Hey hey heeey !

Désolée pour le temps qu'a prit ce chapitre pour arriver ! Le truc c'est que je voulais absolument finir le chapitre 8 avant de poster celui-là, et que j'ai eu vraiment beaucoup de mal à écrire le chapitre 8. Et voilà comment un mois s'est écoulé... encore désolée !

Enfin bref ! Ce chapitre est un chapitre que j'aime vraiment beaucoup, alors j'espère que vous l'aimerez aussi.

Comme d'habitude, je vous remercie du fond du coeur de suivre cette fiction, et merci particulièrement aux personnes qui laissent des reviews. Vous êtes les meilleurs, et avoir vos avis est la meilleur des motivations ! o/

Sur ce, bonne lecture !

PS : il y a cette chanson que j'ai découverte y'a quelques semaines et j'ai été trop choquée de voir à quel point elle est faite pour cette fic ! Genre c'est un truc de fou, les paroles collent tellement ! que ce soit par rapport aux chapitres déjà en ligne ou ceux à venir. C'est Sinners de Lauren Aquilina et juste... ECOUTEZ LA ! Je peux pas l'écouter sans penser à cette fic haha ! Et du coup elle m'émeu encore plus x)

PS2 : ce chapitre contient un peu de smut mais c'est très court et peu détaillé. Malgré tout, si vous ne voulez vraiment pas le lire, je l'ai encadré avec des lines de séparation pour que vous puissiez le repérer et le sauter.


CHAPITRE 7 : "Cause we're young and we're reckless, we'll take this way too far. It'll leave you breathless, or with a nasty scar."

"Tu es sûr que tu ne veux pas rester dormir ici ?", Demanda Tomoe pour la quatrième fois au moins alors qu'elle regardait son frère ajuster l'anse de son sac sur son épaule.

Tooru hocha la tête, "Certain.", il se tourna vers elle pour lui offrir un maigre sourire qu'elle lui rendit.

"Ok.", dit-elle doucement, "mais appelle-moi en arrivant d'accord ?"

Il hocha la tête et après avoir salué son beau-frère, son neveu et sa sœur, il quitta l'immeuble. La nuit était tombée dehors et l'air était froid. Il rentra la tête dans les épaules pour protéger son cou du vent et descendit rapidement la rue. L'appartement de sa sœur était à une dizaine de minutes à pieds de chez lui et il fit le chemin en essayant de ne pas trop penser.

Plus tôt, il était resté un long moment blottit dans les bras protecteurs de son aînée et cela lui avait rappelé des souvenirs de lorsqu'il était plus jeune et qu'elle était toujours celle qui le réconfortait lorsqu'il était triste. Elle avait toujours eu la fibre maternelle et sa présence avait toujours eu un effet apaisant sur lui.

Après ça, ils avaient regardé la télévision et quand Takeru était rentré avec son père, il était allé jouer au volley avec lui dans le parc au pied de l'immeuble. Il avait pu se vider la tête et oublier pour un moment. Ça lui avait fait du bien.

Il s'engagea dans la rue qu'il habitait, marchant d'un pas lent, éclairé par les réverbères. La lumière jaune et froide qu'ils projetaient sur lui le rendait encore plus morose qu'il ne l'était déjà. Il était entouré par un profond silence. Le quartier était plutôt tranquille alors à partir d'une certaine heure, plus même une seule voiture ne passait, le laissant seul avec le son de ses chaussures contre le goudron comme seule compagnie.

Il avait les mains au fond de ses poches et le cou rentré dans son écharpe, essayant d'échapper au vent froid qui lui fouettait le visage. Il avait froid, il aurait tellement aimé se réchauffer dans une étreinte... L'hiver n'était pas vraiment sa saison préférée, d'autant plus qu'il n'avait pas neigé cette année et que les beaux paysages enneigés étaient tout ce qui apportait un tant soit peu de charme à cette saison.

Il était perdu dans ses pensées et ne fit ainsi pas vraiment attention aux bruits de pas derrière lui. La personne qui marchait derrière son dos était encore à plusieurs mètres de lui alors le son lui parvenait à peine. Mais rapidement, le martèlement de chaussures s'accéléra, comme si la personne courait, et finalement l'adolescent l'entendit. Par réflexe il voulut tourner la tête pour voir, mais il eut à peine le temps de tordre le cou que déjà un poids lui tomba dessus, manquant de le faire trébucher.

Il ne comprit pas tout de suite et se surprit même à vaguement paniquer. Pourquoi cette personne s'était-elle jetée sur lui ? Pourquoi l'enlaçait-elle maintenant tellement fort qu'il peinait à respirer ?

"Qu-"

"Oikawa... ", une voix lui parvint, faible et étouffée car le visage de son agresseur était enfoui contre sa veste. Cependant, cette voix, il la reconnut. Elle avait déjà prononcé son nom tellement de fois qu'i l'aurait reconnue entre mille. L'inconnu le libéra en relevant la tête et il le regarda dans les yeux. Et son cœur rata un battement. Il se figea, incapable de dire un mot. C'était lui. Il était là, juste devant lui.

"Iwa-chan... ", souffla-t-il du bout des lèvres.

C'était bien lui, en chair et en os. Ses joues et le bout de son nez étaient rosis par le froid, ses yeux sombres le fixaient avec bonheur, ses lèvres étaient largement étirées par un sourire. Tooru sentit sa gorge se nouer et les larmes lui piquer les yeux. Il n'y croyait pas, il ne pouvait pas y croire. Comment est-ce que c'était possible ? Il ne pouvait pas être là. Il n'était pas censé être là. Il devrait être à Kyoto, à des kilomètres de lui. Et pourtant...

"Iwa...-chan... ", il se jeta sur lui, les bras grands ouverts, et il les referma autour de son cou pour l'enfermer contre son corps.

Iwaizumi enserra sa taille et coinça sa tête contre son cou alors que le châtain faisait de même, laissant ses larmes couler sans retenue et humidifier l'écharpe de son ami d'enfance. La vision d'Hajime était brouillée par ses larmes, alors il ferma les yeux. Ils restèrent ainsi pendant un long moment, éclairés par la lumière jaune et froide des lampadaires, mais soudain il n'avait plus l'air de faire si froid que ça...

Finalement, Oikawa fit un pas en arrière et il essuya ses larmes d'un revers de manche, plantant son regard larmoyant dans celui de l'autre adolescent, "Qu'est-ce que tu fais là ?", demanda-t-il d'une voix enrouée.

"J'ai fugué.", répondit le wing spiker sans la moindre hésitation, "J'ai fraudé le train pour venir jusqu'ici ", ajouta-t-il avec un léger sourire, "J'ai de la chance de ne pas avoir été contrôlé... "

Oikawa le regarda avec de grands yeux. Il n'en revenait pas, "Mais... pourquoi ? "

Hajime haussa un sourcil, comme étonné de sa question, "Bah, je voulais te revoir. "

Tooru sentit son cœur se serrer dans sa poitrine et une vague de bonheur le submerger. Il avait du mal à y croire, mais en même temps, il voulait tellement y croire. Iwa-chan avait fait tout ça pour lui. Il était partit de chez lui, avait prit illégalement un train jusqu'ici, avait probablement marché toute la longue route depuis la gare, juste pour pouvoir le revoir. Il avait encore envie de pleurer.

Iwaizumi leva une main jusqu'à sa tête pour se frotter l'arrière du crâne, "J'avoue que j'ai pas vraiment réfléchi, c'était une décision prise sur un coup de tête... mais... j'y arrivais plus. Être loin de toi, sans aucun moyen de te contacter, c'était plus possible. "

"Iwa-chan... ", le châtain pouffa, "Il faut vraiment que tu apprennes à utiliser ta tête"

"Oi ! ", le plus jeune fronça les sourcils, mais avant qu'il n'ait le temps de se mettre en colère, le passeur avait déjà prit sa main dans la sienne, "On devrait y aller. ", dit-il en le tirant derrière lui.

"Où ça ? "

"Chez ma sœur. Tu ne peux pas venir chez moi, mes parents trouveraient un moyen de prévenir les tiens que tu es là. Mais Tomoe acceptera de nous cacher. "

"Nous ? ", répéta le brun.

Tooru hocha la tête et il raffermit sa prise sur la main de son petit ami, "Maintenant que je t'ai retrouvé, je ne te laisserai plus jamais t'éloigner à nouveau. "

Hajime sourit et serra la main du capitaine. Lui non plus ne voulait plus jamais se laisser emmener loin de lui. Ils firent le chemin jusqu'à l'appartement de l'aînée Oikawa presque en courant, pressés de se retrouver à l'abri et au chaud. En arrivant devant la porte, le châtain ne prit même pas la peine de frapper, il entra directement en appelant sa sœur. Cette dernière apparut dans le couloir en moins d'une seconde, les yeux grands ouverts.

"Tooru ? ", elle remarqua qu'il n'était pas seul, "Hajime-kun ? ", elle retourna son regard sur son frère, ses yeux réclamant silencieusement une explication.

"Il est revenu ! ", s'exclama le cadet, un large sourire décorant son visage, "Je rentrais à la maison, et je l'ai croisé ! Il a fugué et il est revenu ! Mais on ne peut pas rentrer, papa et maman ne seraient pas d'accord pour qu'il reste. Alors est-ce qu'on peut rester ici ? S'il te plait !"

Tomoe ne comprenait pas vraiment tout à la situation, mais ce qu'elle savait, c'est que le frère qu'elle avait devant les yeux n'était plus du tout le même que celui qu'elle avait quitté tout à l'heure. Celui-là était celui qu'elle avait toujours connu. Les yeux pétillants, le sourire aux lèvres, la voix vive et enjouée. Son petit frère était revenu, et c'était tout ce qui comptait pour elle à ce moment.

"Oui bien sûr ! Entrez, ne restez pas là, vous devez mourir de froid ! ", les invita-t-elle joyeusement, et les deux garçons s'exécutèrent après avoir quitté leurs chaussures, " Vous pouvez aller vous laver pour vous réchauffer le temps que je finisse de préparer le repas."

A ce moment, Takeru apparut dans le couloir, affublé d'un tablier bien trop grand pour lui, et un large sourire apparut sur son visage, "Iwaizumi-niisan ! "

Takeru avait toujours adoré Iwaizumi. Il l'admirait parce qu'il était fort, et qu'il arrivait à supporter son oncle entre autres choses. Hajime appréciait aussi beaucoup le petit neveu de son ami d'enfance, alors il lui rendit son sourire en lui adressant un petit geste de la main, "Hey caïd"

Une seconde plus tard, c'était le mari de Tomoe qui faisait irruption dans le couloir, "Iwaizumi-kun ? ", il avait les sourcils froncés, vraisemblablement étonné de le voir ici alors qu'il savait pour son déménagement et tout ce qui allait avec.

"Bonsoir", l'adolescent inclina la tête.

"Allez vous mettre à l'aise les garçons, on va bientôt dîner", ordonna la sœur aînée, "Tu viens Takeru ?"

" Oui ! ", le garçon s'engouffra dans la cuisine avec sa mère, et son père les suivit. Les deux adolescents se retrouvèrent seuls dans le couloir. Tooru lança un regard à Hajime qui lui sourit doucement. Il sourit à son tour et prit sa main dans la sienne avec douceur pour l'entraîner à sa suite. Il passa par la chambre de Takeru pour récupérer une autre paire de vêtement qu'il gardait ici au cas où et il les tendit à son petit ami, "Va te laver en premier, j'irai après toi", lui dit-il gentiment.

Iwaizumi prit les vêtements en hochant la tête, "Ok.", et il quitta la pièce pour s'enfermer dans la salle de bain. Oikawa soupira. Il y a quelques temps, il aurait sans doute supplié le brun pour qu'ils se lavent ensemble mais là, même si ce n'était pas forcément l'envie qui manquait, il s'était dit qu'il ne pouvait pas.

En attendant, il passa dans la chambre de sa sœur pour récupérer les deux futons de secours dans le placard et il les déroula dans le bureau.

"Où est Iwaizumi-niisan ? ", Demanda brusquement une voix dans son dos qui le fit sursauter. Il tourna la tête pour trouver son neveu dans l'entrée de la pièce.

"Iwa-chan est dans la salle de bain. Vous avez déjà fini de cuisiner ? "

L'enfant fit non de la tête, "Papa m'a fait sortir de la cuisine parce qu'il a dit qu'il devait parler à maman. "

Tooru fronça les sourcils. S'il avait voulu lui parler en privé maintenant, cela avait forcément à voir avec leur présence ici. Il sortit du bureau et s'arrêta devant la porte fermée de la cuisine d'où il entendait venir des voix étouffées.

"Ecoute, c'est juste l'histoire d'une nuit ou deux.", disait sa sœur d'un ton fatigué.

"Tomoe, le problème n'est pas qu'ils soient là. Au contraire, ça ne me dérange pas le moins du monde. Le problème c'est qu'Iwaizumi-kun a fait une fugue, ok ? Ses parents ont sûrement dû déjà remarquer qu'il était parti, et ils vont très probablement faire appel à la police pour le retrouver. Et qu'est-ce qui se passera si on découvre qu'on l'a caché ? "

"Mais je ne peux pas mettre mon propre frère dehors enfin ! Ils ont besoin d'un endroit où rester. On trouvera une solution, j'te l'promet. Alors s'il te plaît."

Il y eut un instant de silence où Tooru retenait presque son souffle, avant qu'un lourd soupire ne résonne, "Ok. Je te fais confiance."

Un autre soupire, de soulagement cette fois, "Merci."

Le châtain soupira aussi, tout aussi soulagé que sa sœur, mais aussi préoccupé. Après tout, son mari avait raison. Ses parents allaient le chercher, ils ne pourraient pas rester ici. Ce n'était pas encore fini, c'était encore loin de l'être. Ils allaient encore avoir à faire à beaucoup de choses. Mais cette fois, ils ne se laisseraient pas faire. Tout plutôt qu'être de nouveau séparés.

"Est-ce que Iwaizumi-niisan est un hors-la-loi ? ", demanda Takeru qui avait suivit son oncle avec curiosité.

Le passeur gloussa, "Ouais, probablement quelque chose comme ça."

Quelques instants plus tard, Hajime sortit de la salle de bain et pendant que Tooru y allait à son tour, il se fit traîner par Takeru dans sa chambre, parce que le plus jeune voulait le défier au bras de fer en vantant qu'il s'était entraîné et qu'il avait vaincu plein de garçons à l'école.

Le garçon se lava rapidement et quand il sortit de la salle d'eau, il trouva son petit ami et son neveu en train de dresser la table en discutant joyeusement avec sa sœur. C'était presque comme si tout était normal de nouveau. Comme s'ils avaient retrouvé leur routine tranquille, confortable, où ils n'avaient à s'inquiéter de rien d'autre que devenir plus fort au volley et chercher une université. Des choses qui semblaient à cet instant bien dérisoires. Ils dînèrent également dans une certaine bonne humeur, puis vint le moment d'aller se coucher. Assez tôt, car ils étaient épuisés de toutes leurs émotions. Tomoe insista pour qu'ils aillent se reposer sans aider à débarrasser ou à faire la vaisselle, alors ils rejoignirent le bureau qui leur servirait de chambre pour cette nuit.

Seule la petite lumière d'appoint posée sur le bureau était allumée, diffusant une lumière tamisée dans la pièce. Au travers de la porte fermée, ils entendaient les bruits de la vaisselle qui s'entrechoque dans l'évier, des discutions des deux adultes de la maison, de la télévision que Takeru regardait. Mais tous ces sons leurs parvenait faiblement, étouffés, et leur chambre était plutôt silencieuse. Les deux garçons étaient blottis l'un contre l'autre dans un seul futon –à se demander pourquoi Tooru en avait sortit deux– et aucun d'eux ne parlait. La tête du châtain était blottie contre le torse d'Hajime qui avait enroulé un bras autour de sa taille pour le maintenir contre son corps. De son autre main, il caressait doucement le bras que le passeur avait laissé barrer son ventre, glissant lentement ses doigts contre la peau frémissante.

"Dis, Iwa-chan", Oikawa commença finalement, "Comment c'est, Kyoto ?"

"Horrible.", répondit le plus vieux du tac-au-tac, avant de préciser, "Enfin, l'endroit en lui-même est plutôt joli à vrai dire. Mais je ne me sens pas à ma place. Surtout au lycée. Pas mal de filles me collent... Il parait qu'elles me trouvent ténébreux."

Tooru fit la moue, "Aucune fille n'a le droit de s'approcher d'Iwa-chan."

"Oi", le brun pouffa, "Qu'est-ce que je devrais dire moi, avec tout ton fan-club !"

"... c'est pas pareil. ", le passeur marmonna.

Le brun sourit simplement avant de continuer, "Les gars de l'équipe de volley sont sympas. Mais... je sais pas. J'arrive pas à m'intégrer. C'est... trop différent. C'est trop bizarre. Ça fait des années que je joue avec toi, avec Matsukawa, avec Hanamaki... j'aime notre équipe, je ne veux faire partie d'aucune autre."

Le capitaine esquissa un léger sourire amer, "Tu leur manque, tu sais..."

"Ils me manquent aussi."

"Kindaichi a pleuré quand il a apprit que tu ne reviendrais pas.", ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie pour détendre un peu l'atmosphère. En réalité, sans doute qu'ils avaient tous versé une larme. Et c'était lui qui avait le plus pleuré.

"J'espère que je pourrai tous les revoir. "

"Hm. Et chez toi, ça se passe comment ? "

"C'est le pire. Mes parents font comme si de rien était, comme si rien n'était jamais arrivé. Je supporte plus leurs sourires hypocrites, quand ils me souhaitent de passer une bonne journée, ou quand mon père me demande si j'ai croisé des filles mignonnes au lycée. Ils sont horribles. Je les déteste."

Oikawa hésita une poignée de secondes avant de répliquer doucement, "Ne dis pas ça, Iwa-chan... "

"Je le pense."

Il comprenait. C'était triste d'entendre quelqu'un dire qu'il haïssait ses parents, mais ceux d'Hajime lui avaient fait tant de mal. Ils leurs avaient fait tant de mal, que c'était compréhensible.

"Je déteste ma vie là-bas.", le wing spiker conclut avec fermeté, "Mais maintenant que je suis revenu, ça va aller."

Il glissa sa main le long du bras de son petit ami pour aller la glisser dans la sienne, mais il stoppa brusquement son geste lorsqu'il sentit quelque chose d'anormal sous la pulpe de ses doigts. Au niveau du poignet. Il se redressa brusquement, forçant Oikawa à faire de même, et il saisit brusquement son poignet pour l'examiner. Ses yeux s'élargirent d'effroi quand il vit les blessures dont certaines n'étaient pas encore cicatrisées, pleines de sang coagulé. Tooru détourna la tête sans rien dire en se mordant la lèvre inférieure.

Hajime leva les yeux vers lui. Son regard était plein d'effroi et de colère, "Qu'est-ce que tu as fais, Oikawa !? ", demanda-t-il d'une voix tremblante et vibrante, "C'est une blague j'espère !? Pourquoi t'as fait ça !?"

L'intéressé ne répondit pas tout de suite et faisait bien attention à ne pas croiser le regard de son petit ami. Finalement, il dit d'une voix basse et pleine de tristesse : "J'avais tellement mal quand tu es parti... c'était tellement dur d'être loin de toi... "

Il déglutit et prit une seconde pour se calmer et se retenir de pleurer en pensant à ces fois où il s'était enfermé dans la salle de bain pour mutiler ses poignets en pleurant des torrents de larmes parce qu'il était seul, parce qu'il avait peur, parce qu'il était perdu, parce qu'il était désespéré et que son cœur le faisait souffrir de la plus atroce manière qui soit.

"C'est la seule chose qui parvenait à me calmer un peu. Pendant quelques instants... "

Toute la souffrance et la tristesse qui émanaient de sa voix serrèrent le cœur d'Iwaizumi qui sentit immédiatement toute colère le quitter. Lui aussi avait eu tellement mal d'être séparé de lui. Et il se sentait coupable. Il avait l'impression que c'était sa faute, qu'il était celui qui, indirectement, lui avait causé ces blessures.

Doucement, il se rallongea et attira l'autre garçon dans sa position initiale aussi. Il prit sa main et la porta à ses lèvres. Et il déposa un baiser sur une des cicatrices. Tooru rougit violemment à ce geste, et un long frisson le traversa, mais il ne retira pas son bras. Il regarda avec une certaine fascination son ami d'enfance laisser des baisers sur chacune des blessures avec une douceur et une délicatesse infinies, les yeux fermés.

"Ne refais plus jamais ça", murmura-t-il contre sa peau.

Le châtain pinça les lèvres, "Alors ne me quitte plus jamais..."

Hajime rouvrit les yeux et leurs regards se croisèrent. Tous les deux avaient les yeux brillants de larmes. Cela faisait trop d'émotions, que ce soit ces deux dernières semaines, ou juste ce soir. Ils étaient épuisés, et l'on pleure toujours si facilement lorsque la fatigue nous accable.

"Je suis désolé", le capitaine amena sa main à la joue de son petit ami et il la caressa tendrement avec son pouce. Il approcha son visage et leurs lèvres se lièrent. Un baiser léger, d'une poignée de secondes à peine, avant qu'ils ne se regardent à nouveau, leurs yeux pleins de tristesse et de joie mêlés.

Iwaizumi attira le passeur dans un autre baiser.


Cette fois, leurs langues se rencontrèrent, leurs lèvres s'épousèrent avec passion, leurs deux corps étaient collés l'un contre l'autre, la chaleur de l'autre était réconfortante et incroyablement douce. Tooru brisa une seconde leur baiser, juste le temps de s'installer à califourchon sur le bassin du brun, avant de se pencher pour l'embrasser encore furieusement. Les mains de l'ancien Ace de Seijoh se posèrent contre ses hanches, faisant doucement remonter le t-shirt qu'il portait pour caresser sa peau brûlante.

C'était tellement chaud. Tout était brûlant. Leur baiser, leurs peaux, leurs souffles. Ils avaient eu tellement froid, perdus loin de l'autre dans l'hiver. Ils avaient eu si froid. Mais maintenant, ils étaient de nouveau bercés par cette douce chaleur d'être ensemble. Cela leur avait tellement manqué. Presque deux semaines sans se voir, sans se parler, et enfin ils étaient ensemble. C'était le sentiment le plus doux qu'ils aient jamais ressenti.

Les hanches de Tooru roulèrent désespérément contre le bassin d'Hajime alors qu'il laissait échapper un soupire de bien-être, les dents du brun mordillèrent ses lèvres en retour. Leurs mains se baladaient sur le corps de l'autre sans aucune retenue, leurs bas-ventres étaient tiraillés par un désir brûlant exacerbé par leur séparation.

Iwaizumi fit retirer son haut au châtain avant de le faire rouler sur le coté pour se retrouver au dessus de lui. Il se pencha sur son torse et sa bouche se posa sur sa clavicule droite. Il prit la peau entre ses dents et la mordilla un instant avant de l'aspirer entre ses lèvres pour la rougir. Le passeur ouvrit la bouche dans un gémissement muet, son souffle rendu court par leur baiser langoureux. Les bruits mouillés que produisait son petit ami en lui laissant un suçon le firent frémir de tout son être.

Hajime remonta dans son cou pour y laisser quelques baisers papillon, et jusqu'à son oreille contre laquelle il murmura : "Tu m'as tellement manqué... ", avant de redescendre ses baisers le long de sa mâchoire, de son cou, de son torse, jusqu'à son ventre que le passeur sentait se tordre de l'intérieur.

Il cambra le dos, désireux de plus, "Toi aussi... Iwa-chan... tu m'as manqué..."

Le wing spiker mordillait son bas ventre avant d'y déposer des baisers aussi légers que des caresses, et le contraste entre les deux était délicieux.

Tooru gémit doucement et ses mains empoignèrent les courts cheveux bruns de son ami d'enfance, "Iwa-chan... s'il te plaît... ", sa respiration était haletante et sa voix tremblait de luxure, le suppliant sans le dire clairement de lui faire l'amour jusqu'à ce qu'il en oublie son propre nom.

L'autre adolescent avait parfaitement comprit le message. Il ne fallut pas longtemps avant qu'ils ne se retrouvent tous les deux sans plus aucun vêtement. La sensation de leurs peaux se touchant sans les barrières de tissus était encore plus agréable. Elle était si vraie et tellement exaltante.

Iwaizumi contemplait le corps offert de son petit ami, sa poitrine qui se soulevait et s'abaissait à un rythme irrégulier, son visage rouge, sa bouche ouverte et ses yeux brillants, ses cheveux en pagaille. Il était magnifique. Cette vue lui avait tellement manquée. Il se pencha pour embrasser sa joue, puis ses lèvres. Il ne pouvait plus attendre. Il le voulait, maintenant. Pendant leur séparation, pas une fois il n'avait ressenti ce besoin intense, il avait eu bien d'autres choses auxquelles penser. Mais maintenant, il se rendait compte à quel point son corps lui avait manqué.

"On n'a pas de lubrifiant... ", fit-il remarquer cependant.

"Oh mon dieu Iwa-chan on s'en fiche, s'il te plaît, juste, prend-moi ! ", Oikawa haleta en lui lançant un regard frustré face auquel Iwa ne put réprimer un sourire amusé.

"Très bien. "

Le passeur grimaça de douleur quand l'Ace s'enfonça en lui, et il se mordit la lèvre pour se retenir de grogner. Son petit ami avait beau y aller avec autant de douceur possible, c'était désagréable.

"Est-ce que ça v-"

"Oui", coupa Tooru en prenant une grande inspiration, "S'il te plaît, dépêche-toi... "

Le brun rougit un peu et il sentit des papillons s'agiter au creux de son ventre. Ce ton tremblant et désireux pousserait au vice même le plus pieu des hommes. Il se pencha pour l'embrasser, "Ok". Il bougea, doucement, avec précaution. Une fois, deux fois, trois fois, accélérant sa cadence petit à petit. Il voulait vite trouver la zone sensible du châtain pour le faire se sentir bien lui aussi.

Il comprit qu'il l'avait trouvée quand un gémissement mixé à un hoquet de surprise échappa au passeur et qu'il cambra violemment son dos. Le brun sourit et il donna un autre coup au même endroit, recevant un autre glapissement. C'était là. Il prit soin de frapper ce point à chaque fois qu'il s'enfonçait en lui à un rythme de plus en plus rapide, encouragé par les soupires de bien-être que Tooru soufflait à chaque mouvement de bassin.

C'était tellement bon d'être de nouveau ensemble, de ressentir de nouveau ce bonheur immense, et ces sensations de plaisir que seul lui savait lui procurer. Lorsqu'il était avec Hajime, il se sentait complet, heureux, parfaitement épanoui. Il l'aimait tellement, et voulait passer sa vie entière à ses cotés. C'était tout ce qu'il demandait. Il n'avait qu'un souhait à cet instant précis : que le jour ne se lève jamais, et qu'ils puissent rester pour toujours dans cette pièce, l'un contre l'autre, sans personne pour chercher à les séparer.

Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il avait fait tout ce chemin pour le retrouver. Et pourtant, ce n'était pas un rêve. Il était bien là, il pouvait le toucher, le sentir contre lui. Il caressait son dos musclé et sa peau fiévreusement chaude était terriblement douce sous ses doigts. Il passait une main dans ses cheveux, cette tignasse sombre et désordonnée qui sentait le shampoing aux agrumes et dans laquelle il adorait mettre son nez. Il entendait son souffle court et ses gémissements à chaque fois qu'il poussait en lui. Oui, il était là, vraiment là. C'était la réalité. Une merveilleuse réalité.

A ce moment, il n'y avait qu'eux et ils étaient seuls au monde. Juste le son de leurs souffles erratiques qui se mêlaient à de profonds gémissements. Juste eux, ensemble, amoureux comme jamais. Les mains du capitaine harponnèrent les épaules noueuses d'Hajime et ses ongles se plantèrent dans sa peau alors qu'il accompagnait ses coups de bassin en roulant des hanches.

"Hajime...", Gémit-il alors que des larmes se mettaient à couler sur ses joues en abondance. Il enfouit son visage dans l'épaule du garçon qu'il aimait, ses bras enroulés autour de son cou, "S'il te plaît... ne me laisse plus... "

Encore quelques secondes et il atteignit le point culminant du plaisir. Ses muscles se détendirent et il se laissa retomber sur le futon, mais son souffle était toujours haletant, et les larmes ne s'arrêtaient pas de couler. Iwaizumi s'enfonça encore en lui trois ou quatre fois avant d'atteindre aussi l'orgasme, prenant soin de se retirer juste avant. Il se laissa tomber sur son ami d'enfance, pantelant et couvert de sueur.


Il le regarda, les yeux mi-clos. Il caressa sa joue du bout des doigts, avec une douceur infinie, et essuya doucement ses larmes qui étaient immédiatement remplacées par de nouvelles.

"Ne pleurs pas mon amour, je suis là. ", souffla-t-il, et il déposa un baiser sur ses lèvres rougies, "Je t'aime Tooru. "

Le châtain hocha la tête, "Je t'aime aussi. "

Hajime laissa sa tête reposer contre le torse nu du passeur, et il écouta son cœur battre la chamade, les yeux fermés, "Je t'aime", il répéta, "Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime... "

Oikawa entrelaça leurs doigts et cala son menton au sommet du crâne de son petit ami, "Hm. ", il sanglota, "Je sais. Je sais. Je t'aime aussi. "

Ils se sentaient bien, mais aussi tellement mal. Ils ne comprenaient pas pourquoi ils ressentaient soudain cette détresse, aussi bien l'un que l'autre. Pourtant ils étaient ensemble, ils s'étaient retrouvés. Mais quelque chose leur opprimait le cœur et ils avaient du mal à respirer, ils se sentaient désespérés, ils avaient besoin de quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas se laisser noyer par ce flot d'émotions.

Ils étaient ensemble, oui. Mais pour combien de temps avant que l'on ne cherche à nouveau à les emmener loin l'un de l'autre ?


Preview du chapitre 8 -

"Ce n'est rien Iwa-chan"

"Arrête de t'inquiéter."

"Je croyais que tu étais de notre coté."

"Depuis quand tuer son adversaire fait partie des règles ?"

"Tu triches !"

"Ce bonheur ne durera pas."

"Tu as raison. Ça doit être pour ça."

"Je le pense toujours."


Eh voilà !

J'ai vraiment essayé de créer une atmosphère à la fin. Je voulais montrer une scène d'amour un peu désespéré, dans une ambiance lourde et pas forcément joyeuse. J'espère y être parvenue...

Maintenant que je relis ce chapitre, je me rends compte qu'il est pas si bien que ça... x) Tant pis !

Voilà. Du coup, je sais vraiment pas quand est-ce que j'updaterai la suite. Le chapitre 8 est fini mais je voudrais terminer le 9 avant de le poster. Et puis je vais pas vraiment avoir le temps d'écrire là avec le bac qui s'approche à grands pas (et faut que je fasse semblant de réviser pour pas trop culpabiliser après coup, haha... ha.) Priez pour moi s'il vous plait, je vais en avoir besoin.

Sur ce, à bientôt !