Jupe plissée.
Le lendemain matin, je sors de chez mon frère et je décide de parcourir le village pour continuer ma découverte au sujet de mes voisins. Déjà, je sais que je vais aimer vivre ici car tout est calme et à la base, il faut savoir que je suis une femme qui vient de la ville. Bon, je vivais chez papa et maman et forcément, je ne connais pas grand-chose à l'indépendance mais je compte sur mon frère aîné pour me donner quelques leçons dans ce domaine. Au fur et à mesure que mes pieds m'emmènent jusqu'aux deux boutiques du village, je remarque un écureuil et je décide de m'approcher de celui-ci. Dès que je me tiens à ses côtés, je me montre polie.
« Bonjour. »
L'animal tourne son visage dans ma direction et très vite, me regarde de la tête aux pieds. Ensuite, un sourire arrogant se dessine sur ses babines et je sens qu'il va me dire quelque chose qui ne va pas me plaire.
« Voyez-vous cela, une nouvelle habitante et moche en plus.
- Pardon ? Je suis choquée suite à ce que je viens d'entendre et sur l'instant, je me demande si ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours.
- Je constate juste que je reste la plus belle créature du coin même après ton arrivée. »
Contrairement à mon frère, je suis beaucoup plus impulsive et j'ai du mal à me contenir. Pourtant, mon frangin n'a pas peur de dire ce qu'il pense mais je suis comme lui à la base mais en plus pire. Aussitôt, mes yeux se posent sur la jupe violette que porte la villageoise et là, je vois une belle occasion pour l'attaquer.
« Pourquoi tu portes une jupe de cette couleur ? Sur moi, elle irait très bien mais sur une morue, c'est limite.
- Quoi ? »
Cette fois, c'est à son tour de se montre offusquée suite à ce que je viens de dire et je me délecte de ce spectacle. Je décide de poursuivre.
« Tu te rends compte que je n'ai rien mangé ce matin. J'ai un couteau sur moi et je suis en train de me dire qu'un écureuil ferait parfaitement l'affaire. »
Tout en prononçant ces mots, je sors un manche en bois de l'une des poches de mon tee-shirt et à sa vue, le rongeur devient brutalement blanc. Comprenant sur le coup qu'elle ne doit pas me chercher, elle ne tarde pas à reculer de plusieurs pas.
« Je commence par quoi ? Continuais-je. Le cou ? Au moins, je pourrais renverser ton corps et évacuer ton sang par-là, qu'en penses-tu ? »
A la fin de cette interrogation, l'écureuil prend ses jambes à son cou et s'enfuit à vive allure. Désormais tranquille, je range le manche dans sa cachette et je reprends la suite de ma promenade tout en me disant que je vais aimer lui faire peur. D'ailleurs, un plan machiavélique ne tarde pas à germer dans mon esprit et je sais que mon frère aimera me suivre sur cette piste.
