Hey hey heeeey !

Je vous demande sincèrement pardon pour mon retard dans la publication de cette fiction ! La vérité est que comme je n'ai pas d'ordinateur potable, je ne peux pas poster quand je le voudrais. Alors là, je propose de l'ordinateur d'une amie (merci Emma !)

Breeef ! sans plus vous faire patienter, voici le chapitre 2 ! Bonne lecture !


CHAPITRE 2 : "You're the one I can't go without..."

Le jour suivant, se lever fut un vrai combat pour Oikawa. Il avait passé une nuit affreuse, bercée de cauchemars et de pensées terrifiantes. La première chose qu'il fit en ouvrant les yeux fut de prendre son téléphone pour vérifier, plein d'espoir, s'il n'avait pas reçu un message d'Iwaizumi, mais il déchanta vite en se souvenant que ses parents lui avaient prit son téléphone.

Comme tous les matins, il s'arrêta devant le konbini qui était leur point de rendez-vous pour se rendre au lycée, et il attendit. Il voulait qu'il arrive vite, il voulait le voir, l'enlacer, le sentir près de lui. Il voulait lui parler, plus longuement que cette minuscule conversation au téléphone la veille.

Mais les minutes passaient, et Hajime ne se montrait pas. L'inquiétude grandissait au creux du ventre du capitaine de l'équipe de volley à chaque seconde qui s'égrainait, et finalement, alors qu'il était là depuis près de 20 minutes, il se résigna à accepter qu'il ne viendrait pas. Et c'était terrible. Il s'imagina encore d'autres situations désagréables sans pouvoir s'en empêcher. Et si ses parents le retenaient chez lui parce qu'ils ne voulaient plus qu'ils se voient ? Et s'ils décidaient de lui faire changer de lycée ?! Et dire qu'il ne pouvait même pas le contacter pour écarter ses craintes. Ou les confirmer.

C'est le cœur lourd et la boule au ventre qu'il fit la route jusqu'à Aoba Jousai, seul. En arrivant au vestiaire pour l'entraînement matinal, ses coéquipiers s'étonnèrent d'ailleurs de le voir seul et ils demandèrent des nouvelles de leur As.

"Il est malade", Éluda rapidement le châtain avant de poser ses affaires pour se changer.

Peu convaincus, les autres ne demandèrent cependant rien de plus. Oikawa pensa qu'il devait se ressaisir. Il était doué pour porter des masques et cacher ce qu'il pensait réellement, alors il devait utiliser ce talent. Il ferma les yeux un instant et inspira profondément. Lorsqu'il rouvrit ses paupières, ses iris avaient retrouvé leur éclat habituel, et un sourire retroussait ses lèvres. Oui, il devait se comporter comme si de rien n'était. Pour le bien de tous.

Tout le long de l'entraînement, il sembla être de retour à la normale. Pratiquer le volley lui permit de penser un peu à autre chose, et avoir son cerveau occupé pendant ce temps-là lui fit du bien.

En cours, il se fit tancer par son professeur d'histoire parce qu'il n'avait pas le diaporama. C'était Iwaizumi qui l'avait gardé. Il tenta de l'expliquer, mais l'enseignant ne voulu rien savoir. Il lui demanda de lui présenter leur travail le lendemain et le cas échéant, ce serait un zéro pointé pour tous les deux.

Il râla un peu. Crétin de prof. Pendant chaque heure de leçon qui passait, le regard du capitaine de l'équipe de volley passait distraitement de la fenêtre au bureau vide de son ami d'enfance. Il n'arrivait pas à se concentrer, même en essayant vraiment. Il n'arrêtait pas de penser à Iwa-chan. Il se posait mille questions à son sujet, toujours les mêmes : Est-ce qu'il va bien ? Qu'est-ce qu'il fait en ce moment ? Est-ce qu'il pense à moi lui aussi ? Est-ce que ses parents sont encore en train de le poignarder avec leurs paroles vilipendes ?

Cette situation était la pire crise que leur couple ait jamais eu à supporter, et ils ne pouvaient même la pas gérer ensemble. Ils ne pouvaient même pas de serait-ce qu'échanger quelques mails. C'était une vraie torture !

Ce soir-là, après l'entraînement de fin de journée, Oikawa rentra directement chez lui. Il était las, fatigué, il avait juste envie de s'enfermer dans sa chambre, de mettre son casque et d'écouter de la musique pour ne plus penser à rien. Cependant, alors qu'il traversait le couloir menant à sa chambre...

"Tooru, tu peux venir une seconde s'il te plaît ?"

Sans penser, il obéit et entra dans le salon d'où sa mère l'avait appelé. C'est quand il la vit assise sur le canapé, le regarder avec la mine grave, qu'il comprit que quelque chose n'allait pas. Il y avait aussi son père dans la pièce, adossé contre un mur, les bras croisés sur le torse. Il régnait une atmosphère un peu lourde dans la pièce. Le capitaine s'approcha prudemment. Son cœur battait plus vite et un frisson désagréable lui traversa l'échine. Il s'arrêta devant elle.

"Oui ?"

"Assied-toi, on doit te parler."

De tous temps et peu importe qui les dit, ces mots ont toujours eu le don de faire angoisser quiconque les entend. Cette fois ne fit pas exception, mais le châtain dissimula habilement sa crainte. Cependant, c'était à sa mère qu'il faisait face, et en temps que telle, elle savait à la perfection lire à travers ses façades. Il prit place à coté d'elle sur le divan et elle planta son regard dans le sien.

"J'ai eu la mère d'Hajime-kun au téléphone cet après-midi."

Les pupilles du passeur se rétractèrent, son visage pâlit légèrement et il déglutit avec peine. Son cœur tambourinait comme un fou dans sa poitrine et il serra les poings de toutes ses forces. Elle avait dû tout lui raconter. Maintenant, sa mère aussi était au courant pour lui et l'As de l'équipe.

"Elle m'a parlé de la... relation... que tu as avec son fils."

Elle semblait un peu mal à l'aise et avait l'air d'essayer de choisir ses mots avec le plus grand soin. Cependant, elle n'avait pas l'air en colère, ni dégoûtée, ni outrée. Au contraire, elle gardait sur son garçon un regard plein de douceur et de tendresse. Un regard rassurant. Tooru ne dit rien. Il attendait qu'elle continue.

"Il faut que tu saches que... ton père et moi, nous sommes très ouverts d'esprit et nous n'avons rien contre ça."

Ses muscles se détendirent un peu de soulagement. Il avait vraiment eu peur que ses parents aussi se dressent entre lui et son petit ami, et il se sentait vraiment déchargé d'un poids de savoir qu'ils n'avaient rien contre leur amour.

"Cependant..."

Ah, évidement. Cela aurait été trop beau pour être vrai. Il fallait bien qu'il y ait un 'cependant'...

"Cependant, la mère d'Hajime-kun a été très claire. Elle veut que tu rompes avec lui, et... elle ne veut plus que tu le voies."

Les yeux du volleyeur s'écarquillèrent et son sang ne fit qu'un tour. Elle l'avait dit à sa mère aussi ! Elle était vraiment sérieuse quand elle disait qu'elle ne voulait plus qu'il fréquente Iwa-chan ! Non... c'était impossible ! Absolument impossible ! Jamais il n'accepterait une telle chose, jamais !

Il se leva d'un bond, les phalanges blanchies à force de serrer les poings et une profonde colère dans le regard, "Vous ne pourrez pas nous séparer, Iwa-chan et moi !"

"Chéri je suis désolée mais tu dois respecter la volonté de ses parents", Tenta de le raisonner sa mère, l'air sincèrement navrée, "C'est comme ça."

"Parce qu'ils nous respectent, eux ? Pourquoi est-ce qu'ils ne peuvent pas accepter qu'on soit ensemble ?!"

"Tu sais comment sont les parents d'Hajime-kun..."

"Je me fiche de ça ! Comment tu peux me demander une chose pareille ?! Comme si c'était possible ! Iwa-chan et moi, on a toujours été ensemble et ça n'avait jamais gêné personne ! Ce n'est pas maintenant qu'on va se séparer !"

"Tooru !", Le héla son père, les sourcils froncés, pour attirer son attention, "Change de ton lorsque tu t'adresses à ta mère. Je comprends que ça te mette en colère, mais tu n'as pas le choix."

L'adolescent n'en revenait tout simplement pas. Il avait pensé un instant que ses parents pourraient les soutenir et être de leur coté, mais il se rendait compte qu'il avait eu tord de croire ça. Les adultes étaient trop attachés à la bienséance. Ils ne voulaient pas créer de problèmes avec une autre famille, même si cela impliquait de demander à leur fils de faire une chose inimaginable.

"Je ne renoncerai pas à Iwa-chan."

Sans laisser à personne l'occasion de rajouter quoi que ce soit, il tourna les talons pour aller s'enfermer dans sa chambre. Il fit claquer la porte et, dans un élan de rage, abattit son poing contre le panneau clos. Il laissa cogner son front contre le bois le temps de retrouver un semblant de calme. Les yeux fermés, il cherchait à calmer sa respiration. Le sang battait fort à ses tempes et ses épaules étaient secouées de temps à autre d'un spasme nerveux.

C'était trop cruel de lui demander ça. Il connaissait Hajime depuis le jardin d'enfants, ils avaient toujours été ensemble. Leur amitié avait été ce qu'il avait eu de plus précieux, et aujourd'hui, leur amour l'était encore davantage. Il avait toujours été auprès de lui dans les moments les plus douloureux, dans ses instants de doute, pour le garder sur le droit chemin. Il avait toujours été son protecteur, son chevalier, le garant de sa vie qu'il mettrait entre ses mains sans la moindre hésitation tant il avait en lui une confiance aveugle.

Ils avaient toujours, toujours été ensemble. Et voilà que maintenant, juste parce qu'on avait découvert l'intimité de leur relation, on voulait les séparer. C'était hors de question. Absolument hors de question.

"Tooru..."

Sa mère était juste là, de l'autre coté de la porte. Il pouvait entendre que sa voix toute douce était vraiment proche. Elle lui parlait avec bienveillance pour ménager ses sentiments. Mais il était déjà en colère, alors un peu plus ou un peu moins ne changerait pas grand chose.

"Je sais que c'est difficile, mais il faut que tu comprennes qu'Hajime-kun n'est pas encore majeur. Ses parents sont encore responsables de lui alors s'ils décident d'une chose le concernant, nous n'avons pas d'autre choix que de l'accepter et de nous y plier."

Parents stupides. Aucun parent digne de ce nom ne devrait se permettre de décider ainsi de la vie sentimentale de son enfant. C'était tellement pervers de s'immiscer ainsi dans leur histoire et de lui dicter ses lois de la sorte...

"S'il te plaît Tooru, essaye de prendre un peu de recul. J'ai vraiment essayé de la raisonner tu sais, mais la mère d'Hajime-kun n'est pas du genre à changer ce qu'elle pense être juste, même si ça ne l'est pas. Pour l'instant, n'essaye pas de recontacter Hajime-kun, au moins pendant quelques temps. Laissons d'abord les choses se tasser avant de tenter quoi que ce soit."

Juste quelques temps... Juste le temps que les choses se tassent... Mais combien de temps est-ce que ça prendrait ? Est-ce que les choses finiraient seulement par s'arranger un jour ? Et à fortiori si l'on ne faisait rien pour qu'elles s'arrangent ? Hajime lui manquait déjà cruellement. Ne pas le voir pendant un jour, c'était déjà arrivé, mais en temps normal, ils pouvaient s'envoyer des mails, et il n'y avait pas ce contexte tendu autour.

Il finit par entendre les pas de sa mère s'éloigner, et il se laissa glisser sur le sol. Il cala son dos contre la porte, remonta ses genoux contre son torse et enfouit son visage dans ses bras. Cela ne faisait qu'un jour, et il était déjà à bout. On lui en demandait trop, il avait du mal à réfléchir, et il avait vraiment peur pour l'avenir. Pour leur futur, à Iwaizumi et à lui.

"Iwa-chan...", Murmura-t-il en retenant des larmes de frustration, de colère et de lassitude, "J'ai besoin de toi..."

Dans la chambre d'Hajime, l'ambiance était loin d'être meilleure. Le garçon était assis sur le bord de son lit, ses deux parents debout en face de lui, le regardaient avec dureté. Lui fixait le sol, les yeux grands ouverts, les pupilles et tout le corps tremblant. Sa voix était bloquée dans sa gorge, il ne pouvait pas dire un mot. Il ne parvenait pas à croire ce qu'on venait de lui dire.

"Nous faisons ça pour ton bien, Hajime. Tu nous remerciera un jour.", Son père ouvrit la porte de la chambre pour en sortir, suivit de sa mère.

"Quand ?", Réussit à articuler leur fils d'une voix rauque.

"Le plus tôt possible", Répondit l'homme.

Ils quittèrent la pièce, laissant le volleyeur assimiler la nouvelle avec beaucoup, beaucoup de mal. Il n'y croyait pas. Il était tellement choqué qu'il n'arrivait même pas à être en colère. Un sifflement désagréable lui vrillait les tympans, il avait l'impression que son crâne allait exploser. D'abord on lui interdisait d'aller au lycée, et maintenant ça. Ses parents avaient perdu la tête, il ne voyait pas d'autre explication.

Il frémit. La veille au soir, il en avait prit plein la tête. A coup d'insultes et de paroles horribles, son père l'avait démolit, et sa mère, avec son regard méprisant et dégoûté n'avait rien arrangé. Il s'était sentit comme un monstre horrible. Alors qu'il n'avait rien fait de mal. Mais s'il écœurait à ce point ses géniteurs, et bien alors qu'ils le laissent tranquille ! Pourquoi se préoccuper d'un être qu'on méprise ?

Mais non... en plus de le mépriser, ils lui faisaient ça, comme s'il n'y avait pas de limite à la torture qu'ils semblaient vouloir lui faire subir.

Il se recroquevilla dans son lit, le visage à moitié enfoui dans son oreiller. Aujourd'hui, il n'avait pas pu voir Tooru, ni même juste lui parler. Hier soir, il lui avait dit qu'ils se verraient au lycée. Il avait dû s'inquiéter de ne pas le voir arriver. Il se demandait comment il allait, s'il arrivait à tenir le coup. Il savait que sa mère avait appelé la sienne et qu'à l'heure qu'il était, elle avait sûrement dû avoir une conversation avec lui. Il devait se sentir mal, lui aussi.

Il avait envie de le voir, tout de suite. Il devait à tout prix lui parler, il voulait à tout prix l'embrasser, le serrer contre lui, se rassurer de le savoir près de lui. Mais... il ne savait pas s'il aurait l'occasion de le revoir un jour...


Preview du chapitre 3 -

"Iwaizumi-san est encore absent aujourd'hui ? "

"Iwa-chan... tu m'a tellement manqué !"

"Qu... qu'est-ce que tu as dis.. ? "

"Tu es une nuisance pour mon avenir."

"Tu m'dégoûte"

"je ferrai définitivement en sorte que vous ne vous voyiez plus jamais, Oikawa-kun et toi."


Et voilà, j'espère que ça vous a plu ! Promis, je vais essayer de faire en sorte que la suite arrive plus vite !

A bientôt !