̶ ̶ C'est l'infirmière...

Ces simples mots figèrent Cersalia, les rouages de son cerveau commencèrent à s'actionner à toutes vitesses et elle paniqua intérieurement. Comment avait-elle pu ne se rendre compte de rien ? Comment avait-elle pu les mettre en danger comme ça ? Étant donné qu'elle était ici, l'attention de cette femme avait dû être décuplée et c'était impossible qu'elle ne les ait pas remarqués ! Comme avait-elle pu être aussi stupide ? ! Il fallait qu'elle s'éloigne !

̶ ̶ Au fait, fit Kentin en brisant l'intense réflexion de la jeune fille.Pourquoi les gens derrière toi me fixent comme ça ?

Cersalia haussa un sourcil et se retourna. Elle découvrit alors Rosalya et les autres qui la fixait étrangement. Celle-là lui fit un signe, lui demandant d'approcher. Signe que la jeune femme déclina d'un mouvement de poignet avant de se retourner vers son interlocuteur qui les regardaient avec un petit sourire amusé.

̶ ̶ Oh, ça... C'est rien... Donc, je crois que tu as quelques petites choses à m'expliquer ?
̶ ̶ Et oui... Que veux-tu ? Les affaires n'attendent pas, soupira ironiquement Kentin. On va s'asseoir pour que je te raconte, parce que c'est pas très confortable de rester debout et ça risque de prendre un peu de temps.
̶ ̶ Ouais, bien sûr. On a qu'à aller sur le toit. On sera plus tranquilles. Et moins de risques d'être dérangés là-bas. Et puis faut qu'on parle sérieusement de ta ... mère.
̶ ̶ Je te suis.

D'un pas vif, Cersalia guida le jeune homme vers l'intérieur du lycée. Ils déambulèrent dans les couloirs en silence et arrivèrent jusqu'à la porte condamnée menant au toit. Ils se faufilèrent entre les planches avec une agilité et une grâce peu commune avant de s'asseoir à terre.

̶ ̶ Tout d'abord, je voudrais savoir pourquoi tu t'es senti obligé d'embrasser Ambre tout à l'heure ?

̶ ̶ Et bien, il me fallait un prétexte pour pénétrer dans le lycée et je connais bien les points faibles de cette fille, un corps musclé, un regard séducteur et elle te saute dessus en t'aguichant. La convaincre n'a donc pas été d'une grande difficulté.

̶ ̶ Attends... Tu connais Ambre ? !
̶ ̶ Et bien... Avant, quand j'étais en primaire, j'étais scolarisé à Amoris. Tu ne le sais pas, mais avant, je n'étais pas du tout comme ça, j'étais maigre, binoclard avec une coupe au bol et aucune once de confiance en le monde se moquait de moi, surtout Ambre, ses amies et Nathaniel. D'ailleurs je l'ai croisé lui et il a vraiment changé. Enfin... Il y avait aussi Castiel et les autres qui se contentaient de m'ignorer. J'avais vraiment honte de moi-même. Et puis, arrivé au collège, j'ai déménagé et j'ai suivi mon ... père. Et après je suis devenu celui que je suis aujourd'hui... Enfin tu connais cette partie de l'histoire. Je me demande ce qui a été le plus dûr... Quand j'étais ici, ou après ? Encore un choix difficile, hein ?

Kentin laissa s'échapper un petit rire amère en faisant glisser ses yeux vers la jeune fille. Sans un mot Cersalia acquiesça, le regard perdu dans le vide.

̶ ̶ Ça a pas été facile...finit-elle par souffler. Mais bon, on a tous fait nos choix, toi comme moi. Et on les assume comme on peut. Tu sais, parfois, j'imagine que je n'en avais pas fait certains, et je visualise une autre vie... Je sais bien que c'est inutile, mais parfois, ça fait du bien... S'imaginer avoir une vie ... normale.
̶ ̶ Mais dans le fond, tu sais que ça n'arrivera jamais. Et que sans ces choix, tu ne serais pas celle que tu es aujourd'hui, et tu n'aurais pas l'opportunité de faire tout ça. Et puis les moment de pause ne durent qu'un temps... C'est d'ailleurs pour ça que je suis là aujourd'hui.
̶ ̶ Je sais bien, mais ça aide à oublier. À les oublier. Mais bon, on n'est pas là pour se laisser abattre. Tu ne m'avais jamais parlé de ta mère auparavant. Je sais juste qu'elle est avec nous et … en fait c'est tout. Alors ? Tu m'expliques ?
̶ ̶ Je pense qu'elle le fera mieux elle-même... Mais ça a vraiment eu l'air de te toucher quand je te l'ai dit... Tu l'as déjà vue ?
̶ ̶ Et bien oui, en fait... L'autre jour, j'ai...
̶ ̶ Oui ? la pressa Kentin.
̶ ̶ J'ai fait un malaise et-
̶ ̶ QUOI ?! Pourquoi t'as fait un malaise ? T'as été attaquée ? On t'a empoisonnée ? T'as-
̶ ̶ STOP ! Kentin calme toi ! Je n'ai rien eu de tout ça. C'est juste que je n'avais pas mangé depuis quelques jours déjà, et avec le stress du déménagement, et tout ce qui va avec, tu sais de quoi je parle... Et bien voilà... Donc, l'autre jour...
̶ ̶ Ne refais plus jamais ça Cersalia ! Tu sais comment ils sont ! Tu ne peux pas te permettre d'avoir un seul petit moment de faiblesse ! Imagine s'ils en avaient profité ?
̶ ̶ Je sais ! Je sais ! Mais pourquoi l'auraient-ils fait ? Après tout, ils n'ont aucune raison potable pour vouloir me neutraliser, et sans moi, ils seraient très clairement handicapés, tu le sais.
̶ ̶ Mouais, t'as pas tort, mais tout de même, reste sur tes gardes.
̶ ̶ Je sais ! Donc, je reprends, et cette fois ne me coupe pas, sinon je te coupe la langue !

Kentin acquiesça vivement, soudain muet comme une carpe.

̶ ̶ Bien ! continua Cersalia. Donc, pendant mon malaise, Castiel m'a portée à l'infirmerie et-
̶ ̶ Castiel ? Tu as bien dit Castiel ? Non, me dis pas que t'as fait ami-ami avec lui ? la coupa le brun une énième fois.
̶ ̶ Qu'est-ce que je t'avais demandé ? questionna Cersalia, menaçante.
̶ ̶ Désolé,s'excusa-t-il, mais Castiel... Je sais pas si c'est une bonne idée...
̶ ̶ Oui, j'avais compris... Et pour répondre à ta question, non, je ne fais pas ami-ami avec Castiel ! C'est... Disons... Un malheureux concours de circonstance. Entre ça et Rosalya qui me colle aux talons comme une seconde ombre, je suis pas aidée.
̶ ̶ Rosalya ? Seigneur ! Dans quoi tu t'es encore embarquée... Pourquoi eux... Et je croyais que tu ne voulais plus t'attacher à personne à cause de ta- … !
̶ ̶ Je sais ! Je sais ! l'interrompit Cersalia. Pas la peine de remettre cette histoire sur le tapis ! Je n'y suis pour rien moi, Rosalya a décidé de faire de moi l'amie parfaite ! J'ai à peine eu le temps de comprendre ce qu'il se passait qu'elle était tout le temps derrière moi !

̶ ̶ Et tu ne t'en es pas débarrassée ? Pourtant tu y arrives d'habitude...

̶ ̶ Je sais bien ! Mais là non ! Il y a quelque chose chez elle qui est vraiment... étrange.
̶ ̶ Hum... Peut-être... Mais en tout cas ça n'a pas l'air de te déplaire.

̶ ̶ Pardon ?
̶ ̶ Tu sais très bien ce que je veux dire... Ils commencent à compter pour toi...

̶ ̶ Quoi ? ! Non ! Tu dis n'importe quoi ! Tu penses réellement que je suis capable de baisser ma garde à ce point ? Je ne suis pas inconsciente, je ne peux pas me permettre de m'attacher à eux ! Tu sais très bien ce qu'il peut se passer après ! C'est déjà arrivé une fois ! Je refuse que ça recommence ! Es-tu à ce point irresponsable Kentin ?
̶ ̶ C'est bon, ça va... Je veux juste pas que tu te renfermes trop et que tu ne le supportes pas, ronchonna-t-il. Si tu pètes un plomb...
̶ ̶ Ne dis pas n'importe quoi Kentin. Je suis plus forte maintenant. Et puis, je ne péterai un plomb que si je me déconcentre, et ce n'est pas près d'arriver. Je ne peux pas me laisser aller comme ça, surtout lorsque nous sommes dans une phase aussi critique et décisive. Tout ira bien. Et puis, je ne suis pas seule. Comme tu l'as dit, je t'ai toi ! Et il y a aussi...
̶ ̶ Elle ? Mais arrête de te voiler la face Cersalia, on ne l'a pas revue depuis plus de six mois. Même toi tu n'arrives pas à disparaître aussi longtemps.
̶ ̶ Oui, mais moi, je ne suis pas elle. Et tu le sais aussi bien que moi. Je suis persuadée qu'elle va bien et qu'elle va nous refaire un retour magistral, comme toujours.
̶ ̶ Cersi'... souffla Kentin en secouant la tête, dépité.

Pour toute réponse, la jeune femme lui offrit un clin d'œil malicieux.

̶ ̶ Alors,lança-t-elle, on s'est quand même légèrement éloignés du sujet principal. Tu devais me parler de ta mère. Donc-

Cersalia fut coupée par une sonnerie de téléphone. Elle croisa les bras et regarda Kentin sortir son portable de l'une des poches de son pantalon militaire. Il s'éloigna et décrocha pour entamer une discussion discrète. Trop discrète aux yeux de Cersalia qui ne put s'empêcher de tendre l'oreille pour écouter.

̶ ̶ Quoi ? chuchotait Kentin.Mais ... Je croyais que tu voulais que je lui dise ... Je sais bien ... Mais je ne peux pas faire ça, en plus elle t'a déjà croisée. ... Mais t'a appelée trop tard, je lui ai dit qui tu étais. ... Oui, bah la prochaine fois ne change pas tout à la dernière minute. ... Oui, fais ça, c'est plus sûr pour la couverture ... Maintenant ? ... Mais je croyais que tu t'en occupais ? ... Je ... D'accord... ... Il faudra que je renouvelle tout avant par contre ... On est d'accord ... Oui, à tout à l'heure.

Il raccrocha, passablement énervé, et revint vers Cersalia.

̶ ̶ Écoute Cersi', finalement, la rencontre et tout le reste vont devoir attendre quelque temps... On a eu un léger ... soucis.
̶ ̶ Quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe? !
̶ ̶ C'est compliqué ais il semblerait que ça ait un rapport avec toi. Alors je vais repartir pour rectifier tout ça.
̶ ̶ Alors laisse-moi venir avec toi !
̶ ̶ Hors de question ! Je viens de te dire que tu étais sans doute impliquée, ça a sans doute un rapport avec ton prochain contrat, tu ne peux pas venir.
̶ ̶ Mais-
̶ ̶ Non Cersallia ! Tu vas pas tout risquer quand même ! Je t'ai connue plus pro'.
̶ ̶ Bon d'accord... Et ça va durer combien de temps ? S'enquit la jeune femme.
̶ ̶ Oh, pas très longtemps, répondit Kentin.
̶ ̶ C'est à dire ? insista-t-elle.
̶ ̶ Disons un ou deux mois ... acheva le garçon en fixant ses pieds.
̶ ̶ Donc si je comprends bien, tu auras fini pour m'apporter le contrat... Super...
̶ ̶ Bah, ouais, en gros, c'est ça.

̶ ̶ Super, que de magnifiques conditions pour des retrouvailles, soupira la jeune fille.

Kentin soupira, la prit dans ses bras, posa un baiser furtif sur son front et disparut du toit. Dépitée, la jeune fille décida de sécher les cours de l'après-midi et le passa sur le toit, perdue dans ses pensées. Lorsque la dernière sonnerie, celle de six heures, retentit, la jeune fille descendit lentement jusque devant le lycée. Elle y découvrit d'ailleurs Castiel, adossé au mur, les bras croisé sur le torse. Il amorça un mouvement vers elle mais elle fut plus rapide que lui et elle s'éloigna, exaspérée. Elle était déjà de mauvaise humeur, alors si en plus on commençait à la coller, ça n'allait vraiment, mais vraiment pas le faire. Elle rentra donc chez elle, énervée et fatiguée.
Dès qu'elle eut fermée la porte, elle retira ses vêtements et enfila un jogging et un tee-shirt. Elle éteint son téléphone sur lequel elle avait déjà quinze appels manqués, dont quatorze de Rosalya et un de Castiel, et une bonne trentaine de messages non-lus. Puis elle se fit un repas rapide avant de se poser devant un film. Elle finit d'ailleurs par s'endormir devant celui-ci.

BIIIIIIIP ! BIIIIIIIP ! BIIIIIIIP !

Cersalia éteignit mollement son réveil. Déjà lundi. Elle avait passé son week-end chez elle, à essayer de redonner sa force et sa résistance à son corps un peu fatigué. Elle avait fait attention à ne pas surmener sa jambe droite et l'hématome laissé par Castiel avait finalement disparu. Mais elle sentait encore que son os était légèrement fragile. Il fallait qu'elle le ménage. Son week-end s'était donc résumé à des étirements, du cardio et tout autres exercices ne requérant pas l'usage trop forcé des jambes.

Elle n'avait même pas allumé son téléphone. C'est donc en grommelant que la jeune fille se rendit au lycée. Elle passa sa journée à écouter distraitement les cours et à éviter Rosalya. La conversation qu'elle avait eu avec Kentin l'avait motivée et elle avait clairement doublé d'efforts pour ne pas se laisser approcher.

Il semblerait que le fait qu'elle mette autant de cœur pour les éviter leur avait fait comprendre qu'elle voulait rester seule car Castiel ne lui parlait plus et Rosalya se contentait de interpeller et de lui courir après le matin. Le reste du temps elle était seule. Et cela lui suffisait largement. C'est comme s'ils avaient ... compris.

Plus de deux mois s'étaient maintenant écoulés depuis que Kentin avait fait sa fulgurante apparition et Cersalia commençait très sérieusement à désespérer de son retour. Durant ce temps, elle s'était sérieusement occupée de remettre son corps d'aplomb. Enchaînant cours et entraînement, elle ne s'arrêtait pas. Son corps avait retrouvé sa musculature, sa jambe était désormais totalement d'aplomb et elle avait même un ou deux kilos de trop, simple précaution, mais qui lui donnaient tout de même de jolies formes. Sa vie continuait comme ça. Mais plus le temps passait, plus elle angoissait. Kentin aurait dû reparaître depuis déjà pas mal de temps et elle n'avait eu aucune nouvelle. Mais, paradoxalement, le fait de savoir qu'il allait revenir la faisait encore plus stresser. En fin ce n'était pas tout à fait le fait qu'il revienne qui lui faisait cet effet là, mais plutôt la raison pour laquelle il allait revenir.
Et c'était sur cette pensée que Cersalia ferma la porte de chez elle. Elle secoua la tête. Cela ne servait à rien qu'elle se tracasse à ce point là, ça n'y changerait rien. Elle marcha comme tous les jours jusqu'au lycée d'un pas distrait et, plongée dans ses pensées, se rendit en cours. La journée se passa comme les autres, monotone et angoissante. La seule différence qu'elle remarqua fut que Castiel était presque aussi distant qu'elle avec les autres et qu'il avait l'ai un peu nerveux. Cersalia ne s'attarda pas sur ce détail et, rapidement – même si pas assez pour elle – la sonnerie retentit.

Soufflant de soulagement, la jeune fille se poussa vers la sortie du lycée et entreprit de rentrer chez elle. Mais alors qu'elle avançait d'un bon pas sur le trottoir, une luxueuse voiture noire s'arrêta près d'elle et quelqu'un la saisit par le bras, la tirant violemment à l'intérieur. Cersalia se laissa guider sans résistance. Elle s'assit calmement sur la banquette de cuir alors que la voiture repartait. Elle fixa son regard vide d'émotion sur le jeune homme à ses côtés. Elle lui aurait bien volonté sauté dans les bras, serré fort, torturé, tué et posé un demi-million de questions, le tout à la fois, mais elle n'en pouvait rien. Elle se contenta donc de tendre silencieusement la main et Kentin lui remit silencieusement le dossier qu'il tenait. Elle hocha la tête et le glissa dans son sac avant de fixer son regard droit devant elle. Le trajet se fit dans une ambiance pesante et, lorsque la voiture s'arrêta de nouveau, Cersalia fut contente d'en sortir. Sans un mot, elle s'extirpa du véhicule et entra chez elle.

Elle s'assit dans son canapé et se saisit du dossier qu'elle venait de se procurer. Sur la couverture en papier kraft se trouvait un post-it jaune sur lequel était marqué en lettre rouges comparables au sang qui serait versé en conséquences de ce qu'elle allait lire : « Tu as trois jours. » La jeune fille soupira et ouvrit le contrat. Il s'agissait d'un recrutement, elle devrait donc limiter les dégâts. Elle soupira et passa les doigts entre deux pages pour se saisir de la photo qui y était maintenue à l'aide d'un trombone. Elle baissa les yeux dessus et ces derniers s'écarquillèrent. Non. Ses mains se mirent à trembler et les papiers lui échappèrent. Non. Ils s'éparpillèrent sur le sol. Non ! Pourquoi ? !

Castiel poussa un juron et se gara en vitesse sur le bas côté de la route. Il descendit de sa moto, les sourcils froncés et se pencha sur cette dernière. Il se rendit alors compte que sa roue avant était crevée. Et merde ! Il s'accroupit face à la roue et regarda plus attentivement la roue. C'était loin d'être un accident. On pouvait même appeler ça un magnifique sabotage. Encore une fois, il soupira et se gratta la nuque en se relevant. Qui avait bien pu faire ça ? Et surtout, pourquoi ?

Mais avant qu'il n'eut le temps de se poser plus de question, un bras délicat mais ferme passa autour de son torse et il fut tiré en arrière. Alors qu'il s'apprêtait à envoyer valser la personne dans son dos, il sentit une vive douleur à la naissance de son cou et, sans plus de questions, sombra dans l'inconscient.

Voilà voilà, le chapitre huit tout neuf, tout propre et tout beau ! J'ai mis plus de temps à le réécrire que les autres car je voulais absolument changer la fin et donc, il a fallu que je réorganise toute la trame de ma fiction pour vérifier que ça tienne la route. Bon, bien évidemment, ça fait que toutes les questions que vous vous posiez à la fin du premier chapitre 8 n'ont plus lieux d'être – du moins pour l'instant – et vous n'en aurez donc pas les réponses. Désolée. ^^' Bon, à part ça, vous savez – si vous le voulez – ce que vous avez à faire ! Sure ce, à ciao ! ;)

..Juliette..