Bonjour à tous,

Nouveau chapitre, nouvelle rencontre, nouvelle intrigue...J'espère que ce dernier vous plaira toujours autant !

Je tenais à vous remercier, vous tous ceux qui me suivent et me rajoute à leur favoris.

Merci également aux personnes qui m'ont laissé une Review...ça fait toujours plaisir et m'a encouragé à écrire de nouveaux chapitres !

isis7981 : Merci pourtant message ! J'espère que la construction de leur relation te comblera...je prend mon temps mais ne t'inquiètes pas je vous réserve pour bientôt un joli moment...

KurtCob : Contente que ma fiction te plaise. En ce qui concerne le nombre de chapitre, je ne sais pas encore. Tout dépendra de mon inspiration et du développement de l'intrigue. Je dirai une vingtaine au minimum pour te faire une petite idée !

ClexHeda : J'espère que cette suite te satisfera toujours !

Allez je vous laisse à la lecture de ce nouveau chapitre et à très bientôt et n'hésitez pas à commenter ^^!


Déclaration

« Clarke ? »

Je pensais avoir rêver car mon esprit ne cessait de penser à Lexa, à ce qu'elle venait de me dire, à ce qu'elle venait de me faire.

« Monsieur, monsieur elle est ici ! »

Sans que je comprenne ce qui se passait autour de moi, toute cette cohue, je me retrouvais assise, au premier rang aux côtés du proviseur, dans l'autobus que j'espérais tant. Ou plutôt que j'avais espéré. Paradoxalement je n'étais pas contente d'avoir été retrouvé, cela s'exprimait peut-être par mon manque de communication depuis qu'un jeune garçon était venu à mon secours. Car ce jeune garçon l'avait fait fuir, elle, Lexa. Ma douce vampire au regard perçant… pénétrant.

Quand aura lieu notre prochaine rencontre ? Cela faisait à peine une demi-heure qu'elle m'avait quitté, nous avons discuté ensemble le même lapse de temps et pourtant je ne voyais qu'elle, ne pensais qu'à elle.

Nous arrivâmes trop vite à mon goût devant les portes de lycée. Le principal me conduisit à son bureau. Ce n'est qu'en y pénétrant que je m'aperçus qu'il avait convoqué également ma petite bande d'amis. Ils étaient tous là, sain et sauf.

« Est-ce que l'un d'entre vous aurez l'amabilité de m'expliquer ce que faisait mademoiselle Griffin au beau milieu de la forêt interdite ? Et ne me mentez pas… je suis assez énervé pour la journée ! »

Dans un même geste, nos regards se croisèrent. Personnellement, je me voyais mal expliquer ou plutôt dans un certain sens dénoncer l'erreur de Bellamy. Celui-ci évitait mon regard.

« Bien, écoutez-moi bien jeunes gens, si aucun d'entre vous ne daigne m'expliquer toute l'histoire, je vais appeler vos parents et leur expliquer que leurs enfants seront collés tous les soirs de la semaine pour une durée encore indéterminée, et ce, jusqu'à ce que l'on m'explique. Car s'il y a bien une chose que je ne supporte pas c'est le mensonge et l'indifférence. »

A cet instant, je m'attendais à ce que l'un d'eux fasse le premier pas mais bizarrement ils me fixèrent tous attendant sûrement que j'explique moi-même la situation. De plus, j'étais la nouvelle, le proviseur serait donc beaucoup plus clément à mon égard. C'est alors que pris la parole sous le regard de mes amis.

- « Monsieur le proviseur, si je peux me le permettre, tout ceci n'est qu'un malentendu. En effet voyez-vous, nous nous sommes trompés de chemin et pour finir nous nous sommes même perdus. Au lieu de rebrousser chemin dans l'espoir de retrouver la bonne direction, j'ai décidé par moi-même de partir vers l'Est afin de trouver une route. Je ne devais partir que vingt minutes mais je me suis également perdue. Les autres n'y sont pour rien si je me suis retrouvée du mauvais côté de la ligne, c'est un accident. Je suis entièrement responsable ! »

Je pouvais sentir sur moi le regard d'Octavia, de Raven, de Monty, de Jasper et de Bellamy qui devait sûrement me remercier. Aucun son, juste le silence.

- « Très bien mademoiselle Griffin, si ce que vous me dites et vrai je ne vais pas vous en tenir rigueur pour cette fois. Vous êtes nouvelle et je peux comprendre que cette légende ne vous fasse ni chaud ni froid. Cependant, je souhaite qu'à l'avenir vous vous contentiez des limites autorisées. Si je vous reprends à errer du mauvais côté de la forêt vous aurez de graves ennuis. »

- « Merci monsieur le proviseur. »

- « Sortez tous maintenant ! »

Tel un robot, je pris la direction des couloirs. Je n'avais aucune notion du temps. Combien de temps s'était-il écoulé depuis notre séparation dans la forêt ? Combien de temps avais-je erré seule au milieu des bois ? Seule…pas vraiment seule enfin de compte…Lexa était venue me tenir compagnie.

Ah Lexa…

« Merci beaucoup Clarke, sans toi je pense que j'étais bon pour un renvoi. »

- « De rien Bellamy, et puis ne t'inquiètes pas il ne t'aurait pas renvoyé pour si peu ! »

- « Pour si peu ? On voit bien que tu n'es pas native d'ici. Pour les gens nés à Borval, ce qu'Octavia t'a raconté n'est pas une simple légende. Tout le monde y croit, personne n'ose s'aventurer trop loin de peur d'être enlevé, transformé. Si tu avais dis la vérité au proviseur, comme quoi c'était moi qui vous aviez conduit dans cet endroit, crois-moi, je ne m'en serais pas sortie avec un simple avertissement. »

Je pouvais voir sur le visage de Bellamy la véracité de son explication. Ainsi donc, les habitants de Borval avaient une réelle peur bleue de cet endroit. Le même endroit où j'avais passé des heures sans que rien ne me soit arrivée. Le même endroit où j'avais rencontré Lexa.

Certes Lexa m'avait parlé des solitaires… ainsi leur légende était sûrement vraie mais comment se fait-il que Lexa ou les autres solitaires m'ait épargné s'ils sont aussi horribles que l'on voudrait me le faire croire.

Je ne pouvais me résoudre à avoir peur.

La fin de la journée sonna, me délivrant du lycée et de mes amis. Car oui, je n'avais pas l'esprit à l'amitié. Je n'avais qu'une envie me retrouvé seule, affalée sur mon lit réfléchissant à ce monde fantastique qu'il m'était offert de découvrir.

Arrivant sous le perron, j'entendis des voix venir de l'intérieur. Mon frère était sûrement déjà rentré. Posant ma main sur la poignée, je m'apprêté à entrer quand une voix parvînt à mes oreilles, celle de mon père. Je n'arrivais pas à le croire, il était en avance, très en avance, quatre jours d'avance. Je n'étais pas prête, je ne m'étais pas encore préparé à lui faire face. Et pourtant je n'avais pas le choix. Je devais rentrer, un moment ou un autre. Sans que j'en ai réellement envie, ma main appuya sur la poigné, ouvrant légèrement la porte afin de me laisser rentrer.

Les voix venaient de la cuisine. Plus que quelques mètres et il sera face à moi. Je prie le temps de bien prendre ma respiration, de me calmer afin de ne pas me ridiculiser quand il m'adressera la parole.

Parfois, je me demande si je suis une fille normale. Car oui, je suis terrorisée à l'idée de voir mon père, un père aimant qui ne m'avait jamais fait de mal, ou plutôt, qui ne m'avait jamais fait de mal volontairement et directement. En effet, mon père m'avait blessé à tout jamais lorsqu'il avoua à ma mère sa relation extra conjugale. Je ne pouvais ni ne voulais lui pardonner. Mais là, il me prenait au dépourvu, j'étais nue devant lui, sans carapace comme défense. Aucunes phrases sanglantes à lui dire entre deux bouchées.

« Clarke ! Ma chérie, comment vas-tu ? »

Ce qui m'amusait le plus c'est que lui ne semblait pas se rendre compte du malaise que j'éprouvais en sa présence. Il me parlait comme si de rien était, comme si notre famille était là plus soudée qu'il pouvait exister.

- « Je vais bien merci ! »

Je répondis de la manière la plus glaciale possible. Je n'avais pas envie de sourire, de lui faire la bise, de l'enlacer. A la place, je fis la bise à ma mère et pris la direction de ma chambre.

Quand je vous disais que ma chambre était mon échappatoire, mon petit endroit rien qu'à moi. Là au moins il ne pouvait pas m'atteindre. Allongée sur mon lit, je fixais le plafond, me remémorant cette journée. Je n'étais pas d'humeur à faire mes devoirs alors je fixais le plafond attendant une réponse aux multiples questions que mon esprit s'amusait à formuler.

Sans que je m'en rende compte, le sommeil me gagna et je fermais les yeux rejoignant le pays des rêves.

Clarke, Clarke…

Tu es spéciale Clarke, très spécial…

Tu es l'une des nôtres

- Des vôtres ?

Oui, tu es comme moi, un vampire !

Driing Driing

Réveillé par un sursaut, j'éteignis mon réveil essayant de remettre mes idées en place. Mes jambes paraissaient peser une tonne chacune. Malgré toute la bonne volonté du monde, bouger me paraissait impossible. Les courbatures dans mes bras m'arrachaient un petit cri à chaque mouvement. C'est dans ces rares moments que je me dis que je devrais faire du sport plus souvent. Certes hier je n'avais pas fait grand-chose si ce n'est attendre que l'on vienne me chercher mais il ne faut pas oublier tous ces kilomètres parcourus grâce à Bellamy.

Puis mon rêve me revînt en mémoire, est-ce au moins un rêve ? Je dirai plutôt un cauchemar. Mais j'avais reconnu la voix. C'était bien celle de Lexa.

Comment une personne telle que Lexa, bon certes lorsque l'on parle de vampire on ne parle pas souvent de gentille personne, mais de là à la métamorphoser en monstre cauchemardesque, je ne pouvais m'y résoudre. Lexa avait une sorte de pouvoir sur moi, mes émotions. Je ne pouvais pas la détester, je ne pouvais pas l'aimer, je ne pouvais que l'apprécier en tant qu'individu à par entière. Mais là n'était pas là question, que voulait-elle dire par « Tu es l'une des nôtres », pourquoi avait-elle ressenti le besoin de se justifier en me disant très clairement que j'étais selon elle, moi aussi, un vampire. C'était même impossible, inenvisageable. Comment pourrais-je être un vampire quand on sait qu'un vampire n'est ni mort ni vivant hors je suis vivante. Je respire, mon cœur bat. Je ne suis pas morte, je vieillie comme n'importe quelle fille de mon âge. Alors pourquoi ? Avait-elle perdu la raison ? Et comment faisait-elle pour entrer dans mes rêves dès qu'elle en sentait le désir. Et pourquoi donc n'étais-je toujours pas effrayée.

Me levant du lit, je prie la direction de la salle de bain. Cette longue réflexion m'avait mise en retard pour le lycée et je n'avais plus une seconde à perdre si je voulais pouvoir arriver à l'heure en cour.

Après une douche rapide et un maquillage des plus simple, je descendis à la cuisine afin d'ingurgiter un semblant de petit déjeuner. Je n'avais pas faim ou plutôt j'espérais secrètement manger assez vite afin d'éviter la confrontation avec mon père. Heureusement pour moi, il était déjà parti. Ma mère préparait des pancakes, mon pêché mignon. Je raffolais de ces machins-là, à tel point que mon envie furtive de ne manger que le strict nécessaire disparu laissant place à une fringale des plus abominable.

Rassasié au bout du huitième pancakes, je prie la direction de l'école en compagnie de mon petit frère. Contrairement à la dernière fois, il n'était pas des plus bavard. Il avançait, fixant droit devant. Si j'étais du genre parano je pourrai aller jusqu'à dire qu'il ignorait ma présence. Je comprenais sa réaction, ou du mois j'essayais de la comprendre. Jack était d'un optimiste aveuglant, il ne pensait jamais qu'une situation était désespérée. Tant qu'il y avait des raisons de se battre et d'y croire, Jack continuait d'avancer et de tout mettre en œuvre pour arranger les choses. Moi j'étais son parfait opposé. Si une situation me semblait désespérée je ne voyais pas l'intérêt de perdre mon temps à l'améliorer. Et c'est exactement ce que j'avais fait hier soir en rentrant. Jack avait sûrement espéré que je me conduise correctement en présence de papa mais à la place je lui avais répondue sèchement et n'était pas revenue le voir de toute la soirée. Au moment de bifurquer chacun de son côté je lui lançais un « bonne journée » sans toutefois recevoir une réponse. Et je dois avouer que cela me chagrinait. J'avais apprécié notre demi complicité de la dernière fois, et là, en un coup de baguette magique ou devrais-je dire plutôt maléfique, mon petit frère m'ignorait comme nous nous étions ignorés durant de longues années. Je le regardais s'éloigner de moi, un petit pincement au cœur.

La devanture du lycée était des plus bondés. Si je n'étais pas un peu plus grande que la moyenne je n'aurai jamais réussi à apercevoir l'ombre de Raven entre tous ces adolescents.

« Bonjours tout le monde ! »

- « Clarke ! Comment vas-tu ? Tu as bien dormi ? » Demanda la petite assemblée en une seule et même voix. Leur réaction m'arracha un sourire.

- « Alors pour tout vous dire je vais très bien, ne vous en faites pas et pour votre gouverne j'ai alors mais très mal dormi ! » Allez, il n'y pas de mal à s'amuser un peu.

- « Comment cela se fait-il ? » Demanda Monty inquiet.

- « Je ne sais pas, je n'ai pas arrêté de repenser à hier après-midi, moi seule perdu au milieu de nulle part aux mains des solitaires. Je n'ai pas arrêté de me demander ce qu'il me serait arrivé si l'un d'eux m'avait approché. Et ce n'est pas tout. »

Dans mon petit discours je les observais, chacun à sa manière trahissait son anxiété.

« Je crois que quelqu'un me suit ! C'est quelqu'un ou quelque chose de sombre, de terrifiant, il me suit où que j'aille. Je ne peux l'éviter et cela me fait très peur ! »

Je jubilais intérieurement, je pouvais voir leurs yeux sortirent de leurs orbites.

- « Qui ? Quoi ? » Demanda Octavia avec une pointe d'anxiété.

- « Je crois…que…c'est…mon ombre ? » Répondis-je en éclatant de rire.

Aucun d'eux ne bougeaient.

« Mes pauvres, si vous pouviez voir vos têtes, vous êtes à mourir de rire ! »

Puis comprenant que je les avais menés en bateau il se mêlèrent à mon fou rire calmant l'atmosphère.

« Ne vous en faites pas, je vais très bien, j'ai très bien dormi et personne ne me suis ! »

Enfin il y a bien quelqu'un, Lexa, mais je ne pouvais pas leur en parler ils ne comprendraient pas mon attachement soudain à cette personne. Nous prîmes la direction de notre première salle de cour toujours dans une ambiance enfantine.

Que celui qui à inventer les mathématiques se retourne dans sa tombe. Je n'ai jamais compris les math et ce n'est pas demain que je les comprendrais. Tous ces chiffres, toutes ces formules, ça en fait beaucoup trop pour un cerveau comme le mien. Nous devions avoir une interrogation mais par chance notre professeur fut clément suite aux évènements d'hier. Mais ce n'est pas pour autant qu'il l'avait annulé, juste reporté à la semaine prochaine. Sept jours pour réviser, sept jours de stress intense à l'idée de pénétrer de nouveau dans cette salle, une copie prête à être remplie de ma plus jolie plume sur la table.

Au détour d'un couloir la carrure d'une jeune femme attira mon attention. Brune, cheveux long, je ne voyais pas son visage et pourtant j'avais l'impression de la connaître. Je restais figée là, seule au milieu de ce couloir attendant que cette inconnue daigne se retourner. Quand enfin elle se retourna, en plus d'être figée au milieu de couloir, je n'arrivais pas à croire ce que je voyais. C'était elle, Lexa. Que faisait-elle ici ?

Il était trop tôt, beaucoup trop tôt, je n'étais pas prête à la revoir. Prenant la décision de l'éviter je couru dans le toilette le plus proche m'assurant qu'elle ne m'avait pas vu. En plus d'errer dans mes rêves, elle allait être présente au lycée. Je ne pourrai plus évacuer mon esprit, penser à autre chose qu'à elle. Qu'aillait-on se dire ? Bonjour, comment ça vas dis-moi depuis la dernière fois ? Très bien et toi ? Très bien merci ! La chasse fut bonne ? S'en suivrait l'attendu moment de silence où chacune regarderait l'autre espérant trouver une faille, un défaut dans son attitude à comprendre la situation. Elle devait sûrement me prendre pour une folle, comment pourrait-il en être autrement. Je suis une fille de seize qui n'a rien dit lorsqu'une parfaite inconnue lui a avoué être en réalité un vampire. Il était temps pour moi de retourner dans le monde des vivants, de quitter mon refuge pour retourner à la réalité.

A ma grande stupéfaction, la journée se déroula sans grande difficulté. Je n'aperçue plus Lexa. Peut-être était-elle venue au lycée pour une raison exceptionnelle. En effet, que ferait une vampire âgée de plusieurs siècles dans un lycée ? Elle viendrait me voir ! Non, bien sûr que non ! Ce que je peux être nombriliste parfois. C'est insensé le nombre de fois où je peux faire tourner le monde sur moi-même. Je ne m'en rends pas forcément compte mais il n'en reste pas moins vrai que cette attitude m'arrive assez fréquemment. Pourtant je suis loin d'être égoïste, je me qualifie même d'altruiste mais allez comprendre comment les individus fonctionnent, même avec le meilleur diplôme en psychologie vous n'y arriveriez pas.

Au lieu de rentrer directement chez moi j'avais envie d'aller faire un tour au centre-ville. Etant une jeune étudiante je n'avais pas de quoi me payer tout ce dont je pouvais rêver. A Newkert j'avais réussi à dénicher un petit emploi dans un restaurant de quartier. J'avais pour mission de servir poliment les clients, ça va de soi, et de ranger la réserve dès que j'avais un peu de temps devant moi. Ce travail n'avait rien de bien d'enthousiasmant mais il me permettait de sortir avec mes amis, de m'acheter les choses qui me faisaient envie sans que j'aie besoin de demander un centime à ma mère. De plus, il faut l'avouer, travailler donne des responsabilités, j'ai grandi grâce à ce travail. Je me suis rendue compte que dans la vie nous n'avons rien sans rien, qu'il fallait travailler dur pour s'offrir nos plus beaux rêves ou tout simplement pour manger et ne pas se retrouver du jour au lendemain à la rue.

Car oui, avant de déménager nous avons eu une période assez noire. Mon père, à cette époque, était d'un égoïsme ravageur. Il ne pensait qu'à lui, qu'à son bien-être mais aussi au bien-être de sa maîtresse. Ainsi sans qu'on l'ait vu venir, des factures affluèrent de nulle part. Il nous réclamait des sommes incroyables qui, selon lui, étaient justifiées. A cela s'ajoutait les factures dites normales, le câble, Internet, les téléphones portables mais aussi l'électricité, l'eau, le gaz. Ce qui, enfin de compte, nous emmenâmes sur la paille beaucoup plus rapidement qu'on l'aurait imaginé. Ma mère dépassée par les évènements me demanda de l'aide. Et c'est alors que mon argent si durement gagné parti dans des factures impayées. Je le faisais de bon cœur car nous n'avions pas vraiment le choix mais quand j'y repense aujourd'hui, quand je vois la situation dans laquelle nous vivons dorénavant, je me dis que tout cela n'a servie à rien si ce n'est à retarder l'échéance. A cette époque, nous refusions tous les trois d'ouvrir les yeux. Mon père avait décidé de nous empoisonner l'existence et il avait réussi. Voilà donc l'une des nombreuses raisons qui m'empêche d'avoir un comportement de fille aimante envers lui. J'arriverai peut-être un jour à surmonter cette rancœur mais à l'heure actuelle je n'ai qu'une envie, le fuir comme la peste.

Ainsi je prie la direction du centre commerciale espérant y dénicher une petite annonce. Et il faut croire que la chance frappe quand on en a vraiment envie. A peine arrivée que je vis sur la vitrine d'un restaurant : CHERCHE VENDEUSE. Comme le dit le dicton, qui ne tente rien n'a rien, alors plus décidé que jamais, je demandais à rencontrer le chef du personnel. Un homme d'une quarantaine d'année, essoufflé de par la situation catastrophique qui s'offrait à mes yeux vînt à ma rencontre. En effet, je pouvais voir assez facilement que ce restaurant manquait de main d'œuvre. On entendait de part et d'autres de nombreuses plaintes de clients réclamant leur plat, un café, une carafe d'eau.

« Bonjour, je viens pour l'annonce de vendeuse ! »

- « Heu, oui…heu vous avez de l'expérience ? »

- « J'ai travaillé pendant six mois dans un petit restaurant de quartier l'année dernière. »

- « D'accord, vous vous sentez à la hauteur ? » Me demanda-t-il en me montrant du doigt ce qui se passait devant mes yeux.

- « Plus prête que jamais ! »

- « Très bien ! Vous pouvez commencer quand ? » Demanda-t-il, un regard plein d'espoir.

- « Tout de suite si vous voulez ! »

- « Très bien alors suivez-moi je vais vous montrer où ranger vos affaires ! »

Et c'est donc ainsi que je dégoté mon premier travail à Borval. Assez facilement je l'avoue. Je n'aurais jamais imaginé retrouver un emploi de serveuse mais je dois l'admettre, cet emploi tombé à pic. Qui disait travail disait ne pas rentrer directement après l'école et donc moins de chance de croiser la personne que je m'étais tant d'énergie à éviter. Et puis, ce n'est pas non plus la mer à boire.

L'équipe était assez sympathique. Il n'y avait pas beaucoup de jeune de mon âge, seul Finn devait avoir dans les seize, dix-sept ans. Finn avait les cheveux blonds comme le blé, les yeux bleu clair, un regard innocente légèrement enfantin. Il était très gentil et m'avait accueillie les bras ouverts. Au lieu de travailler normalement, il s'amusait à m'expliquer le fonctionnement de toutes les machines dont j'aurai un jour besoin d'utiliser. Il était si content de me montrer son savoir que je n'osais pas l'interrompre en lui disant que j'avais déjà travaillé dans un restaurant au par avant. Nous nous entendions bien, voire très bien même.

« Dis-moi Clarke, je pensais que peut-être un soir tu…allez je me lance…tu accepterais de sortir avec moi ? »

Sa demande me fit sourire, non pas un sourire forcé en marque de politesse, non un véritable sourire sincère.

- « J'en serais ravis Finn. »

- « Tu es libre ce soir ? »

- « Je pense pouvoir me libérer ! »

Ma réponse fit naître des étoiles dans ses yeux.

- « D'accord, je viens te chercher à dix-neuf heures ? »

- « A dix-neuf heure, ne soit pas en retard ! »

- « Ca ne risque pas d'arriver crois moi »

Je sourie à sa remarque. L'idée de sortir ce soir avec Finn me faisait très plaisir. Il était joli garçon, attentionné, attachant, drôle. Et il était clair que le courant passez entre nous deux.

« A ce soir alors ! »

- « Heu…Finn ? »

- « Oui ? »

- « Tu n'oublies pas quelque chose ? »

« Mon adresse par exemple ? »

- « Ah oui, je peux être bête parfois ! »

- « Tient » Je lui tendais mon adresse écrite sur un morceau de feuille. Il me gratifia d'un sourire enjôleur et chacun de nous prîmes chacun une direction opposée.

Il ne restait plus qu'à convaincre ma mère de me laisser sortir un soir de semaine avec un garçons rencontré l'après-midi même.

« Maman ? »

« Maman ? » Criai-je un peux plus fort au cas où elle se trouverait en haut.

- « Ta mère n'est pas là ! » Me répondit une voix masculine. J'étais tellement obnubilée par mon envie de sortir ce soir que j'en avais oublié la présence notoire de mon père à la maison.

- « Hum…elle rentre quand ? »

- « Je ne sais pas, elle est partie faire des courses il y a une demi-heure maintenant, elle ne devrait plus tarder. Mais je peux peut-être t'aider ? »

M'aider ? En aucune façon, non merci.

- « Non merci ça va aller, je monte et je redescendrais quand elle sera rentrée. »

Pressé d'éviter un dialogue avec lui, je montais l'escalier quatre à quatre décidée à ne pas lui adresser la parole avant la fin de la journée. Enfin de compte, une phrase par jour était amplement nécessaire à notre cohabitation. Mais ma mère ne rentrait pas. Les secondes, les minutes passaient et dix-neuf heures approchaient fortement sans que je n'aie encore demandé la permission. Je n'avais plus vraiment le choix, je devais m'en remettre à mon paternel si je voulais vraiment voir Finn ce soir. Remettant ma fierté de côté, je descendis les escaliers d'un pas non chaland réfléchissant à la manière d'aborder le sujet.

Mon père était assis sur le canapé, absorbé par ce qui passait à la télévision. Un match de base-ball. Un des sports préférés des américains. J'admets aimer ce sport, je le trouve comment dire poétique à sa manière. En effet, en Amérique les sports les plus regardés sont : le base-ball, le basket-ball, le hockey sur glace et le football américain. Et si on s'amuse à les comparer entre eux, on remarque que le hockey sur glace ainsi que le football américain ont quelque chose de bestial entre eux, pas de pitié pour l'adversaire, on fonce dans le tas et on verra après. Le basket-ball est différent, les joueurs aiment faire de ce sport un véritable spectacle, ils nous en mettent plein la vue. Entre les dunck, les jeux de balles à ne plus savoir où se trouve le fameux ballon, j'en passe et des meilleurs, font de ce sport un sport comment dire admirable et spectaculaire. Le base-ball quant à lui, reste dans la finesse, dans la poésie. Certes, les joueurs ne sont pas toujours polis entre eux, ni même courtois mais je trouve que ce sport, cette balle envoyée au loin par le batteur dans toute la sagesse, le rende poétique à sa manière. C'est assez difficile à l'expliquer et je pense que beaucoup de personnes iront à l'encontre de ce que je viens d'avancer mais comme on le dit souvent, il faut de tout pour faire un monde.

J'observais donc mon père, obnubilé par la télévision. J'avais peur de le déranger mais le temps jouait contre moi.

« Papa ? » Le seul fait de prononcer ce mot m'arracha une douleur des plus atroce au fin fond de ma gorge. D'ailleurs lui-même était surpris du mot que je venais d'utiliser. S'attendait-il à ce que je l'appel par son prénom, John ?

- « Oui ? »

- « Finn, un garçon avec qui je travaille m'a invitée à sortir ce soir et je voulais savoir si je pouvais y aller ? »

- « Il vient te chercher à quelle heure ? »

- « Dix-neuf heure pourquoi ? »

- « Alors dépêche-toi car il ne te reste plus que dix minutes avec que ce jeune homme arrive ! » Me répondit-il avec un sourire.

D'ordinaire j'aurai embrassé ma mère pour la remercier mais dans cette situation je ne pu le remercier que par un sourire, mais un sourire non forcé.

Dix-neuf heure tapante, par je ne sais quel miracle j'étais prête. Il ne me restait plus qu'à attendre mon valeureux chevalier. Et ce valeureux chevalier ne se fit pas attendre, à peine avais-je commencé à descendre les escaliers que j'entendais déjà la sonnette de l'entrée. Mon père alla lui ouvrit et se chargea des présentations. Chose dont je le remercier car je n'avais aucune envie de prononcer une fois encore le mot papa dans la même journée.

Nous prîmes la direction du centre-ville. Finn ne semblait pas très allaise, et moi non plus d'ailleurs. C'était la première fois que j'acceptais un rendez-vous avec un garçon que je connaissais à peine. J'espère que mon initiative sera récompensée. Quoi qu'il en soit, Finn se gara devant le Mary Hall, un restaurant réputé pour sa cuisine simple mais délicieuse selon les ragots du quartier. L'endroit était splendide. Un style très campagnard, des tables, des bancs en bois ainsi que les murs. Une décoration très naturelle faite de matériaux non chimiques, on ne voyait par exemple aucune trace de plastique. Le plafond était orné de lustre aux quels étaient installé de jolies fausses bougies qui servaient d'éclairages. La pièce resplendissait de lumière et de chaleur. Je me sentais bien, à l'aise.

La serveuse nous installa à une petite table près de la cheminée, car oui il y avait une cheminé, c'était d'un romantisme à en couper le souffle. Pendant que Finn se chargeait de commander nos boissons j'observais plus attentivement les lieux. Sur chaque mur se trouvait un tableau. Sur l'un d'eux, le tableau représentait une montagne, à son pied un chalet, et au tour une immense forêt de pins. Sur celui en face de moi, on pouvait observer une vue en haut d'une montagne semblable à celle du premier tableau. C'était très joli. Un jeu de couleur très intéressant, le ciel avait des reflets roses rouges et l'on pouvait voir au loin le lever du soleil. Perdue dans mes contemplations je n'avais pas remarqué qu'Finn m'observait.

« L'endroit te plaît ? » Me demanda t-il.

- « S'il me plaît ? Tu rigoles, je l'aime cet endroit. C'est si magique, et l'atmosphère et si… »

- « Chaleureuse » Dit-il en finissant ma phrase.

- « Oui c'est exactement ça ! » Répondis-je affûtée d'un sourire.

Nous dînâmes dans le silence, mais ce n'était pas un silence pesant comme on pourrait le croire en pensant que l'on avait rien à se dire, au contraire, c'était juste que notre repas était si excellent qu'il nous enlevait les mots de la bouche.

- « Dis-moi Clarke, comment ce fait-il qu'une fille comme toi débarque dans une petite ville comme Borval ? »

- « Mes parents ont divorcé, ou plutôt se sont séparés et là ils essayent de reconstruire quelque chose. Hors pendant la période de séparation ma mère a une offre pour venir ouvrir sa propre galerie d'art ici à Borval. Etant l'un de ses plus grands rêves elle n'a pas hésité une seconde. »

- « Et tu te plais ici ? »

- « Au début j'avoue être venue ici avec des pieds plomb. Faut me comprendre aussi, on m'enlève de mon école, on m'éloigne de mes amis, je n'avais plus deux parents à la maison mais seulement un. En définitif on m'enlevait tous mes repères, et j'aurai due accepter sans rechigner de venir ici. Donc comme tu peux le croire mon arrivée ne se fit pas dans la joie et la bonne humeur mais au fil des jours, j'ai appris à connaître les environs, les personnes et je dois l'admettre, Borval n'est pas si terrible une fois que l'on s'y habitue. »

- « Je comprends et tu as raison, cette ville n'est si horrible que l'on pourrait l'imaginer. Certes la grande ville la plus proche se trouve à trois heures d'ici, et encore s'il n'y a pas de circulation. Sans oublier que nous sommes catalogués comme étant une ville de campagnards, mais quand on apprend à connaître les habitants on se rend compte que tout compte fait ce n'est pas si mal ici ! »

- « Et tu dis cela parce que ? »

- « Parce que je suis arrivée ici il y a maintenant six ans. J'avais donc dix ans à l'époque et pour moi venir vivre dans une petite ville perdue au milieu de nulle part me paraissait être l'Enfer. Maintenant, je ne retournais pour rien au monde dans ces grandes villes. »

- « Pourquoi donc ? La vie est beaucoup plus simple là-bas ? Plus besoin de faire des centaines de kilomètres pour trouver ce dont on a envie ! »

- « Tu trouves que la vie est plus simple là-? Dans les grandes villes il n'y que pollution, embouteillages et un stress énorme. Ici on peut dire que si on se presse pas ce n'est pas grave. On vit à notre rythme sans ce faire insulter par la première voiture qui passe parce que celle-ci se trouve être en retard à son travail. Personnellement je préfère devoir faire des centaines de kilomètres pour acheter ou avoir le service donc j'ai besoin mais vivre dans un cadre calme, que de vivre dans ces grandes villes et ne plus réussir à dormir la nuit à cause de tout ce stress emmagasiné. »

- « Oui, peut-être…tu as sans doute raison…je dirai peut-être la même chose dans dix ans » Lui répondis-je en rigolant.

Que le temps passe vite lorsque l'on est en bonne compagnie. Sans que je sente passer les secondes, onze heures sonnaient déjà et Finn était dans l'obligation de me ramener devant le porche de ma maison à onze heures tapantes. Que voulez-vous, couvre-feu de la semaine oblige. Ce soir l'idée de rentrée m'énervé au plus haut point, mais demain matin quand mon réveil sonnera l'heure de me lever, je l'en remercierai

Arrivée devant la porte, un malaise s'installe entre nous.

- « J'ai passé une très bonne soirée ! » Dit-il en premier.

- « Moi aussi Finn, j'ai passé une excellente soirée ! »

Et c'est alors que nos regards se croisèrent. Puis Finn se pencha légèrement en avant, le voyant faire je me laissais aller à mes pulsions, et je sentis enfin ses lèvres sur les miennes. Elles étaient d'une douceur parfaite. Tout en lui était parfait. Il se retira et riva ses yeux dans les miens.

- « A demain ! »

- « Avec grand plaisir » Lui répondis-je.

Puis il s'éloigna en direction de son véhicule.

Ce soir je le savais, je n'arriverai pas à fermer l'œil de la nuit. Finn hantait mon esprit comme jamais personne au par avant. Certes Lexa avait joué ce rôle depuis quelques jours mais pas de la même manière. Là, Finn était en moi. Si je fermais les yeux je voyais son visage, si je me pinçais voir toucher les lèvres je repensé à son baiser et à ses lèvres, si par malheur je regardais par la fenêtre et croisait un arbre je repensais au tableau du restaurant. Et puis j'avais un peu de son odeur sur moi, de son parfum. J'étais emprise par mon désir de le revoir. Je n'avais jamais souhaité être un super héro ou avoir un super pouvoir mais à cet instant précis j'aurai remué ciel et terre s'il était possible d'avancer le temps pour que la nuit passe plus vite.

Oh et demain les cours, non ce n'est pas possible, il faut que je me contrôle et que je prenne sur moi. Après tout ce n'est qu'un garçon. Oui mais quel garçon. Ah ce que cela m'énerve toutes ces contradictions, je pense ceci mais voilà que je mets à penser à cela qui est tout à fait contradictoire avec ceci. Le cerveau humain est vraiment complexe parfois.

Drriing Drriing

Mon portable. Qui pouvait bien chercher à me joindre à une heure pareille en pleine semaine. Finn bien sûr.

Fais de beaux rêves princesse. Encore merci d'avoir accepté mon invitation, je suis l'homme le plus heureux de la terre, ou de Borval tout du moins.

Bonne nuit Clarke,

Bisous

Ce n'est pas possible, comment veut-il que je le sorte de mon esprit s'il m'envoie des messages. Je ne dois pas lui répondre, si ? Non ! Non, non et non ! Je ne dois pas lui répondre il serait trop content et penserait que c'est gagner. Oui mais juste un petit message, rien qu'un pour le remercier à mon tour ? Fichu esprit contradictoire.

Merci, moi aussi j'ai passé une excellente soirée et j'espère que ce ne sera pas la dernière.

Bonne nuit à toi aussi

Bisous, à demain !

Et oui, je me suis laissée avoir, j'ai manqué de courage et de volonté, j'ai cédé et envoyé un message à Finn. Maintenant peut-être que j'arriverai à dormir. J'ai bien dis peut-être.

Cette nuit fut une nuit des plus étranges. Je me suis imaginée volant au-dessus de Borval, observant les passants, leurs moindres faits et gestes, scrutant le moindre détail, la moindre faille. Je me suis vue, devant le Mary Hall entrain d'observer la scène dont j'avais moi-même était actrice quelques heures au par avant. Jusque-là rien de bien étrange, si ce n'est mon soudain dont pour le vol mais voilà, ce n'était plus Finn devant moi, c'était un Finn différent, froid, absent. Sa peau était blanchâtre, un regard à glacer le sang et pas le moindre soupçon d'innocence. Ce n'était plus le Finn dont j'étais entrain de tomber folle amoureuse, c'était devenu un étranger, un être froid et terrifiant.

Au lieu de lancer la discussion sur ma venue en ville, ce Finn s'était contenté de me scruter droit dans les yeux. Il n'avait plus ses jolis yeux bleus, ils étaient noirs ébènes. Le seul fait de me le remémorer me fit froid dans le dos. Autre détail, il n'avait plus sa jolie voix, son timbre chaud et velouté, son souffle était devenu glacial. Rien en lui n'était attirant et pourtant, devant la porte de ma maison, nous nous embrassions encore. Le plus bizarre était qu'à la différence de la version originale Lexa était présente. Elle m'attendait devant la maison, observant nos moindres faits et gestes, prêt à bondir s'il le fallait.

J'avais beau essayé de donner un sens à ce rêve, je n'en trouvais aucun. Finn était à l'opposer de ce que mon subconscient c'est amusé à me montrer, et Lexa n'avait aucune raison d'être aussi méfiante. Finn ne me ferait jamais de mal, il était trop attentionné pour cela.

Et si je me trompais ? Et si ce rêve n'était pas un rêve en réalité. Oui. Et si Lexa avait cherché à me prévenir d'une manière différente des autres fois. Si au lieu de me parler, elle avait préféré me montrer… si Finn n'était pas ce qu'il prétendait être ? Si Finn était en réalité cet être froid et terrifiant, et non pas ce gentil garçon qui m'avait fait du charme et qui me plaisait tant. Ce sourire, ce regard, cette voix…si tout ceci n'était qu'une façade, que pouvait-il se cacher derrière le masque ?

Décidé à ne plus y penser, je balançais ma tête de gauche à droite espérant chasser toutes ces mauvaises pensées. Je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Ce n'est pas de Finn que je devrais avoir peur mais de Lexa. Car oui, n'oublions pas, Lexa n'est pas une humaine, c'est un être assoiffé de sang. Les deux petits trous à la naissance de mon cou le prouvent. Elle avait dit que ceux-ci cicatriseraient rapidement, je l'espère. J'avais bien trop à faire pour m'inquiéter. Mon estomac me rappela qu'il était l'heure de prendre mon petit déjeuner. Dans la descente des escaliers, une bonne odeur de gaufres et de pancakes vînt à moi. J'en avais l'eau à la bouche. Dans la cuisine, ma mère était attablée ainsi que Jack. Mon père quant a lui était aux fourneaux. Ma bonne humeur prie le pas sur mes inquiétudes et bien décidé à ne pas gâcher cette belle journée qui s'annonçait je saluai l'ensemble de la famille. Ce qui les étonna bien entendu.

Devant moi, là sur la table, ce trouvait tout ce que j'aimais. Des pancakes moelleux avec un filet de sirop d'érable, des gaufres chaudes avec du chocolat chaud mais aussi des fruits rouges en guise d'équilibre alimentaire. Une fringale m'incita à manger de tout sans prendre en compte mon estomac. En fin de compte, si je n'avais pas un horaire à respecter j'aurai pu m'en rendre malade. Le pêché qui me correspond le mieux ? La gourmandise bien sur ! Quand j'aime je ne réfléchit pas, je prends sans conter même si j'en ai pas forcément besoin, j'apprécie la bonne nourriture. Heureusement pour moi, le seigneur avait pris soin de me donner une silhouette exceptionnelle. J'avais beau manger pour dix je ne prenais pas un gramme. Mais n'allez pas croire que j'en profitais. Mais il est normal de ne pas se priver dans de tel circonstance non ?

Enfin bref, cette journée était partie pour être une bonne journée et pour l'instant, rien ne pourrait faire barrière à ce bonheur qui m'attendait.

Dehors, le soleil brillait, chose très rare en cette saison. Ici à Borval, l'hiver était connu pour être rude et humide. Mais aujourd'hui le beau temps était de mise, sûrement un bon signe.

Je me qualifie comme étant une personne non superstitieuse mais il m'arrive parfois, voire souvent, de tenir compte des signes que la nature m'offre. Ainsi ce ciel bleu et ces quelques rayons de soleil me réconfortent dans ma perspective de bonne journée. Pas un nuage à l'horizon pour venir me la gâcher. Sur le chemin, une impression étrange m'envahi, comme si quelque m'observait ou me suivait. Tournant la tête dans tous les sens possibles et inimaginable afin d'entrevoir mon suiveur, je ne vis qu'un chien en train de se rouler dans un parterre de fleurs.

« Bonjour jolie demoiselle ! »

- « Lexa ? » L'impression étrange, c'était elle.

- « Ca va ? »

- « Très bien pourquoi ? »

- « Je ne sais pas, tu sembles un peu pâle. »

- « C'est sûrement due au fait que je n'ai pas l'habitude d'être suivie ! » Répondis-je en la titillant.

« Et cette impression est désagréable ? »

- « Tout dépend par qui je suis suivie ! »

« Pas déçu que ce soit moi ? »

- « Au contraire ! » Sans le vouloir, j'accompagnais ma réponse d'un clin d'oeil. A cela, Lexa semblait déboussolé et s'arrêta même de marcher.

- « Quel bon vent t'amène Lexa ? De si bonne heure je veux dire ! »

- « J'avais envie de te voir, tu me manquais déjà ! »

- « Nous nous sommes vu qu'une fois et je te manque déjà, rien que cela ? »

- « Que veux-tu, une fois qu'on t'a vu on ne peut plus t'oublier. »

Elle était si mignonne dans ces déclarations, c'était amusant de voir que l'on se comportait comme de bonnes vieilles amies alors que nous nous connaissions à peine.

- « Tu es donc ici dans le seul but de me voir ? Rien d'autre ? »

- « Pourquoi ? Tu t'attendais à ce que je vienne te voir pour un autre motif ? »

- « Non, oui…enfin je ne sais pas vraiment. Mais après ce que tu m'as appris la dernière fois je pensais que tu viendrais voir comment je prenais la nouvelle. »

- « Et alors ? »

- « Alors quoi ? »

- « Comment prends-tu la nouvelle ? » Me demanda t-elle en riant de bon cœur.

- « Je vois avouer que ça ne me perturbe pas plus que je ne l'aurai imaginé. Tu es un vampire ! Certes, qu'est-ce que je peux dire ou faire pour y remédier. Si tu ne m'avais pas gentiment mordu je t'aurai sûrement pris pour une folle mais voilà, les preuves sont là, je ne peux qu'abdiquer. »

- « Tu as raison, tu ne peux rien y faire. Je suis telle que je suis. »

- « Ce n'est pas que ta compagnie m'ennuis mais je suis en retard et je dois vraiment me dépêcher si je ne veux pas être coller ce week-end ! »

- « Ne t'inquiètes pas je comprends parfaitement, j'ai été à l'école moi aussi ! »

- « Tient en parlant d'école, je t'ai vu hier dans un couloir ? »

- « Tu as sûrement rêver, je ne côtoie pas les lieux publics à part en extrême urgence. »

- « Tu as sans doute raison ! A bientôt alors ! »

- « Attend, qu'est-ce que tu fais ce soir ? »

- « Je…Je…rien pourquoi ? »

- « Il faut que je te parle, c'est important ! »

- « Tu ne peux pas m'en parler maintenant ? »

- « Je préfèrerai t'en parler quand tu auras vraiment le temps de m'écouter. Ce n'est pas de quelque chose d'anodin dont j'ai à te parler, et je doute que ce soit le moment propice pour cette discussion. »

Elle avait l'air inquiète, dans ses yeux je pouvais voir toute son inquiétude liée à cette discussion.

- « Très bien alors on se voit ce soir ? »

- « Ce soir, rendez-vous au square à vingt et une heure. Je t'attendrais près du vieux chêne. »

- « Très bien, à ce soir alors ! »

Mais une fois de plus, Lexa s'était volatilisée, laissant Clarke seule milieu des pavés.

Durant toute la journée, la perspective de revoir Lexa hanta mon esprit. Ce matin encore je ne pensais qu'à Finn, qu'à son sourire, qu'à ses lèvres et dorénavant Lexa était dans mon esprit. Quand bien même je mettais toute la bonne volonté à la chasser je n'y parvenais pas. Elle était là, et ne voulait pas partir. Si je n'avais pas senti mon cœur battre d'amour pour Finn je penserais que je suis amoureuse de Lexa. Mais ce n'était pas cela, j'avais envers elle, en sa présence, une drôle de sensation. Il me semblait la connaître bien plus qu'il n'y paraissait, comme si nous nous étions déjà vu, connu. Une étrange sensation qui faisait naître en moi cette confusion, ce trouble dès que je me mettais à penser à elle.

C'est bien cela le problème, dès que Lexa était dans les parages, loin ou près de moi, je ne réponds plus de moi-même, de mon esprit mais aussi de mon corps. Une main invisible m'attire à elle, et il m'est difficile d'y résister. Ce soir je devais voir l'homme qui a illuminé ma vie depuis mon arrivée, celui qui me fait penser qu'être ici n'est pas une si mauvaise chose en soi, et en quelque seconde, en un regard j'avais balayé ce beau projet pour celle dont mon cœur s'était d'une étrange manière attachée. J'aimais Lexa…je l'aimais ? Il m'était impossible de mettre un mot sur ce sentiment naissant de remédier mais en réalité, en avais-je vraiment envie ?

Les cours s'enchaînèrent sans que je m'en rende compte. Finn avait essayé de me joindre plusieurs fois mais je m'obstinais à refuser ses appels. Je n'avais pas le cœur à lui à annoncer que notre soirée tombée à l'eau. Il serait sûrement déçu, peut-être même triste, et je ne voulais pas être la cause de cette souffrance. Mais le temps ne jouait pas en ma faveur et vînt le moment tant redouté. Au croisement d'un couloir, Finn vînt à ma rencontre. A sa vue, mes mains se mirent à trembler, mon cœur recommença sa douce chamade.

« Bonjours ! » Me dit-il de son sourire enjôleur. Il avait l'air heureux de me voir.

- « Bonjour ! »

Une force invisible me poussait à me rapprocher. J'avais soif, soif de ses lèvres sur les miennes. Quand mes lèvres enfin retrouvèrent leurs places sur les siennes tous mes doutes s'évanouirent. Je ne faisais plus qu'une avec lui. Ses bras autour de moi m'apaisaient, j'étais à nouveau sereine et heureuse. Lexa était loin, très loin derrière moi. Je n'étais plus que Clarke avec Finn. Poussé par une envie soudaine de ressentir plus de chose, mes lèvres s'ouvrirent et je découvris le goût sucré de sa langue. C'était un baiser doux, remplie de tendresse, de passion. Ni lui ni moi ne voulions l'arrêter. Et pourtant, le souffle nous manquant, nous dûmes nous résigner à nous séparer.

Nos yeux se croisèrent, d'une manière assez enfantine nous nous mîmes à sourire affichant chacun un air de pleine satisfaction. Nous étions heureux.

- « Si à chaque fois que l'on se sépare j'ai le droit à un tel accueil je vais m'en aller sur le champ et j'attendrais avec impatience d'être ce soir ! » Me dit-il toujours avec le sourire.

Mais mon sourire disparu quant à lui. Pourquoi avait-il fallu qu'il parle de cela maintenant, tout de suite. Ne pouvait-il pas apprécier l'instant présent avant de me parler de celui d'après.

- « En parlant de ce soir j'ai…j'ai…pff…j'ai quelque chose à te dire ! » Ma voix avait soudainement pris un ton de désinvolture.

- « Je t'écoute ? »

- « Je vais devoir annuler. » Avant même de lui expliquer pourquoi, je pouvais voir dans son regard sa déception.

« Je suis désolée, sincèrement, je sais que ce soir devait être officiellement notre première soirée en amoureux mais j'ai un imprévu. Une…Une…une cousine est arrivée ce matin et je ne peux pas la laisser seule pour son premier soir en ville. »

Je venais de mentir, je venais de mentir pour la première fois à mon petit ami. Notre relation était née il y a peine une journée et déjà je lui mentais. Une boule se forma au creux de ma gorge, m'empêchant de respirer correctement. Je n'étais pas bien.

- « Dans ce cas ne t'en fais pas je comprends. C'est normalement, ta cousine vient d'arriver et il est donc normal que tu passes un peu de temps avec elle. J'espère que tu me la présenteras. Et puis ce n'est que partie remise, si ce n'est pas ce soir ce sera un autre soir. Ne t'inquiètes pas je ne t'en veux pas ! »

Il était si…si gentil ! Et moi je venais de lui mentir. Enfin proprement dit je ne lui avais pas mentie dans l'intégralité, certes Lexa n'était pas ma cousine, elle ne faisait même pas partie de ma famille mais je devais la voir, ce soir !

- « Merci. »

Essayant de me remettre de mes émotions, mes bras se nouèrent autour de son coup et d'un mouvement des plus naturelles, mes lèvres retournèrent retrouver les siennes.

J'étais rassurée. Finn, comme un parfais gentlemen, comprenais et ne m'en tiendrais pas rigueur. D'ailleurs pour me faire pardonner, je lui avais proposé de passé la journée ensemble demain. Je lui avais même promis que ce ne serait pas une journée shopping. En rentrant à la maison, j'aperçu Jack assis sur un trottoir non loin de notre maison. Il semblait inquiet, triste.

- « Bonjour petit frère ! »

Ma phrase le fit sursauter, a parement il ne m'avait pas entendu arriver.

- « Ah, c'est toi ! »

- « Ca n'a pas l'air d'aller ? »

- « Ce n'est rien, je vais bien ne t'en fais pas ! »

- « Tu es sur ? Tu n'as pas envie d'en parler ? »

- « En entrant dans la maison tout à l'heure, j'ai surpris une conversation entre papa et maman et ils se disputaient. J'ai l'impression que l'on a beau vouloir oublier ce qui s'est passé, rien ne sera plus jamais comme avant. Avant que les disputes commencent, que papa quitte la maison. J'aimerai tant revenir au temps où dans la maison tout allez pour le mieux. Avant j'étais heureux de rentrer, aujourd'hui je préfère attendre là sur ce trottoir que le temps passe avant d'être obligé de rentrer. Tu trouves cela normal toi ? »

- « Tu sais, je ne le montre peut-être pas mais je suis comme toi. Tout comme toi j'aimerai que tout redevienne comme avant mais on ne peut pas changer le passé, on ne peut pas effacer le mal, la souffrance que papa nous a fait subir. Certes il essaye de se racheter mais dans ma tête et bien tu vois je n'oublie pas, je ne peux pas oublier et de ce fait je ne peux pas lui pardonner. J'aimerai crois moi mais j'en suis incapable. Alors oui rentrer à la maison m'est difficile mais je me force, j'essaye de faire au mieux pour que toi et maman soyez heureux. Et je te comprends quand tu dis que tu n'as plus envie de rentrer. Qui voudrez allez chez lui pour entendre ses parents se disputer, personne ! Mais dit toi que c'est normal, que tant qu'ils essayent de se donner une nouvelle chance il y aura des tensions et que c'est à nous, les enfants, de clamer l'atmosphère et d'emmener un peu de gaieté dans notre maison. »

- « Tu as sans doute raison ! »

- « Allez viens petit frère, on va rentrer ensemble et si tu veux je t'aiderai pour tes devoir, ce qui est, en soit, un exploit non ? »

- « Carrément ! » Répondit-il en riant. J'avais réussi à le faire rire, c'était le plus important.

En observant mon frère, je me revoyais quelques mois au par avant, bercé d'illusion, refusant de voir la réalité.

Dans les environs de vingt et une heures je me précipitais dans ma chambre afin de filer en douce par la fenêtre. Une chose était sure, j'avais de la chance. Mes parents, contrairement à beaucoup d'autres, ne vérifiaient jamais que nous étions bien couchés. Ils nous suffisaient de leurs souhaiter bonne nuit pour être tranquille. Lorsque nous étions enfants, ils aiment venir nous compter une histoire et nous bercer mais dorénavant ils nous faisaient confiance. Et ils avaient raison la plupart du temps. Ce soir c'était exceptionnel.

Comme promis, j'étais à vingt et une heures précise au square. Et comme promis Lexa m'attendait au pied du vieux chêne. Elle était vêtue d'une chemise blanche et d'un pantalon noir. Tenue dite classique mais très classe surtout chez elle.

En me voyant arrivée, elle arborait son petit air de satisfaction. Avait-elle eut peur que je ne vienne pas ?

Quoi qu'il en soit, elle m'accueillie d'une accolade et me demanda de m'assoir.

« Il fait frais n'est-ce pas ? » Me demanda-t-elle.

- « En effet ! Mais pour un soir d'hiver je trouve qu'il fait assez doux. »

Ma réponse la fit rire.

- « Tu as raison ! »

- « Alors pourquoi voulais-tu me voir ce soir ? »

- « Tu es du genre pressé à ce que je vois ! Il faut parfois savoir ménager le suspense tu ne trouves pas ?»

Nos regards se croisèrent. Le temps semblait suspendu. Je la voyais se rapprocher de moi doucement, un sourire sur les lèvres. Je me surpris à fixer ses lèvres. Pulpeuses, d'un rouge sans…j'imaginais leur douceur et me surpris à frissonner. Lexa continuait d'avancer se mordillant la lèvre inférieure. Dieu tout puissant damne moi sur le champ !

Lexa vint se placer en face de moi, son regard encré dans le mien. Je pouvais y lire une pointe d'amusement. Se jouait-elle de moi ?

Délicatement, elle se pencha au creux de mon cou. Son souffle sur ma peau laissa échapper un soupire de mes lèvres. J'étais paralysée, incapable de bouger. A cet instant précis, Finn avait disparu emportant avec lui mes grandes convictions. Je n'étais plus maitresse de mon corps mais un simple pantin entre les mains de son maitre. Sans qu'aucune parole ne vienne rompre le charme, Lexa appuya légèrement de sa main droite sur ma nuque pour dégager mon cou. Et c'est alors que je sentie une fois encore ses lèvres sur ma peau. Une simple pression puis un pincement. Je savais ce qu'elle était en train de faire et pourtant je ne disais rien. Je restais immobile, stoïque face à elle, les yeux fermés perdu dans ce tourbillon d'émotions. Quand enfin elle se retira, mon corps entier la réclamer à nouveau. J'avais envie de plus.

« Tu peux rouvrir les yeux… » Murmura Lexa.

J'obéis et revint me perdre dans son regard. C'est alors que je la vis récupérer une goutte de sang, glissant de sa bouche, au creux de son doigt. Elle porta cette infime goute à ses lèvres et sourie de satisfaction.

« Délicieux ! »

Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire. Lexa venait de me paralyser par son simple geste. Je ne m'attendais pas à réagir de la sorte. En un instant, Lexa venait de s'emparer de mon esprit, de mon âme…de mon cœur ?

Comment ? Pourquoi ?

« Tu sembles bien silencieuse tout à un coup…tu n'as plus de question ? » Demanda Lexa en s'appuyant contre le vieux chêne.

« Je…je…. »

« Si je dois deviner essaye au moins de mimer pour que je puisse avoir une chance ! » Dit-elle en souriant.

« Tu…tu voulais me voir ? » Demandais-je en détournant le regard. J'avais besoin de reprendre mes esprits.

« Finalement tu ne perds jamais le Nord on dirait ! »

Je rie à sa remarque.

« Quoi qu'il en soit si je t'ai fais venir ce soir c'est pour te faire part de quelque chose d'important, de très important. Cela te concerne en un premier lieu mais cela me concerne également ! »

- « Où veux-tu en venir ? »

- « Clarke, ce n'est pas par hasard si j'ai pénétré tes rêves ni si je suis venue à ta rencontre dans les bois. Les vampires ne parlent jamais aux humains de leur véritable nature, tu es l'une des rares exceptions ! »

- « Je vois alors pourquoi m'en as-tu parlé ? »

Je voyais à son regard que je venais, par ma question, touché au but.

- « Tu es l'une des nôtres ! »

- « Des vôtres ? »

- « Oui, tu es comme moi, un vampire ! »

- « Un vampire ? «

- « Il y cela des centaines d'année le monde était gouverné par notre race, on était la race supérieure, les humains périssaient sous notre bon vouloir. Mais vois-tu, même chez les vampires il y a différentes catégories d'espèces : les solaires et les ténébreux que l'on appel plus antérieurement Solaris et Tenerus. Certains d'entre nous on la faculté de pouvoir vivre en présence du soleil tandis que d'autres sont contraint de vivre à jamais dans les ténèbres de la nuit ayant pour seule lumière l'éclat de la lune. Cette faculté se détermine lors de la transformation. En 1945, une guerre éclata entre nos deux tributs. Chacun voulant dominer l'univers de l'autre. Or tu dois comprendre que mathématiquement et physiquement cela est impossible. Ainsi nous autres vampires, nous entretuâmes au bonheur des humains qui, profitant de cette accalmie en leur faveur reprirent le pouvoir et nous chassèrent de nos Terres. Je fais partis d'une des rares héritière du royaume d'autrefois. Mon père Marius était l'un des pionniers du clan solaire, il m'a appris tout ce que je sais et il m'a demandé de te rencontrer. Quand il m'a expliqué pourquoi je ne l'ai pas cru mais en voyant son regard, cette lueur au fond de ses yeux j'ai compris qu'il disait la vérité et que tu étais notre seule chance. »

- « Votre seule chance de quoi ? »

- « Et bien vois-tu, après cette horrible tragédie qui tua de nombreux et vaillants vampires, chaque clan s'est habitué à vivre caché dans l'ombre des hommes. Aucun vampire avant le mois dernier n'avait trahi cet engagement. »

- « Que s'est-il passé ? »

- « Un massacre, tu as sûrement entendu parlé de la horde de meurtre qui sévis actuellement à Boston. »

- « J'en ai vaguement entendu parlé, moi et la télévision on ne fait pas vraiment bon ménage. »

- « Quoi qu'il en soit, nous avons d'abord cru comme tout le monde qu'il s'agissait d'une bête sauvage mais un jour le meurtrier a laissé une trace et aucun doute n'est plus possible. »

Elle me montra alors un symbole, un soleil tribal ayant en son centre un œil et un poignard.

- « L'individu a laissé cette marque sur le dos de la dernière victime, il la fait avec son sang. »

- « En quoi cette marque vous indique qu'il s'agisse d'un vampire. »

- « Parce que cette marque représente le symbole du clan des vampires solaires. »

- « C'est donc l'un des tient qui a fait cela ? »

- « Non justement. Durant la période de guerre chaque clan avait pris pour habitude de marqué les victimes avec le symbole de l'ennemis, ainsi on lançait une provocation au clan ennemis l'invitant à répondre s'il l'osait. »

- « Donc si je comprends bien c'est un vampire des ténèbres qui a rompu le pacte. »

- « Tu as tout compris »

- « Et heu…en quoi suis-je concernée ? »

- « Tu appartiens à mon peuple Clarke, tu es un vampire solaire. »

- « Attend ! C'est impossible ! Je ne peux pas être un vampire, je respire et excuse-moi de le dire je suis en vie.

- « Je savais que tu dirais ça mais laisse-moi te demander, as-tu fais des rêves étranges ces temps ci ? Des rêves pas ordinaires, tellement étranges que tu t'es demandé si tu ne devenais pas folle. N'as-tu jamais rêvé que tu goûter au sang Clarke ? »

Et c'est alors que mon dernier rêve me revint en mémoire. Comment cela était-il possible ? Comment était-elle au courant ? Je n'en ai parlé à personne, même pas à mon journal intime. Ce goût métallique qui coulait dans ma gorge, je me rappelle avoir soupirée d'extase quand mes lèvres y ont goûté. Mais…non cela ne voulait rien dire, ce n'était qu'un rêve après tout en quoi un rêve peut-il devenir réel ou reflet de la réalité ? Mais tout de même, je n'avais jamais goûté à quelque chose d'aussi pur, d'aussi bon de toute ma vie. Et ce n'était qu'en rêve, qu'est-ce que cela serait si le rêve devenait réalité ?