Bonjour à tous,

Avec un peu d'avance, je vous met le nouveau chapitre en espérant qu'il vous plaira. Une surprise, des questions en suspens...des réponses...

Je remercie une fois encore tous ceux qui continuent à me suivre ainsi que les petits nouveaux. Cela m'encourage et me motive encore plus dans mon écriture.

ClexHeda : excuse moi pour ta frustration...J'espère que tu ne m'en veux pas trop pour avoir coupé à cet endroit la dernière fois. Cette fois-ci la coupure est moins sadique ^^...Je te souhaite une bonne lecture.

Bonne lecture à vous tous et n'hésitez pas à me donner votre avis, vos idées, vos critiques ! Bon week-end à vous tous et à très bientôt !


Destinée

Cette déclaration me fit froid dans le dos. Lexa était au courant, comment ? Et cette histoire de vampire…tout cela me semble absurde. C'est tellement improbable que le fait d'y penser me donnais envie de rire ou de hurler. Sentiments paradoxaux mais qui s'accordent bien dans ce genre de situation. Situation que je juge extrême. Car oui, ce n'est pas tous les jours qu'une jeune femme, vampire de sur croit, vous annonce que vous être vous aussi un vampire. Chose qui à mon sens est impossible. Je respire, mon cœur bat, comment pourrais-je être cette chose, cette créature, ce monstre horrifique dont a peur de nombreux enfants? Je ne suis que Clarke, Clarke Griffin, amoureuse d'un jeune homme des plus respectables prénommé Finn. Je ne suis pas un vampire, je ne l'ai jamais été et je ne le serais jamais.

« Clarke ? »

Je n'avais pas envie de parler, et surtout pas de lui parler. J'avais envie de m'enfuir. De partir loin d'elle, loin de cet endroit. A cet instant précis j'avais une envie irrésistible de remonter le temps, de revenir à ce jour où je me suis perdue dans les bois. J'avais au fond de moi une envie folle de n'avoir jamais connu Lexa et toutes ses histoires. Je voulais bien croire en le fait que Lexa soit différente, elle me l'avait montré en me suçant un peu de sang. Mais il était au dessus de mes forces que de croire en le fait que je sois moi aussi un vampire. Aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais souhaité être différente. Certes comme tout le monde j'avais déjà, au moins une fois dans ma vie, souhaité être une autre personne. Une personne plus belle, plus célèbre, plus riche ou je ne sais quoi d'autre mais jamais au grand jamais je n'avais souhaité devenir différente à ce point là.

Bon c'est vrai, Lexa avait juste affirmé, elle n'avait rien prouvé. Alors pourquoi je me mettais dans un état pareil. Ce n'était pas dans mon habitude de prendre les choses au sérieux sans en avoir les preuves au préalable.

« Clarke ? »

Cette fois ci, au lieu de l'ignorer comme je l'avais fait au par avant, je tourna ma tête afin de la fixer droit dans les yeux. Peut-être qu'intérieurement j'espérais apercevoir dans les prunelles vertes de ses yeux, une lueur m'indiquant qu'elle se jouait de moi. A la place, je n'aperçu que son regard perçant et une sincérité des plus troublante.

« Tu vas bien ? » Elle semblait inquiète. J'avais mal à cette idée. J'étais définitivement contradictoire. Il y a de cela cinq minute je n'avais qu'une envie, ne l'avoir jamais rencontré et voilà que maintenant j'éprouvais de la peine à l'idée de la blesser.

« J'ai connu des jours meilleurs. »

- « Je comprends. »

Et sans attendre, un silence s'installa. Lexa était devenue de marbre. Elle qui depuis son annonce essayait de rompre le silence que j'avais moi-même instauré avait décidé de l'instaurer à son tour. A contre vers, ce silence était pesant. Il était désagréable. Le plus troublant était que je n'entendais aucun son. Les oiseaux ne chantaient plus, le vent ne venait plus se lover sur mon visage et dans mes cheveux. Les bruits de la nuit s'étaient éteints. C'était un silence complet, pas un bruit, pas un mot. Pas un regard échangé.

Cette situation me mis mal alaise. A cet instant, je priais le ciel de m'envoyer un signe. Je ne savais pas si c'était à moi de parler ou à elle. Et même, si je prenais la décision de lancer la discussion de quoi parlerions-nous ? De la pluie et du beau temps ? Certainement pas. Dans mon esprit comme dans le sien il n'y avait qu'un seul sujet : moi !

Moi et moi seule ! Mais aussi les vampires. En m'interrogeant sur la manière de reprendre la parole une révélation frappa mon esprit. Et si dorénavant ce froid s'instaurait définitivement entre nous ? Et si aucun de nous n'arrivait à reprendre le contact d'une manière des plus ordinaires? Arriverais-je pour mon bien à oublier Lexa ? A m'éloigner d'elle pour ne plus souffrir comme je souffre en ce moment ?

Mon esprit m'ordonnait de fuir mais mon cœur lui m'ordonnait de rester. Par je ne sais quel stratagème Lexa avait réussi à emprisonner mon âme, j'étais sienne d'une certaine manière. En effet, nous nous connaissions à peine, nous n'avions aucun lien de parenté et pourtant j'avais l'impression de lui être attaché. J'avais mal quand elle avait mal, j'étais heureuse quand elle était heureuse. J'avais les mêmes réactions envers Lexa qu'une jeune fille a envers son petit ami. Mais c'était bien là le problème, Lexa n'était pas ma petite amie, Finn était mon petit ami alors pourquoi mon cœur agissait ainsi. Les vampires ont-ils une emprise sur les humains ? Un charme leur permettant d'approcher plus facilement de leur proie pour ensuite assouvir leur soif de notre sang ?

Je me rappel le premier jour où je me suis intéressée aux sciences occultes ou plus exactement à la démonologie et autres lutins. Cet attrait soudain ne venait ni plus ni moins d'une série télévisée dont j'étais accro à l'époque et qui aujourd'hui encore vient bercer mes soirées quand je suis triste. Quoi qu'il en soit, étant curieuse de nature j'avais acheté un de ces livres que l'on trouve dans les grandes enseignes spécialisées et je l'avais dévoré en une soirée. Quand j'y repense, qu'est ce qu'on peut être bête à cet âge là. Car oui, comme tout enfant de sept ans je ne voyais pas la supercherie dans ce que j'avais acheté. Moi qui croyait détenir le précieux livres des démons je n'avais en ma possession qu'un vulgaire ouvrage écrit par un soit disant spécialiste. En réalité, il ne racontait que des fables et des légendes, la plus part inventées. Ce n'est qu'à mes quinze ans que cette passion devient plus sérieuse. J'avais envie d'approfondir le sujet et c'est lors d'une visite à Londres que j'ai découverts mon bonheur.

C'était lors d'une colonie de vacances, mon père avait insisté pour que Jack et moi partions à l'étranger et c'est Londres qui avait été choisie. Quoi qu'il en soit, c'est donc à Londres dans une petite rue du nom Coventry Street que j'ai découvert la perle rare. A cette époque existait encore une petite libraire du nom de Half Oker. Peu de gens osait y pénétré. En effet, cette librairie était considérée comme étant le siège de la magie noire et de la sorcellerie. Certes nous étions bien loin du temps où avait encore lieu la chasse aux sorcières mais, je l'admets, l'enseigne n'avait rien d'attractif. Mais au font de moi je sentais qu'il fallait que j'y aille. C'est donc lors d'un de nos quartiers libres que je me rendis à cette librairie.

En arrivant devant la porte, mon angoisse liée aux racontars me pressait de rebrousser chemin, mais ma curiosité elle, me disait de continuer. Et j'ai eu raison. L'endroit était étrange, sombre, très sombre. Les meubles étaient tous en noir. Dans la pièce était parsemé par ci par là des bougies. Il y en avait pour tous les goûts, aucune couleur ne semblait manquer à l'appel. Il y'en avait des jaunes, des rouges, des blanches, des vertes et même des violettes. Au fond à droite se trouvait la caisse. Celle-ci tenait sur un bureau en bois, un bois ancien abîmé et très sobre. En parcourant la pièce des yeux je me rendis compte que les étagères contenaient mille et un objet tous aussi intéressant les uns que les autres. Pour la plus part je n'avais aucune idée de leurs utilités ni même comment ils pouvaient fonctionner. Mais cela m'était égale. J'étais captivée. J'en étais certaine, ici, je trouverai ce dont j'avais toujours rêvé.

En y regardant de plus près je vis qu'au bout des étagères se trouvaient un écriteau servant d'indication aux acheteurs Celui devant lequel je me trouvais indiquait : Magie noire. Très peu pour moi. En continuant mes recherches je vis d'autres écriteaux sur lesquels on pouvait lire : Wicca. *, enchantement, invocation…Puis vînt celui que je n'espérais plus : Créatures mystiques. A sa lecture mes yeux s'agrandir et mon visage afficha un sourire.

Les livres étaient couverts de poussière, l'homme qui tenait la boutique ne semblait pas tenir compte de la propreté . Mais à cet instant, poussière ou pas je n'avais qu'une envie trouver ce pourquoi j'étais venue. Et il était là, à quelque pas. Entre temps je vis de nombreux livres, certains parlaient des elfes, des fées, des lutins, des loups garou, vampires. D'autres semblaient être centrés sur les esprits, les revenant, les fantômes. Celui que je souhait s'appelait : Démonologie, l'intégral. Quand bien même certain aurais pris cela pour de l'attrape nigaud moi j'y croyais ou plutôt je voulais y croire.

Je me rappel encore mon retour à la maison, le livre bien caché dans ma valise. Mes parents avaient d'ailleurs mal pris le faite qu'à peine arrivée je monte dans ma chambre m'isoler. Eux qui avaient tant attendu notre retour se retrouvaient face à une jeune fille qui n'avait qu'une envie, être seule, loin d'eux.

Mon guide de la démonologie retraçait l'histoire toute entière des démons en tout genre. Il y avait les légendes romaines, grecs, païennes….aux quelles s'ajoutaient celles que l'on comptait aujourd'hui. Il y avait également un lexique des thermes à savoir pour bien comprendre les textes et un répertoire très bien fourni des démons avec leurs significations. Par exemple, qui aurait cru que Belzébuth était le Seigneur des Mouches. Ainsi j'avais passé des semaines à lire cet ouvrage, scrutant le moindre détail, la moindre phrase qui m'aurait échappée.

Et alors que je n'avais plus aucun espoir envers ces histoires de démons, je me trouvais aux mains de l'un d'eux. J'étais peut-être même l'un d'entre eux. A cette simple constations ma vue se brouilla. De fines gouttes de sueurs perlaient de mon front jusqu'à la naissance de ma nuque. J'avais chaud, les mains moites et mon cœur semblait être pris dans une danse infernale sans fin. Lexa dû s'en rendre compte car à l'instant même où nos regards se croisèrent à nouveau elle pris la parole.

« Tu veux que je te ramène chez toi ? »

Elle semblait triste, sûrement avait-elle espéré une meilleure réaction de ma part. Si elle me connaissait aussi bien qu'elle le prétendait, elle devait connaître mon goût pour les histoires de monstres. Il est donc tout à fait normal qu'elle soit étonné de me voir réagir ainsi.

« Non merci, ça va aller ! »

Je pensais que le silence pesant reprendrait sa place mais ce ne fut pas le cas. Lexa continua dans sa lancée, il ne restait plus qu'à moi de ne pas tout gâcher à nouveau.

« Tu as peut-être des questions ? »

Des questions ? Moi ? Non….bien sur ! Bien sur que j'en ai, j'en ai des tas même mais par où commencer. C'était là la vraie question.

« Comment sais-tu pour mon rêve ? »

« Je me suis introduis dans ton subconscient. Ne t'inquiète pas je n'ai rien regardé d'indiscret, je m'en suis juste servie pour communiquer avec toi, te faire passer un message ! »

« Je vois, c'est une caractéristique propre aux vampires ? »

« Non, nous n'avons pas ce genre de pouvoir, j'ai eu recours à la magie ! »

La magie, il ne manquait plus que cela ! Alors la magie aussi existe…

« Pourquoi penses-tu que je suis un vampire ? »

« Comment t'expliquer. Lorsque la guerre à éclater entre nos deux camps, les anciens ont décidé d'instaurer une règle de bienséance. A compter de ce jour il était interdit aux vampires de créer de nouveaux spécimens, sinon la guerre n'aurait jamais eut de fin. Quoi qu'il en soit aucun peuple ayant réussi à vaincre l'autre, les grands guerriers ont décidé de conserver cette règle mais en y ajoutant cependant une modification. Tu es cette modification ! »

« Comment ça ? »

« Je sais que ça va sûrement te paraître étrange mais à l'époque les grands guerriers nous ont prévenu de ton arrivée ! Il nous on dis que dans plusieurs années, nous n'avions pas la date exacte, un être à l'apparence humaine arrivera sur Terre. Cet être ne sera pas comme tous les autres humains, il sera destiné à devenir l'un des nôtres sans le savoir. En effet, vois-tu la loi interdisant de créer de nouveaux vampires n'a jamais été brisé car tu devais être l'être suprême qui donnera la victoire à l'un des camps. Tu te demandes sûrement comment ? La prophétie des ancien était très claire à ce sujet : Seul l'être humain pourra mettre à un terme à la guerre car cet humain sera doté d'un pouvoir plus puissant que le nôtre. C'est pour cette raison que je suis ici, je suis venue à ta rencontre car mon père a réussi à te trouver, il t'a senti. »

« Je ne comprend pas… »

« Il a senti que tu étais prête ! Le problème est que le chef de nos ennemis à dû le sentir lui aussi, s'il ne la pas déjà fait, il ne va pas tarder à t'envoyer un de ses sbires. J'avais pour mission de te trouver, de te transformer et de te rallier à notre cause. »

« Pourquoi tu ne l'as pas fait ? »

« Parce que je me suis attaché à toi. Lorsque je t'ai vu seule dans la forêt je n'avais plus envie de t'enrôler de force. Je me suis rappelée le jour de ma mort. Mon choix, car j'ai choisi de demeurer comme cela, je savais ce qu'il m'attendait. Je me suis dis que ce n'était pas à moi de décider de ton sort car je n'aurai pas aimé que quelqu'un décide du mien. »

« Je n'ai pas envie de devenir un vampire Lexa ! »

Ma réponse sembla l'offusquer.

« Mais il le faut ! Tu ne comprends donc pas ? Le sort du monde est sur tes épaules Clarke ! »

« Tu n'en rajoutes pas un peu beaucoup ! Je n'ai rien sur les épaules et encore moins le sort du monde ! Je suis juste Clarke, seize ans et heureuse de vivre ! »

« Je n'en rajoute pas crois moi. Si tu ne viens pas avec moi, un adepte du monde des ténèbres viendra à ta rencontre et il sera moins courtois que moi. Ton regard, ton sourire, ta voix n'auront aucun effet sur lui. Les vampires des Ténèbres sont programmés pour tuer, pour accomplir leur mission, quelque soit le prix à payer, il le paye. Si tu ne deviens pas vampire grâce à moi tu le deviendras de force. Et je peux te dire que ce n'est pas du tout la même chose ni la même expérience ! »

« Certes mais je n'y crois pas. Je ne crois pas en ta guerre, en ce que je suis, en ce que je suis censée être ou devenir. Je n'ai pas envie de m'embarquer dans ce genre d'histoire ou de quête appelle cela comme bon te semble. Tu penses que je suis égoïste ? Je te réponds que je suis réaliste. Pourquoi ? Pourquoi devrais-je accepter de te venir en aide ? Je n'en ai rien à faire du sort des vampires, de votre guerre ! Je ne suis pas comme vous, je suis humaine. Je vis, je respire, je ressens les choses…pourquoi troquerais-je ce qui m'est de plus cher pour une vie dans les ténèbres. »

« Tu ne vivra pas dans les ténèbres si tu rejoints mon clan Clarke ! »

« C'est la même chose pour moi, dis moi Lexa, est-ce que tu peux aimer ? »

« Est-ce que tu peux pleurer ? Avoir de la peine ? »

« Est-ce qu'au moins tu peux rire ? »

-« Tu voudrais donc que je troque tous ce que je ressens pour devenir de marbre, ne plus rien ressentir. Devenir indifférente à tout ce qui m'entoure. Je suis amoureuse en ce moment Lexa et je ne vais pas tout arrêter pour te faire plaisir à toi et ta bande de suceur de sang ! »

Ma réponse l'avait affecté. Je voyais bien dans son regard que ma réaction n'était pas celle qu'elle avait espéré. Je me surprenais moi-même. J'étais froide, même glaciale. Je ne lui donnée aucune onde d'espoir. En à peine une demi seconde je venais de balayer, tel le vent recouvrant un dessin dans le sable, tous ses espoirs. Si ce qu'elle m'avait raconté était vrai, alors elle était perdue, elle et les siens. Et malgré cela, malgré ma prise de conscience je ne ressentais ni remord, ni peine. Je ne voulais ni ne pouvais lui donner ce qu'elle désirait.

Il y a quelque jour encore je n'étais qu'une fille parmi tant d'autre, et aujourd'hui j'étais la soit disant élue, venue sur Terre pour devenir un vampire exceptionnel ayant pour mission de mettre fin à une guerre. Pour cela il me fallait choisir un clan, le clan des vainqueurs et rétablir l'ordre instauré en des temps très lointain. En me remémorant cela un sourire s'afficha sur mon visage. Cette histoire me semblait si irréelle, comme sortie tout droit d'un film fantastique. Comme cela était-il possible ?

Certaines personnes ne croient qu'en ce qu'elle voit et moi j'ai vu. J'ai vu, j'ai même ressenti les dents de Lexa s'enfoncer dans ma gorge. J'ai senti mon sang remonter le long de mon corps attiré par la soif de celle-ci. J'ai senti, j'ai vu et pourtant je n'arrive toujours pas à y croire. Les preuves sont là, face à moi, et je doute. Moi qui croyais être une personne solide et non pas comme toutes ces filles que l'on voit à la télévision, qui s'inquiète pour la moindre petite chose qui sort de l'ordinaire. Et voilà qu'à cet instant précis je suis l'une d'elles. Je suis comme toutes ces filles qui n'aiment pas que l'on perturbe leurs habitudes. Qui n'aime pas vivre dans un monde extraordinaire et qui préfère vivre dans le monde réel, celui que tout le monde connaît.

Très jeune j'ai été fascinée par le monde des ténèbres, Lexa en fait parti, elle me propose de l'y rejoindre et je le lui refuse. Je refuse de quitter ceux qui me sont chère.

Lexa gardait le silence. Fixant droit devant elle, aucune expression n'apparaissait sur son visage. Pensive, je pouvais deviner une certaine inquiétude. Mes questions, bien que simpliste, semblaient la perturbé plus que je ne l'aurai imaginé. En une fraction de seconde, Lexa, la vampire stoïque et sur d'elle, m'apparaissait aussi fragile qu'un nouveau né. Dans un élan incontrôlable, je fis un pas en avant et vint me poser en face d'elle.

Lexa garda son regard encré dans le mien. J'avais l'impression étrange qu'elle essayait de me dire quelque chose simplement avec ses yeux. Malheureusement pour elle, je n'ai jamais été très doué avec le non verbale. Espérant une réaction de la part de mon interlocutrice, je me surpris à remettre une mèche de ses cheveux derrière son oreille.

« Ne….ne…ne fais pas ! » Dit-elle dans un murmure à peine perceptible.

« Ne pas faire quoi ? » Lui demandais-je avec une légère inquiétude.

« Me toucher ! »

Sa réponse m'affecta plus que je ne l'aurai pensé. Pourquoi refusait-elle un simple geste amical. Je l'avais à peine effleurer que déjà elle se refermait comme une huitre sur elle même.

« Je ne comprend pas ! »

Sans réponse, Lexa retira ma main et se retourna. Face à son dos, j'étais perdue ne sachant comment réagir. Soudain, la douce voix de Lexa vint à mes oreilles.

-« Clarke, tu n'as pas vraiment le choix ! » Dit-elle dans un ultime espoir.

« On a toujours le choix Lexa, et j'ai choisi de rester humaine. »

Ainsi Lexa avait décidé de ne pas m'éclairer sur son besoin de distance. Pourquoi refusait-elle que je m'approche d'elle. Elle qui, il y a encore quelques heures, s'était emparée de mon cou et avait posé ses lèvres sur ma peau. Elle qui, lors de cet échange, s'était abreuvée de mon sang au point que j'en prenne également un plaisir étrange. Lexa était définitivement complexe et j'avais une envie incontrôlable de la comprendre. Perdue dans mes réflexions, je failli ne pas entendre cette dernière me parler.

« Pendant combien de temps ? Je te l'ai dis, Darius le chef des Tenerus t'a envoyé un des siens, et dès que celui t'aura trouvé tu deviendras l'un des leurs. Ainsi tu mettras fin à la guerre, et tu feras basculer le monde dans une marre de sang ! »

« Pourquoi ? Pourquoi tu me dis ça ! »

« Pour que tu comprennes à quel point tu es spéciale et importante. »

« Je n'ai pas envie d'être celle dont tu me parles, je veux juste être moi ! »

« Tu es un vampire Clarke, il n'y a qu'en embrassant ta destinée que tu sera réellement toi ! »

« Je n'ai pas de super pouvoir »

-« Pardon ? »

« Tout à l'heure, tu as dis que l'être humain destiné à sauver le monde sera doté d'un pouvoir… je n'ai pas ce pouvoir …Je n'ai même aucun pouvoir alors comment pourrais-je sauver ton clan et le monde en même temps ! »

« Je ne connais pas la nature du pouvoir dont ont parlé les anciens mais mon père est formel, tu es cet être humain Clarke. Tu dois juste y croire et tu comprendras ! »

« Je comprendrais quoi ? »

- « Qui tu es ! »

- « Tu m'annonces de but en blanc que je dois renoncer à ma vie d'humaine pour devenir cette élue mais tu ne fais aucun effort pour me convaincre. Tu refuses que je m'approche de toi et tu aimerais que j'accepte sans détour un destin remplie de solitude et de ténèbres ? Si je dois devenir un être froid et dépourvue de sentiment comme tu sembles l'être alors je refuse cette destinée. Montre moi juste que le monde que tu m'offres n'est pas tel que je le pense et alors peut-être….et je dis bien peut-être…je reconsidèrerai la question ! »

« Tu ne comprend vraiment pas…. » Sans me laisser le temps de répondre, Lexa se retourna et vint poser sa main sur ma joue.

Paralysé par ce simple contact, je ne pus m'empêcher de fixer Lexa droit dans les yeux. Le vert naturel de ses pupilles avait laissé place à un rouge sang. Bien qu'effrayant, ce regard me captivait, m'attirait. Doucement, elle se rapprocha de mon visage et vint murmurer ces paroles que jamais je n'oublierai.

Ne prend jamais mon silence pour de l'ignorance, mon calme pour de l'acceptation ou ma froideur pour de la peur. A trop se dévoiler, on brise ses chaines et l'on ne doit jamais montrer une fêlure dans sa forteresse. L'amour est une faiblesse… »

Puis doucement, sans un bruit, Lexa vint poser ses lèvres sur les miennes. Surprise, je fermais mes yeux essayant de comprendre ce qu'il se passait. Lexa, un vampire, était entrain de m'embrasser. Le plus intriguant est que cela ne me dérangeait pas, au contraire !

Lorsque je rouvris les yeux, Lexa avait disparue. J'étais seule au milieu de parc. Il n'y avait plus aucune trace de Lexa.

Sur le chemin du retour, les paroles de Lexa me revinrent à l'esprit. Mais ce qui me tracassait le plus était son allusion au sbire de Darius. Ainsi si on en croit ses dires, un vampire assoiffé de sang, sans conscience ni remord, était à ma poursuite.

Au bruit du vent, des frissons parcoururent mon corps de haut en bas. Jamais au par avant je n'avais eu aussi peur d'errer seule dans la rue à la nuit tombée. J'étais terrorisée à l'idée de croiser quelqu'un, ou quelque chose. Au fil de mes réflexions, je prie une allure plus rapide. J'avançais tellement vite que j'avais l'impression étrange que mes pieds avaient quittés Terre. J'avais l'impression voler, ou plutôt de marcher sur du coton. Je voyais défiler devant moi les maisons des voisins, à certaines d'entre elles la lumière était encore allumée malgré l'heure tardive. Puis je fus pris d'un soulagement soudain quand en regard droit devant moi je vis ma maison. Il ne me restait plus que quelques mètres et je serais à l'abri. A l'abri de cette paranoïa qui m'habitait depuis que j'avais quitté le parc.

« Au secours ! Au secours ! »

A l'entente de cet appel, mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Mon souffle pourtant si effréné se stoppa net, écoutant attentivement le moindre son.

« Au secours ! Aidez moi s'il vous plait ! »

J'étais tiraillée. Oui, j'étais déchirée entre l'idée de rentrer chez moi me mettre en sécurité, ou celle d'aller dans la direction des cris. En bonne fille bien élevée, je pris la direction des appels au secours. Les appels me conduisirent sur un terrain vague. Au premier coup d'œil je ne vis personne.

« Ne t'as t'on jamais raconté l'histoire du petit chaperon rouge ma jolie ! »

La voix avait changé. Ce n'était plus une voix apeuré, désemparé demandant de l'aide. C'était devenue une voix grave, hargneuse, terrifiante.

« Il ne faut jamais quitter le chemin. »

J'avais peur. Je ne voyais personne. Mes yeux scrutaient le terrain vague espérant trouver d'où provenait cette voix mais en vain.

« Tu pourrais tomber sur le méchant LOUP ! »

Un homme bondi devant moi. Essayant de m'enfuit, il me retint par l'épaule puis me plaqua violemment au sol.

« Où veux-tu aller comme cela ma jeune enfant ! »

Allongée sur le sol, je contemplais cet homme face à moi. Il était brin, l'apparence d'un homme d'une vingtaine d'année. Les cheveux mi-rasés et une barbe de quelques jours. Des yeux noirs comme les ténèbres. Un sourire diabolique sur le visage. Il n'y avait aucun doute, c'était lui, l'homme dont m'avait parlé Lexa.

« Crois-tu aux histoires qui font peur ? »

Rassemblant toutes mes forces, je fis pour me relever. Mais je reçu un violent coup de pied dans la mâchoire en guise de réponse.

« Tss Tsss tu ne vas allé nulle part ! Si tu es gentille je serais rapide, sinon je prendrais tout mon temps ! »

Un filet de sang coulait de mes lèvres. Je ne pus m'empêcher d'y passer ma langue et je recueillis ce fruit délicieux. Le goût métallique que j'avais imaginé était bien meilleur que je ne l'avais inventé. Mon rêve me revint en mémoire et je me surpris à soupire d'un plaisir encore jamais exploré.

« Intéressant ! Tu n'es pas encore transformé et pourtant tu prends du plaisir en suçant ton propre sang. Les anciens avaient raison, tu es vraiment spécial on dirait ! »

Je ne tenais pas compte de ses commentaires. J'étais de nouveau obnubilé par ma soif, par mon envie d'en avoir plus. Fermant les yeux, mon imagination se mit à faire défiler devant moi des centaines et des centaines de litres de sang. Si je l'avais voulu, il ne me restait plus qu'à tendre le bras pour empoigner une poche de sang bien frais.

Finalement ils avaient peut-être raison. Quel genre d'humain prendrait du plaisir à boire du sang si ce n'est un humain vampire.

« Bon ce n'est pas tout ça mais Darius n'aime pas qu'on le fasse attendre alors je vais commencer les choses sérieuses, si tu me le permets bien sur. Quoi que…en réalité tu n'as pas vraiment ton mot à dire ! »

L'homme pour la première fois se mit à mon niveau. Il se pencha et à nouveau je sentis des crocs transpercer ma chaire. A la différence de Lexa ce n'était pas une sensation agréable, j'avais mal très mal. L'homme aspirait mon sang avec une telle sauvagerie que la douleur me fit verser des larmes.

A cet instant précis je me maudissais de ne pas avoir écouter Lexa. Si encore je m'étais laissé faire par lui alors peut-être que je ne serais pas dans une situation.

Sans que je comprenne comment, l'homme bascula violemment sur le côté. Me relevant je le vis se battre avec une jeune femme. En y regardant de plus près je la reconnus, c'était elle, mon chevalier servant, Lexa.

Il m'était assez difficile de voir ce qui se passait réellement car les vampires avaient cette faculté de réagir très vite, plus vite que nous les humains, ce qui était donc difficile de percevoir à l'œil. Mais Lexa semblait prendre le dessus. Jamais avant ce soir je ne l'avais vu si hargneuse. En la voyant agir ainsi, l'idée qu'elle soit réellement un vampire ne faisait plus aucun doute. Puis soudain ma vue se brouilla et sans que je comprenne ni comment ni pourquoi mes yeux se voilèrent et je rejoignis les ténèbres.

« Clarke ? ! »

« Clarke tu m'entends ? »

Difficilement j'entrepris d'ouvrir les yeux. Une fois encore, Lexa était là. Son regard trahissait son angoisse.

« Qu'est…qu'est ce qui s'est passée ? »

Tout en me relevant je passai une main dans mes cheveux, essayant de retrouver mes esprits.

« Où…où est cet homme…ce vampire… »

« Chut… »

Lexa m'enveloppa et me berça dans ses bras. A ce contact, une étrange sensation pris naissance au creux de mon ventre. Je n'avais pas envie que celle-ci relâche son étreinte. Qu'était-il entrain de m'arriver ? Moi, Clarke Griffin, remettait en question tout ceux en quoi elle croyait. Je venais même à en oublier Finn, ce gentil garçon qui était depuis peu mon petit ami…enfin l'était-il réellement ? En avais-je vraiment envie ? Et ce sentiment naissant dans mon être en la présence de Lexa ?

« Tu m'as fait très peur Clarke, si je n'étais pas arrivée à temps tu ne serais plus de ce monde à l'heure qu'il est. »

Lexa m'avait donc sauvé. Je n'étais donc pas un vampire mais bel et bien humaine. Cette annonce m'enleva un poids énorme.

« Que s'est-il passé ? »

En voyant mon inquiétude Lexa entrepris de m'expliquer.

« Quand tu es parti, je suis restée un petit moment seule à réfléchir à la manière donc je t'avais annoncer le problème et ce à quoi tu étais destiné. Je me suis rendu compte que j'avais manqué de tact alors j'ai décidé de te rattraper pour m'excuser. Quand je suis arrivée devant chez toi, j'ai senti que tu n'étais pas encore rentrée alors je me suis inquiétée. J'ai remonté ton odeur jusqu'ici et quand j'ai vu Anton j'ai sauté sur lui. »

Anton, l'homme s'appelait donc Anton.

« Et ensuite ? »

« Nous nous sommes battus puis il s'est enfuit. Je suis donc allée voir comment tu allais et heureusement pour nous deux il n'avait pas fini le rituel de transformation. »

« Merci ! »

« Mais de rien c'est tout à fait normal »

« Qu'est ce qui va se passer maintenant ? »

« Anton est le bras droit de Darius depuis des décennies. Il n'a jamais échoué et ce n'est pas ce qui s'est passé hier qui va l'éloigner de son objectif. Certes il est parti mais il reviendra. »

Je ne savais pas quoi répondre. J'étais en danger, en danger de mort.

« Je sais que c'est pas le moment mais il serait préférable pour nous tous que tu acceptes que je te transforme Clarke. »

« Non ! »

Je venais de lui répondre d'une manière catégorique. Je me surpris moi même par le ton que je venais d'employé. Des flash de notre baiser me revenait en mémoire et je ne comprenais pas pourquoi je venais de lui parler d'une manière aussi sèche. Certes j'avais faillit mourir ce soir et j'avais même frôlé de peut ma transformation en vampire des ténèbres mais je n'étais toujours pas d'accord pour abandonner ma vie actuelle.

« Clarke, il faut que… »

« Non Lexa, je ne veux pas ! »

« Très bien, c'est toi qui décide. Mais laisse moi au moins te ramener chez toi ! »

« Volontiers ! »

Sur fond de morosité elle me raccompagna jusqu'à ma maison. Aucune de nous deux n'évoquaient le baiser. Avait-il vraiment eut lieu ou l'avais-je tout simplement imaginé ? Lexa ne semblait pas perturbé ou pensive. Calme, sur ses aguets, il flottait dans l'air comme un parfum de mort. Ce soir devait être mon dernier soir. Lexa m'a sauvé la vie, elle m'a permis de vivre une journée, une semaine, un mois de plus entant que Clarke. Je ne serais jamais comment l'en remercier.

En montant dans ma chambre je me mis à imaginer différents scénario. Et si Lexa était arrivée quelques minutes plus tard, si elle n'était jamais venue…à l'heure actuelle je ne serais plus Clarke, mais une créature assoiffée de sang et je ferais tout pour tuer Lexa et les siens.

Jusqu'alors, je n'avais jamais cru en Dieu, en un être puissant habitant au dessus de nos têtes, dirigeant le monde, jugeant du mal et du bien, décidant de ce qui doit être fait ou non…avant aujourd'hui je n'avais jamais imaginé qu'un jour peut-être je remettrais mais conviction en doute pour me mettre à croire en cet être qui autrefois me semblait abstrait.

Quoi qu'il en soit, je n'étais plus la même. Je n'étais plus la même Clarke, j'étais différente et j'aimais celle que j'étais entrain de devenir. Peut-être était-ce pour cela que je réagissait aussi froidement quand Lexa me parlait de ma transformation. Car oui, cette idée de mutation raisonnait en moi comme une privation de liberté. Si je devenais vampire, si cette créature prenait vie en moi, me possédant complètement, que resterait-il de celle que je suis ? Devenir vampire ressemblait pour moi à n'être qu'un pantin entre les mains de son démon, et m'y résoudre est plus fort que moi. J'espère que Lexa me comprendra, elle qui semblait si attristait par mon refus catégorique. En même temps, n'importe quelle personne censée aurait du mal à avaler la pilule. C'est vrai quoi, qui du jour au lendemain accepterait sans rechigner que sa vie change du tout au tout ? Pas moi !

. Ce n'est pas ce soir que je trouverai les réponses à mes questions. En une soirée, Lexa venait de balayer mes certitudes, mes sentiments, mes pensées. Tout en me remettant en question, le marchand de sable fit son effet et je sombrai à nouveau dans un tourbillon de ténèbres, le noir me recouvrit le corps tout en entier, et je sentis mon esprit s'évader partant à la conquête du monde