Set.
Alors que la nuit tombe sur Haruville, je traîne encore dehors et j'en suis le premier étonné. Comme je n'avais rien à faire pour tuer le temps chez moi, j'ai jugé utile de rester à l'extérieur et de voir si je pouvais gagner un peu plus d'argent en aidant mes voisins et en trouvant des coquillages au gré du hasard. Je pourrais pêcher si je le voulais histoire de me faire de l'argent plus facilement mais j'ai envie de laisser les poissons tranquille. Par contre, si un voisin m'aurait fait comprendre qu'un bar commun aurait été heureux chez lui au sein d'un aquarium, je n'aurais pas hésité à lui en chercher un. Je sais être serviable et puis bon, gagner cinq cent clochettes en échange de ce service n'est pas déplaisant, loin de là.
Alors que j'arrive devant la benne qui se tient à la mairie, je me rends compte que Opélie est absente et a été remplacé par sa sœur, Elisabec. Celle-ci semble de mauvaise humeur mais je me souviens que personne ne l'a vu heureuse. J'ignore comment sa sœur peut la supporter mais je l'admire. Pour ma part, je pense que je l'aurais tué depuis fort longtemps et je suis bien content que la mienne ne soit pas aussi insupportable. Quand je soulève le couvercle de la benne, mes yeux se posent sur un petit paquet dont la présence m'étonne.
Depuis quand on prend autant soin d'un objet lorsque l'on cherche à s'en débarrasser ? Intrigué, je prends le paquet dans mes mains et je l'ouvre. A cet instant, un magnifique set de table se montre sous mon regard et je dois avouer que les manches en ivoire des couverts me font chavirer.
« Excuse-moi Elisabec.
- Que puis-je faire pour toi ? Me dit-elle sans me regarder.
- Sais-tu qui a déposé ce set dans la benne ?
- Non. Je pense que ma sœur aura la réponse à cette question.
- Sûrement. Navré de t'avoir dérangé. »
L'oiseau ne répond pas et je ne suis pas étonné. En tout cas, je ne vais pas laisser ce set moisir dans la benne et quand je sors de la mairie, le paquet repose désormais au fond de ma besace. Dommage qu'il soit tard car j'aurais bien aimé le rapporter à Nook pour savoir combien il allait me rapporter. Ce n'est pas grave, je me présenterais demain matin et d'ici là, j'estime qu'il est temps pour moi de rentrer histoire de me reposer de ma journée. Cette dernière n'a pas été particulièrement éprouvante, bien au contraire.
Quelques minutes plus tard, j'arrive à proximité de ma demeure et je vois quelque chose briller au loin. En m'approchant, je m'amuse lorsque je constate qu'il s'agit du petit panneau clignotant de ma boîte aux lettres. Visiblement, Antoine a fait une distribution tardive et je suis curieux de savoir ce qu'il m'a déposé. Quand j'ouvre la boîte, j'y trouve une missive que je m'empresse de prendre. Dans son dos, le prénom de son expéditeur : Olivia.
