Hey hey heeey !
Vous ne devinerez jamais d'où je poste ce chapitre ! De mon ordinateur ! OUI mon grand-père m'a acheté un pc (gloire à lui), je suis enfin débarrassée des galères pour poster ! Vous imaginez pas comme ça me soulage.
Enfin bref. Voilà le chapitre 5 ! Il est pas mal court parce que c'est un chapitre "charnière", mais ne vous inquiétez pas car je publierai la suite avant la fin de la semaine (comme je faisais tellement attendre jusqu'à maintenant avec mes problèmes d'ordi, c'est la moindre des choses)
Voilà voilà. Bah il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture !
CHAPITRE 5 : "I turn to the sky wondering where you are, I wonder if we look upon the same star"
Il fallait qu'il y aille, mais bon sang que c'était dur. Il ne trouvait pas la force. Il fallait qu'il fasse encore un pas en avant, et un autre, et encore un. Qu'il force ses jambes à avancer pour le porter jusqu'au lycée. Il avait déjà manqué trop de journées de classe, trop de journées de club, il ne pouvait s'en permettre une de plus. Et ce même s'il se sentait comme s'il pourrait mourir d'une seconde à l'autre.
Il faisait beau ce matin-là, l'après lendemain du départ d'Iwaizumi. Le ciel était tellement bleu et le soleil si brillant, accablant encore davantage le châtain. C'était fatiguant. Horriblement arasant pour lui qui manquait déjà cruellement de repos. Il se tenait devant le portail de Seijoh, immobile sans oser le dépasser. Les élèves qui passaient le regardaient bizarrement, et même ses plus grandes admiratrices n'osaient venir lui adresser la parole. Sa mine sombre faisait comprendre qu'il valait bien mieux le laisser seul.
De toute façon, rien de ce qui l'entourait n'avait d'importance pour lui à cet instant. Il était trop concentré pour y prêter attention. Si seulement il avait pu éviter l'école pour toujours... C'était la première fois qu'il avait si peur d'y aller. Une peur panique qui lui écrasait le ventre et lui serrait la gorge.
Le lycée sans Iwa-chan. Le club sans Iwa-chan. La vie sans Iwa-chan. Ça le terrifiait. Mais il ne pouvait pas fuir éternellement. Il était en troisième année, il devait étudier pour les examens d'entrée à l'université, et en tant que capitaine de l'équipe de volley, il devait se plier à ses responsabilités. Aujourd'hui, il allait devoir annoncer à l'équipe le départ définitif de leur Ace. A moins qu'ils ne soient déjà au courant... Oh il l'espérait. Cela le soulagerait vraiment de ne pas avoir à leur dire.
"Oikawa.. ? Oikawa !"
Il tourna la tête. Hanamaki et Matsukawa se tenaient près de lui. Il leur offrit un maigre sourire. Il se dit qu'il se devait de faire bonne figure. C'était son devoir. Il devait être fort devant eux.
"Salut les gars. Désolé d'avoir été absent si longtemps."
Les deux garçons échangèrent un regard avant de regarder de nouveau leur passeur avec une mine sombre.
"C'est rien", Assura Issei, "Ça a pas dû être facile pour toi."
Comme le châtain arqua un sourcil d'un air curieux, Takahiro précisa : "Le coach nous a dit pour Iwaizumi. La nouvelle a été dure à avaler pour tout le monde."
Ah, alors ils savaient. Parfait. Il pinça les lèvres pour les empêcher de trembler et il essaya un autre sourire pour ne pas montrer à quel point il avait envie de fondre en larmes.
"Ouais, je ne m'y attendais pas...", Sa voix tremblait légèrement, "Il va falloir qu'on revoit l'organisation de l'équipe, hein.."
"Ouais, je suppose..", Répondit Matsukawa.
Oikawa savait que pour eux deux aussi, c'était particulièrement difficile. Parce qu'ils avaient passés toutes leurs années de lycée à jouer au volley ensemble, et qu'ils avaient fini par devenir des amis proches. Sans compter qu'aucun d'eux n'avaient pu lui dire au revoir.
"Ecoute, Oikawa...", Reprit le brun, "Surtout, te force pas à venir au club si tu le sens pas, ok ? On se doute que t'auras besoin d'un petit peu de temps..."
Tooru hocha la tête. Il se demanda ce qu'ils savaient exactement de tout ce qui était arrivé ces derniers jours. Ils parlaient comme si Iwaizumi était mort ou un truc comme ça... Sûrement qu'ils étaient au courant qu'il avait dû partir dans un contexte difficile, mais probablement rien de plus. Les parents de leur ancien Ace n'auraient jamais prévenu l'administration du lycée des détails...
Cependant, il était au moins reconnaissant envers ses amis d'être aussi empathiques et de comprendre que pour lui plus que pour n'importe qui, le volley ne serait plus pareil, et que ça provoquerait sans doute une baisse de performance chez lui... Non. Il ne devait pas se laisser aller ! Il avait travaillé dur pendant toutes ces années, avec Iwa-chan et les autres, et il ne pouvait pas tout gâcher maintenant.
"Merci les gars", Dit-il avec un petit sourire, "Ça va aller."
"Présente-toi je te pris."
"Je m'appelle Iwaizumi Hajime. J'étais au lycée Aoba Jousai dans la préfecture de Miyagi avant. Ravi de faire votre connaissance."
"Bien. Va t'asseoir au deuxième rang. Tu viendras me voir en salle des professeurs à la pause déjeuner pour que je te donne quelques informations."
"Oui."
Le brun descendit de l'estrade qui trônait sous le tableau et il avança entre les bureaux jusqu'à celui que son professeur lui avait désigné. Les autres élèves de sa nouvelle classe chuchotaient entre eux, parlant très certainement de lui, mais il n'y prêtait pas attention. Il s'assit, sortit ses affaires, et tenta de suivre la leçon qui avait déjà reprit.
Cela faisait maintenant trois jours qu'il avait emménagé à Kyoto avec ses parents, et il n'arrivait toujours pas à y croire. Tout était si différent ici, il avait l'impression d'avoir atterrit sur une autre planète — ou peut-être était-ce juste une impression qu'il avait parce qu'il avait perdu tous ses repaires. Le lycée était grand et labyrinthique et il avait du mal à s'y retrouver, mais les gens étaient plutôt accueillants et déjà quelques camarades de classe l'avaient invité à se joindre à eux pour déjeuner ou juste discuter pendant les intercours.
L'appartement où il vivait maintenant était petit, et c'était si bizarre pour lui qui avait toujours vécu dans une maison. Sa chambre était accolée à celle de ses parents, si bien qu'il les entendaient le soir, quand ils se disputaient et parlaient de lui et des derniers jours.
Devant lui cependant, ils faisaient comme si de rien était, comme si rien n'était jamais arrivé. Sa mère l'embrassait sur le front le matin en lui souriant, son père le taquinait — encore ce matin, il lui avait dit en riant qu'il se trouverait peut-être une fille mignonne dans sa classe. Et à chaque fois, Hajime avait envie de vomir. Il avait fini par détester ses parents tellement fort. Ils étaient si hypocrites, si faux et si horribles ! Il les haïssait.
Et puis il se demandait comment allait Tooru, s'il s'en sortait sans lui, s'il arrivait à garder la tête hors de l'eau ou s'il se laissait noyer, s'il pleurait, s'il avait reprit l'entraînement, s'il suivait ses cours, s'il mangeait et dormait bien. Ses parents ne lui avaient toujours pas rendu ni son téléphone, ni son ordinateur, et ils le surveillaient comme s'il était un criminel, alors il ne pouvait toujours pas le joindre.
Le pire dans tout ça ? Il ne connaissait pas son numéro de portable. Il avait d'une certaine façon toujours été enregistré dans ses contacts depuis qu'il avait eu son premier téléphone ; Il n'avait jamais pensé qu'il devrait faire l'effort de le retenir. Aujourd'hui il le regrettait. Si seulement il avait pu connaître ces quelques numéros, il aurait pu même emprunter le téléphone d'un inconnu dans la rue. Pour au moins lui dire qu'il allait bien, lui demander d'aller bien aussi, parce qu'il se faisait tellement de souci pour lui...
Le soir, après les cours, il rejoignit le gymnase. Il voulait s'inscrire au club de volley ; il se disait que ce serait au moins une chose agréable ici, de pouvoir continuer à pratiquer. Même si ce ne serait plus jamais avec sa vraie équipe. Il se demanda s'il leur manquait à tous... Eux en tout cas, ils lui manquaient. Les joueurs d'ici étaient sympas, mais ce n'était pas pareil.
L'équipe d'ici était plutôt bonne. Pas particulièrement forte, mais loin d'être mauvaise, et ses joueurs l'avaient vite accepté parmi eux, ravis d'avoir un élément si doué dans leurs rangs. Cependant, l'As actuel ne comptait pas lui laisser sa place. Mais il s'en foutait.
"Eh, Iwaizumi !", L'interpela un équipier à la fin d'un entraînement.
"Oui ?"
"Tu es drôlement doué ! On n'a jamais joué contre Seijoh mais on a beaucoup entendu parler d'eux. S'ils sont tous aussi forts que toi, on aura plutôt intérêt à faire gaffe si jamais on les affronte !"
"Ah, ouais...", Murmura-t-il en baissant la tête, "Ils sont forts. On est forts..."
Son équipier fronça les sourcils. Pourquoi dire 'on' ? Il n'était plus dans cette équipe maintenant. Il jouait avec eux, "Au fait", continua-t-il, "Comment ça se fait que t'es venu ici ? Tes parents ont été mutés pour le travail ou un truc comme ça ?"
Le brun ne répondit pas tout de suite. Si seulement cela avait été pour quelque chose de si trivial qu'il avait dû quitter tout ce qu'il aimait, peut-être que ça aurait été un tout petit peu moins dur...
"Ouais, quelque chose comme ça...", Finit-il par souffler avec un sourire amer. Et comme il avait fini de se changer, il jeta son sac par dessus son épaule et il quitta la salle du club sans rien ajouter de plus. Ses nouveaux équipiers échangèrent un regard. Décidemment, il avait l'air plutôt solitaire, leur nouveau joueur.
Iwaizumi n'en avait pas envie, mais il allait maintenant devoir s'adapter à sa nouvelle vie. Il se dit qu'il devait terminer le lycée et réussir l'examen d'entrée à l'université. Une fois qu'il y serait, il ne serait plus sous la tutelle de ses parents, il serait libre et il pourrait retrouver Oikawa. Et ils pourraient reprendre leur histoire et ne plus jamais se séparer. Il fallait qu'il reste fort encore quelques mois. Juste quelques mois de plus...
Cependant, il se rendit vite compte qu'il ne pourrait pas simplement accepter d'attendre...
Preview du chapitre 6 -
"il ne veut accepter l'aide de personne"
"faisons un bon match !"
"Il a ouvert les yeux !"
"Tu ne participeras plus à aucun match"
"Tu devrais sourire plus !"
"Est-ce que je suis vraiment un être répugnant... ?"
"Je suis tellement, tellement désolée..."
Et voilà ! Ouais, je vous avais dis qu'il était hyper court... désolée. Mais pour ma défense, le prochain est long (+ de 5000 mots).
Bref, j'espère que ça vous a plu.
A très vite !
