau réalisait qu'ils n'étaient pas si loin de la vérité à l'époque.
La jeune femme avait été soulagée que Cowen accepte sa présence, car d'ordinaire il n'était certainement pas l'homme le plus respectueux de l'étique Genii et il aurait très bien pu la congédier avant même qu'elle n'ait franchi la porte de son bureau.
Présentement leur Leader toisait Kolya d'une mine à la fois mécontente mais aussi avec une certaine suffisance qui hérissa le poil de la jeune femme...comme il devait être heureux de pouvoir lui reprocher une faute grave.
Il commença par faire l'énumération de tout les dégâts matériel et humain d'un ton dédaigneux. Kolya ne disait rien ou presque, se contentant la plupart du temps de hocher la tête en encaissant dignement la remontrance.
– Par votre faute plus de soixante de nos compatriotes sont morts ! Et Sora a été faite prisonnière. Tous ça pour quoi ? Notre dispositif de stockage de données wraith, un peu de matériel médical et quelques piètres munitions.
Isabeau dû se mordre la langue pour ne pas lui rétorquer qu'en un sens c'était exactement ce qu'il voulait obtenir de cette mission ! Malheureusement elle n'était pas en position de se révolter et son Commandant encore moins.
– Qu'est-ce qui vous a prit ?! Il n'a jamais été question de prendre Atlantis.
– Après que nous ayons éliminés les deux seuls gardes il ne restait plus que trois personnes sur la cité, le Docteur Weir, Mckay et le Major Sheppard. Lui Expliqua posément Kolya malgré le fait qu'il se sentait atrocement humilié. Le Docteur Mckay m'avait informé qu'il y avait une chance de sauver Atlantis j'ai donc jugé plus profitable de l'aider dans sa tentative.
Cowen n'ajouta rien à ça dans un premier temps. Ce que venait de déclarer le Genii avait de cohérence mais il ne pouvait en aucun cas le cautionner. Il posa alors les yeux sur Isabeau qui était demeurée silencieuse.
– Et vous ! On m'a pourtant rabâché que vous étiez une femme de bon sens, pourquoi n'êtes-vous pas intervenu ?
« Ben voyons ! Maintenant il cherche à me démolir aussi... » Songea la jeune femme, le trouvant plus pathétique que jamais. Si il croyait qu'il suffisait de glisser une petite flatterie dans sa remarque sur son soi-disant bon sens pour qu'elle désapprouve Kolya il se mettait le doigt dans l'œil ! Que faire ? Bien sûr elle était intervenu ! À plusieurs reprise même cependant elle devait faire très attention à ses mots car son Commandant était déjà dans une très fâcheuse posture.
– J'ai effectivement informé le Commandant des risques potentiels. Dit-elle avec un respect faux. Néanmoins je ne l'ai pas arrêté dans ses projets que je considérais certes comme dangereux mais réalisables...le Commandant Kolya à cru bien faire sans doute. Ajouta-t-elle sans pouvoir se retenir.
– Je vous dispense de ce genre de commentaires Oujna ! La réprimanda alors cet homme odieux en réalisant qu'il n'obtiendrait aucun soutiens de sa part. Quoiqu'il en soit les proches des victimes exigent des réponses sur ce qui c'est passé, cette mission a été un vrai fiasco !
– D'un côté le Commandant vous avez avertit que ses élèves n'étaient pas prêt. Lâcha un peu abruptement Isabeau en sentant la colère l'envahir en comprenant qu'il comptait jeter tout le blâme sur Kolya.
Pourtant sa remarque insolente rendit Cowen aussi rouge que si il était resté trop longtemps au soleil. Kolya lui-même paru étonné par son audace bien qu'il ne disait toujours rien.
– Seriez-vous en train d'insinuer que je suis responsable des erreurs de votre Commandant ?! S'indigna le Leader Genii.
– Bien sûr que non monsieur. Assura-t-elle en réalisant qu'elle était allée un peu trop loin. Je ne fais que pointer du doigt un manque évident de communication entre nous tous. Et je déplore également ces pertes tragiques et inutiles, qu'en à Sora elle savait très bien ce qu'elle faisait, si elle est encore sur Atlantis à cette heure c'est qu'elle l'a bien voulu !
Son ton plus que diplomate ne le calma qu'à demi. Cowen était toujours aussi outré, si bien que ses lèvres se contractèrent en un rictus railleur.
– Naturellement j'oubliais qu'avec vous tout ce que vous dit votre Commandant relève de la parole divine.
Cette fois ce fut au tour de la jeune femme d'être scandalisée ! « Mais quel minable ! » se criait-elle intérieurement. Comment osait-il prétendre qu'elle n'était pas capable de penser par elle-même ?! Non mais on croit rêver ! Il était surtout jaloux oui ! Qui donc de normalement constitué sur leur planète prêtait encore attention aux divagations de ce tyran alors que Kolya lui était de plus en plus apprécié des leurs.
– Je vois...alors mon crime à moi c'est d'avoir foi en mon chef hiérarchique ?! Rétorqua-t-elle en ayant beaucoup de mal à maîtriser l'énervement dans sa voix.
– Sortez Oujna. Lui ordonna soudainement Cowen en se rasseyant nonchalamment dans son fauteuil.
– Pardon ?!
– Dehors !
La Genii mit quelques secondes avant de réaliser qu'on la congédiait comme un vulgaire sous-fifre, c'est donc en étant ouvertement outrée et non sans jeter un coup d'œil interrogateur à son Commandant, ce qui irrita grandement Cowen, qu'elle sortit à grandes enjambées du bureau sans un salut pour ce Leader tant méprisé.
Les minutes suivant le départ enragé de la jeune femme furent très lourdes, les deux hommes s'affrontaient du regard jusqu'à ce que Cowen reprenne la parole.
– Vous l'avez bien dressé cette petite, Acastus. L'amusement et le dépit se mêlant dans sa voix. Je suis convaincu qu'elle se jetterait volontiers sous la main d'un wraith pour vous...vous n'avez jamais essayé d'en profiter ? Ajouta-t-il sur un ton qui se voulait entendu.
– Que voulez-vous dire ? Demanda Kolya particulièrement méfiant.
– Les jolies femmes font perdre la tête au hommes les plus moraux. Lui Répondit Cowen comme si il voulait le pousser à la confidence. Et votre Seconde est fort attrayante et très dévouée.
Le sang du Genii se glaça dans ses veines, d'abord il l'avait accablé pendant une bonne demi-heure et maintenant il essayait d'user d'une sorte de camaraderie masculine pour lui soutirer des informations sur sa relation avec Isabeau ! Décidément il devait être vraiment désespérer au point de sous-entendre si ouvertement qu'il avait une liaison avec sa seconde. Oui c'était le cas mais ils avaient toujours étés très discrets, personnes n'en avait jamais rien su ou bien n'en avait pas la moindre preuves...si par malheur cela venait à s'ébruiter alors sa carrière serait brisé et ça ce salaud de Cowen le savait très bien !
– Avec tout le respect que je vous dois, je ne sais pas qui de Oujna ou moi vous insultez le plus...Mentit-il en prenant un air profondément rebuté. Si ''attrayante et dévouée'' soit-elle Oujna reste ma seconde ! Et je vous rappelle que j'ai largement l'âge d'être son père, comment pouvez-vous...
– Très bien, très bien ! L'arrêta Cowen avec impatience. Je plaisantais. Mais vous avez raison, soyons plus sérieux. Commandant Kolya en raison de vos brillants états de service vous subirez seulement une mise à pieds, je me réserve le droit de vous réintégrer quand je le jugerai bon. Il s'arrêta un instant sous le regard glacial du Genii et déglutit en se sentant soudainement mal à l'aise. Jusque là tachez...de vous faire oublier.
XXX
Le soir même :
Ce soir là Ladon avait invité Isabeau à se joindre avec lui et Daryl pour une sorte de veillée en hommage à leurs compagnons disparus mais surtout pour honorer la mémoire de leur ami commun, Ahsim.
Ils s'étaient donné rendez-vous chez Daryl qui les avait accueilli avec un sourire triste et une mine épouvantable. De toute évidence c'était lui le plus affecté des trois. Le jeune homme paraissait avoir vieilli prématurément depuis quelques jours et il les conduisit dans le salon où un certain nombre de bouteilles d'alcool les attendaient déjà, le mot d'ordre était très clair : Soûlons-nous !
Bien qu'ils ne buvaient pas d'ordinaire Ladon et Isabeau acceptèrent avec soulagement l'initiative de leur ami car ils savaient pertinemment qu'ils ne tiendraient pas toute la soirée sans un gros remontant et ils s'assirent à même le sol, chacun ayant sa bouteille respective.
– Comment va sa famille ? Demanda Ladon après un lourd moment de silence.
Les yeux bleus attristés de Daryl se voilèrent un instant avant qu'il ne lui réponde en soupirant.
– C'est pas la joie. Son père est inconsolable...Dit-il en buvant une longue gorgée d'alcool qui le fit grimacer. Je lui ai promis de venir l'aider à déménager les affaires d'Ahsim.
–Je peux venir aussi si tu veux ? Lui proposa Ladon.
– Non l'ami. Déclina Daryl avec un petit rictus reconnaissant. J'irai seul.
Par la suite ils jugèrent moins déprimant de se raconter des petites anecdotes sur leur ami , chacun avait leurs histoires. Ils rirent, pleurèrent beaucoup tout en buvant plus que de raison pour oublier l'espace d'un instant à quel point la réalité leur paraissait laide et injuste en ce moment. Du haut de leur 29 et 30 ans le trio ne parvenaient toujours pas à croire que la vie, « Une belle garce ! » selon Daryl, ait pu leur jouer un tour aussi cruel.
Très tard dans la nuit Ladon fut le premier à s'assoupir par terre. N'étant pas en état de le porter Isabeau se contenta de glisser un oreiller sous sa tête et de le couvrir d'une couverture puis c'est en titubant qu'elle alla rejoindre Daryl qui fumait silencieusement sur le balcon. Tous les deux ne pouvaient pas se résoudre à aller dormir, surtout en sachant que le lendemain ils réaliseraient au réveil que tous ça n'était pas un rêve ou en l'occurrence un cauchemar.
– Tu sais Isa, il m'arrive parfois d'avoir envie de lui parler d'un truc et d'allumer ma radio...et c'est là que je me rappelle qu'il est...qu'il est...
Il ne pu finir sa phrase tant le simple fait d'admettre que son ami n'était plus de ce monde lui était insupportable. La jeune femme le comprenait que trop bien, elle-même quand son père venait d'être emporté par les wraiths s'attendait toujours à le voir passer la porte de la maison. Elle fit alors la seule chose qui lui vint à l'esprit et enlaça son ami qui ne résista pas. Elle accueilli sa douleur du mieux qu'elle le pu le laissant pleurer contre son épaule tandis qu'il la broyait presque contre lui entre ses bras forts. C'était si étrange de le voir ainsi...lui, Daryl, le meneur, le solide, le revêche et même un peu voyou, c'était lui en train de pleurer dans ses bras. Décidément leur petit monde volait en éclats !
– On était bien avant, hein ? Lui dit-il quand il l'eut enfin relâché. Tous ensemble...on avait vraiment la belle vie.
La jeune femme acquiesça lentement. C'est vrai qu'elle avait le sentiment de se réveiller d'un long rêve tranquille, tout lui semblait maintenant plus dur, plus froid, comme les corps sans vie de leurs compagnons.
– Isa...je...j'aurai voulu te demander quelque chose. Déclara soudainement son ami d'une petite voix.
Sans vraiment réfléchir elle l'encouragea à continuer, malgré sa tête qui comment à tourner un peu.
– C'est pas facile mais...écoute ça fait longtemps que j'y pense, tu sais, Ahsim, malgré le fait qu'il était très distant avec toi ces dernières années il t'adorait ! Je crois qu'en fait il n'a simplement jamais digéré que tu sois partit.
Daryl n'aimait clairement pas cette conversation, Isabeau le sentait, néanmoins une force le poussait à continuer, il semblait très important pour lui de dire ce qu'il avait sur le cœur et qu'il avait tût depuis trop longtemps.
– Ça me gène beaucoup de te demander ça, et je ne l'aurai pas fait en temps normal mais là...enfin...Ses yeux étaient hagards jusqu'à qu'il parvienne à trouver le courage de la regarder. Voilà ! Ça fait un bout de temps que j'y pensais et...je voudrais savoir...pour le Commandant Kolya et toi ?
Heureusement qu'il faisait noir à ce moment là dans la ville souterraine car sinon Daryl aurait pu voir son amie perdre toutes ses couleurs pour devenir aussi pâle qu'un cadavre. Par les Ancêtres comment était-il arrivé à ce poser une telle question ?! Est-ce que d'autres que lui avaient remarqués quelques chose ?!
– Daryl, je...je...bafouilla-t-elle prise de panique, de plus sa langue était engourdie à cause de l'alcool et rendait sa diction encore plus difficile.
– Calme-toi Isa. La rassura le jeune homme qui semblait encore plus mal à l'aise qu'elle. C'est tout aussi dur pour moi de te le demander mais il faut de je le sache ! Quelque soit la réponse je ne parlerais jamais de cette conversation à personne, tu entends à personne ! Tu n'es pas obligé de parler, hoche simplement la tête...pour moi et pour Ahsim, s'il te plaît le doute c'est horrible.
Isabeau avala péniblement, se sentant au pied du mur. À aucun moment elle aurait cru devoir le dire à quelqu'un et surtout pas à un ami ! Cependant en voyant l'éclat de détresse dans ses yeux bleus elle comprit le courage que ça avait dû lui demander de lui poser cette question si personnelle. Ne se voyant pas lui mentir dans un moment pareil et sans doute n'était-elle plus en état de faire preuve de verve elle se mordit alors la lèvres et ferma brièvement les yeux alors qu'elle hocha affirmativement la tête d'un coup sec.
Pour une obscure raison il paru soulagé, comme si elle venait de lui retirer un poids des épaules puis il devint encore plus embarrassé en poussant un petit rire nerveux, détournant le regard sur la ville encore endormie. Isabeau eut elle-même le cœur moins lourd en ayant avoué cette relation secrète à un ami de confiance bien qu'elle n'avait pas l'intention de mettre Kolya au courant, il s'affolerait complètement si il savait ! Cependant elle avait maintenant une autre raison de s'en faire.
– Et...d'autres personnes se posent ce genres de questions ?
– Pour être franc j'en sais trop rien. Avoua Daryl en la regardant à nouveau. Mais on avait déjà de gros soupçons, enfin ''on'' je veux dire nous, le groupe et puis quand je t'ai vu te jeter sur lui quand il a été blessé ça m'a sauté aux yeux. Mais quand même toi et le Commandant ! J'en reviens pas ! S'exclama-t-il un peu trop bruyamment au goût d'Isabeau qui le rappela à l'ordre. Oui oui désolé, en fait non je ne pense pas que les gens se pose vraiment ce genre de questions, c'est juste que ça se voit que vous avez une relation exclusive ! Ça a toujours été ainsi, tu es comme son ombre, par moment on pouvait même croire que vous partagiez les mêmes pensées, à tel point que vous nous faisiez peur parfois.
Elle écouta ses révélations avec stupeur, « On croit connaître les gens et finalement... »
– Et ça fait combien de temps que vous...enfin ?
– Environs quatre ans. Lâcha-t-elle sans cérémonie.
– Ah seulement ! S'exclama son ami authentiquement surprit.
– Comment ça ''Ah seulement'' ?! S'écria Isabeau scandalisée. Pour qui tu me prends ?! Que croyais-tu ?
Daryl se fondit immédiatement en excuses bien qu'il ricana un peu dans sa barbe.
– Ne le prends pas mal c'est juste que la première fois que j'ai entendu une rumeur à ce sujet tu devais avoir 15 ou 16 ans.
Isabeau leva les yeux aux ciel en entendant ça, sa mâchoire s'en décrochait presque: – Par les Ancêtres, les gens sont vraiment immondes !
– M'en parle pas !
– Mais toi ? Ça ne te choque pas ? Ne put-elle s'empêcher de lui demander. J'aurai cru que tu me dirais que...
– Que quoi ? L'interrompit-il. Que je te jugerai ? Oui je trouve ça vraiment bizarre et rien que de t'imaginer lui et toi en pleine action ça me retourne l'estomac. Cette remarque lui valu un beau coup de poing dans l'épaule. Mais le cœur à ses raisons et si tu es heureuse comme ça dans ce cas je n'ai rien à dire.
Il eut un moment de silence jusqu'à ce que les mots sorte naturellement de la bouche de la jeune femme.
– Merci Daryl. Lui murmura-t-elle réellement touchée par ses dernières paroles. Merci infiniment !
Pour toutes réponses il la captura à nouveau entre ses bras avant de lui ébouriffer les cheveux comme il aimait le faire tout en lui disant qu'elle était vraiment cinglée !
XXX
Trois jours plus tard:
En rentrant chez lui Kolya ne su pas vraiment si il était content ou non de voir Isabeau l'attendre sur les marches de l'entrée. Elle avait visiblement décidé de passer la nuit chez lui et le fait qu'elle ne lui ai rien dit signifiait sûrement qu'elle ne tolérait aucun refus. Malgré lui il avait sourit en la voyant ce que la jeune femme prit comme une invitation et elle le suivit à l'intérieur.
Ils ne se parlèrent pas beaucoup au début, il lui avait platement expliquer qu'il était momentanément relevé de ses fonctions...et par extension elle aussi puisse que contrairement à ses amis Ladon et Daryl elle n'avait pas d'autres activité en dehors de son poste de Seconde. Bien qu'il connaissait déjà la réponse Kolya lui avait proposé de la faire affecter à une autre unité si elle souhaitait continuer à travailler et bien entendu Isabeau refusa en bloc !
Par la suite il la regarda leur faire un petit quelque chose à manger, en fait lui avait décliné en prétextant qu'il n'avait pas faim mais trop tard la jeune femme était déjà lancée, il l'écouta rager sur Cowen, jurer, s'indigner, crier même. Mais honnêtement Kolya lui avait la tête ailleurs, n'arrivant pas à oublier la tentative de Cowen de percer dans son intimité.
Ses idées noires le poursuivirent jusque sur le divan où Isabeau le fit asseoir et dénuder son torse pour pouvoir nettoyer sa blessure encore vive. En la laissant docilement s'occuper de lui il s'enfonça encore plus dans les mauvaises pensées, se remémorant leur vie de couple plutôt atypique. Ce n'était pas comme si le bonheur avait été parfait depuis ces quatre dernières années, même si sa jeune amante partageait sa vision des choses il n'avait pu empêcher des questions s'imposer à lui...devront-ils toujours se cacher ? Lui, voudrait-il et même pourrait-il un jour assumer d'officialiser leur relation ? Se voyait-il passer le reste de ses jours avec elle, lui qui autrefois n'avait jamais penser vivre autrement qu'en solitaire ? A bien des moments il avait craint d'être découvert et plusieurs fois il avait songé à redevenir raisonnable et mettre un terme à cette liaison dangereuse. Mais très vite il y renonçait, rien que de s'imager se lever et se coucher sans sentir la chaleur bienfaisante du corps d'Isabeau contre lui venait à bout de toute sa détermination. Ne plus la voir lui sourire, ne plus l'entendre lui parler avec cette accent passionné, ne plus jamais se sentir si exceptionnel quand elle posait ses beaux yeux verts plein d'adoration sur lui, non il ne pouvait décidément pas ce passer de ça !
La jeune femme soigna délicatement sa plaie, la balle avait complètement traversé son épaule donc il fallait désinfecter devant et dans le dos en prenant soin de ne pas trop toucher aux points de suture. Après ça elle entreprit de lui bander convenablement l'épaule en enroulant des bandes propres, se faisant elle dût se presser un peu contre lui et l'unique chemise qu'elle portait en plus d'un simple tanga remonta jusque en haut de ses cuisses sous le regard appréciateur du Genii.
– Jamais je n'ai été soigné par une infirmière aussi séduisante. Dit-il en la détaillant de haut en bas.
Isabeau eut un sourire en le traitant d'idiot puis elle continua son travail avec application. Et elle ? Songea à nouveau Kolya...Comment envisageait-elle leur relation dans l'avenir ? Il se surprit lui-même de n'avoir jamais pensé à le lui demander. Elle l'aimait ça il en était sûr et depuis très longtemps, mais plus il y réfléchissait plus il s'avouait que c'était réciproque contrairement au début de leur relation, ce fameux lendemain de soirée après avoir couché ensemble pour la première fois où à défaut d'en être amoureux il avait désiré la belle jeune femme qu'elle était devenu et c'était sentit flatté de son intérêt envers lui. Il se souvenait également très bien de la première fois qu'elle lui avait fait de l'effet, le soir dans le bunker quand ils avaient dû partager la même chambre et qu'il l'avait aidé à ouvrir la fermeture défectueuse de sa veste, son regard perdue à elle, la proximité indécente de son corps près du sien, sa propre angoisse après avoir brièvement éprouvé l'envie de la déshabiller un peu plus et avec le recul il était convaincu que si il avait mit son fantasme à exécution elle l'aurait laissé faire. Bien qu'il avait beaucoup d'affection pour elle à ce moment-là c'était avant tout son corps qu'il aimait mais maintenant...maintenant il voulait tout !
Cette mésaventure dans le bunker les avaient considérablement rapprochés c'était indéniable. Puis les années passant quoique lui-même incertain il avait sciemment et discrètement flirté avec elle jusqu'à les amener à leur situation présente. Mais finirait-elle par s'en lasser un jour ? Bien qu'elle lui ai déjà dit que non, voudrait-elle des enfants dans quelques années ? Et si jamais elle rencontrait un autre homme ?! Plus jeune, plus séduisant, plus conforme, avec qui elle pourrait vivre une relation ''normale'', sans avoir à se cacher ? C'était de loin la question qu'il redoutait le plus ! Si par malheur ça arrivait...oh il n'osait même pas imaginer...il comprendrait bien sûr, mais de là se dire qu'il la laisserait partir dans les bras d'un autre sans rechigner serai mentir.
De son côté, ignorant complètement les sombres pensées de son compagnon, Isabeau de releva de la table basse où elle s'était assise et alla ranger le nécessaire médical qu'elle venait d'utiliser pour le soigner. Quand elle revint dans l'embrasure de la porte en face de lui elle remarqua enfin son expression tourmenté sur son visage.
– Acastus ? Ça ne va pas ?
Naturellement il nia tout en bloc.
– Approche. Lui demanda-t-il faiblement.
Elle ne le cru pas une seconde mais s'exécuta, il devait sans doute se faire du soucis à cause de sa mise à pied, à sa place elle elle hurlerait de rage à tout va ! La jeune femme s'avança jusqu'au divan pourtant au moment où elle allait s'asseoir à côté de lui il la retenu en la saisissant doucement par les hanches. Elle lui jeta un regard vraiment soucieux maintenant, posant une main sur sa joue.
Il fit une légère pression sur ses hanches pour lui indiquer de s'asseoir sur ses jambes. Quand elle fut contre lui Kolya enfoui son visage dans le creux de son cou, glissant ses mains sous sa chemise pour caresser rêveusement son dos. Bien qu'elle apprécia cette tendresse inattendu Isabeau n'en demeurait pas moins inquiète.
– Qu'est-ce qu'il y a ? Insista-t-elle en trouvant son comportement étrange.
– Ce n'est rien Isa. Murmura-t-il. Rien d'important.
Elle ne pu lui demander de s'expliquer car il releva la tête en déposant un baiser passionné sur ses lèvres. Il ne la laisserait jamais partir ! Surtout pas pour un autre homme quel qu'il soit. Oui il aimait cette jeune femme incroyable. Pas dans le sens conventionnel c'est dire l'aimer assez pour vouloir le mariage, une belle maison, un travail, des enfants, non il n'avait jamais pensé à ce genre de choses...et elle non plus d'ailleurs. Il l'aimait...comme quand ils faisaient l'amour, où lorsqu'ils le faisaient il n'y avait plus qu'eux deux, plus de problèmes. C'était comme si elle pouvait lire des ses pensées et lui dans les siennes, il n'avait qu'à la regarder dans les yeux et là il sombrait dans l'abandon le plus total.
– Tu as l'air d'aller beaucoup mieux on dirait...Constata Isabeau d'un ton taquin une fois qu'il eut relâché ses lèvres.
Elle savait que le Genii était tenace et qu'il faudrait bien plus qu'une simple balle dans l'épaule pour en venir à bout toutefois elle résista un peu quand il commença à ouvrir sa chemise avec une lenteur délibérément sensuelle, lui disant qu'elle craignait de lui faire mal ou que sa plaie ne saigne à nouveau si ils poursuivaient sur cette voie. Mais il ignora superbement ses protestations en l'embrassant encore, marmonnant contre sa bouche quelque chose qui ressemblait à « Tu es à moi ! ». La jeune femme se demanda vaguement qu'elle mouche venait de le piquer avant de finalement céder une fois de plus, sentant son propre désir l'emporter sur la raison.
Mais contrairement à leurs étreintes fiévreuses habituelles là Isabeau savait que ce serai différent, malgré ses avances téméraires elle le trouvait encore trop fragile pour mener la danse, lui-même en avait conscience et c'est donc très naturellement qu'ils décidèrent de rester dans cette position pour que Kolya fasse le moins d'effort possible.
N'ayant pas beaucoup de tissu sur elle la jeune femme en fut vite débarrassé par les mains avides mais tendres de son amant puis il perdit pied quand les mains audacieuses de la jeune femme descendirent vers le bas de son corps jusqu'à défaire d'une main experte la ceinture de son pantalon et glisser impudiquement dedans pour venir caresser son sexe déjà dur. Ce geste le fit bander encore plus, à tel point que s'en était douloureux et il la pressa davantage contre lui pourtant se faisant il ressentit une douleur cuisante dans son épaule le fit gémir et Isabeau s'arrêta immédiatement. Elle posa sur lui ses yeux verts inquiets, l'interrogeant du regard.
– Ne bouge pas, laisse-moi faire. Lui murmura-t-elle en le repoussant doucement contre le dossier du divan.
Elle le libéra ensuite du reste de ses vêtements et s'installa sur ses jambes, faisant très attention à ne pas trop s'appuyer contre lui, ses mains agrippèrent fermement le dossier du divan et elle l'embrassa langoureusement en descendant lentement sur son membre. Ils soupirèrent tous deux de contentement, savourant la sensation d'être l'un dans l'autre. Dans un premier temps Isabeau ne bougea pas, posant son front contre celui de son amant qui la couvait d'un œil en flamme !
Se sentant incapable d'attendre davantage Kolya lui saisi les hanches et l'incita à se mouvoir, s'enfonçant encore plus profondément en elle. La jeune femme ondulait maintenant sur lui, soupirant bruyamment alors qu'elle roulait des hanches avec une telle langueur que s'en était à la fois terriblement bon et délicieusement insupportable, leur donnant l'impression de se consumer à petit feu.
La jeune femme n'avait pas imaginé faire l'amour avec lui si tôt après sa sortie de l'hôpital cependant elle appréciait la douceur de cette éteinte là, le puissant sentiment d'amour qui la prenait à la poitrine tandis qu'elle se perdait dans son regard, Kolya en oubliait même momentanément la douleur qui le lançait toujours et gémissait de plaisir à chaque mouvement de son amante, frissonnant sous ses caresses.
Malgré cet instant de sexe doux et intense il n'y eut pas ''explosion'', pas de cris, de souffle erratique, ce qui n'empêcha pas le Genii de jouir longuement en elle au bout d'un ultime coup de rein. Par réflexe Isabeau l'enlaça tendrement, respirant son parfum, jouant avec les mèches de ses cheveux brun remarquant ici et là quelques cheveux blancs.
Soudainement Kolya ouvrit les yeux, sortant de la plénitude dans laquelle il se trouvait quant il sentit quelque chose d'humide couler sur son cou. Il repoussa alors la jeune femme pour tenir son visage entre ses mains, écartant les boucles rousses qui étaient collées à ses joues humides.
– Pourquoi pleurs-tu ? Demanda-t-il sans comprendre.
Oui elle pleurait mais elle souriait timidement aussi. Elle secoua la tête de gauche à droite, essuyant ses yeux avec un rire moqueur pour elle-même.
– Ce n'est rien, je repensais juste à...
– A quoi ? L'encouragea-t-il, sa curiosité piqué au vif.
– Tu...tu as des souvenirs de quand tu a traversé la porte ? Avant de t'évanouir ? Demanda-t-elle avec difficulté.
Il fronça les sourcils, réfléchissant sans pour autant savoir où elle voulait en venir.
– Pas vraiment...Avoua-t-il. Je me souviens juste d'être tombé en arrière et...et d'avoir entendu ta voix, rien d'autre.
Isabeau baissa brièvement les yeux, comme gêné, ce que Kolya trouva très étrange car depuis qu'ils étaient ensemble elle ne le faisait plus et été au contraire très franche.
– Ce jour là...et bien...je n'ai jamais eu autant peur...pas pour moi mais pour toi. Murmura-t-elle d'une voix à peine audible. Je...j'ai réalisé à quel point tu tenais une place importante dans ma vie et...à quel point j'ai été stupide d'attendre que tu frôle la mort pour te dire que je t'aimais. Il eut un mouvement de recul en entendant ce dernier mot. Oui c'est ça que je t'ai dit avant que tu ne perde connaissance...je t'aime.
Elle n'avait pas osé le regarder en déclarant ça, lui était comme choqué, paralysé. Elle lui avait dit ça ? Et elle venait de le refaire ?! Oui il n'était pas idiot et savait très bien qu'elle avait des sentiments pour lui autre que le simple désir physique mais de là l'admettre à voix haute c'était une autre histoire !
– Pourquoi tu ne l'avais jamais dit avant ? Demanda-t-il d'une voix tout aussi basse que la sienne.
– Je ne sais pas. Lui répondit-elle avec un autre petit rire dérisoire. Peut-être parce que j'avais peur que tu partes en courant si je te le disais ? Parce que nous n'en avions jamais parlés, parce que je craignais de trop t'en demander, parce que...
Isabeau s'arrêta en captant enfin son regard. Ses yeux sombres étaient si chargés d'intensité qu'elle en avait perdu ses mots. Le visage du Genii n'exprimait qu'une profonde réflexion. Elle eut peur qu'il ne panique vraiment suite à cet aveu mais passé le moment de stupeur il passa une main dans sa crinière rousse et l'attira à lui, l'embrassant avec ferveur.
Cette nuit là, Acastus Kolya s'endormit en ayant la certitude d'être l'homme le plus chanceux de Pégase !
A suivre...
XXX
Voilà, comme je vous l'ai dit c'est un peu court mais je me rattraperai avec le prochain chapitre, promis. J'espère au moins que ça vous a plût.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, ça me fait toujours très plaisir !
Je ne m'étends pas trop car je suis très pressée. Du coup à bientôt ! Bises et merci de me suivre.
