Dernier recours.

Le cadeau que m'a fait ma sœur m'a beaucoup touché mais venant de sa part, je ne suis pas autant étonné que cela. Toutefois, je vais devoir lui trouver un présent à mon tour et j'espère que Nook proposera d'intéressants articles dans les jours à venir. Pour l'heure, je viens tout juste de me lever et je me rends compte que le temps à l'extérieur est splendide. Quelques minutes plus tard, je suis dans mon salon en train de déguster une bonne tasse de café et je me demande ce que je vais faire aujourd'hui afin de m'occuper. Tout d'abord, me rendre à la boutique pour voir ce qui est proposé en rayon.

Si un article me plaît, je ne chercherais pas à comprendre et je ferais mon possible pour me le procurer au plus vite. Néanmoins, je vais devoir trouver quelque chose qui fasse vraiment plaisir à ma sœur et c'est pour cette raison que je suis en train de chercher dans ma mémoire. Même si cela fait longtemps qu'on ne s'est vu, je me souviens que ma sœur aime tout ce qui touche au bleu et à part des vêtements, je ne vois pas ce que je pourrais trouver. De plus, il est inhabituel pour une femme de savoir apprécier ce type de couleur mais au moins, elle a le mérite de sortir du lot. J'espère au moins que mon cadeau lui fera plaisir.

Peu de temps après, me voilà dehors. Il ne me faut pas longtemps pour avaler la distance qui sépare ma maison de la boutique de Nook et en chemin, je tombe nez à nez avec Angus. Celui-ci est occupé à courir après les insectes puisque son filet repose entre ses mains et dès que le taureau me voit, il s'empresse de venir à ma rencontre.

« Bonjour Jaysher, me dit-il.

- Bonjour Angus. Je vois que tu fais un peu de sport ce matin.

- Parce que tenter d'attraper des insectes est un sport à tes yeux ? Ouais, pourquoi pas. »

L'animal est toujours aussi ronchon et je ne peux lui reprocher ce trait de caractère. Alors que je m'apprêtais à le quitter pour faire un petit tour dans le magasin de notre village, le bovin se montre curieux.

« J'ai su que ta sœur allait venir habiter parmi nous.

- C'est exact.

- Tu crois que je vais lui plaire ?

- Comment ça ? »

Bizarre mais je ne sens pas la réponse que je me prépare à recevoir. Angus sait rester original lui aussi et je suis sûr qu'il va me pondre un truc qui aura le mérite de me déstabiliser.

« Lui plaire au point d'être son petit copain, quitte à être son dernier recours ? »

Là, je me montre choqué puisque ma bouche s'ouvre d'elle-même. Il me faut plusieurs secondes pour me reprendre en main et à cet instant, ma mâchoire inférieure se colle à celle dite supérieure.

« Non mais laisse tomber Angus. De toute façon, je ne veux pas de toi dans ma famille. »