Yop ! Voilà le chapitre 10 à l'heure ! Wouuh j'ai cru que je ne le finirais pas à temps car j'ai été prise d'une folle envie d'écrire un one shot Clexa qui n'a rien avoir avec The Ranch (30 pages en deux jours le gros bébé quand même) ! Du coup j'ai pris vachement de retard dans l'écriture ! Vous pouvez remercier doubi le relecteur fou qui ne m'a pas lâché pour avoir la suite arf : Je suis morte. Merci encore pour vos follows, favs et commentaires ! Je vous souhaite une bonne lecture : chapitre très Clexa pour le coup et le plus long de tous ! Pfiou ! Le passé de Lexa est costaud à décrypter. Comme d'hab lunettes de soleil pour les plus jeunes :P


Chapitre 10 : Projets communs

La mine du crayon glissait à une vitesse hallucinante sur le papier, provoquant un petit bruit de frottement continuel dans la salle d'atelier de Titus qui parlait depuis vingt minutes sur les différents présidents des États-Unis. Clarke était concentrée sur sa feuille à petits carreaux, traçant des formes enchevêtrées avec des traits fins ou plus épais selon ce qu'elle souhaitait. Contrairement aux autres ateliers où elles n'étaient plus ensemble, Lexa était assise à ses côtés et regardait la jeune fille dessiner plus qu'elle n'écoutait Titus. Les émeraudes semblaient apprécier le côté sérieux et passionné de la blonde : ses gestes étaient secs et maîtrisés, pas le moins du monde hésitants. Elle distingua vaguement un visage féminin de profil sur la sorte de fresque que Clarke avait entamé. Elle se demandait bien ce qu'elle avait en tête. Elle avait vraiment du talent pour le dessin et elle l'ignorait. Une main sous son menton, elle ne se lassait pas de la regarder dessiner tout comme Raven et Octavia qui semblaient soufflées par le talent de leur amie et qui ne cessaient par moment de lui faire des gestes vulgaires et provocateurs qui la firent souvent soupirer.

Leur relation n'était plus un secret pour personne chez les jeunes. Elles avaient été rapidement repérées ou entendues dans les zones les plus utilisées pour ce genre de petits dérapages « éducatifs » bonus. Après tout, c'était le choix des éducateurs de ne pas les éduquer au sexe. Pas de problème, ils s'éduquaient eux-mêmes avec les moyens du bord. Bellamy n'avait donc plus le privilège avec Echo : Clarke et Lexa avaient revendiqué leur droit aussitôt suivis de Murphy et Ontari pour la plus grande surprise de tous. La brune laissa glisser un doigt câlin sur le bras dénudé de la blonde qui releva légèrement le regard sur elle avec un sourire auquel elle ne pouvait résister. Elle n'aurait jamais imaginé Clarke aussi gourmande et ça avait été une agréable surprise ces deux dernières semaines. La blonde l'entraînait dans des situations parfois très dangereuses et elle avait du mal à dire non. Non, en fait elle ne disait jamais non.

La sonnerie stridente du téléphone de la salle fit sursauter les jeunes. Après une brève conversation, Titus reprit la parole :

- Clarke, Nyko, Octavia et Raven. Lincoln vous attend pour le projet que vous avez montés ensemble.

Cela tira un sourire à la blonde qui se leva rapidement, s'arrachant alors au contact de la brune qui la regarda d'un air peiné. Même au sein du dernier atelier qu'elles avaient en commun, la blonde trouvait le moyen de ne pas participer entièrement. Lexa commençait vraiment à mal le vivre, elle se sentait de plus en plus angoissée lorsque Clarke n'était pas près d'elle assez longtemps. Dans cette relation physique si passionnée, elles avaient commencé à perdre petit à petit les moments de discussions qu'elle affectionnait tant auparavant. Après une vingtaine de minutes, elle demanda à Titus à sortir pour aller aux toilettes. Le professeur grommela avant de lui accorder la permission. La brune le remercia avant de quitter le petit bâtiment jouxtant la salle de sport où les cours étaient donnés. Elle marcha tout sauf en direction des toilettes, cherchant malgré les hennissements des chevaux ou les meuglements des vaches, l'endroit où avaient pu disparaître Clarke et les autres. Elle reconnut rapidement le rire d'Octavia au loin et repéra le petit groupe qui se trouvait à l'entrée du ranch devant l'arche encadrée par les longs murs droits fermant la propriété. Elle s'avança discrètement d'abord avant de se dire qu'elle n'avait pas besoin de l'être. C'est donc d'un pas assuré, les cheveux lâchés qu'elle rejoignit les jeunes qui semblaient discuter autour de la feuille de Clarke.

- Hey, vous faites quoi ? Demanda t-elle en arrivant à leur hauteur.

- Thelonius en a marre qu'on rajoute « déchus » derrière le nom du ranch, donc il a proposé qu'on fasse une fresque géante qui représente notre état d'esprit quand on est au ranch, l'informa Nyko.

- Oh, sympa.

- Ouais Clarke a fait une super esquisse, il y a plein d'idées ! S'enjoua le jeune homme ce qui surprit légèrement la brune.

Nyko était un ancien comme elle et faisait parti des aînés amenés à partir prochainement. Il avait eu des problèmes d'addiction aux narcotiques et avait eu beaucoup de mal à s'ouvrir aux adultes comme aux jeunes. C'était un garçon plutôt discret mais avec un talent pour le graffiti indéniable. Il semblait bien s'entendre avec la blonde qui lui souriait et lui proposait à présent d'autres idées.

- Clarke ?

- Oui ? Répondit la jeune fille.

- On peut se voir ?

- Lincoln va pas tarder à revenir Lexa…

- S'il te plaît.

La jeune fille se tourna vers les autres avant de leur sourire et de s'approcher de la brune, la suivant alors qu'elle lui attrapait la main pour la tirer dans un coin tranquille à l'abri des regards. Lorsque ce fut le cas, Lexa glissa ses mains sur la taille de son amante qui sourit légèrement bien que son esprit semblait ailleurs. Elle sentit bientôt des baisers papillons dans son cou avant que la brune ne souffle :

- Tu me manques…

- Comment ça ? Je suis avec toi là, répondit la jeune, perplexe.

- Pas en atelier je veux dire, au quotidien… Ta présence me manque. J'étais contente qu'on soit ensemble pour le cours de Titus et voilà que tu te sauves…

- Désolée, c'est juste que Lincoln était pas sûr de pouvoir aller acheter les bombes de peinture aujourd'hui donc j'ai pas pensé à te le dire.

- Clarke ! L'appela la voix de Raven à quelques mètres.

- Ah, faut que j'y aille, on se retrouve pour le repas, sourit-elle en collant un baiser léger sur les lèvres de la brune qui resta stoïque.

Elle regarda à contre cœur la blonde partir vers son groupe. Son détachement lui rappela la cruelle vérité à laquelle elle faisait face : Clarke vivait cette relation au jour le jour et de manière purement sexuelle contrairement à elle, qui luttait pour ne pas lui montrer ses sentiments qui se développaient de plus en plus malgré elle. Elle le savait : comme pour Echo, elle était en train de tomber amoureuse. Non. Elle était déjà amoureuse de la princesse. Elle était là, la juste vérité. Elle voyait bien que le Ranch allait au fil du temps briser leur bulle de passion. Le nouveau projet auquel Clarke participait à présent en était un exemple. Elle soupira, l'air morose avant de repartir vers son atelier respectif.


- C'est vraiment cool de ta part Linc' d'avoir été acheter les bombes pendant ton jour de repos, sourit Clarke en secouant une bombe.

- Hé je vous avais promis que si je me levais pas trop tard j'irais, pour qu'on attaque enfin notre projet de fresque !

- Lincoln c'est le meilleur de toute façon ! Rajouta Octavia, ce qui fit à moitié sourire l'éducateur qui semblait plus normal qu'à l'habituel avec la jeune fille.

Cette histoire de baiser était oubliée pour lui, ce n'était qu'un dérapage de la brune et elle semblait avoir accepté. Il ne s'était donc pas torturé plus longtemps avec, il était passé à autre chose et avait décidé de n'en parler à personne dans l'équipe.

- Bon alors, vous voulez mettre quoi sur cette fresque ?

- Clarke veut y mettre deux visages de jeunes, je trouve ça cool comme idée !

- Des jeunes d'ici ?

- Je me suis inspirée de Lexa pour la fille, oui. Pour le garçon, Nyko pensait à Gustus.

- Et le droit d'image ? Ils n'ont peut-être pas envie d'être sur le mur…

- Je ferais en sorte de rendre ça flou, pour qu'il n'y ait qu'un air.

- Oh je vois !

- Moi je veux des bagnoles ! Une fresque sans voiture avec le feu au cul c'est pas une fresque ! S'exclama Raven en les menaçant avec une bombe à peinture.

- Ola ola ! Doucement la pilote de l'extrême, je suis sûr qu'il y a de la place pour une belle voiture sur cette fresque, hein Clarke ?

- Oui, je te ferais ça Raven.

- Yeah !

Clarke avait été chargé de dessiner la fresque en rassemblant les idées de tous les jeunes du groupe comme du ranch. Nyko lui, se chargerait de graffer des mots représentant l'esprit du travail accompli ici. Les autres jeunes les aideraient ensuite à peindre la fresque avec les bombes à peinture. Ce projet avait été le premier à vraiment enthousiasmer Clarke, elle ne pensait plus qu'à ça depuis plusieurs jours. La possibilité de dessiner l'avait enchantée, elle qui adorait ça par le passé y avait repris goût après sa rencontre avec Lexa. C'était l'occasion de prouver à tout le monde qu'elle avait aussi son petit talent bien à elle.

- Psst…

- Hm ? Octavia ?

- J'aurais bien besoin d'un coup de main de ta part, souffla la brunette.

- Ah ?

- Oui Lincoln est en congé aujourd'hui, je sais qu'il aime bien passer son après midi à dormir dans sa chambre.

- Et ?

- L'idée ce serait de distraire les autres éducateurs pour que je puisse me retrouver seule avec lui.

- Seule avec lui ? Mais t'es folle ?!

- Shhttt, tu devrais crier encore plus fort sérieux. Tu m'aides ou pas ?

- Ben ça dépend ce que je dois faire…

- Anya aussi est de repos aujourd'hui puisqu'elle fait la nuit… Je me disais que tu pourrais lui demander un petit cours particulier tu vois…

Cela fit rire la blonde qui secoua la tête :

- Non mais t'es sérieuse là ? On parle d'Anya, tu sais ? Quand elle est de repos et qu'on la dérange elle nous démonte. J'ai pas envie de mourir !

- Allez s'il te plaît Clarke, je te le revaudrai ! Pour n'importe quoi ! Et puis tu m'en dois une pour la fois où je l'ai empêché d'entrer dans votre chambre ! Vous l'avez fait sous la douche, quand même ! Et c'était bruyant ! Fit la brune avec des gros yeux.

- Ça va ça va, la fit taire Clarke en lui glissant une main devant la bouche qu'elle écarta bien vite en sentant la langue de la brune Arg ! O' putain ! T'es crade !

- Excuse-moi de pas avoir la langue aussi douce que Lex… Hmmff !

La jeune avait à nouveau posé sa main sur sa bouche, gênée et amusée à la fois.

- T'es pas possible… Bon ok, tu me diras quand je dois t'aider à entrer dans le bâtiment des éducateurs.

- Merci Clarke, je t'adore !


- Alors on a du mal à garder sa copine à l'œil Woods ? Lança Bellamy rinçant les patates sous l'eau.

Il avait bien remarqué ses regards appuyés depuis la fenêtre vers l'entrée du ranch. La brune ne lui répondit pas et se contenta de continuer à couper en petits morceaux les concombres pour la salade. Elle ne se sentait vraiment pas bien aujourd'hui et n'avait pas vraiment la force pour une joute verbale avec le grand brun.

- C'est comme ça que ça a commencé avec Echo… Elle s'est lassée de toi et de ton côté étouffant…

Un bruit sourd de lame claqua dans l'air. Lexa avait mis beaucoup plus de force dans son geste que lors du précédent.

- Ta gueule.

- La princesse est pas lesbienne en plus… C'est juste une passade toi et elle. Elle s'en fout déjà peut-être de toi.

- Je lui fais confiance…

- C'est mignon.

- Je t'emmerde.

- T'as pas appris la leçon avec Echo ? Quand t'es avec une bisexuelle, faut surveiller des deux côtés de la route.

- LA FERME ! Ragea soudain la brune en lui sautant dessus avec le couteau qu'elle tenait pour lui coller sous la gorge.

Le hurlement alerta soudain Indra qui se chargeait de mettre la table avec un autre jeune. Elle écarquilla les yeux en voyant la scène et lança calmement mais fermement :

- Lexa Woods. Pose ce couteau. Tout de suite, lança Indra en s'avançant lentement vers la jeune en crise.

- Ne m'approche-pas ! Hurla la brune en resserrant sa prise ce qui arrêta net l'adulte.

Les lèvres tremblantes, Lexa luttait contre sa tempête intérieure et sa haine pour le brun qui ne cessait de la provoquer jour après jour. Elle ne voulait que lui casser les dents pour qu'il se la ferme enfin. Elle appuya la lame contre la pomme d'Adam du jeune qui ne bougeait pas, pris au piège. Elle voulait lire la peur dans son regard pour qu'il comprenne qu'elle ne plaisantait pas, mais elle n'y vit que du défi. Elle remarqua la goutte de sang s'échapper de la peau mal rasée du brun.

Bellamy ne parlait pas et affichait un rictus de douleur à moitié retenu. Ses yeux bruns ne révélaient aucune peur. Non, il n'avait pas peur de Lexa, ni même de la lame qui pourrait l'envoyer au fin fond d'une boîte. Il n'avait pas peur pour sa vie, elle lui était peu importante. Tant qu'on ne touchait pas à sa sœur, il se foutait de tout. Il avait été surpris du geste de la brune, il ne pensait pas pouvoir la faire sortir de ses gonds aussi facilement. D'habitude, elle se contentait de l'envoyer paître mais il semblait avoir touché une corde sensible aujourd'hui.

- Va chercher Anya, Murphy, vite, murmura Indra sans lâcher du regard la brune.

Anya arriva en catastrophe dans la salle commune et bouscula Indra pour passer dans la cuisine, s'approchant doucement d'une Lexa emprise de colère. Elle analysa rapidement la situation et sans peur la main de l'éducatrice sportive se posa finalement sur celle qui tenait le couteau. Sa poigne comme toujours se fit ferme ce qui ramena sur terre la brune dont les yeux se troublèrent de larmes, réalisant soudain son geste.

- Lexa, viens. Viens avec moi. Lâche ça, il ne mérite pas que tu te mettes dans un état pareil.

- Il… Il…

- Viens.

La gorge serrée, la lame fut retirée de la gorge du Blake qui se garda d'en rajouter tandis que l'éducatrice et la jeune sortaient ensemble. Anya avait passé un bras autour de la taille de la jeune et la tenait fermement contre elle, l'étouffant presque.


Sa respiration était moins chaotique que lors des minutes précédentes. Les yeux clos, elle profitait d'un petit moment de somnolence. Un sourire se dessina sur ses lèvres quand elle sentit les doux baisers de la blonde sur sa peau nue. Clarke avait un réel pouvoir d'apaisement sur elle. Les lèvres glissèrent depuis son épaule à sa nuque pour ensuite descendre lentement le long de sa colonne vertébrale tandis que les mains de son amante la survolaient avec dextérité le long de ses cuisses. Elle ouvrit légèrement les yeux quand elle sentit le drap la recouvrant en partie glisser pour laisser la bouche de la jeune fille arriver sur ses fesses qu'elle embrassa sans pudeur tout en continuant ses caresses.

- J'adore tes fesses… Murmura son amante. Elles sont magnifiques.

Le sourire de Lexa s'agrandit et elle ne fit pas mine de bouger, trop alanguie par son précédent orgasme partagé en simultané avec Clarke dans la vieille grange. Elle frissonna en sentant une petite morsure coquine sur sa fesse droite.

- Hm c'est pour ça que tu me mords… Sauvage…

- Je pourrais te dévorer tellement tu es belle, souffla la voix légèrement rauque de son amante à son oreille.

- C'est plutôt l'inverse, sourit la brune se tournant vers sa vis-à-vis en basculant sur le côté, appuyée sur son coude.

Elle ne pouvait s'empêcher d'admirer le visage si serein et heureux de la blonde. Elle était totalement accro à cette jeune. Ce qu'elles partageaient était fort et intense. Plus fort que n'importe quelle autre relation qu'elle avait pu avoir dans toute sa vie. Elle mourait d'envie à chaque minute, chaque seconde de l'embrasser, la mordiller, lui murmurer des mots doux mais elle ne pouvait pas. Elle savait pertinemment que Clarke ne se doutait pas de ses sentiments et ne s'intéressait qu'à son corps et ce qu'il avait à offrir : le sexe, fruit défendu au sein du ranch. Cette pensée lui fit perdre son sourire une seconde ce que ne manqua pas son amante.

- Lexa ?

- Hm ?

- À quoi tu penses ?

- À l'heure qui tourne… Il va falloir qu'on retourne dans nos ateliers.

- Aux chiottes les ateliers, je ne te libère pas avant de t'avoir fait monter une deuxième fois au septième ciel.

- Clarke… Soupira t-elle amusée malgré tout.

- Tu peux toujours essayer de dire non...

Avant que la brune n'ouvre la bouche, celle de Clarke s'était posée sur sa poitrine, la torturant agréablement quelques secondes pour ensuite descendre lentement entre ses cuisses. Cela fit fermer de nouveau les yeux à la brune qui soupira de plaisir en sentant la langue à présent aguerrie sur son point le plus sensible. Elle glissa ses mains sur les draps pour les serrer, essayant de résister au plaisir l'envahissant. Un gémissement plus sonore finit par lui échapper ce qui fit arrêter la blonde qui releva légèrement le visage d'entre ses cuisses :

- Dois-je arrêter ? Les ateliers après tout c'est important… La taquina t-elle.

- La ferme… Sourit Lexa en soulevant son bassin pour offrir son sexe à son amante qui lui rendit un sourire complice avant de replonger avec soif.

- Lexa ? Lexa ? Tu as fini ? L'appela la voix d'Anya.

Cela eu pour mérite de faire sursauter la brune qui se demanda l'espace d'une seconde où elle se trouvait. Elle se rappela soudain qu'elle était dans la baignoire de la salle de bain des éducateurs. Sa référente l'y avait emmenée pour la calmer. Elle était entrée en crise. Le réaliser lui fit mal au cœur, combien de temps cela faisait-il depuis sa dernière crise de violence ? Au moins un an facile. Elle avait tout foutu en l'air. Elle serra ses bras autour de ses jambes nues faisant ainsi bouger l'eau autour d'elle. Elle se sentait vide et effrayée, Clarke lui manquait. Elle voulait Clarke.

- Lexa ? Je vais entrer.

L'éducatrice toqua avant d'ouvrir la porte et de voir la position de défense dans laquelle s'était installée la brune, cela lui tira un pincement au cœur qu'elle camoufla sans mal. Avec douceur, elle s'installa sur le bord de la baignoire, vérifiant rapidement la température de l'eau qui était passée à tiède. Elle respecta la pudeur de la jeune en ne fixant pas son regard sur son corps de jeune femme, fixant plutôt ses yeux sur ses cheveux bruns. Elle passa une main douce dans ces derniers.

- Et si je te les lavais ?

- Oui.

- Ferme les yeux, répondit la jeune femme en ouvrant l'eau chaude à nouveau, récupérant la pomme de douche.

L'eau était plus chaude que celle du bain. Cela fit frissonner la brune qui ferma les yeux pour ne pas être gênée. Anya commença par lui mouiller ses longs cheveux plusieurs minutes avant de tendre la pomme de douche à la brune qui l'attrapa lentement pour la tenir contre elle et profiter de la chaleur. Avec dextérité, les doigts de l'éducatrice commencèrent à lui masser le crâne pour étaler le shampoing sur toute la masse chevelue, n'oubliant aucune mèche. Elle rinça une première fois avant de lui appliquer un soin en plus dont l'odeur détendit lentement les muscles crispés de la jeune. Ça sentait la noix de coco. Ça sentait Clarke. Lorsque les cheveux furent propres, Anya les essora avec force avant de les entourer dans une petite serviette propre. Elle fit glisser sa main fine sur la nuque de la brune qui leva enfin son regard sur elle.

- Je te laisse te sécher, je t'attends dans ma chambre.

- Ok.

La porte se referma et Lexa se leva pour sortir de la baignoire qu'elle prit soin de vider en retirant le bouchon. Elle s'enroula ensuite dans une grande serviette blanche pour se sécher. Une fois prête, elle retrouva Anya qui avait sortit ses différentes outils de travail : brosses, peignes, pinces, élastiques. Elle s'installa sur le bord du lit double de l'éducatrice qui la positionna correctement pour avoir accès comme elle le souhaitait à sa chevelure.

Au fil des gestes appliqués et doux, la brune se détendit.

- Raconte-moi, lui suggéra simplement Anya.

- C'est Bellamy qui a…

- Non, Lexa. Raconte-moi pourquoi tu te sens mal ces derniers jours.

La brune prit une inspiration avant de se lancer, hésitante :

- Je crois que je suis amoureuse…

Elle s'attendait déjà aux réprobations mais il n'en fut rien. Anya continua à lui démêler les cheveux avec douceur et patience.

- J'ai du mal à gérer mon angoisse quand je suis loin d'elle. J'ai peur qu'elle fasse comme Echo, qu'elle se lasse de moi et ce que j'ai à lui offrir. C'est… C'est que physique… Dit-elle tout bas. Mais j'aimerais lui offrir plus. Beaucoup plus.

- Continue, l'encouragea l'éducatrice.

- Et d'un autre côté… Il y a des choses du passé qui me reviennent en pleine face… La peur d'être trompée, la peur de la perdre, la peur d'être… Abandonnée. Encore une fois… Je ne veux plus être seule Anya, souffla la brune, une larme solitaire s'échappant.

- Ce serait trop facile de te dire que je t'ai prévenu il y a deux semaines Lexa. Je sais ce que c'est d'être une adolescente et d'aimer.

- C'est plus qu'aimer. Je la veux avec moi pour le reste de ma vie.

Cela fit hausser un sourcil à l'adulte, ces mots étaient plutôt forts pour une jeune allant sur ses 21 ans. Elle avait toujours su Lexa plus mâture mais de là à s'emballer pour une amourette de jeunesse…

- Elle te fait penser à Costia, n'est-ce pas ?

- Oui et non.

- Oui et non ?

- Costia et moi… C'était fusionnel oui, car on s'est enfuies toutes les deux pour échapper aux reproches de sa famille. Mais elle avait un mal-être intérieur devant lequel j'étais incapable de faire quoique ce soit.

- Ce n'est pas le cas pour cette fille ?

- Non… Je… J'ai l'impression de la connaître mieux. Quand elle est mal, je le sais avant même de l'avoir vu. Mon estomac se tord. Quand une crise de manque arrive, je suis là avant qu'elle ne soit là. Et elle en retour, elle m'apaise dans mes tourments et elle s'est pardonnée contrairement à Costia.

- Tu as sans doute un effet particulier sur elle tout comme elle l'a sur toi.

- Oui. Quand je suis avec elle, toutes mes angoisses disparaissent. Je n'ai plus peur d'avoir ma majorité, ni peur de partir d'ici, de recommencer une nouvelle vie, d'être heureuse.

- Et tu imagines ta vie comment à l'extérieur ?

- Une vie normale, une vie sans violence et sans trop de souffrances au quotidien. Une vie où on m'aimera pour ce que je suis pas pour ce que l'on veut que je sois.

Cela fit sourire l'éducatrice qui tressait à présent les mèches brunes.

- C'est un bon début.

- Mais pas sans Clarke.

- Tu sais qu'elle en a encore minimum pour six mois après ta sortie ? Si ce n'est plus au vu du poste de sa mère et de ses difficultés au quotidien. Et elle, qu'est-ce qu'elle en pense ? Lui as-tu au moins posé la question ? Tu ne peux pas t'approprier les choix d'une personne, tu le sais.

- Je sais.

- Ta vie ne va pas s'arrêter tout comme la sienne après ton départ. Vous n'êtes pas des montres.

- Oui…

- Tu lui as parlé de ton passé ?

- Non, on ne parle quasiment plus et encore moins de notre passé.

- Tu aimerais ?

- Je crois oui.

- Même si cela lui fait peur ?

- Clarke n'est pas comme ça. Elle ne juge pas.

- Ça t'apaiserait si je vous prenais toutes les deux et d'autres jeunes sur un projet que je monte avec Thelonius en ce moment ?

- Quoi comme projet ?

- On a reçu des demandes pour deux jeunes filles en difficulté. Le ranch est leur dernier espoir car les autres centres n'ont plus de place. Leurs dossiers ont plu à l'équipe et on a décidé d'un accueil d'urgence. Thelonius aimerait que l'on débarrasse la chambre dans laquelle on entasse le désordre des vieilles années.

- Oui. Ça pourrait être intéressant.

- Par contre Lexa, je ne fais pas ça dans le vent. Tu dois être sincère avec Clarke en échange et si jamais elle décide de ne pas te suivre, tu dois me promettre que tu tourneras cette page comme tu as tourné celle de Costia. Nous sommes bien d'accords ?

- …

- Lexa.

- Oui, je le promets. Je ne gâcherai pas le travail que l'on a fait toutes les deux.

- Bien. Je te fais confiance.

L'éducatrice attrapa de longues et fines tresses pour aller attacher le chignon de la brune, terminant ainsi sa séance de coiffure improvisée.

- Allez habille-toi. Thelonius doit nous attendre dans son bureau par rapport à l'histoire avec Bellamy.

Cela fit grimacer la brune.

- Ne t'en fais pas. Je me charge de son cas à ce trou du cul. Depuis le temps que je dois lui tomber sur la tronche…

Lexa ne put s'empêcher un petit rire devant le langage vulgaire de l'éducatrice. Elle savait qu'Anya ne se grattait pas pour les insultes mais de là à insulter un jeune… C'était dans leur intimité néanmoins. L'adulte commençait à bien la connaître depuis trois ans maintenant. Elle était la seule à pouvoir apaiser ses tourments avec des mots contrairement à Clarke qui l'apaisait avec des gestes. Elle était vraiment bien entourée.


- Vous pouvez me rappeler pourquoi je vous ai suivi dans ce plan totalement tordu ? Grogna Raven accroupie près de Clarke et Octavia.

- Parce que tu es une véritable amie pour moi, lui rappela Octavia.

Clarke riait sous cape. Elle ne savait vraiment pas dans quoi elle s'embarquait : faire entrer Octavia en cachette dans le bâtiment de vie des éducateurs relevait de la folie. Elles se baissèrent un peu plus derrière un des pick-up pour voir Lincoln s'étirer et entrer dans la bâtisse.

- Venez !

Elles suivirent la belle brune qui les emmena sur la façade arrière où une fenêtre était ouverte à moins de trois mètres de haut.

- Raven ! Porte-moi !

- Non mais t'es sérieuse ?!

- Je vais pas passer par l'entrée principale, je me ferais griller direct ! Cette fenêtre donne sur la lingerie. J'aurais plus qu'à attendre votre signal et je monte à l'étage ensuite.

La mécanicienne grommela encore quelques secondes avant de joindre ses deux mains pour faire un marche pied de fortune à la brune qui avait enlevé ses chaussures pour ne pas la blesser. Sous une impulsion, elle se retrouva au niveau des épaules de la brune qui expira :

- Putain t'es plus lourde que tu parais !

- Chut !

- Quand tu veux hein pour grimper à cette foutue fenêtre !

Un premier pied, puis un deuxième sur les épaules de la mexicaine et Octavia se hissait avec souplesse jusqu'à la fenêtre. Elle était assise sur le rebord :

- Mes chaussures !

- Tiens !

Elle attrapa la première avant de se prendre la deuxième presque dans la figure, manquant la faire tomber de l'autre côté :

- Sale brute !

- Tu peux parler gros cul ! J'ai plus d'épaules !

Octavia lui fit un doigt ce qui ne manqua pas les faire rire.

- Y'a Anya qui arrive ! Planque-toi, je vais essayer de l'attirer dehors pour l'après-midi, lui indiqua Clarke en sortant de son poste de guetteuse.

- Merci Clarkie, je te revaudrai ça !

- Clarkie ?!

- C'est sympa non ?

- Quelle horreur.

- Bon allez va la voir !

- Oui, oui !

Clarke s'éclipsa de l'angle du bâtiment pour arriver vers l'endroit où elle avait vu Anya passer mais l'éducatrice n'était déjà plus là. Elle grimaça : elle l'avait loupé. Elle regarda autour d'elle, au vu de l'heure, les autres devaient déjà être en ateliers. Si elle était vue en train de traîner dehors, elle attirerait sans doute son attention. Avec une moue innocente, elle commença donc à marcher autour du bâtiment des éducateurs, essayant de repérer la sportive à travers les fenêtres. Elle était collée à l'une d'entre elles quand elle sursauta :

- Tu cherches quelque chose Griffin ? Lança finement la voix d'Anya.

Elle était arrivée si silencieusement que la blonde ne l'avait pas vu venir. Elle lui fit un sourire gêné, ne sachant que dire :

- Euh…

- L'atelier agriculture c'est par là bas.

- J'ai pas envie d'y aller. J'me fais chier là bas, grogna t-elle avec une pointe de comédie.

- Tu n'as pas le choix.

- C'est pas ce que vous nous répétez au quotidien qu'on doit faire nos propres choix ? Le mien est fait, j'irais pas.

- Bon corvée de chiottes et douches alors.

- Oh non ! S'indigna la blonde.

Elle se mordit la lèvre : rendre service à Octavia d'accord mais pas être punie pour elle… Alors qu'Anya la fixait avec insistance, un bruit sourd leur fit tourner la tête : Murphy venait de se faire mettre à la porte par Titus. L'éducatrice sportive plissa les yeux un instant avant d'attraper le col du t-shirt de la blonde :

- Viens avec moi, je sais ce que je vais te donner à faire ! Murphy ! Viens ici !

- Bordel, grogna le brun en se passant une main derrière la nuque, agacé.

L'éducatrice se mit à traîner les deux jeunes à l'étage des filles pour ensuite ouvrir une porte fermée à clé avec son trousseau. La pièce ressemblait à une chambre exceptée qu'elle n'avait pas été aérée depuis des lustres, qu'elle était poussiéreuse et remplie de cartons et autres objets divers.

- Débarrassez-moi ça. Je suis en bas si jamais vous me cherchez. Je vais vous mettre le pick-up devant la maison pour que vous déchargiez tout ça dans le coffre. On ira à la déchetterie ensuite.

- Mais y'en a pour des jours ! S'exclama Murphy.

- Tu préfères retourner dans ton atelier respectif ?

- Non.

- Bon alors t'as pas le choix. Allez, activez-vous ! Je vais aller chercher deux autres jeunes pour vous aider à porter les cartons les plus lourds.

Clarke et John se jetèrent un regard blasé avant de s'avancer prudemment dans la pièce. Ils n'auraient jamais cru tomber sur un foutoir pareil. Que pouvaient contenir tous ces cartons ?


Octavia avançait prudemment dans le couloirs des chambre des éducateurs. Elle marchait vraiment sur la pointe des pieds pour ne pas se faire surprendre. Elle reconnut le bruit d'une radio qui commentait ce qui semblait être un match de basket-ball. Du mouvement à l'intérieur de la chambre lui indiqua que Lincoln était bien là. Elle décida de toquer mais n'eut aucune réponse, aussi se décida t-elle à rentrer directement. L'éducateur avait son ballon de basket en main et malgré l'étroitesse de la pièce s'amusait à imiter les grandes actions décrites par la radio. Il lança le ballon en arrière qui aurait du taper et rebondir contre sa porte mais comme il n'en fut rien, il se retourna pour sursauter. Octavia le fixait avec un regard des plus amusés, la balle entre les mains.

- Octavia ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu m'as fait peur !

- Désolée Linc', j'ai frappé mais tu étais… Trop occupé, se moqua t-elle gentiment.

- Tu me cherchais ?

- On peut dire ça, minauda la brune en refermant la porte derrière elle avec son pied.

- Tu n'as pas le droit d'être ici Octavia, tu le sais. C'est marqué dans le règlement intérieur.

- Oups, sourit-elle.

Lincoln sentit son cœur accélérer. Ça lui faisait étrange de voir la jeune dans sa chambre. Il se revoyait à l'université pendant ses études d'éducateur quand il invitait des filles à passer l'après midi avec lui. C'était presque ambigüe de le penser, mais Octavia faisait plus que son âge, elle avait un corps de femme magnifiquement fait. Il sursauta, coupé de ses pensées quand il sentit la balle dans ses mains. C'était comme une métaphore déguisée ce geste. Comme s'il avait toutes les cartes en main pour se décider à agir. Bien sûr qu'il n'était pas indifférent à la jolie brune mais c'était interdit ! Il ne comprenait même pas pourquoi il pouvait avoir ne serait-ce que l'ombre de telles pensées. Il pourrait perdre son poste et même son diplôme voir faire de la prison si on le soupçonnait d'avoir une liaison avec cette mineure qui plus est une usagère considérée comme personne vulnérable.

- Tu es tout crispé, souffla la Blake avec un sourire désolé en glissant ses doigts sur les mains du jeune homme.

- Arrête.

L'ordre avait été sec.

- Quoi ? Je ne te plais pas ?

- Ça n'a rien à voir.

- Donc je te plais ?

- Je ne répondrai pas à cette question. Octavia, sors de cette chambre et de ce bâtiment. Tu n'as rien à y faire.

- Tu n'as qu'à me faire sortir si c'est ce que tu veux vraiment, la menaça t-elle faussement.

- C'est pas un putain de jeu ! S'exclama t-il soudain coléreux. Tu n'as pas le droit de m'allumer comme ça et foutre ma carrière en l'air pour une vulgaire pulsion adolescente !

- Une vulgaire pulsion adolescente ? Fit froidement la brune, ses yeux bleus soudain brillants de colère.

Elle lui colla une belle gifle qui claqua dans un bruit sourd, laissant l'adulte sans voix.

- Je t'aime espèce de gros crétin stupide ! T'es comme n'importe quel autre mec ! T'es qu'un gros connard qui écrase le cœur des filles trop imbéciles pour tomber sous ton charme c'est ça ?!

La gifle l'avait complètement soufflé. Son regard s'était assombri aussi aux insultes de la jeune. Il inspira avant d'expirer pour s'approcher dangereusement et attraper les poignets de la Blake afin de la faire sortir de force. La jeune ne se laissa pas faire et commença à se débattre en lui criant de la lâcher, folle de rage. Il la plaqua finalement sur le lit pour la maintenir et l'empêcher de se faire mal à elle autant qu'à lui. La brune sanglotait à présent contre le matelas tandis que Lincoln cherchait quoi dire pour la consoler. Sa jambe coinçait celles de la brune en appuyant dessus tandis que sa main droite tenait fermement les poignets réunis de la jeune.

- Octavia. Je peux pas faire ça.

- Tu peux pas ou tu veux pas ? Demanda t-elle difficilement.

- Je ne peux pas.

- Donc tu voudrais ?...

- Non. Je sais pas… Termina t-il soudain moins assuré.

Un long silence suivit avant que la brune ne demande :

- Tu as aimé qu'on s'embrasse… ?

La prise de Lincoln sur elle se relâcha à cette question. Il ferma les yeux comme pour éviter de répondre. S'il avait aimé ? Bien sûr. Il avait cette alchimie avec la brune qu'il n'avait avec aucun autre jeune du ranch mais ne confondait-il pas ça avec la relation de confiance ? Comment avait-il pu ne serait-ce qu'une seconde ne pas penser à la distance professionnelle qui s'était rompue depuis longtemps entre lui et Octavia ?

Il sentit les doigts de la jeune sur son visage crispé et finit par ouvrir les yeux pour se plonger dans ceux océan de la Blake.

- Embrasse-moi, souffla t-elle avec douceur. On sera fixés.

- Je ne peux pas… Résista t-il.

- Mais tu veux. Embrasse-moi, dis-moi que tu n'as pas aimé et je laisserai tomber, lui assura la brune bien que cette pensée lui était difficile.

Lincoln était plein de craintes, il regardait le visage d'Octavia, cette jeune fille pleine de vie dont le sourire et le rire étaient souvent contagieux. Une gamine qui avait eu un passé bien malheureux avec sa mère droguée et son père absent. Il écarta un instant ce qu'il savait de la fille pour finalement se demander : et si la brune n'avait pas été une de ses personnes à charge, est-ce qu'elle lui aurait plu et lui aurait donné envie de sortir avec elle ? Il craignait la réponse.

Après une nouvelle hésitation, il se pencha finalement sur elle pour aller poser ses lèvres sur les siennes, terrifié comme pour son premier baiser d'adolescent. Il franchissait une limite interdite et ce qu'il goûta fut extrêmement plaisant, presque grisant. Les lèvres d'Octavia étaient très douces et avaient un léger goût de fraise, sans doute un produit qu'elle se mettait. Sans s'en rendre compte, il approfondit le baiser avec douceur, échangeant alors un baiser plus intense qui fit battre le cœur de la Blake comme jamais il n'avait battu dans sa poitrine. Elle se cambra quand elle sentit la bouche du métisse sur sa gorge. Elle avait l'impression de s'enflammer sous ses baisers et se pendit à son cou pour garder les pieds sur terre. Elle sentait son odeur masculine et virile, mélangée à ce parfum de balle de basket neuve qu'il avait toujours sur lui. Leurs baisers s'intensifièrent tandis que leurs corps se rapprochaient pour partager une étreinte douce et interdite.


- Ça pèse trois tonnes ce truc ma parole ! Souffla Murphy en shootant dans un grand carton scotché.

- On a qu'à le vider en partie, suggéra la blonde.

- Je vois pas d'autres solutions oui, je compte pas me péter le dos.

- Tu parles d'un homme.

- Elle était facile celle la, lui sourit le brun.

- Tu m'as tendu la perche, se moqua Clarke en essayant d'ouvrir le carton proprement.

Murphy se pencha près d'elle et donna un violent coup de poing dedans, faisant exploser le contenant.

- T'es fou !

- Bah quoi ? Fallait l'ouvrir et on a pas de cutter.

- T'aurais pu aller en demander un à Anya…

- Je suis pas certain qu'elle nous l'aurait donné après ce qui s'est passé ce midi.

- Ce midi ?

- Lexa a sauté sur Bellamy en lui collant un couteau de cuisine sous la gorge.

Clarke en lâcha ce qu'elle avait dans les mains, abasourdie.

- Si c'est une blague, c'est vraiment pas drôle Murphy.

- Je plaisante pas. Elle était super agressive et elle a repoussé Indra. C'est moi qui suis allé chercher Anya pour qu'elle la calme.

- Bah merde alors… Pourquoi elle lui a sauté dessus ?

- Aucune idée, j'étais en train de mettre la table.

La blonde se mordit la lèvre, se sentant fautive de ne pas avoir remarqué l'absence de la brune au repas. Elle avait été tellement prise dans son projet d'art qu'elle s'était rapprochée de Nyko avec qui elle avait discuté tout du long. Elle se remémora soudain la confidence de la brune sur ses difficultés du quotidien lorsqu'elle était loin d'elle trop longtemps ces derniers jours. Elle sentit un sentiment de culpabilité l'envahir et elle se leva ce qui surprit son camarade.

- Hé tu vas où ?

- Il faut que je vois Lexa.

- Anya est en bas, elle te laissera pas faire. Déjà qu'on est pas dans nos ateliers, elle va te défoncer là.

- Je m'en fous. Il faut que je la vois.

- Voir qui ? Lança la voix d'une brune bien connue qui les observait appuyée dans l'encadrement depuis quelques secondes, Anya derrière elle.

- Lexa ! S'exclama Clarke à la fois soulagée et anxieuse.

- Clarke ? Sourit la jeune timidement.

- Comment tu te sens ? Murphy vient de me dire pour ce midi… Je suis désolée de pas avoir vu…

- C'est rien.

- Lexa et Jasper vont vous aider pour vider la chambre. Ça a intérêt à être fait avant ce soir, les prévint l'éducatrice.

Clarke et Murphy grommelèrent légèrement avant de souffler de soulagement en voyant leurs renforts. Ils s'activèrent pendant les trois heures suivantes à descendre les cartons et autres babioles oubliées. Lexa remontait après avoir descendu un carton quand elle s'arrêta pour observer silencieusement Clarke qui regardait un album photo qu'elle avait trouvé sur un tas d'autres dans le bazar. La blonde était adorable, tellement rayonnante dans cette pièce si sale et trop sombre. La brune vérifia qu'elles étaient seules pour se glisser à ses côtés et lui poser un léger baiser dans le cou.

- Qu'est-ce que tu as trouvé encore ? Sourit-elle.

La pseudo artiste avait plus passé son temps à fouiller dans les cartons qu'à les descendre avec eux mais c'était la princesse ici donc les autres jeunes n'avaient rien dit. Le regard vert se figea sur une photo que la blonde tenait entre ses mains : une jeune fille brune d'environ dix sept ans, habillée d'un short et d'un sweat à capuche. Cette dernière était d'ailleurs relevée sur la tête de la jeune et lui cachait presque le visage. Elle était assise sur des bottes de foin et semblait renfrognée.

- C'est toi ? N'est-ce pas ?

- Ouais, fit Lexa un peu gênée.

- Tu as l'air triste et en colère.

- Je venais d'arriver au ranch. Je n'avais plus eu d'adultes sur le dos depuis deux ans, autant dire que le choc a été rude. Surtout qu'Anya ne me lâchait pas.

Clarke leva les yeux sur la brune qui lui fit un petit sourire avant de l'enlacer doucement, appuyée sur ses genoux.

- Je vais mieux maintenant.

- Vraiment ? Alors pourquoi tu t'es battue avec Bellamy encore ?

- Il se mêle de ce qui ne le regarde pas depuis trop longtemps… J'ai craqué.

- Tu l'as menacé avec un couteau Lexa. C'est pas rien.

- Je sais, répondit la brune soudain contrariée en s'écartant.

- C'est à cause de moi ?

- Non…

- Alors pourquoi ?

- Pourquoi tu prends la défense de ce connard ? Grogna t-elle.

- Je prends la défense de personne, je sais juste que ce n'est pas la Lexa que je connais.

- Tu ne connais rien de moi Clarke ! Répondit son amante un peu trop abruptement ce qui fit serrer la mâchoire de l'artiste. - Excuse-moi… Je voulais pas dire ça…

- Si tu le voulais.

- Clarke… Souffla Lexa alors que la blonde se levait pour sortir de la pièce.

Elle la vit bousculer Murphy qui leva les yeux au plafond.

- Vous êtes vraiment compliquées vous les lesbiennes.

- Et mon poing dans ta gueule il va être compliqué tu crois ? Le menaça t-elle.

- Oh tout doux, c'était de l'humour…

- Hm.


La brune était partie à la recherche de la blonde. Son instinct l'avait conduit à l'entrée du ranch et il ne s'était pas trompé : Clarke était en train d'utiliser une bombe à peinture sur le mur où elle avait commencé à graffer des formes de couleurs différentes.

- Lincoln laisse les bombes là ? Il n'a pas peur ?

- Qui viendrait s'aventurer dans ce bled pourri ? Répondit faiblement Clarke en ne tournant même pas le visage.

- Ça a l'air beau ce que tu es en train de faire.

- Si tu le dis.

Lexa se mordit la lèvre, embêtée par la distance qu'avait pris la blonde avec elle.

- Tu dessines quoi au juste ?

- Un visage.

- Oh.

Les yeux de la brune se concentrèrent un peu plus sur ce qu'elle voyait et après un temps d'observation, elle reconnut ce qui semblait être un front et des joues qui se démarquaient de l'ensemble des couleurs claires qu'utilisaient la blonde : il y avait tellement de nuances pour le moment qu'il fallait vraiment avoir l'œil pour les remarquer.

- Clarke ? Tu veux bien arrêter cinq minutes ?

- Pourquoi faire, au moins je connais ce que je dessine.

- S'il te plaît, soupira la brune.

Clarke retira son doigt du bouton pressoir de la bombe pour arrêter de libérer la peinture. Elle resta tout de même tournée vers le mur, renfrognée. Lexa s'approcha doucement pour glisser sa main sous son menton et lui faire tourner le visage vers elle. La jeune s'exécuta mais garda les yeux baissés.

- Je suis désolée pour ce que je t'ai dit tout à l'heure. C'était méchant et injuste.

- Non, c'est la vérité. Je sais rien de toi.

- Vraiment ? Je croyais que tu connaissais mon genre de roman préféré, mon parfum de gel douche et le nombre de tatouages que j'ai ? Lui susurra t-elle amusée.

- Ça compte pas, c'est des détails. Toi tu sais plus de choses sur moi sans vraiment avoir posé la question. Je me sens stupide.

- C'est juste de l'observation.

- Non c'est pas ça, moi aussi j'observe, sinon je saurais pas dessiner. Sans observer, j'aurais jamais pu graffer ce que je fais actuellement.

- Tu parles du visage ?

- Oui. C'est ton visage.

Lexa sembla surprise un instant avant de reporter son regard sur l'esquisse. C'est vrai qu'à bien y regarder, on aurait dit son visage de côté.

- C'est pas encore fini, c'est loin d'être aussi beau que l'original, s'excusa la blonde.

- Je suis sûre que tu feras quelque chose de magnifique.

- Tu es en train de dire que tu es un être magnifique ? Se permit de la taquiner Clarke.

- J'irais pas jusque là, se moqua la brune.

- Tu as tord, tu es la perfection incarnée. Tu es magnifiquement belle. Tout chez toi respire le contrôle et la paix intérieure.

- Les gens beaux ne sont pas forcément les plus heureux… Hésita la brune.

- C'est à dire ?

- J'ai un passé plutôt compliqué, d'où ma présence ici depuis trois ans.

- Et tu serais prête à le partager ce passé ?

- Seulement si tu as envie de le connaître.

- Est-ce que ça voudrait dire que notre relation sera plus que purement sexuelle ?

- Je pense oui… Espéra la brune.

- Je ne sais pas ce que je ressens pour toi Lexa… Pas exactement en tout cas. Je ne veux pas te faire du mal en te promettant quelque chose que je ne pourrais pas tenir. Les relations et moi c'est compliqué.

- Je sais, c'est pas ce que je demande princesse et puis de toute façon dans moins de trois mois je serais partie. J'imagine que s'engager dans plus que ce que l'on a actuellement serait difficilement gérable.

- Tu vas t'en aller ?! S'exclama Clarke, la voix légèrement éraillée par l'inquiétude et la surprise.

- Oui. J'aurais 21 ans d'ici la rentrée. Plus rien ne me liera au ranch avec ma majorité, je serais bonne à aller vivre ma petite vie.

La brune ne s'attendait pas à ce que Clarke s'accroche à son cou pour la serrer à l'en étouffer. Cela la surprit mais la fit sourire aussi alors que la blonde tremblait légèrement.

- Je veux pas que tu partes… La supplia t-elle.

- On est pas encore là hé, la rassura la jeune.

- Trois moi c'est vite passé. Ça fait déjà plus de deux mois que je suis là !

- Allez, c'est pas le moment d'être triste et si on allait continuer le déménagement ? Anya ne va pas être contente sinon.

La bouche de Clarke s'était déjà emparée de celle de la brune qui resta coite quelques secondes. Le baiser était déchirant, presque douloureux. Elle sentit bientôt un goût salé se mêler à leur baiser et elle devina sans mal que la jeune pleurait. Elle écarta doucement leurs lèvres tout en caressant les joues de son amante pour essuyer les larmes.

- Hey Clarke… Pourquoi tu pleures ?

- J'ignorais que tu allais partir aussi vite… Ça m'a toute retournée… Excuse-moi. C'est toi qui n'es pas bien en ce moment et c'est moi qui pleure.

- C'est rien, allez, console-toi princesse. Je te l'ai dit : il nous reste encore trois mois et tu risques de plutôt être soulagée de me voir partir. C'est pas que je suis collante mais quand même un peu, la taquina t-elle.

- Ça me déplaît pas, lui souffla Clarke avec un timide sourire.

Les deux filles échangèrent un regard complice avant de repartir vers le dortoir pour reprendre leur déménagement. Clarke reprit vite sa mauvaise habitude de fouiller dans les cartons ce qui ne manqua pas de faire rire la brune qui la trouvait adorable : une véritable gamine devant de vieilles bricoles.

- Regarde, Lexa ! S'exclama Clarke un peu plus sereine en lui montrant une banane en plastique.

- Une banane en plastique ?

- Oui, je me demande bien à quoi elle a pu servir… Il y a de ces trucs là dedans !

- J'ai bien une idée, mais je suis pas sûre que ce soit ça, la taquina la brune ce qui fit rougir la blonde.

Lexa s'avança vers elle pour la plaquer brusquement contre l'encadrement de la porte. Anya était partie avec Jasper pour un premier aller-retour à la déchetterie. Sa bouche pressa rapidement sa vis-à-vis avant de descendre le long du cou pour aller lécher et mordiller la peau blanche. Ses mains déboutonnaient déjà le short de son amante pour glisser une main inquisitrice sur son sous-vêtement. Clarke commença à gémir d'excitation et se cambra pour inviter la brune à la caresser. L'aînée allait glisser sa main quand un grattement de gorge les fit sursauter : Murphy les regardait depuis le couloir.

- Désolé de vous déranger les filles… Enfin vous pouvez continuer pendant que je déménage, ça me fera une distraction.

Comme réponse il eut juste droit à la porte dans la figure de la part de Lexa qui déplaça la jeune fille contre pour bloquer l'entrée.

- Héé ! Ouvrez putain ! Anya va me flinguer si on a rien descendu !

- Ta gueule Murphy, soupira Clarke sous de nouveaux baisers, le cœur battant.

- Ah putain ces broutes-gazons sérieux… Grogna t-il. – Dites, vous faites l'alphabet quand vous vous léchez ? Non parce que je suis pas très à l'aise avec Ontari là dessus…

Seuls des rires lui répondirent.


L'odeur forte des chevaux mélangée à celle du foin arracha un éternuement à Clarke qui grogna en se frottant le nez. Ce dernier la démangeait fortement depuis une dizaine de minutes. Voir la blonde si grognon fit sourire Lexa qui lui tressait délicatement quelques mèches dorées. Peu importe l'état de Clarke qu'elle découvrait, elle se sentait encore plus amoureuse d'elle. Bien sûr elle se gardait bien de lui dire. Un nouvel éternuement retentit ce qui poussa la fille d'Abby à se plaindre :

- Oh ! Mais qu'est-ce que j'ai ce soir à éternuer comme ça ! C'est chiant !

- Tu as peut être attrapé un rhume des foins.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

- Une allergie aux poils de chevaux ou bien tout simplement aux poussières des bottes de paille et foin.

- Super… Maugréa t-elle en croisant les bras.

Son dos s'inclina en arrière et elle se retrouva bien vite contre la poitrine de la brune qui passa ses bras autour d'elle. La blonde attrapa délicatement celui portant le tatouage et elle demanda :

- Il fait parti de ton passé celui-ci j'imagine ?

- Tous mes tatouages représentent quelque chose de spécial dans mon histoire, sourit-elle. Celui-là… Illustre « les étaux » qui m'emprisonnent depuis ma naissance.

- Les étaux ? C'est beaucoup plus joli que des étaux…

- Je dirais que c'est plus l'illustration d'un sentiment d'étouffement… Une douleur qui est toujours présente malgré le temps qui passe. Elle fait partie de moi. Je n'ai jamais connu ni ma mère, ni mon père. Je suis née sous X et je n'ai jamais trouvé la moindre trace sur mes géniteurs.

- C'est triste…

Elles restèrent silencieuses un long moment avant que Clarke ne demande doucement tout en caressant l'encre noire à jamais gravée dans la peau mâte de son amante :

- S'il y en a un pour ta mère et un pour ton père… Pour qui est le troisième ?

- Il est pour mon premier amour, souffla tout doucement la brune prudente.

La blonde se contenta de serrer les lèvres et se garda de tout jugement hâtif. Elle venait de se prendre une sacrée claque mentale entre la première révélation et la seconde. Bien sûr, elle savait qu'elle n'était pas la première conquête de Lexa mais elle aimait à penser que leur alchimie était unique et que la brune n'avait jamais connu ça auparavant. Elle se surprit même à penser qu'elle n'apprécierait pas que la belle ne qualifie leur relation que comme une simple amourette de jeunesse. À ses yeux, cette relation était unique en son genre bien qu'elle avait du mal à mettre plus de mots dessus.

- Et ceux dans ton dos ?

- Lequel ? Sourit la brune, soulagée de ne pas avoir froissée la blonde.

- Le signe infini ?

- C'est avant tout un symbole d'équilibre et d'éternité. Certains pensent même qu'il représente l'harmonie, l'amour et l'amitié, la sagesse et la réflexion… Murmura t-elle à son oreille en dessinant des arabesques sur son bras.- Beaucoup de significations pour un simple petit symbole alors il m'a tout de suite plu. C'est une sorte d'espoir malgré le chaos qui règne en moi.

- C'est joliment dit, sourit la blonde tournant son visage vers celui de la brune qui lui sourit à son tour. J'aime quand tu parles comme ça…

- Ah oui ?

- C'est très spirituel et relaxant…

Un baiser amoureux lui répondit. Leurs lèvres s'embrassèrent plusieurs fois : de simples et tendres baisers échangés. Elles étaient vraiment bien toutes les deux, dans leur petite bulle.

- ALERTE PIKE ARRIVE !

Les deux filles sursautèrent malgré leur cachette. Octavia venait de les débusquer et de les interrompre dans un moment plus que tendre.

- Pfou… Désolée, s'excusa Raven à moitié essoufflée. – J'ai essayé de la retenir mais elle en pouvait plus d'attendre.

- Pike n'arrive pas donc ? Devina Clarke.

- Non, il discute avec Indra.

- Allez, faites-moi une petite place dans votre petit nid d'amour les deux là !

- Octavia… Grogna Lexa plus qu'agacée.

- J'ai un truc à vous dire ! Hey au fait, c'est vrai que vous avez foutu à la porte Murphy pour vous envoyer en l'air toutes les deux ?

- Octavia ! S'indigna Clarke le rouge aux joues.

- Bon bon ça va, j'arrête, rit la Blake les yeux brillants.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Je suis venue vous raconter pour Lincoln et moi.

- Lincoln et toi ? Interrogea la Woods complètement larguée.

- Elle le kiffe, se contenta de dire Raven.

- Ah.

- Oui donc, je me suis infiltrée jusque dans sa chambre et…

Les trois filles soupirèrent d'un air amusé avant d'accorder un peu d'attention à la belle brune qui babillait joyeusement en n'omettant aucun détail sur la façon dont elle avait confronté l'éducateur.

- Vous vous êtes embrassés ? S'étonna Lexa.

- Oui et pas qu'un peu… J'aurais bien voulu plus mais il est tellement trop… Sérieux. Ahhh je suis trop contente !

- Bien joué O', sourit Clarke très amusée.

En fait cela la rassurait de voir qu'Octavia pouvait même réussir à convaincre un éducateur. Cette fille devrait vraiment travailler en tant que commerciale plus tard. Elle ferait fortune sans aucun doute. Sur ces quelques confidences, les quatre jeunes filles se levèrent pour rejoindre tranquillement le bâtiment de vie commune.


Et voilà ! Alors un avis ? J'espère que ce début d'éclairage sur le passé de notre belle brune vous a donné envie de connaître la suite. Qu'a t-il donc pu arriver à Lexa par le passé en plus de son abandon de naissance ? Je n'ai pas encore analysé son grand tatouage dans le dos, il a une signification bien particulière pour elle ! :) Clarke est encore un peu trop handicapée sentimentalement pour bien gérer leur relation, va falloir être patient ^3^

Octavia a vaincu haha ! Pauvre Lincoln :P Elle est terrible non ? J'ai adoré écrire le moment entre Lexa et Anya aussi. Elles sont très complices, une relation de confiance aussi poussée est plutôt rare dans le domaine éducatif.

Je compte sur vous pour laisser une review ! On est passé à plus de 5000 vues, je sais pas trop ce que ça représente sur ce site mais je me dis que c'est cool non ? Vous êtes géniaux ! Je vous dis à lundi (à moins que je me mette en grève haha (j'aurais pas eu ma dose de Passenger Side comme beaucoup, j'anticipe !) :P) ++