Signes.

En poursuivant ma promenade suite à l'hallucination dont j'ai été victime, je décide de faire un détour par le musée pour rendre visite à l'une de mes meilleures amies, je veux bien sûr parler de Céleste. Quand je rentre dans le hall du bâtiment, je tombe nez à nez avec Thibou qui dort les poings fermés. Cet oiseau a vraiment du mal à se tenir éveillé la journée mais comme il s'agit d'un rapace nocturne, c'est tout à fait normal. D'ailleurs, je sais que je vais trouver sa sœur dans le même état et je vais devoir la tirer de son sommeil pour discuter un peu avec elle. De plus, il ne faut pas longtemps pour rejoindre l'observatoire en quittant le hall.

Quelques secondes plus tard, me voilà dans la petite pièce qui est gérée par la chouette. Même si la salle n'est pas très grande, j'aime m'y glisser à cause de sa bibliothèque présente sur ma droite. Je rêve de m'en offrir une et voir celle de Céleste me donne toutes les motivations nécessaires pour faire le maximum. Le jour où j'en aurais une en ma possession, je sais que je serais le plus heureux des hommes.

« Céleste. »

Je prononce ce prénom d'une voix douce afin de ne pas la réveiller brutalement mais comme je m'y attendais, je ne reçois aucune réponse de sa part. Deuxième tentative.

« Céleste ! »

Cette voix, j'ai haussé la voix et c'est amplement suffisant. La chouette ouvre une première paupière puis la seconde avant de me sourire. Néanmoins, elle ne cesse d'ouvrir et de refermer le bac, provoquant un bruit désagréable à l'oreille. Visiblement, sa bouche est pâteuse et j'aimerai bien lui proposer un verre d'eau mais aucune bouteille ne traîne dans le coin. Je pourrais l'inviter à prendre un café au perchoir mais serait-elle d'accord ?

« Bonjour Jaysher. Tu m'as surprise en plein repos.

- Oui et j'en suis désolé. Par contre, excuse-moi d'avoir prit autant de temps pour venir te voir et te prévenir que je suis revenu de mes vacances.

- Ce n'est pas grave et puis de toute façon, tu es très souvent occupé. »

J'aime lorsqu'elle me pardonne tout. Alors qu'elle retrouve peu à peu ses esprits, l'envie de l'inviter se fait plus forte.

« Cela te dirait que je t'offre un café ?

- Avec plaisir car j'ai la tête dans le potiron aujourd'hui. »

Alors que nous nous dirigeons vers l'escalier qui mène jusqu'au hall d'entrée du musée, nous discutons du rêve qu'elle vient tout juste de faire. D'après elle, nous étions spectateurs de signes étranges qui faisaient leur apparition dans le ciel, le soir. Inquiète, la chouette a regagné son observatoire pour se lancer dans une recherche par l'intermédiaire de ses livres afin d'y trouver une explication. Au moment où elle parvenait à mettre le doigt sur la réponse, un bruit étrange et inquiétant venant de l'extérieur se fit entendre. Curieuse, Céleste risqua un œil par sa fenêtre et ce qu'elle vit lui fit froid dans le dos...