Bonjour bonjour ! Je crois bien que c'est la première fois que je laisse un mot avant de poster un chapitre. Bon, tout d'abord, s'il y a des personnes qui me suivent ici, je m'excuse pour mon inactivité ! C'est juste que j'étais concentrée sur mon blog et j'ai totalement oublié de venir ici ! Voici donc le chapitre 7 jeunes tournesols ! :) Le chapitre 8 pour la semaine prochaine !


Chapitre 7

BIP ! BIP ! BIP !

"Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule !"

BIP ! BIP ! BIP !

"Ta gueule ! Ta gueule ! Ta gueule !"

BIIIIIP ! BIIIIIP ! BIIIIIP !

̶ ̶ Pitié ta gueul-

̶ ̶ LA FERME ! Hurla Castiel en écrasant le réveil de Cersalia de son poing, coupant la jeune fille dans ses gémissements et lui faisant en même temps frôler l'infarctus

Cersalia fixa quelques minutes le bras qui lui passait sous le nez, perplexe. Qu'est-ce que ça signifiait ?

̶ ̶ Bordel Castiel, mais qu'est-ce que tu fous dans mon lit ? s'écria la jeune fille en poussant violemment le jeune homme au sol, furibonde.
̶ ̶ Quoi encore ? Arrête de crier et rendors toi... répondit-il en grognant.

̶ ̶ Hein ? Mais non ! Sors de mon lit !

̶ ̶ Je t'ai dit de te taire ! Répondit Castiel en serrant la jeune fille contre son torse, l'empêchant de parler.

L'odeur du jeune homme envahit peu à peu les sens de Cersalia et elle sentit sa colère – déjà pas très grande – diminuer.

̶ ̶ A-Arrête... résista-t-elle.

̶ ̶ Quel manque de conviction, railla le jeune homme.

̶ ̶ Tais-toi ! S'offusqua-t-elle, cette fois réellement énervée par l'attitude de Castiel. Et pour la dernière fois, sors de mon lit !

Et pour bien se faire comprendre, elle donne un violent coup de genoux au garçon. Elle ne savait pas très bien où est-ce que son coup avait porté, mais, à en juger par l'expression de douleur intense qu'affichait le rouquin, ça avait dû faire mal. Elle esquissa un sourire satisfait et se leva. Elle profita ensuite du moment de faiblesse du garçon et lui saisit les cheveux. Tirant d'un coup sec, elle le força à se lever et le poussa dehors. Malheureusement pour elle, il ne fut pas aussi docile que prévu. Arrivé au seuil de la porte, il se libéra de la prise de la jeune fille et se retourna vivement vers celle-ci, le regard furibond.

̶ ̶ Toi, fit-il d'un ton menaçant en tendant les bras vers son cou.

Seulement, il s'était habitué à ce que la jeune fille ne puisse pas lui résister et qu'il la domine largement. Mais, dommage pour lui ! Cette dernière avait nettement repris des forces et n'eut aucun mal à éviter ses mains. Elle saisit au passage l'un de ses poignets et le tordit vivement dans son dos. Totalement immobilisé, Castiel ragea et tenta de se dégager, mais il dut rapidement cesser sous peine de perdre son bras gauche. Finalement, Cersalia le relâcha. Il crut y voir une ouverture. Mauvaise pioche. Avant même qu'il n'ait pu ne serait-ce que penser à une contre-attaque, elle donna un violent coup de pied poussé dans son dos, le faisant tomber hors de la chambre. Et elle claqua la porte.

̶ ̶ Quel crétin... soupira-t-elle en se dirigeant vers son armoire pour saisir des vêtements.

Elle entra ensuite dans sa salle de bain, la ferma à clefs et se dévêtit. Alors qu'elle levait les mains vers sa tête pour retirer l'élastique qui retenait ses cheveux, son regard passa sur son corps nu. Elle soupira. Castiel avait malheureusement raison. Il fallait qu'elle reprenne l'habitude de manger. Elle avait perdu beaucoup de poids, et ça, ce n'était pas bon. Pas bon du tout. Si elle devenait trop mince, elle aurait moins de forces, moins d'appuis, et surtout, nettement moins de résistance et d'endurance. Cela ne devait certainement pas arriver.
Elle secoua la tête et détacha ses cheveux. Après leur avoir donné un coup de brosse bien mérité, elle entra dans sa douche et laissa l'eau chaude la débarrasser de la transpiration que sa peau avait accumulée cette nuit. Il était vrai que son sommeil avait été particulièrement agité. Le même rêve n'avait cessé de tourner en boucle dans sa tête, et son corps avait eu un peu de mal à y rester indifférent. Ce qui expliquait sans doute les légères courbatures qu'elle ressentait à l'abdomen. Le stress avait dû la forcer à se contracter toute la nuit. Ce rêve... Il lui donnait des frissons dés qu'elle y pensait. Et si seulement cela n'avait été qu'un rêve.

« Du noir ! Du noir ! Du noir et des regards qui la fixaient ! Cersalia ne voyait que ça. Et elle ne comprenait pas. Même s'il était vrai que trouver une jeune fille de son âge dans un endroit pareil était peu habituel, elle ne savait pas pourquoi on la regardait comme ça. Elle avait peur. Et elle, du haut de ses dix ans, n'osait rien faire. Qu'aurait-elle pu faire de plus d'ailleurs ? Après tout, la décision qu'elle s'apprêtait à prendre était sans doute la plus décisive de sa vie. Elle avançait en tremblant dans ces longs corridors noirs. Le regard de toutes ces personnes pesaient sur elle mais elle avançait tout de même, luttant pour les ignorer. Un instant, elle eut le malheur de tourner la tête et son regard croisa celui d'un home. Il était froid... Non, glacial. On pouvait très clairement y distinguer la soif de sang et l'envie de vengeance. Tout son corps en trembla. Elle faillit se retourner, partir en courant et ne plus jamais revenir. Puis elle se remémora la raison de sa présence en ce lieu hostile et son regard se durcit, déterminé. Elle ne devait pas flancher. Non, plutôt, elle ne devait plus flancher. Jamais.

Elle finit par arriver devant une grande porte en chêne, peinte d'un noir profond et parfaitement vernie. Elle était tellement imposante que n'importe qui se sentirait minuscule en se tenant ici. Cette porte donnait vraiment peu envie de la franchir, car, rien qu'en la voyant, on savait que ce qui s'y tenait à l'intérieur était pire. Cersalia blêmit, frissonna, trembla, suffoqua. Et frappa. Une voix rauque retentit dans ses oreilles. Celui qui l'attendait de l'autre côté de cette cloison semblait atroce. Et ce qu'elle s'apprêtait à faire l'était d'autant plus. Elle douta, se mordit la lèvre, se pinça à sang. Ses jambes, son corps entier et son cœur lui hurlèrent de partir très loin. Elle faillit les écouter. La pression était tellement forte qu'elle faillit tomber sur les rotules. Un long frisson parcourut son échine. Elle fut secouer de spasmes. Elle ouvrit la porte.
Un pas. L'atmosphère qui régnait dans cette pièce faillit l'étouffer. Deux pas. Un regard se posa sur elle. Elle frissonna. Trois pas. Un second regard suivit le premier. Elle trembla. Quatre pas. Deux autres les imitèrent. Elle flancha. Cinq pas. Un ultime regard noir, aussi profond que les ténèbres, se fixa dans le sien. Elle eut peur. Elle se sentit ridicule. Ce sentiment l'abattit. Elle se redressa. Son regard améthyste, autrefois peureux et pleurnichard, changea. Craintes. Peur. Terreur. Tristesse. Compassion. Amour. Amitié. Hésitation. Tout ceci disparut et fut remplacé. Détermination. Vengeance. C'était tout ce qui restait. Cersalia Shadow était morte.

̶ ̶ Cersalia Shadow, dix ans. C'est bien ça ? Grogna un homme derrière son bureau, les cheveux grisonnant, la mâchoire carrée, les traits sévères et une carrure imposante recouverte d'un pantalons et d'un vestes blanc cassé et d'une chemise noire.

Il porta un regard sceptique sur la petite fille alors qu'il portait un gros cigare à sa bouche. Elle acquiesça sans sourciller.

̶ ̶ Que fais-tu là ?

Elle s'avança d'un pas et darda son regard déterminé dans celui de l'homme :

̶ ̶ Rendez-moi plus forte ! Je ne veux plus être un poids pour les autres. Et je veux leur faire payer.

̶ ̶ Voyons voir... Sauras-tu exécuter n'importe quel ordre ?

̶ ̶ Oui.

̶ ̶ Sauras-tu blesser des gens même s'ils ne t'ont pas atteint personnellement ?

̶ ̶ Sauras-tu te servir des faiblesses des autres pour gagner ?

̶ ̶ Oui.

̶ ̶ Et... sauras-tu tuer, qu'il soit innocent ou pas ?

Un silence suivit sa question. C'était arrivé. Elle y était. Une nappe de plomb semblait s'être appropriée la pièce. La tension était palpable. Le moment décisif. Elle était à un croisement de sa vie. Rien ne serait plus jamais comme avant. Était-elle prête à abandonner sa vie ? Ses sentiments ? Était-elle prête à devenir cela ?

̶ ̶ … Oui.

Un sourire satisfait et légèrement sombre étira ses lèvres. Il fit un signe à un garçon à ses côtés. Il devait avoir environ le même âge que Cersalia. Les cheveux châtains et les yeux verts, il était frêle et semblait refouler tout ce qu'il ressentait au fond de lui. Il acquiesça lenetement et il s'approcha d'elle, un poignard à la main. Deux hommes la saisirent soudain par les bras et elle écarquilla les yeux, surprise. Ils la soulevèrent aisément du sol et lui arrachèrent son bas. Ils la maintenirent dans cette position et ne bougèrent plus. Le garçon se positionna face à elle et lui souffla un très léger « Désolé » sans même lever le visage. Il posa une main sur sa cuisse droite. La lame qu'il tenait se leva et une douleur aiguë s'empara de la jambe gauche de la jeune fille.

Derrière son bureau, l'homme en blanc tira sur son cigare puis expira la fumée en souriant. L'agent la plus forte du CMSN était née. »

Avec un soupir, elle secoua la tête. Pourquoi maintenant ? Elle n'avait pourtant rien fait de mal. Était-ce un rappel à l'ordre ? Sans doute... Elle soupira à nouveau. Le retour était certainement pour bientôt. Qu'est-ce que ce serait cette fois ? Ce fut donc en imaginant plusieurs scenarii tous aussi sinistres les uns que les autres qu'elle termina de se doucher et de se préparer.
Elle sortit de sa salle de bain, l'air morose, et descendit au rez de chaussée. Ce fut là qu'elle découvrit Castiel, vautré devant la télévision en train de manger des céréales à même le paquet.

̶ ̶ Vas-y, te gène pas, fais comme chez toi, lança Cersalia, une main posée sur la rambarde de l'escalier.

̶ ̶ Merci de proposer, mais j'avais pas besoin de ton autorisation. Eh !

Castiel se redressa vivement et se retourna en voyant le paquet de céréales disparaître de ses mains. Face à lui, la jeune fille prit une poignée de céréales et referma le paquet en se dirigeant vers la cuisine.

̶ ̶ On n'est pas à l'hôtel ici. Si tu veux bouffer, bah tu vas faire les courses. J'ai pas un budget illimité !

̶ ̶ Mais j'ai faim ! Allez ! S'teu-plaît ! Se lamenta Castiel avec la voix d'un garçon de cinq ans et demi.

̶ ̶ Non.

̶ ̶ S'il-te-plaît ! Sinon, je te ferai connaître un sort pire que la mort.

̶ ̶ Tu me fais tellement peur, railla Cersalia.
̶ ̶ Tant pis, je t'avais prévenue !

Et sur ces mots, il se jeta sur la jeune fille et se mit à lui chatouiller le ventre. Oh non ! Pas ça ! En à peine une demi seconde, Cersalia se retrouva pliée en deux, les larmes aux yeux, le paquet de céréales gisant à ses pieds, inerte. Victime collatérale. Il en fallait bien. La jeune fille riait et se débattait comme une folle, tentant d'échapper à cette torture démoniaque. Ses jambes tremblantes ne la soutenaient plus et elle tomba à genoux. Castiel en profita et, avec un sourire fourbe, l'allongea sur le dos. Il se plaça au dessus d'elle et reprit son œuvre.

Voir la jeune femme dans cet état lui donnait un sentiment de supériorité tel que même démanteler plusieurs groupes de terroristes à la fois à lui tout seul n'aurait su l'égaler. Les yeux brillants, il se régalait de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Au bout de quelques minutes, il cessa de faire bouger ses mains et le corps de la jeune fille qui se tordait dans tous les sens retomba au sol. Castiel croisa les bras sur sa poitrine, satisfait. Il observa un instant son corps qui semblait à bouts.

Mais soudains, ses yeux remontèrent vers son visage et son sourire disparut. Ses lèvres entrouvertes, sa respiration saccadée, ses joues rouges, ses yeux brumeux... Tout cela la rendait très désirable. Trop désirable. Beaucoup trop. Nettement plus que toutes les filles qu'avait pu croiser Castiel. Et ça, il ne pouvait y résister. Ses envies d'adolescent de dix-huit ans prirent le dessus et il se pencha vers la jeune fille.

Cette dernière ne semblait d'ailleurs ne se rendre compte de rien trop occuper à se remettre de ses émotions. Elle sentit à peine les doigts de Castiel effleurer sa joue. Son corps ne réagit réellement que lorsque les lèvres du jeune homme se posèrent sur les siennes. Elle écarquilla les yeux et se figea. Reprenant soudainement totalement ses esprits, elle fronça les sourcils. À quoi jouait-il ?

La jeune fille passa une jambe contre la hanche de Castiel, qui en sembla d'ailleurs ravi, et, d'un coup de reins puissant, elle inversa leur position. Le jeune homme se laissa faire comme un bienheureux. Luttant contre l'envie quasi-irrésistible de rester contre le corps chaud du garçon, Cersalia rompit le baiser, se redressa et planta un genoux au milieu du torse de ce dernier. Puis elle lui murmura à l'oreille :

̶ ̶ Ne recommence plus jamais ça.

̶ ̶ Parce que tu vas oser me faire croire que ça ne t'a pas plus ? Ricana Castiel.

̶ ̶ Parfaitement, rétorqua-t-elle, plus ou moins sûre d'elle.

̶ ̶ Menteuse.

Cersalia se sentit bouillir. Elle appuya un peu plus son genoux, faisant se faire la respiration du jeune homme plus sifflante.

̶ ̶ Ne joue pas à ça avec moi.

̶ ̶ Non. Toi arrête de jouer à ça ! S'exclama Castiel, d'un coup très sérieux. Tu ne tomberas pas toujours sur des personnes que tu peux dominer. Si tu ne fais pas attention à ton allure en public, il risque de se passer la même chose qu'à l'instant. Et à mon avis, ce sera autrement plus violent. Et tu n'auras pas le loisir de te défendre ! Tu n'as pas idée de ce qu'un homme excité qui ne se contrôle pas peut faire !

̶ ̶ Qu-Quoi ? Balbutia Cersalia, perdue. De quoi tu parles ?

̶ ̶ Viens voir.

Le rouquin se redressa vivement, délogeant – trop facilement à son goût – Cersalia de son torse. Il se leva, prit la main de la jeune fille puis la traîna jusque devant un miroir. Il se plaça ensuite derrière elle, les mains sur ses deux épaules, et approcha ses lèvres de son oreilles.

̶ ̶ Tu vois ? Murmura-t-il. Regarde ton visage. C'est tellement... désirable. N'importe quel homme en deviendrait fou. Et je n'échappe pas à la règle.

Stupéfaite, Cersalia ne réagit pas. Elle avait l'impression qu'un voile venait d'être retiré de devant ses yeux. Jamais elle ne s'était vue comme une fille qui pourrait potentiellement attirer les hommes. Mais là, face à ce miroir, sous le regard bouillant et en même temps doux de Castiel, elle se sentit femme. Belle, désirable et... désirée. Un frisson remonta le long de son échine et elle passa son index sur ses lèvres où, encore quelques minutes plus tôt, se trouvaient celles de Castiel.

̶ ̶ Je... vois, finit-elle par articuler difficilement. Je... vais... faire attention...

̶ ̶ Hm. Tu n'as pas intérêt à montrer ce visage à quelqu'un d'autre que moi.

̶ ̶ Quoi … ?

Mais Castiel ne répondit pas. La relâchant, il fit demi-tour et se dirigea vers la porte d'entrée avant de la franchir sans même se retourner. Il fallut quelques minutes à la jeune fille pour revenir sur terre et se secouer. Rapidement, elle attrapa ses affaires de cour et sortit également.
Elle finit par arriver au lycée et remarqua que la moto de Castiel était déjà là. Tiens, il ne comptait donc pas arriver en retard ? Étrange... Une fois entrée dans la cour, elle vit toute la bande dans un coin. Bon, et bien voilà qui facilitait les choses. Elle se dirigea donc vers le côté opposé et se posa dans un coin où – normalement – les regards ne pouvaient l'atteindre.
La sonnerie finit par retentir – au grand damne de Cersalia – et elle dut se rendre en cours.
Eureka ! Une place vide qui n'était pas à côté de Castiel était libre dans son premier cour et elle s'y installa. Malheureusement pour elle, le garçon qu'elle ne connaissait pas – Cédric lui semblait-il – se trouvant à ses côtés fut forcer à changer de place par une furie aux cheveux blancs. Cersalia eut à peine le temps de pousser un soupir que déjà Rosalya l'entraînait dans un flot de paroles incensées.

Et ainsi se déroula la matinée. Alors que Cersalia élaborait une thèse comme quoi la voix des humains pouvait être soporifique, qu'elle appartienne à un professeur à deux et demi de tension ou à une jeune fille en forme et totalement hyperactive, la sonnerie de midi retentit et elle se leva vivement, ramassant ses affaires à la vitesse du son.
Rosalya entraîna la jeune fille vers le self et lui remplit son plateau de force. Qu'est-ce qui la rendait aussi préoccupée par ce qu'il y avait dans son assiette ? Cersalia soupira et s'assit avec les autres. Elle se fit le plus distante possible, se contentant d'avaler ce qu'il y avait dans son assiette.
Finalement, ils sortirent du self et allèrent se poser sur un banc. Et alors que la jeune fille cherchait désespérément une échappatoire, une vision horrifia. Ambre était quelques mètres devant eux et embrassait à pleine bouche un garçon qui n'était pas au lycée habituellement. Il était très beau. Avec des cheveux châtains en batailles, une carrure plus que musclée, une chemise blanche au col relevé placée sur un tee-shirt noir et un pantalon militaire. Deux minutes... Mais oui, Cersalia le reconnaissait.
Elle se leva et s'approcha légèrement, les sourcils froncés. Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait et, retenant son envie de balancer Ambre à l'autre bout de la cour, elle se racla la gorge.
Le couple se détacha et qu'Ambre lui lançait un regard peu amène :

̶ ̶ Tu veux quoi la traînée ? T'es jalouse ? Lui aussi tu le veux ? Ma pauvre, t'es tombée bien bas. Il est beau tu trouves pas ? Et il est à moi en attendant que Castiel se rende compte qu'il est follement amoureux de moi. Et lui aussi d'ailleurs, il m'aim-
̶ ̶ Oh ta g*eule ! Par pitié le pot de peinture. Ta gueule ! S'il y a une traînée ici c'est bien toi. Tu fais chier le monde et le pire c'est que c'est naturel. Ça doit d'ailleurs être la seule chose naturelle chez toi. Même tes amies sont fausses, intervint le jeune inconnu pas si inconnu que ça d'ailleurs.
̶ ̶ Mais... Je... Tu m'as dit que...
̶ ̶ Ta gueule !

Ambre jeta un regard assassin à Cersalia.

̶ ̶ Toi ! Je vais appeler mon père et... commença-t-elle en sortant son téléphone.

Mais le brun fut plus rapide qu'elle et l'interrompit en saisissant son portable et en le balançant violemment à terre, le brisant. Ambre le regarda, interdite, avant de partir en courant. Cersalia éclata de rire avant de se tourner vers le jeune homme.

̶ ̶ Kentin ! fit-elle en se blottissant contre lui. Tu m'as manqué.
̶ ̶ Toi aussi ma Cersi' ! Toi aussi, fit-il en lui caressant les cheveux, je te cherchais justement.
̶ ̶ Mais comment t'as su que j'étais dans ce lycée ?
̶ ̶ Le talent très chère, le talent !
̶ ̶ Haha ! Sans doute ! Et pourquoi tu me cherchais ?

̶ ̶ Bon, je pense que tu t'en doutes un peu, répondit Kentin, soudain très sérieux. Mais...
̶ ̶ Non... Déjà ?

̶ ̶ Oui... Ils ont trouvé une nouvelle cible et... Ça va être pour toi. Mais je crois qu'ils ont besoin d'un peu de temps, du moins, c'est ce que j'ai entendu dire. Donc ne t'inquiète pas, tu as encore quelques mois devant toi.

̶ ̶ Génial...

̶ ̶ Il fallait s'y attendre en même temps. Mais ce sera bientôt fini, tu verras.

̶ ̶ Comment peux-tu être si sûr de toi ?

̶ ̶ C'est justement la deuxième partie de ma raison d'être là. Il semblerait que ma mère est un plan ?

̶ ̶ Ta mère ? Tu veux dire qu'elle est à Amoris ? Si prêt...

̶ ̶ Oh oui, elle est même à Sweet Amoris !

̶ ̶ Quoi ?! Non ! C'est une blague ! S'alarma soudain Cersalia.

̶ ̶ Euh... Non, pourquoi ? Ça pose un problème ?

La jeune fille ne répondit pas. Dans son esprit, tout allait très vite. Non. Si cette femme était à Sweet Amoris, alors elle les avait sans doute déjà remarqué. Rosalya... Lysandre... Castiel... Non !

̶ ̶ Que... Que fait-elle ici ? Demanda-t-elle de but en blanc.

La réponse de Kentin termina de perturber totalement la jeune fille.

̶ ̶ C'est l'infirmière.


Et voici donc, jeunes ramures sanguinolentes de mayonnaise a chocolat, le chapitre 7. Que de questions ! Non ? Ah... D'accord... Bon, bah... Au revoir... J'espère quand même que ça vous a plu !

..Juliette..