Hey hey heeey !
Regardez ça, je suis en avance pour le nouveau chapitre ! Trop de fierté en moi ! 8D Je comptais attendre dimanche pour le poster, mais Rin m'a demandé de poster maintenant, alors voilà x)
Alors aujourd'hui : chapitre court, chapitre calme, chapitre transitoire qui amorce la fin, chapitre qui aurait pu être plus long mais il aurait été vraiment trop long alors voilà.
Bonne lecture !
ps : en mémoire du poulet qui danse (cherchez pas à comprendre)
CHAPITRE 12 : "I know that we will meet again, It's written in the stars and within my heart"
"-et donc, à vous qui allez entrer dans une toute nouvelle vie, que vous continuiez vos études où non, je vous souhaite de réussir."
Un concert d'applaudissements respectueux résonna dans le gymnase alors qu'une grande bouffée d'émotion envahissait l'endroit à la fin du discours du principal. Tous les élèves de troisième année du lycée Aoba Johsai étaient réunis ici pour la remise des diplômes. On était en mars, les examens étaient passés, et l'année scolaire se terminait.
C'était un moment important. La fin marquante d'un pan de la vie de ces jeunes. Ils allaient sortir du système scolaire qu'ils avaient toujours connu pour être jetés dans un monde plus vaste, plus inquiétant aussi, parce qu'il leur était totalement étranger.
C'était un moment marquant, et Oikawa ne pouvait s'empêcher d'avoir comme une envie de pleurer coincée au fond de la gorge. Le moment le plus difficile avait été de dire au revoir à l'équipe de volley. C'était Yahaba qui avait été fait capitaine, et Tooru savait qu'il s'en sortirait très bien dans son rôle. Cependant, ça ne pouvait que lui peser sur le coeur. Il avait passé tellement de temps dans le gymnase, tellement d'heures à s'entraîner, à rire, à vivre. Il avait tissé des liens tellement forts avec ces personnes.
Ça allait lui manquer de jouer avec eux. Lorsqu'ils avaient fait leur speech d'au revoir, des larmes avaient été versées par tout le monde, avec plus ou moins de discretion pudique. C'était toujours difficile de dire au revoir à ce qu'on avait adoré. Mais toutes les belles choses ont une fin dans ce monde.
Il l'avait apprit à ses dépends...
Il avait promit qu'il viendrait les voir jouer aussi souvent que possible. Il avait réussit l'examen d'entrée d'une université de Tokyo et devait emménager dans deux semaines dans un appartement que ses parents lui louaient jusqu'à ce qu'il se soit fait à sa vie là-bas et qu'il trouve un travail.
"Eh bah, ces trois années sont vraiment passées super vite !" s'exclama Matsukawa en étirant ses bras au dessus de sa tête alors qu'il marchait avec Hanamaki et Oikawa en direction du portail du lycée.
Ils avaient leurs diplômes en mains. C'était la dernière fois qu'ils faisaient ce chemin ensemble.
"Ouais, j'ai du mal à me rendre compte que c'est déjà fini," répliqua Tooru en souriant.
"Moi je m'en rends parfaitement compte, ma mère me harcèle tellement avec la fac que j'ai compris que les années tranquilles sont terminées !" ajouta Makki en grimaçant. Sa mère avait toujours été une femme assez stressée en ce qui concerne les études de son fils, elle voulait être au courant de tout, et que tout soit parfait pour éviter les mauvaises surprises.
"Son petit garçon part loin d'elle, normal qu'elle flippe," ricana Issei en passant son bras autour du cou de son ami.
"Est-ce que tu flippes aussi alors ?" demanda Takahiro.
"Pourquoi je flipperais ?"
"Eh bien, qu'est-ce que que daddy fera quand son baby boy sera loin de lui ?~"
Makki battit des cils en mimant une moue qui se voulait mignonne et séductrice. Mattsun entra dans son jeu sans peine en lui prenant le menton entre deux doigts pour rapprocher leurs visages.
"Daddy viendra rendre visite à son baby boy pour s'assurer qu'il ne fasse pas de bêtises~"
"Ooh ?~ Et si je suis un bon garçon, j'aurai droit à des choux à la crème?~"
"Seulement si tu laisses daddy s'amuser un peu avant~"
"Vous êtes dégueu les gars, sérieux arrêtez," gloussa Tooru en les dépassant pour éviter d'assister à leurs stupides démonstrations d'affections qu'ils prenaient un malin plaisir à dévoiler à la vue de tous. Ces gars étaient stupides. Ils allaient lui manquer avec leur humour bien à eux, leur manie de flirter parce que c'est drôle, et de l'embêter à la moindre occasion.
Les deux garçons échangèrent un regard avant d'éclater de rire et d'accélérer pour rattraper leur ami.
Ça faisait un pincement au coeur de Tooru de savoir qu'il allait les quitter eux aussi. Ils avaient joué dans la même équipe pendant trois ans, partagé des moments forts ensemble, grandit en apprenant à se vouer une confiance mutuelle aveugle. Ils avaient célébré des victoires, encaissé des défaites. Il se souvenait des soirées films, des sorties à la salle d'arcade, des paris stupides avec des ramen à la clé, des blagues ringardes, des taquineries.
Tous les trois, avec Iwa-chan, ils avaient grandit ensemble et partagé trois des plus importantes de leurs années ensemble.
Enfin, un peu moins pour Iwaizumi...
Hanamaki partait à Nagoya et Matsukawa avait été prit dans une fac de Sendai. C'était le seul d'entre eux qui restait faire ses études à Miyagi. Au moins ils pourraient le revoir quand ils rentreraient chez leurs parents pour les vacances.
En discutant comme s'ils ne devaient jamais se quitter, ils firent la route ensemble jusqu'à la gare. Makki prenait son train ici pour rentrer chez lui, il vivait en dehors de la ville. Oikawa rentrait à pieds, et le bus de Mattsun n'allait pas tarder à arriver.
Ils se regardèrent sans rien dire, et l'ambiance devint bizarre. Qu'est-ce qu'on était censé dire à une personne avec qui on avait passé trois années, et qu'on n'allait plus revoir aussi souvent à présent ? Tooru était mal à l'aise, et il savait que ses amis l'étaient aussi.
"Bon... on va pas faire de manières, hein," commença Takahiro en tendant son poing fermé vers Oikawa. Ils échangèrent un regard, et Makki sourit largement. "Prend soin de toi, captain."
Tooru souffla un léger rire pour cacher le fait qu'il avait envie de s'accrocher à eux pour ne jamais être séparé d'eux aussi. Il frappa dans son poing.
"Toi aussi. Ne montre pas tout de suite aux gens de la fac que tu es bizarre ou tu ne te feras aucun ami."
"Eh !"
"Il a pas tord," appuya Matsukawa en hochant sérieusement la tête comme s'il avançait un fait très important.
"Le conseil vaut aussi pour toi Mattsun~"
Il fléchit et fronça les sourcils, bien qu'un léger rictus amusé flottait sur ses lèvres, "Eh X-files-kun c'est toi le plus bizarre de nous trois j'te signale. Un conseil : évite de mettre ton t-shirt 'aliens are real and they are coming for me' dès le premier jour, tu ferais mauvaise impression."
S'envoyer des vacheries, se taquiner les uns les autres, ça allait leur manquer. Tout allait être tellement différent maintenant. Leurs vies allaient prendre un tournant tellement différent, tellement inquiétant.
"On se revoit aux prochaines vacances."
"Y'a plutôt intérêt."
Ils se saluèrent une dernière fois, et ils se séparèrent pour emprunter chacun leur chemin. Ils le firent à contre-coeur.
Maintenant, les deux semaines restantes avant le déménagement allaient passer à une vitesse affolante, Tooru en était persuadé. Et en un rien de temps, il se retrouverait dans une nouvelle ville, dans une nouvelle vie. Il rencontrerait de nouvelles personnes, il en retrouverait peut-être. Après tout, au fil des années et des tournois, il avait eu l'occasion de sympathiser avec des joueurs d'autres préfectures, et même de Tokyo.
Il était plutôt excité à l'idée d'enlacer cette nouvelle vie, tout autant qu'il avait peur de faire ce pas de géant dans l'inconnu. De faire ce pas seul.
Il se souvint d'une conversation qu'il avait eu avec Iwaizumi au début de leur année de terminale.
"Tu as déjà commencé à réfléchir à la fac que tu vas choisir ?" lui avait un jour demandé Hajime au détour d'une conversation banale.
"Un peu. Je pense que je vais aller à Todai."
"Todai ? Tu veux quitter Miyagi ?"
"Ouais. Tokyo est immense, je veux voir ce qu'elle aura à m'offrir."
"Tu pourrais viser plus prestigieux que Todai avec tes résultats..."
"C'est pas important. De toute façon, je compte continuer le volley et passer pro. J'irai à la fac que pour avoir une solution de repli et rassurer mes parents."
"Hm, je vois."
"Et toi, Iwa-chan ?"
"Je sais pas encore, mais je pensais rester à proximité."
"Eeeh ? Alors on ne pourra plus se voir aussi souvent !"
"Idiot, tu sais bien que peu importe la distance qui nous sépare, on sera toujours ensemble."
"Tu es étrangement romantique aujourd'hui Iwa-chan, tu es malade ?"
"Kh- ! La ferme, crétin !"
Au final, Tooru avait reçu une recommendation sportive de Keiō, une université privée de Tokyo, et il avait été admit, encouragé par ses parents et son professeur principal. Il espérait que cela ferait décoller sa carrière de volleyeur. L'école était plutôt renommée.
Les plans d'Iwaizumi aussi avaient dû être chamboulés. Oikawa se demandait sincèrement s'il allait quand même revenir sur Miyagi pour ses études, ou s'il avait finit par choisir une fac de Kyoto. Il se demandait s'il allait bien, s'il était enfin heureux loin de lui et de tous les problèmes qu'il lui avait amenés.
Près de quatre mois s'étaient écoulés depuis l'accident, depuis que Tooru avait fait sa promesse. Iwaizumi, lui, avait tenté de rétablir le contact avec lui. Il avait reçu plusieurs messages, Hanamaki et Matsukawa lui en avaient transmit plusieurs aussi. Hajime lui demandait de ne pas être si stupide, de ne pas se plier à la volonté égoïste de ses parents. Il lui demandait de ne pas l'abandonner, il lui disait qu'il savait que ce n'était pas ce qu'il voulait.
Il avait ignoré chaque message. Au début, ça lui avait fait du mal. Au début, il avait pleuré des rivières de larmes. Et petit à petit, les messages s'étaient faits plus rares, ses larmes aussi. Il avait fini par se dire qu'Iwa-chan avait renoncé à lui, et qu'au final, c'était mieux comme ça. Il ne risquait plus de lui causer d'ennuis, ne risquait plus de l'envoyer à l'hôpital.
Oikawa souhaitait du fond du coeur qu'Hajime trouve le bonheur avec quelqu'un d'autre que lui. Quelqu'un qui ne serait pas toxic. Une fille, de préférence, pour ne pas ennuyer ses parents. Nan, Iwa-chan était gay. Alors au moins...
Il ne savait pas. Dans tous les cas, il espérait juste qu'il soit heureux.
"Hajime, tes affaires sont prêtes ?"
"Presque, il me reste juste quelques vêtements à ranger."
"Dépêche-toi, ton père sera bientôt là avec le camion."
Iwaizumi jeta une pile de t-shirts dans un carton dont il replia les battants avant de le fermer au scotch marron. Il se redressa avec un souffle de satisfaction, et balaya sa chambre des yeux pour être sûr de n'avoir rien oublié. La pièce était pratiquement vide désormais, à l'exception d'un bois de lit sans literie et d'une énorme étagère bien trop encombrante pour un studio d'étudiant.
Finalement, il ne serait pas resté là bien longtemps, alors ce n'est pas comme si ce lieu allait lui manquer. Et puis, il avait détesté -haït- le temps qu'il avait passé là.
Il avait l'intention de ne jamais revenir.
Bien sûr, ses parents ne savaient pas. Ils pensaient que leur garçon reviendrait passer les vacances avec eux et qu'il leur rendrait visite. Les plans d'Hajime prévoyaient de prétendre avoir des choses importantes à réviser pendant les vacances -sans oublier la contrainte de son job- et ce jusqu'à ses vingt ans. Là, il serait majeur, et il pourrait leur dire un bye-bye définitif.
Comme s'il allait passer plus de temps que nécessaire avec les personnes qui, parallèlement à lui avoir donné la vie, la lui avaient aussi détruite.
Il partait à Tokyo. L'université de Todai. Il espérait qu'il y retrouverait Tooru, et qu'il n'aurait pas changé ses plans d'université. Il avait demandé des informations à Mattsun et Makki, mais apparemment, Oikawa ne leur avait pas dit où est-ce qu'il avait finit par être prit. Tout ce qu'il leur avait dit, c'est qu'il allait à Tokyo. Il ne voulait pas qu'ils vendent la mèche, pour qu'Hajime ne puisse pas le retrouver.
Cet idiot, quand il lui remettrait la main dessus, il lui ferait regretter amèrement sa bêtise pour avoir plié aux exigences de ses parents.
Il posa une main sur sa hanche. Elle lui faisait un peu mal. Son médecin lui avait expliqué que c'était une douleur résiduelle due au traumatisme de l'accident, et que ça ne s'en irait probablement jamais.
Cet accident de voitures avait toujours des répercutions sur sa vie maintenant, même s'il n'avait plus de rééducation. Il avait eu de la chance de s'en sortir avec très peu de blessures. La plupart du temps, ça ne le dérangeait pas plus que ça, même si ça avait quelques inconvénients.
Mais honnêtement, il s'en fichait pas mal. Il avait été stupide de vouloir traverser sans faire attention. Dans le feu de l'action, il avait perdu le sens de la réalité et il en avait payé le prix. C'était sa faute, il avait été inconscient.
Mais il était sûr, certain même, qu'Oikawa s'en voulait. C'était sans doute pour ça qu'il avait accepté de ne plus essayer de le revoir. Quand il s'était réveillé à l'hôpital, ses parents lui avaient expliqué qu'il était venu les voir. Ils lui avaient dit qu'il l'avait manqué de peu.
Ça avait été la chose la plus difficile et la plus douloureuse à encaisser qui soit. Il en avait été malade, il en avait arrêté de manger pendant plusieurs jours. Et le fait qu'Oikawa ne réponde pas à ses messages le rendaient fou.
Il avait été fou de rage, rempli d'une colère comme jamais il n'en avait connues. Et il avait été triste, désespéré. C'était la première fois qu'il expérimentait la douleur d'une rupture. Après tout, il n'avait toujours aimé qu'Oikawa, et il avait aussi toujours pensé qu'ils ne se sépareraient jamais. Il ne s'était jamais préparé à supporter cette douleur.
Mais maintenant, ça non plus ça n'avait plus d'importance. Il retrouverait Oikawa à Tokyo. Et si ce n'était pas à Todai, tant pis. Il fouillerait chaque université de la zone s'il le fallait. Il le trouverait, il lui collerait son poing dans la figure et ensuite il l'embrasserait, et il lui ferait promettre de ne plus jamais essayer de le larguer comme il l'avait fait.
"Hajime ! Ton père est là !"
"J'arrive !"
Il attrapa le carton et sortit de la chambre pour rejoindre sa mère qui l'attendait devant la porte de l'appartement avec d'autres affaires. Ils firent trois voyages pour tout descendre au petit camion que son père avait loué pour le déménagement. Ses parents lui avaient acheté quelques meubles et ils passeraient une journée avec lui à Tokyo pour l'aider à emménager.
Courage, ce n'était plus que l'histoire de deux jours, en comptant la route jusqu'à Tokyo, à devoir les supporter. Ensuite, s'en serait fini.
Si à une époque on lui avait dit qu'il en viendrait un jour à haïr ses parents de la sorte, il n'y aurait pas cru.
"Yo !"
"En retard, Iwaizumi."
"Désolé coach, j'étais à la bibliothèque et j'ai pas vu le temps passer."
"Peu importe. Vas te changer et rejoins l'entraînement."
"Oui !"
Cela faisait deux mois depuis le début des cours. La vie universitaire était vraiment différente de la vie lycéenne, et Hajime commençait à peine à s'y faire. C'était tellement nouveau, et Tokyo était une ville tellement grande qu'il avait parfois l'impression de s'y noyer. L'université aussi était grande, c'était comme une ville mignature. Il devait avouer s'être déjà perdu plusieurs fois en cherchant ses salles de cours.
Heureusement, il avait toujours le volley comme point de repaire. L'équipe de la fac était plutôt agréable. Les joueurs étaient chaleureux, et il s'entendait globalement assez bien avec eux. C'était différent de quand il avait rejoint l'équipe de son lycée à Kyoto. A ce moment là, tout était encore trop récent, et il avait été enlevé de force à son équipe. Là, c'était juste logique qu'il rencontre et joue avec de nouveaux volleyeurs.
Alors il arrivait un peu mieux à s'y faire.
La première fois qu'il était allé au club, quand il s'était rendu compte qu'Oikawa n'était pas avez les nouveaux, il avait immédiatement comprit qu'il ne devait pas avoir intégré cette fac. C'était évident, il l'aurait vu à l'entraînement sinon. Ça avait été une petite défaite, mais pas moyen qu'il baisse les bras.
Il le retrouverait coûte que coûte.
Après s'être changé aux vestiaire, il rejoignit le terrain. Le gymnase de la fac était beaucoup plus grand que celui du lycée, et il y avait plus de joueurs aussi. C'était plus difficile d'obtenir une place de titulaire, et le coach leur avait expliqué que généralement, les première année étaient juste remplaçants, à moins d'avoir vraiment un talent indispensable. Lorsqu'il les avaient testés pour voir ce qu'ils valaient, il avait dit à Hajime qu'il aurait des chances de jouer en match. Ça lui avait fait plaisir et en quelques sorte, ça l'avait soulagé.
Quelque chose comme une demi-heure après l'arrivée d'Iwaizumi, le coach leur demanda de se rassembler. Apparemment, il avait quelque chose à leur annoncer. C'était un homme très grand et très large d'épaules, ce qui le rendait à la fois imposant et intimidant. C'était le genre de personne qui inspirait le respect et l'humilité. Il était assez sérieux aussi, mais il donnait de bons conseils, et il était à l'écoute de son équipe.
Il se tenait face aux joueurs légèrement essoufflés, les bras croisés sur le torse, les fixant de son regard sérieux habituel. On ne savait jamais à l'avance, lorsqu'il annonçait quelque chose, si ça allait être une bonne ou une mauvaise chose. La manager de leur équipe était à coté de lui. C'était sa fille, elle avait une trentaine d'années. Elle était gentille, un peu plus souriante que son père, mais tout aussi intimidante lorsqu'elle était dans ses mauvais jours.
"On a programmé un match d'entraînement la semaine prochaine," annonça le coach. "L'université de Keiō nous accueillera. L'équipe de Sodai sera également présente."
"Keiō ?" répéta un des équipiers d'Iwaizumi qui se tenait près de lui. "De ce que j'ai entendu dire, leur équipe est vraiment forte."
"J'ai un pote qui est là-bas," répliqua un autre garçon. "Il m'a dit qu'ils ont pas mal de joueurs qui ont intégré leur fac sur recommandation sportive."
"Ils doivent être balèze..."
"Le match aura lieu samedi prochain. Si certains d'entre vous ont des cours de rattrapage programmés à ce moment-là, venez me voir à la fin de l'entraînement. Sur ce, vous pouvez y retourner."
Ce serait le premier match d'entraînement d'Iwaizumi en tant qu'étudiant. Il se demanda si c'était très différent des matchs amicaux au lycée, et il se dit que ça ne devait pas vraiment l'être tant que ça. Il était plutôt impatient d'y être, ça lui manquait un peu pour être honnête. La tension amicale lorsqu'on affronte une autre école sans réelle conséquences. C'était différent d'un match de tournois, mais c'était tout aussi stimulant.
Le jour de la rencontre amicale était arrivé plutôt rapidement. Il fallait dire aussi que Tooru était tellement occupé qu'il voyait à peine le temps passer depuis qu'il était arrivé à Tokyo. Il s'était plutôt bien intégré dans sa fac. Après tout, il était souriant, beau garçon et amical, il avait toutes les qualités requises pour bien s'intégrer.
Tout se passait bien coté volley aussi. Au club, il avait retrouvé une vieille connaissance du lycée. Enfin, c'était un gars qu'il avait eu l'occasion d'affronter une ou deux fois à des tournois. Il ne l'avait pas croisé tant que ça, mais il avait retenu sa coupe de cheveux absolument scandaleuse et son air un peu agaçant.
Au final, maintenant qu'ils jouaient dans la même équipe, ils s'entendaient plutôt bien. Ils se vannaient de temps en temps, mais rien de bien méchant, c'était plus un jeu qu'autre chose.
"Alors Kuroo-chan, c'était bien hier avec Kaori-chan ?~"
Kuroo qui était en train d'enfiler son maillot, tourna la tête vers Oikawa. Le châtain était déjà prêt et s'était adossé au mur près de lui pour le regarder avec un sourire en coin.
"J'vois pas pourquoi je te le dirais."
"Oh allez, fais pas le gars mystérieux !"
"Mais je suis mystérieux~" répliqua Kuroo en prenant un air un peu émo.
Tooru roula des yeux, "A d'autres."
Tetsurou gloussa. Il referma son sac de sport et s'assit sur le banc pour enfiler ses chaussures.
"On est allé au cinéma et puis on a marché dans le parc," finit par expliquer Kuroo en faisant ses lacets.
"Comme c'est romantique !"
Kuroo fit claquer sa langue contre son palet et il releva la tête pour regarder son équipier avec un air mauvais. Cela sembla amuser Tooru plus qu'autre chose.
"Et donc ? Vous sortez ensemble maintenant ?"
"Elle m'a dit qu'elle aimerait bien sortir avec moi. Mais j'ai refusé."
"T'es sérieux là ?" demanda Oikawa, l'air béat. Il n'en croyait pas ses oreilles. "Kaori-chan est, genre, une des plus jolies filles que je connaisse et elle est à fond sur toi, et toi tu lui mets un rateau !?"
"Elle m'intéresse pas."
"Ah ouais ? Et c'est quoi tes standards alors ? Monsieur la-fille-la-plus-canon-du-campus-me-plait-pas"
Kuroo se leva du banc, et sans accorder un regard à Oikawa, il sortit du vestiaire.
"Eh ! Répond-moi !" Tooru le suivit, agacé de s'être fait ignorer comme ça. Ils se retrouvèrent dans le gymnase. La fac avait d'excellentes installations, et plusieurs filets de volley avaient été tendus pour que l'équipe s'échauffe en attendant leurs invités. Sodai était déjà arrivé, il ne manquait plus que les joueurs de Todai.
"On se fait quelques passes ?" proposa Tetsurou en échauffant ses poignets.
"Ouais. Mais tu n'échapperas pas à mes questions éternellement !"
Ils eurent le temps d'échanger quelques balles et de faire quelques services avant qu'un sifflement ne retentisse dans le gymnase. Tooru arrêta la balle qu'il faisait rebondir, et il tourna la tête. Leur coach venait de siffler pour annoncer l'arrivée de l'équipe manquante. Les joueurs de Todai étaient alignés à l'entrée du gymnase, et ils saluèrent poliment.
Oikawa les regarda vaguement pour voir un peu à quoi ils allaient avoir à faire. Les joueurs étaient tous plutôt grands. Il passa sur chaque visage sérieux, jusqu'à ce que son regard s'arrête, et que son coeur s'arrête de battre.
"Iwa-chan..."
Il était là, portant le numéro 23. Il se tenait bien droit, fièrement, l'air sûr de lui. Il avait cet air un peu dur sur le visage, celui qu'il abordait souvent lorsqu'il rencontrait une autre équipe pour la première fois.
C'était contre lui qu'il allait jouer aujourd'hui.
Et voilà !
Erm. Makki avec un daddy kink les gars? nan? personne? y'a que moi? bon bah ok...
Désolée mais il fallait que je mette Kuroo, j'veux dire, c'est un crime qu'on ai jamais eu de rencontre entre lui et Oikawa dans le manga ! Je veux les voir ensemble !
On se demande bien quels sont les standards de Kuroo, hein ?~ (petit, blond, accro aux jeux vidéos, ami d'enfance... ;) )
Je suis désolée qu'il se passe pas grand chose, mais comme je l'ai dis au début c'est un chapitre transitoire qui amorce la fin de la fic, et si j'étais obligée de couper là. Mais promis, je serai dans les temps pour le prochain chapitre aussi, alors vous aurez pas trop à attendre pour les choses sérieuses ! :3
Voilà, j'espère que ça vous a plu quand même !
Sinon, comme j'ai promis à Rin-BlackRabbit, je vais poster le premier chapitre de ma nouvelle fanfiction Bokuaka dimanche ou lundi. Ce sera un peintre!au sur une jeunesse révoltée qui abordera tout plein de thèmes qui me tiennent à coeur et ça s'appellera 'Paint the city with the color of our hearts'.
Sur ce, à bientôt !
