Bonjour à tous,
J'espère que vous allez bien malgré les derniers évènements tragiques que nous subissons.
Ce chapitre marque un tournant qui je l'espère vous satisfera. Je n'ai plus de chapitre d'avance donc je vais faire mon possible pour maintenir mon rythme de publication à un chapitre par semaine mais avec le travail ce n'est pas toujours évident. Je vais faire mon maximum en tout cas.
Encore une fois, je vous remercie tous pour votre soutien, votre suivi et vos reviews. Je m'excuse d'avance si la fin de ce chapitre en frustre plus d'un/une.
isis7981 : Clarke n'est pas prête à quitter sa vie d'humaine et à peur de l'inconnu. Je pense que cela est compréhensible mais on n'échappe pas à son destin...enfin...la suite des aventures vous en dira plus ^^
Je vous souhaite à tous une bonne lecture, le chapitre est plus court que d'habitude mais devrait vous faire plaisir...enfin je n'en dis pas trop et vous laisse le découvrir.
Bon week-end à vous tous et encore une fois n'hésitez pas à me laisser une petite review...ça me motive et je répond avec plaisir à toutes vos questions/remarques..
A très bientôt !
Commencement
Le chant des oiseaux raisonne en de doux clairons, le vent se love au creux de mon coup, caressant mon visage. Je souris, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas souris ainsi. Soudain j'eu une envie incontrôlable de rire, et je me mis à éclater de rire, remplissant de temps en temps mes poumons de cet aire pur qui embaume l'endroit.
Assise sur l'herbe, je regarde cette étendue qui s'offre à moi. C'est beau, pure, rien ne semble pouvoir troubler cette tranquillité. Il n'y a pas un nuage à l'horizon, le soleil brille de mille éclats, et je peux entendre ce doux chant qui raisonne dans mon esprit. Il n'est pas loin, j'en étais sur.
Et en un instant tout s'assombris, les oiseaux cessent leurs douce musique, le vent quand à lui s'intensifie et le soleil disparait laissant place à la noirceur des nuages annonçant un orage. Je ne suis plus apaisée. La joie qui, il y a cinq minutes encore m'habitait toute entière, venait de faire place à un profond malaise. J'avais à nouveau peur et mon corps tout entier se mit à trembler. Et c'est là que je l'entendis. Cette voix, si particulière qui avait voulu m'ôter la vie. Il était près de moi, me cherchait, me voulait. Et je restais assise pétrifiée
« Je t'avais dis ne pas t'éloigner du chemin. Quand un loup a repéré sa proie, il la traque jusqu'à ce que mort s'en suive. Il fait beau n'est-ce pas ? Pas de soleil, je peux sortir comme bon me semble. Voudrais-tu sortir avec moi Clarke ? Je t'offrirai un bouquet de fleure si tu es gentille. »
Je fixais Anton apeuré. J'étais seule et il était là devant moi, j'étais à sa merci.
« Tu n'as pas l'air emballé par mon programme ma jolie Clarke. Que dirais-tu de celui-ci…Hum alors imagine que je suis sur toi, penché vers ton cou et que je te plante mes deux jolies et douces canines profondément. Puis je te sucerais le sang jusqu'à ce que tu me supplie d'en finir alors, et seulement à cet instant, je te ferai boire mon propre sang afin que tu deviennes l'une des nôtres. Bien sur tu peux choisir entre la manière forte ou la manière douce quoique je ne voie pas de grande différence entre les deux, mais bon, ce n'est que mon point de vue. Alors qu'en penses-tu ? On se fait notre petit rendez vous ce soir ou demain ? J'ai tout mon temps, toi par contre il ne te reste que quelques heures, soixante douze heure tout au plus pour être précis. Dit toi que plus vite ce sera fait mieux ça sera ! »
C'est à ce moment précis que j'aurai dû prendre mon courage à deux mains et me mettre à courir en priant le seigneur de bien vouloir être charitable envers moi et mon âme. Peut-être m'aurait-il écouté, peut-être aurais-je étais épargné parce que j'avais assez de volonté. Mais je restais là, sans bouger.
« Tu n'es pas très bavarde, j'en conclue que tu n'as pas d'avis et que ce qui va se passer dans la suite du programme ne te préoccupe pas plus que cela. Donc, c'est moi qui vais prendre la décision finale et je te promets que je serais aussi doux qu'un agneau…enragé bien entendu ! »
À nouveau il planta ses canines dans ma chaire et je sentis ma vie m'échapper à petit feu. Au départ je n'avais pas mal, mais au fur et à mesure qu'il aspirait mon sang la douleur devînt insoutenable. Des larmes roulèrent sur mes joues. Et je la vis, Lexa entrain de me sourire l'air triomphant.
« Han, où suis-je ? Oh mon Dieu ! Ce n'était qu'un rêve…Oh mon Dieu !
Avec autant de légèreté possible qu'il puisse mettre possible de ressentir en cet instant, c'est avec une profonde inquiétude que je démarrai cette journée. Ce n'est pas tant le fait d'avoir fait un drôle de rêve qui me tracassait ainsi mais plutôt l'apparition de Lexa. Dans mon rêve Lexa ne me sauvait pas, elle n'essayait même pas. A la place elle était spectatrice, le sourire qu'affichait son visage trahissait une certaine satisfaction de me voir entre les mains d'Anton, j'étais à sa merci et cela n'avait pas l'air d'émouvoir mon amie.
Certaines personnes pensent que les rêves sont le reflet de nos âmes, de ce que l'on pense réellement des choses, des personnes qui nous entoure. Ainsi nos rêves seraient le miroir de nos esprits, quiconque s'introduirait dans nos rêves aurait la possibilité de nous comprendre entièrement. D'autres au contraire disent que nos rêves reflètent nos peurs les plus profondes. Pour ma part je dirai juste qu'il s'agit d'un jeu machiavélique dont s'éprend notre esprit pour nous torturer. Quoi qu'il en soit, je n'en avais pas encore fini avec Anton et j'ai bien l'intention d'en parler à Lexa.
Comme d'habitude, en arrivant dans la cuisine je vis le reste de la famille attablé entrain de profiter du petit déjeuner. Je n'avais pas envie de manger, moi qui d'ordinaire adorais manger surtout lors des petits déjeuner, je n'avais pas d'appétit. Comme dans mon rêve, le soleil brillait haut dans le ciel et le chant des oiseaux raisonnait dehors comme une douce musique que l'on écoute pour s'endormir. Je n'avais aucune envie d'aller en cour par une si belle journée mais la perspective de croiser Finn dans un couloir poussa mes pas vers le lycée.
-« Bonjour jolie demoiselle ! Quel plaisir de vous voir de si bon matin ! » Finn se pencha et se mit à m'embrasser passionnément.
-« Bonjour ! Vous n'êtes pas mal non plus ! » Lui répondis-je en prolongeant le baiser.
J'aimais ces instants enfantins, nos moments intimes où nous pouvions laisser court à nos envies sans se soucier du quand dira t-on.
-« Vous savez qu'il existe des endroits où l'on peut louer une chambre » Répliqua Bellamy en passant à nos côtés.
Je ne pus que sourire à cette réplique, puis nous prîmes la direction de ma salle de classe. Finn en parfait gentleman, m'ouvrit la porte et me souhaita une bonne matinée. En effet, nous ne nous reverrions pas avant notre pause déjeuner.
C'est donc avec une certaine légèreté et béatitude que je m'installais à ma table près de la fenêtre.
« Bonjour à tous ! Aujourd'hui a lieu le contrôle qui contera pour 2/3 de votre note finale. J'espère pour vous que vous avez bien révisé car il n'y aura aucune session de rattrapage, me suis-je bien fait comprendre ! »
Contrôle ? Contrôle….Contrôle ! J'avais complètement oublié cette histoire de contrôle, avec tout ce qui m'était arrivée ces derniers jours cela m'était sorti de l'esprit.
« Bien, vous pouvez commencer. Vous avez une heure, c'est parti ! »
J'avais donc 3600 secondes pour remplir cette double pages blanches de mon savoir sur les batraciens. Au lieu de cela, je n'avais à l'esprit que mon rêve de cette nuit. Et si tout cela n'était pas un rêve.
- Clarke, Clarke, Clarke….mon enfant, ça ne va pas ! Je te l'ai déjà dis, ne quitte pas le chemin sous peine de croiser un méchant loup. Il faut croire que la leçon de cette nuit ne t'a pas servie à grand-chose. M'enfin, cessons et reprenons. Où en étions-nous dis moi, j'avoue que j'ai un petit trou de mémoire. Tu étais dessus ou en dessous ? Suis-je bête, en dessous bien sur mais où avais-je la tête. Bon met toi en position que l'on en finisse une bonne fois pour toute.
…
-Tu ne veux pas ? Ce n'est rien, laisse moi faire je vais t'aider.
C'est avec une dextérité incroyable qu'Anton me poussa à m'allonger sur l'herbe fraîche. A contrario de cette nuit, je n'avais plus peur. Je semblais zen, confortablement installé, en alerte face à ce qui allait se produire.
Ne bouge pas, tu ne sentiras presque rienEt c'est alors qu'il planta à nouveaux ses cros dans ce qui me serait de cou. Bizarrement je ne ressentais aucune douleur, j'étais heureuse. Cette sensation, mon sang aspiré lentement vers la bouche d'Anton me procurait un certain plaisir. J'étais utile. Sans moi Anton pouvait mourir mais ma contribution, si infime ou grande soit-elle, lui permettait de survivre.
Et une fois encore je l'aperçu. Lexa était présente mais elle ne souriait plus. Elle affichait un air grave, et semblait furieux.
- « Comment as-tu osé ! » Me cria t-elle.
Drriiinnggg
La sonnerie de fin de cour me ramena à la réalité. Je venais de m'assoupir en cour.
-« Votre copie mademoiselle Griffin ! » Ma copie ? Quelle copie ?
Machinalement, ma main lui tendit une copie blanche sur laquelle était inscrite mon nom et l'intitulé du contrôle. Je n'avais rien écrit de plus et je m'étais endormi à la place.
« Comment as-tu osé ! »…cette phrase hantait mon esprit. À quoi faisait allusion Lexa, et pourquoi n'avait-elle pas bougé, pourquoi ne m'avait-elle pas sauvé ? Elle qui me voulait parmi les siens, ne bougeait pas le petit doigt devant l'ennemi. Contradictoire et à la fois fascinant, je n'arrive pas à lui en vouloir. Suis-je normale ?
Tout ceci n'étais qu'un rêve, je l'avais déjà fait et qui sait peut-être le referais-je. Et pourtant un détail important avait faillit m'échapper. La première fois Lexa me souriait, cette fois-ci elle avait l'air furieuse après moi, pourquoi ? Qu'avais-je fais depuis ce matin, si ce n'est rater un contrôle, qu'est-ce qui pouvait la rendre furieuse envers moi ? Il fallait vraiment que je vois Lexa et que je lui parle de cette histoire.
Un célèbre dicton nous dis que c'est toujours quand on cherche quelque chose qu'on ne le trouve pas, et c'est exact. Lexa était introuvable. J'avais beau observer chaque individu dans les couloirs, dans le réfectoire ou même devant les toilettes des filles, elle n'était pas là. Peut-être qu'elle était partie, elle m'avait peut-être abandonné à mon propre sort. En même temps, je ne pourrais pas lui en vouloir, j'ai refusé sa proposition, que peut-elle faire d'autre?
Quand Finn me rejoignit à la pause déjeuner, il ne lui fallut pas longtemps pour s'apercevoir que quelque chose me préoccupait.
-« Ca ne va pas ? » Demanda t-il inquiet.
-« Non ça va très bien, ne t'inquiète pas ! » Et comme pour me convaincre moi-même, je me penchai en avant et l'embrassa langoureusement.
-« Tu es sur ? »
-« Promis » Répondis-je accompagné d'un petit sourire.
Ma piètre performance sembla le convaincre et c'est avant un certain élan d'optimisme qu'il engagea la conversation.
-« Tu fais quoi ce week-end ? »
-« A part travailler, je n'ai rien de prévu pourquoi ? »
-« Mes parents sont absent ce week-end et je pensais que peut-être tu accepterais de venir passer une soirée chez moi ? »
-« Ca me ferait très plaisir ! » Il afficha alors un air surpris tout de suite remplacer par un sourire vainqueur.
-« On ira directement chez moi après le service de vendredi, si ça te va bien sur ? »
-« C'est parfait ! »
Finn avait ce dont rare qu'on certaine personne, il vous redonne le sourire par sa présence, et vous fait oublier vos soucis le temps d'une conversation. A cet instant précis je n'étais plus entrain de m'interroger sur Lexa. A la place j'imaginer cette soirée avec Finn et ce qui pourrait en ressortir. Je n'avais plus qu'une chose en tête, être vendredi soir. Finn me pris dans ses bras et c'est sans le vouloir que mes paupières se fermèrent tout doucement.
- « Tss tss tss…tu as du mal à comprendre on dirait…ne jamais s'éloigner du chemin…pour une proie qui s'en sort à deux reprises, tu ne sembles pas avoir envie de fuir ton bourreau. Je t'offre la mort, elle t'offre la vie, et c'est vers moi que tu accours sans faire le moindre bruit. Les humains sont si stupides parfois. »
Comment, comment suis-je arrivée ici ? Où est Finn, ses bras, le bruit de son cœur qui bat au creux de mon oreille. Où suis-je ?
-« Tu n'es toujours pas bavarde on dirait, peut-être que si je commençais tout de suite on s'épargnerait les long discours ennuyeux pour passer directement à la distraction, qu'en penses-tu ? »
Anton, comment…comment est-ce possible ? Et Lexa ?
-« Lexaaaa ! Lexaa ! » Criai-je.
-« Ta justicière n'accoura pas cette fois, tu es toute seule, seule avec moi au milieu des bois. Personne pour t'entendre, personne pour t'aider…un pauvre petit agneau sans défense. Mais n'ai pas peur, je ferai vite, tu ne sentiras rien ou presque rien… »
Une fois encore il me plaqua sur la pelouse mais cette fois-ci avec une telle sauvagerie que je retins un crie de douleur lorsque mon dos toucha sol. A nouveau il se pencha à mon cou et planta ses deux canines. A contrario de la dernière fois, des larmes perlèrent de mes yeux, j'avais peur, j'avais mal, je voulais partir, m'enfuir loin d'ici. Retrouver Finn et ses bras protecteur, la chaleur de son corps…à la place je voyais défiler devant mes yeux ma vie, ma triste vie et je me mis à imaginer ce que sera celle qui m'attend.
Je sentais mes forces s'échapper, mon cœur ralentir, mon esprit se brouiller…j'étais entrain de mourir à petit feu et rien ni personne ne pourrait le changer. Anton avait raison, Lexa ne viendrait pas cette fois ci, et qui d'autre pourrait venir me sauver…personne…j'étais seule, à sa merci et je devais en payer le prix.
Faiblement, mes yeux se ferment. Un tourbillon m'emporta et je la vis. Lexa ! Elle me tendit sa main accompagnée d'un sourire. Elle n'était plus furieuse.
-« Viens Clarke, viens avec moi ! »
-« Je…je…je ne peux pas Lexa…je n'ai plus de force… »
-« Tu le peux Clarke, il suffit de le vouloir…viens à moi, prend ma main et suis moi ! »
J'avais beau le vouloir de toutes mes forces, Anton était trop fort pour que je puisse me débattre. Son poids au dessus de mon corps m'empêchais de faire le moindre mouvement, j'étais prise au piège et à en croire les battements de mon cœur, il ne me restait plus beaucoup de temps avant de mourir définitivement.
C'est alors que Lexa se rua sur Anton et le fit basculer sur le côté...puis d'un regard qui trahissait sa peine elle me dit : envole-toi ma belle.
Je pris la direction de la forêt, suivit un sentier et en une fraction de seconde je me retrouvais à nouveaux à la cafétéria.
Dans un sursaut je repris mes esprits, rien n'avait sembler avoir bougé. J'étais toujours dans les bras de Finn, paisible et le monde autour de moi semblait vivre normalement. Comme était-ce possible, cela semblait si réel.
Abasourdi par la situation, je ne pris même pas la peine de dire au revoir à Finn et pris la direction de la maison. Tapis pour le reste des cours, il fallait que je sorte d'ici. Il fallait à tout prix que je trouve Lexa et qu'elle m'explique ce qui était entrain de m'arriver. Etais-je entrain de perdre la raison ? Ce pouvait-il qu'Anton est pris possession de mon esprit ? Lexa pouvait-elle me sauver ?
Perdue au milieu de mes pensées, j'errais seule dans les rues de Borval en direction de mon chez moi, de mon havre de paix. Je souhaitais avant toute chose quitter le lycée. Sur le chemin, aucune trace de Lexa. Décidément, Lexa souhaitait jouer à la femme invisible le seul jour où je mourrai littéralement d'envie de la voir.
Arrivée devant ma maison, je lançais un dernier regard en direction de la rue espérant l'apercevoir. Personne. J'étais définitivement seule avec moi même et mes pensées.
Allongée sur mon lit, les paroles d'Anton me revenaient sans cesse. Je le revoyais au dessus de moi, ses crocs plantaient au creux de mon cou et son sourire de satisfaction à chacune de mes supplications. Il avait pris un plaisir machiavélique à me faire souffrir. Pour lui, la douleur était synonyme de jouissance. Lexa m'avait pourtant prévenue.
« Mon petit agneau est de retour on dirait….je t'ai manqué ? Ne cherche pas à m'échapper…Je suis plus rapide que toi ! Tu ne peux rien faire contre moi ! Tu seras bientôt mienne et je serai ton maître….Mon enfant laisse toi faire… »
Doucement, Anton m'allonge sur mon lit et se positionne au dessus de moi. Un sourire sur le visage, il se penche doucement vers moi et je peux voir apparaître ses canines. Il va de nouveau assouvir sa soif et je ne peux rien faire. Je ferme un instant les yeux. A ma surprise, quand je les rouvre, ce n'est plus Anton qui se trouve au dessus de moi. Lexa est là, à cheval sur mon corps, le même sourire sur le visage.
La peur qui avait pris possession de mon corps se mit doucement à disparaitre, très vite remplacée par un désir inexplicable. Des flashs de nos dernières rencontres, de ses lèvres sur mon cou….l'idée même que j'étais à sa merci fit naitre de doux frissons le long de mon corps. Je brulais intérieurement.
Dans un geste dès plus lent, Lexa dégagea ma nuque, amenant mes cheveux au dessus de ma tête. Se mordillant la lèvre inférieure, je pouvais voir dans son regard un désir ardent naitre à cet instant précis.
Mon coeur s'emballa. Si je ne connaissais rien à l'anatomie, j'aurai pu très facilement imaginer ce dernier éclater à force de battre la chamade comme il le faisait.
Lexa se pencha et vint rejoindre cet endroit devenu si convoité par elle et ses congénères. Au pincement, je compris qu'elle venait de nouveau de prendre possession de mon cou. Elle se délectait de mon sang et je n'avais pas envie que cela ne change. Puis, la sentant se retirer, j'attrape son visage et vint poser mes lèvres sur les siennes.
Ces lèvres que j'avais tant de fois vu et qui m'avait, dès notre première rencontre attirés ,étaient d'une douceur inimaginable. Je tremblais à leurs contacts. Très vite, cet élan de toujours plus se transforma en un besoin vital. J'avais besoin de la sentir, de la toucher.
Ma langue appuya légèrement afin de lui demander l'entrer. Lexa répondit et nos langues se mêlèrent dans un ballet des plus sensuel.
Je n'avais plus peur, je n'avais qu'une envie qu'elle soit mienne. Les mains de Lexa se posèrent sur mon t-shirt. Par ce simple geste, je compris son intention. Me séparant d'elle légèrement, je retirais mon haut tout en gardant un contact visuel. Je n'avais pas envie de la quitter du regard de peur que tout cela ne soit qu'un simple rêve. J'avais tellement peur qu'Anton reprenne sa place que je ne voulais en aucun cas risquer de la perdre.
Lexa m'accompagna, retirant elle aussi ses vêtements. Au contact de son corps nu sur le mien, un nouveau frisson parcouru mon échine. J'étais électrisée, paralysée par ce corps qui s'offrait à moi.
Très vite, Lexa se pencha vers moi à la recherche de mes lèvres. Nous n'échangions aucune parole. Nos regards, nos gestes se suffisaient à eux-mêmes. Puis elle quitta ma bouche pour descendre doucement vers ma poitrine. Attrapant mon sein à pleine bouche, je sentie monter un mélange d'extase et de bien être envahir mon corps. Lexa me faisait ressentir de nouvelles émotions et je n'avais qu'une crainte qu'elle cesse brusquement ses gestes.
Sa main droite se mit doucement à descendre le long de mon ventre en direction de mon entre jambe. S'arrêtant à quelque centimètre de mon intimité, je suffoquais de douleur. Non pas de douleur physique mais bien mental. Je hurlai intérieurement !
Relevant la tête, je croisais le regard de Lexa. Elle souriait…se jouait-elle de moi ? Tout en continuant à me fixer, elle se remit à embrasser ma poitrine.
Je pouvais comprendre par ce simple regard, le malin plaisir qu'elle prenait à me torturer ainsi. Mon corps entier tremblait sous elle, sous ses gestes. Mon regard la suppliait de continuer et d'achever cet envie de satisfaction mais elle préféré prendre son temps. J'avais oublié à quel point les vampires aimaient jouer avec leur proie. A cet instant précis, j'étais devenue sa proie….son jouet ! J'étais à sa merci et elle l'avait bien compris.
Finalement sa main, restée bloqué sur le bas de mon ventre, repris sa course pour se poser sur mon intimité. A ce simple contact, un soupir de satisfaction s'échappa de mes lèvres. Electrisé, paralysé…je ne savais même plus si je devais respirer. Le temps semblait s'être arrêté. Lorsque ses doigts entrèrent en moi, ce fut le geste de trop. Emporter par ce doux contact, je laissé mon corps et mon esprit s'exprimer. Je n'étais plus cette petite fille pudique et timide, j'étais devenue une femme assumant pleinement l'extase que sa partenaire venait de faire naitre au fond d'elle. Très vite, le souffle me manqua et dans un doux soupir je demandais à Lexa de me rejoindre. J'avais besoin de gouter à nouveau à ses lèvres.
Tout en continuant ses mouvements, Lexa remonta doucement le long de mon corps, le parlement de tendre baiser. Puis, un sourire sur le visage, elle vint poser ses lèvres sur les miennes. Ne me laissant pas le temps de répondre, elle glissa doucement en direction de mon cou et repris possession de mon corps.
Ses mains, ses doigts, ses gestes, ses crocs…j'étais perdue au milieu de ces multiples assauts. La sentir ainsi me prendre en otage était dès plus jouissif. J'avais perdue toute liberté, j'étais devenu son objet, son fantasme, son plaisir !
Très vite, perdue au milieu de cet échange, je ne pus réfréner un ultime soupir de satisfaction.
Lexa quitta alors mon cou pour venir retrouver mes lèvres. Ce baiser, ce dernier baiser était d'une douceur dès plus extrême. Par cet échange, Lexa me laissait le temps de reprendre mes esprits. En une fraction de seconde, elle venait de me transporter dans un autre monde ou plus précisément dans son monde. Je n'étais plus cette Clarke lycéenne mais belle est bien une femme. Je venais de gouter au véritable plaisir charnel.
Fermant les yeux un instant, je me remémorais chaque sensation, chaque effluve, chaque caresse…
« Clarke ? »
…
Doucement, je sentie une main se poser sur mon épaule.
« Clarke ? »
Surprise, j'ouvris le yeux et me retrouva face à mon père. Ce dernier semblait inquiet. Cherchant désespérément Lexa du regard, je me rend vite compte qu'elle n'est plus ici. Je suis seule dans ma chambre, allongée sur mon lit, encore habillé. Tout cela n'avait donc était qu'un rêve ?! Cela m'avait semblé si réel ! Je pouvais encore sentir le souffle de Lexa dans mon cou, la douceur de sa peau…
« Clarke, ça va ? »
Perdue dans mes pensées, j'en avais complètement oublié la présence de mon père. Ce dernier semblait surpris par mon manque de réaction. Je restais stoïque, assise sur le bord de mon lit. Que signifiait ce rêve ? Pourquoi ? Comment ? Avait-il une signification particulière ? Et Anton…
« J'ai besoin de prendre l'air ! »
N'attendant aucune réponse, j'accompagnais mes paroles en prenant la direction du couloir. Cela faisait maintenant près de deux ans que j'avais arrêté de fumer. Aucune cigarette n'avait touchait mes lèvres depuis cette décision. Pourtant, à cet instant précis, je n'avais qu'une envie…m'en griller une.
Marchant de plus en plus vite, la vision d'un bureau de tabac me fit accélérer le pas. Cinq minutes plus tard, la première bouffée m'extirpa de mes torpeurs. J'étais perdue, anéantis, déboussolée. Je ne savais plus qui j'étais, ce que je voulais, quoi penser ni même qui aimer…
Ce rêve, cet étreinte virtuelle, avait balayé d'un coup de vent tous mes préjugés. Inconsciemment, mes pas me guidèrent vers le parc. Allongé sur un banc, je savourai pleinement ce calme de la nuit tombante en compagnie de mon amie « nicotine ».
« Clarke ? »
Surprise, je me redresse d'un bon. Ce n'était plus un rêve, elle était là, face à moi. Vêtue d'un jean noir et d'un débardeur blanc épousant parfaitement ses formes, Lexa était magnifique. La lumière du clair de lune apportait un once de mélancolie qui me replongea immédiatement à cet après-midi.
Lexa, le sourire aux lèvres, approcha lentement vers moi.
« Que fais une si jolie jeune femme, seule, au milieu d'un parc public à la nuit tombée ? Cherche t-elle volontairement les ennuis ? »
Captivé par son regard, je n'arrivais pas à aligner le moindre mots. Aucun son ne voulait sortir et je n'arrivais pas à rassembler mes pensées pour créer une phrase. Des flashs de cette étreinte me revenait sans cesse à l'esprit. Je revoyais le corps de Lexa, nu sur le mien, et ses mains se baladant tendrement sur mon corps fébrile. A cet instant précis, il m'était impossible de me concentrer et encore moins de converser avec elle.
« As-tu perdu ta langue ? » Me demanda t-elle sur un ton amusé.
Si je ne voulais pas qu'elle me prenne pour une folle, il fallait absolument que je lui dise quelque chose. N'importe quoi ferait l'affaire. Je ne devais juste plus rester muette et figée face à elle.
La voyant s'avancer un peu plus, je fermais mes yeux, cherchant désespérément à reprendre le contrôle de mon corps.
« Et que fais une jolie vampire en ce lieu si paisible ? »
Jolie vampire, de mieux en mieux….je ne l'avais jamais appelé ainsi. A sa réaction, je pouvais aisément deviné qu'elle aussi était surprise par cette réponse.
« Je te cherchais peut-être ! »
Lexa était amusée par la situation, cela se voyait. Le regard joueur, elle cherchait à déstabiliser encore plus Clarke.
Réduisant un peu plus l'espace entre elles deux, Lexa attrapa la nuque de Clarke avec fougue contrairement aux autres fois. Plongeant pleinement dans son cou, elle ne laissa pas le temps à Clarke de refuser pour mordre à pleine dent dans cette peau si délicate. A ce contact, à ce pincement, Clarke refoula un soupir. Bien qu'étrange, à chaque fois que Lexa se saisissait d'elle de la sorte, elle sentait naitre au fond de son corps un tas d'émotions contradictoire. D'une part, elle se sentait impuissante face à ce vampire qui se délecter de son sang sans aucun remord. De plus, l'idée d'être un simple pantin entre les mains de celle-ci lui faisait honte. Clarke le savait, en une fraction de seconde, Lexa pouvait lui retirer toute once de vie et la transformer. Il lui serait si simple de la forcer à la rejoindre dans son monde sans attendre sa validation. Pourtant, une fois encore, Clarke faisait confiance à Lexa et la laissa assouvir sa soif.
Soudain, Lexa quitta sa nuque pour rejoindre ses lèvres. Ce baiser avait un arrière goût métallique. Surprenant au premier abord, Clarke se surpris à apprécier cette saveur. Cherchant à en avoir toujours plus, Clarke entrepris d'entrouvrir ses lèvres pour retrouver la langue de Lexa.
Lexa était réceptive. En sentant la jolie blonde quémander un peu plus de contact, elle se laissa apprivoiser. Un sourire naissant sur son visage, elle se mit à mordillait gentiment la lèvre de Clarke.
Surprise, Clarke ne put cette fois-ci réfréner ce souris de délectation. Elle se surprenait à chaque geste, à chaque sensation. Elle en oubliait qu'elle se trouvait dans un lieu public, qu'il faisait nuit noire et qu'une bande de vampires ténébreux étaient à sa recherche. Elle en oubliait ce gentil garçon qui l'avait appelé il y a quelques minutes à peine et dont elle avait refusé l'appel préférant sa solitude et le calme de la nuit. Non, à cet instant précis, il n'y avait qu'elle et Lexa. Pourquoi, comment ? Clarke n'arrivait pas à mettre des mots sur toutes ces sensations naissantes.
Lexa se retira doucement et fixa Clarke droit dans les yeux. Puis doucement, porta son poignet à ses propres lèvres. En un instant, un filet de sang s'écoula. A la vue de ce sang, Clarke interrogea Lexa du regard. Que faisait-elle ?
Lexa amena doucement son poignet devant le visage de Clarke. A cet instant Clarke compris ce que Lexa lui proposait. Elle lui offrait son sang. Confuse, Clarke ne savait pas ce qu'elle devait faire. Elle avait peur. Peur que cela signe sa transformation, peur de se laisser aller à une tentation étrange mais ce qui lui faisait encore plus peur c'est l'idée même qu'elle pourrait apprécier. Elle avait déjà soupirait lors de ce baiser alors que ce dernier avait un arrière goût métallique, vestige de son propre sang encore présent sur les lèvres Lexa. Là, Lexa lui proposait de goûter ce breuvage sans aucun intermédiaire.
Sentant Clarke sur la défensive, Lexa amena sa main gauche sur le visage de Clarke.
« N'ai pas peur ! » Lui dit-elle dans un soupir.
Bien que se voulant rassurante, Lexa comprenait la réticence de Clarke. Quel humain, sain d'esprit, accepterait sans rechigner de boire du sang de vampire qui plus est. Pourtant, Lexa le savait, elle l'avait sentie, Clarke était demandeuse. Sa nature se réveiller doucement et elle ne pouvait rien faire pour l'empêcher de prendre un peu plus chaque jour possession de son être. Qu'elle le souhaite ou non, Clarke devra un jour accepter son statut et croquer à pleine dent sa destinée. Mais aujourd'hui, Clarke n'était pas encore prête et elle le sentait. C'est pour cela que Lexa avait décidé d'y aller progressivement.
Ne voyant aucune réaction de la part de la blonde, Lexa commença à descendre son poignet. Elle savait qu'il ne fallait pas forcer la jeune femme au risque de la brusquer comme la dernière fois et de la mettre en danger.
« Attend ! »
Clarke venait de lui attraper le bras. Etonné, Lexa ne bougea pas d'un pouce. Elle observait Clarke.
Délicatement, Clarke amena la coupure présente sur le poignet de la vampire à ses lèvres. Tremblante, elle se paralysa lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec la peau de la vampire. Elle se demandait ce qu'elle était entrain de faire. Avait-elle perdue la raison ? Elle qui hier encore clamait haut et faire ne pas être un vampire mais bel et bien une humaine était sur le point de boire volontairement du sang.
Apeurée, elle releva ses yeux vers Lexa à la recherche de son soutien. Ne faisant aucun geste, la vampire observait la jeune femme, essayant d'anticiper ces gestes. Doucement, Clarke entrouvrit sa bouche et laissa le liquide rouge et chaud se répandre dans sa gorge. Elle pouvait sentir le liquide traverser son corps. Elle ne put réfréner un soupir de satisfaction. Car oui, Clarke se délectait de ce que Lexa lui offrait. Au départ dégouté à l'idée de boire du sang, ce dernier une fois entrer en contact avec ses lèvres, lui procurer plus de plaisir qu'elle n'aurait pu l'imaginer.
« Brave petite fille….tu comprends enfin le véritable sens de la vie. Cesse de résister, et embrasse ta destinée. Moi, Marius, je te promet une seconde vie pleine de fougue et de jouissance. Rejoins moi Clarke et tu n'auras plus jamais peur. Rejoins tes frères d'armes et tu trouveras puissance et gloire !
Anton arrive…tu le sens….tu le sais….il est tout près…ne résiste pas…ne résiste plus… »
Dans un sursaut de peur, Clarke lâcha Lexa et se mit à regarder tout autour d'elle. Cherchant vainement la trace d'un individu, Clarke ne cessait de se répéter ces paroles « Anton arrive…tu le sens…il est tout près… ».
En voyant Clarke agir de la sorte, Lexa fixa l'horizon espérant apercevoir quelque chose.
« Quelque chose ne va pas ? » Demanda t-elle au bout de quelques minutes de silence.
Clarke ne savait pas quoi réponde. Avait-elle rêvé ? Avait-elle imaginer ces paroles ? Lexa lui avait parlé de vision…était-ce une vision ?
« J'ai…j'ai….entendu quelque chose ! » Finit-elle par avouer.
« Quelque chose comme quoi ? »
« Un homme…un vieille homme…il me disait que je ne devais plus résister et que je devais accepter mon destin. Il m'a également dit qu'Anton arrivait…qu'il n'était pas loin ! »
« Tu connais cet homme ? Tu as reconnu sa voix ? » Interrogea Lexa sur la réserve.
Le père de Lexa avait prévenu sa fille. Clarke était l'élue et ce statut insinué qu'elle possédait un pouvoir. Un pouvoir inconnu et puissant. Certain vampire avait la faculté de communiquer entre eux sans la parole. Clarke semblait posséder ce pouvoir. La jeune femme n'était pas encore transformer que déjà, une partie de son potentiel se manifestait. Quand sera t-il une fois la transformation accompli ?
« Je ne suis pas sur…il m'a dit son nom mais j'ai peur de ne pas avoir bien entendu… »
« Essais toujours ! »
« Marius ! »
A ce nom, Lexa se figea. L'évocation de ce dernier était synonyme de souffrance et de mort. Elle se rappelait si bien l'époque où ce dernier régnait en maître sur le monde. Sa soif de puissance avait causé bien des ennuis et avait entrainé avec elle des milliers de mort. A la fin de la guerre, aucune trace de Marius n'avait pu être décelé. Certain le disait mort d'autre qu'il s'était enfui. Encore aujourd'hui, aucun vampire n'avait la certitude de ce qu'était advenu de ce vampire.
« Lexa ? » Intervient Clarke soucieuse devant l'état de la vampire.
Lexa n'était plus. Son regard vert avait laissé place une noirceur jusqu'alors inconnue de Clarke et à un vide infini. Fixant droit devant elle, la vampire ne semblait plus prêter attention à l'adolescente.
« Nous allons tous mourir ! » Dit t-elle avant de prendre la fuite.
