Hey hey heeeey !

Encore une fois je profite d'être chez mon amie pour poster la suite de cette fan fiction ! Plus j'avance dans la publication et moins je suis sûre de moi à son sujet, mais bon je continue. Maintenant que j'y suis, autant aller jusqu'au bout ! o/

Je n'ai toujours pas répondu aux reviews (j'ai vraiment pas le temps en ce moment c'est horrible) je suis désolée, mais en tout cas, MERCI BEAUCOUP aux personnes qui laissent leur avis, ça me fait vraiment plaisir, et je suis contente que ma fic vous plaise.

Tout va de plus en plus mal pour nos amoureux, héhéhé !

Enjoy !


CHAPITRE 3 : "You're a guy. He's a guy. It's not the way things are supposed to be."

"Iwaizumi-san est encore absent aujourd'hui ? ", S'étonna Kindaichi.

"Ouais... ", Répondit vaguement Tooru en finissant de lacer ses chaussures.

"Est-ce que tu sais quand est-ce qu'il va revenir ? ", Demanda Matsukawa, "Si on veut organiser des matchs d'entraînement, ce serait embêtant qu'il ne puisse pas y participer... "

Oikawa soupira. C'était déjà le troisième jour d'absentéisme de son ami d'enfance, et il n'avait toujours pas eu de nouvelles de lui. Il s'inquiétait. Beaucoup.

Sourire... Faire mine que tout va bien... Ils pensent qu'Iwa-chan est juste malade... Ils ne doivent pas avoir de doutes... C'est mon devoir de faire en sorte qu'ils ne s'inquiètent pas trop...

"Ne vous en faites pas ! Nous pourrons nous passer d'Iwa-chan pour un simple match d'entraînement, ça va aller !", S'exclama le capitaine avec un faux enthousiasme.

"Oui d'accord, mais... quand est-ce qu'il revient ? ", Insista Kunimi.

Son sourire mourut et il baissa les yeux, "...Je ne sais pas..."

Il aurait voulu pouvoir leur répondre et leur assurer qu'il serait de retour bientôt, mais il ne pouvait pas, parce qu'il n'en savait rien. Lui aussi, plus que quiconque, voulait qu'il revienne, mais c'était impossible. La crainte le rongeait, et le doute commençait à s'installer doucement en lui. Ainsi que la culpabilité qui grandissait au fond de son être.

Il se sentait coupable de la situation, coupable de faire subir ça à son précieux Iwa-chan. C'était plus fort que lui, il ressentait que c'était sa faute si le maillot quatre était dans cette situation. Mais quelle situation exactement ? Il ne le savait même pas... Si ça se trouve, c'était même pire que ce qu'il imaginait !

Le soir, en faisant la route pour rentrer chez lui, il passa devant le konbini, là où plusieurs routes se rejoignaient. Il y avait celle qui le ramènerait chez lui, et juste à coté, celle qui conduisait à Iwaizumi. Il s'arrêta à cette intersection et regarda longuement le second chemin.

A cet instant, il avait une furieuse envie de s'y engager en courant de toutes ses forces pour rejoindre son petit ami, faisant fi de l'interdiction qu'on avait posée sur lui, porté par la passion, le manque et la tristesse. Il en avait marre d'être loin de lui, de ne pas savoir comment est-ce qu'il allait, de ne rien savoir comme s'ils ne partageaient plus la même réalité.

Il fit un pas dans la poussière, le regard figé sur le lointain. Comme on était au milieu de l'hiver, il faisait déjà presque nuit et le froid changeait son souffle lent en buée devant sa bouche. Comme c'était un endroit proche de banlieues résidentielles un peu éloignées de la ville, il n'y avait personne aux alentours à ce moment. Seulement lui et le silence, et la pulsion trop violente pour être refrénée qui le poussa à faire un autre pas pour se rapprocher encore de son ami d'enfance.

Il allait le faire, il allait le rejoindre, maintenant. Alors il fit un autre pas, plus long, préparant son accélération pour se mettre à courir, quand une voix le stoppa dans son mouvement.

"Oikawa !"

Ses yeux s'écarquillèrent et son souffle se bloqua un instant dans sa gorge sous la surprise. Cette voix, il l'aurait reconnue entre mille. Il tourna lentement la tête pour découvrir la silhouette d'Hajime sortant du konbini. Son cœur rata un battement et il sentit les larmes lui monter aux yeux. Des larmes parce qu'il était soulagé, des larmes parce qu'il se sentait infiniment heureux de l'avoir là, devant lui ; mais juste de toute petites larmes qui humidifièrent ses yeux sans jamais caresser ses joues.

"I... Iwa-chan..."

Porté par l'émotion, il laissa son sac tomber sur le sol et il ouvrit grand les bras pour y enfermer le brun et le serrer de toutes ses forces. Comme c'était bon de le sentir tout contre lui, de respirer son odeur et d'entendre sa respiration. Comme il était doux de le retrouver après ces jours de terreur. Comme il se sentait soulagé, comme ça.

"Iwa-chan... tu m'a tellement manqué !"

Il le libéra, colla ses mains sur ses joues et les toucha comme pour s'assurer qu'il était vraiment bien là, devant lui. Il le regarda avec la plus grande attention pour s'imprégner des traits de son visage, et puis d'un coup, il joignit avec force leurs lèvres. Une force qui découlait de son besoin de retrouver les sensations qui le grisaient, dans une tentative de se rassurer dans ce contexte délicat de leurs retrouvailles.

Iwaizumi le laissa d'abord faire, parce que lui aussi avait besoin de le sentir. Sa chaleur, sa peau, sa bouche, et tout son être. Puis, doucement, il le força à briser le baiser et il planta son regard dans le sien. Un regard sérieux, légèrement empreint d'un certain empressement.

"Ecoute-moi, Oikawa. Je n'ai pas beaucoup de temps."

Le châtain grimaça. Il avait déjà entendu ça... Et ça ne laissait rien présager qui lui plairait...

"J'ai dis à mes parents que j'avais besoin d'aller acheter quelque chose au konbini pour pouvoir sortir, mais ils ne m'ont laissé que 10 minutes. Ils ne me lâchent plus d'une semelle, et ils m'empêchent même d'aller au lycée, parce que t'y verrais... C'est l'horreur chez moi."

Alors finalement, Tooru avait eu raison d'envisager cette possibilité... Mais comment pouvaient-ils aller jusque là juste pour briser le bonheur de leur fils ?!

"Ils ne veulent plus qu'on se voient. Ils... veulent qu'on quitte Miyagi."

Le choc de cette annonce fut si brutal que le passeur de Seijoh en eu le souffle coupé pendant une seconde. Ses pupilles se rétractèrent d'un coup sous la stupeur, et il aurait juré que son cœur avait raté un battement ou deux. Il avait le regard rivé sur Iwaizumi qui le regardait aussi droit dans les yeux, les traits tirés par un mélange de colère et de détresse, et la mâchoire serrée. Ils se fixèrent un moment qui sembla être une éternité alors qu'autour d'eux, le temps semblait s'être arrêté et que le monde entier retenait son souffle.

"Qu... qu'est-ce que tu as dis.. ? ", Articula finalement le châtain, la bouche sèche et en hachant chaque syllabe.

Hajime savait que l'autre avait très bien compris, aussi il ne se força pas à répéter. Le dire une fois lui avait déjà suffisamment coûté, et il avait eu l'impression que chaque mot lui coupait la bouche comme un couteau aiguisé.

"Ils disent que c'est pour mon bien. Ils disent que je me porterais mieux si je ne te voyais plus. Ils disent... que tu es une nuisance pour mon avenir."

Il avait parlé avec le calme d'une personne qui retient sa colère, articulant clairement, un peu comme s'il ne croyait tellement pas ce qu'il disait lui-même qu'il exagérait, pour se moquer de ces choses que ses parents lui avaient dites.

Quand ils lui avaient annoncé qu'ils avaient décidé de quitter la région pour l'éloigner de Tooru, il n'avait pas voulu y croire. Il avait eu l'impression d'être devenu le protagoniste d'un de ces romans à l'eau de rose pleins de relations amoureuses tortueuses.

En y pensant toute la nuit, incapable de trouver le sommeil, il s'était dit pour se rassurer que ses parents avaient sans doute décidé ça sur le coup, parce qu'ils avaient été surpris de découvrir que leur fils sortait avec un garçon, que c'était nouveau pour eux, et que peut-être ça leur avait fait un peu peur. Il avait pensé qu'après quelques jours, une fois qu'ils auraient eu le temps d'assimiler, ce projet de déménagement disparaîtrait et qu'on n'en reparlerait plus.

Mais en se levant ce matin, il avait trouvé son père plongé dans la lecture de la revue d'une agence immobilière et il avait prit peur. C'est pourquoi il avait décidé de venir à la rencontre d'Oikawa, prédisant à peu près l'heure à laquelle il passerait pour rentrer chez lui, prétextant avoir une course à faire pour pouvoir sortir.

Il avait ressentit le besoin de lui en parler, mais maintenant, face à l'expression sur le visage de son ami, il n'était plus très sûr que ce fut la meilleure idée.

Tooru semblait horrifié, tétanisé. Tous ses muscles semblaient crispés et il recherchait clairement le contact visuel, ses prunelles reflétant toute sa détresse, dans l'attente qu'il lui dise que ce n'était qu'une blague, sans doute.

Ah, si seulement ça avait pu n'être qu'une simple blague...

"I... Iwa-chan... tu ne peux pas les laisser faire ça !", s'écria le passeur si soudainement que son vis-à-vis en tressaillit, "Ils n'ont pas le droit ! Tu dois refuser ! "

"Tu crois vraiment que j'ai mon mot à dire ? ", Soupira le brun

"M-mais... "

C'était le genre de situation où, en temps normal, l'Ace aurait sans doute frappé son capitaine en le traitant d'idiot et en lui ordonnant d'arrêter de se comporter comme un gamin capricieux. Mais là, en l'occurrence, il ne se sentait pas de le faire. Parce qu'il comprenait, et que lui aussi ressentait la même chose. Il n'avait pas envie de partir, et il voudrait se dresser contre ses parents, mais il savait que face à eux, il n'avait aucune chance.

"Mon père a déjà commencé à chercher une maison sur Kyoto...", Continua-t-il, déviant légèrement la conversation.

"Kyoto ?" Répéta Oikawa, "Mais c'est loin !"

"Ouais, c'est l'idée... Ils veulent nous séparer", Souffla le spiker d'un ton amer.

Un silence pesa quelques secondes durant lesquelles le châtain assimilait tout ce qu'il venait d'apprendre, sans pour autant l'accepter. Son cerveau était en ébullition et le sang battait fort à ses tempes. Il ne comprenait pas la décision des parents d'Iwaizumi. Pourquoi décider une telle chose ? Pourquoi aussi vite, aussi tôt ? Avaient-ils au moins essayé de discuter avec leur fils ? D'écouter ce qu'il avait à dire ? De le comprendre ? Il était prêt à parier que non, et c'était sans doute ce qui l'enrageait le plus.

"Essaye de leur parler."

"J'ai déjà essayé, qu'est-ce que tu crois ! Mais mes parents sont tellement à cheval sur l'étiquette... Ils se préoccupent plus de leur image que de n'importe quoi... Alors si on venait à apprendre que leur fils est homosexuel... Ils ont peur du scandale."

"Tch ! C'est ridicule."

"J'te l'fais pas dire."

Ils baissèrent tous les deux la tête. La pesanteur de la situation était devenue si forte qu'ils ne parvenaient même plus à se regarder dans les yeux.

"Tu penses qu'ils seront vraiment capables de... déménager ?", Demanda Oikawa d'une voix faible.

"J'en sais trop rien."

A vrai dire, il n'avait pas vraiment réfléchi à ça. Il n'avait cherché qu'à se rassurer, et il n'avait pas osé y penser trop sérieusement, de peur que la conclusion à laquelle il arrive ne soit trop difficile à accepter.

"Je ne veux pas qu'Iwa-chan s'en aille..."

Iwaizumi pinça sa lèvre inférieure entre ses dents. Il ressentait toute la tristesse et l'inquiétude que transmettait son homologue dans ses mots qui s'ajoutaient au poids qui menaçait déjà de le faire ployer. La situation était compliquée. Bien trop compliquée pour qu'un simple lycéen qui n'avait jamais connu une telle crise ne puisse la gérer correctement. Il se sentait totalement déboussolé et ne savait plus quoi faire. Il avait peur aussi. Il avait juste envie que tout s'arrête.

"Alors c'est comme ça que tu fais les courses, Hajime ?!"

La voix grave et vibrante de colère fit sursauter les deux adolescents qui tournèrent la tête comme un même homme vers la haute stature qui approchait d'eux d'un pas rapide et déterminé. Le visage du spiker se décomposa et il recula d'un pas.

"P-papa !"

La scène qui se déroula à partir de là se passa très vite. En arrivant au niveau de son fils, l'homme leva le bras et envoya avec force sa main rencontrer la joue de son enfant. Tooru sursauta, sous le choc. Hajime serra la mâchoire, son visage rougissant déjà là où il avait été frappé. Ça faisait mal, mais ce n'était pas la chose la plus douloureuse à cet instant pour lui...

"Tu pensais vraiment que tu pourrais le voir en cachette !?", Hurlait son père, visiblement fou de rage.

"Attendez ! ", S'écria soudain Oikawa en faisant un pas devant Iwaizumi pour s'interposer et le protéger, "Iwa-chan n'y est pour rien ! Je passais pour rentrer et comme je l'ai vu aller faire des courses, je l'ai retenu. Je suis désolé."

Il s'inclina vivement, les poings crispés, tremblant de peur et de colère. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait osé frapper Hajime. Il ne voulait pas qu'il lui fasse encore du mal. Surtout pas. L'homme le toisa avec méchanceté avant de faire claquer sa langue contre son palet.

"Tu m'dégoûte", Cingla-t-il comme un coup de poignard, "Trouve-toi un autre gars pour te faire enculer, sale pervers, et laisse mon fils en dehors de tes pratiques répugnantes."

"Ne lui parle pas comme ça !", Rugit le maillot 4, plein de fureur.

"Toi tu la ferme ! Et tu rentre à la maison tout de suite, on a des choses à se dire.", Il saisit le poignet de son fils avec force et le tira derrière lui. L'adolescent tenta de résister un moment, appelant le nom d'Oikawa, mais il finit par abandonner.

Trop choqué pour bouger, le châtain avant toujours le dos courbé et le regard figé sur le sol à ses pieds. Les mots de l'adulte résonnaient en boucle dans son esprit comme les gonds d'une cloche infernale rebondissant et se répercutant contre son crâne. Il avait la gorge nouée mais était incapable de pleurer. Il était dégoûté, il avait honte.

Aïe... quelle était cette douleur qui lui broyait le cœur.. ?

Lorsque la porte claqua derrière le père et le fils Iwaizumi, ce dernier se retrouva jeté contre un mur du couloir. Son dos le heurta fortement et il eut un hoquet de surprise et de douleur mêlés. Il leva un regard de défi vers son géniteur qui le gifla une nouvelle fois en retour.

"Ça t'amuses, Hajime !?"

Sa voix forte et chargée de haine résonnait dans le domicile, faisant trembler la maison même jusque dans ses fondations. Il attrapa l'adolescent par sa veste pour le forcer à affronter la colère dans son regard. Le brun avait la tête basse et se laissait faire comme un pantin désarticulé. Que cela cesse, pitié que ça s'arrête. Il serra les dents pour se retenir de pleurer.

"Regarde moi Hajime, et dis moi si ça t'amuse de déshonorer ainsi notre famille ! "

"Aimer... n'a rien de déshonorant", Répondit le garçon dans une seconde tentative de défi.

"Si, aimer de cette manière n'a rien de glorifiant. Je ne comprends même pas comment c'est possible. C'est répugnant, immonde, totalement contre-nature !"

Comment... Mais comment pouvait-il tenir de tels propos ? A son propre fils qui plus est... C'était lui qui était immonde. Son esprit si étriqué ne lui permettait pas de comprendre que n'importe quel amour était beau, peu importe son originalité, et il en allait jusqu'à dire ces choses horribles juste parce qu'il ne voulait pas considérer la possibilité que son amour pour Tooru était tout ce qu'il y avait de plus normal.

C'était si horrible, si cruel que s'en était presque risible.

"Tu n'a pas l'air de vouloir abandonner...", Commença l'adulte.

"Non. Jamais."

Son père relâcha sa veste et Iwaizumi s'appuya à nouveau contre le mur pour éviter que ses jambes devenues cotonneuses ne lâchent sous son poids.

"Très bien. Dans ce cas je ferrai définitivement en sorte que vous ne vous voyiez plus jamais, Oikawa-kun et toi."


Preview du chapitre 4 -

"Tooru, tu ne te sens pas bien ?"

"Dis... est-ce que ça va ?"

"Iwaizumi-san, je ne m'attendais pas à te voir à une heure pareille !"

"Je renoncerai à Iwa-chan ! J'arrêterai de l'aimer"

"Lâche-moi ! "

"Ça ira Tooru"


J'ai dis à Emma (mon amie chez qui je poste) que je mettrai le chapitre 4 demain pour lui faire plaisir alors... à demain !