Efforcer.

Depuis quelques jours, je me suis rendu que l'un des arbres se trouvant autour de ma maison menace de s'écrouler sur cette dernière. Ne voulant prendre aucun risque, j'ai décidé de m'en charger moi-même et c'est ainsi que je me glisse derrière ma demeure, une hache à la main. Tandis que je suis occupé à marteler la lame de celle-ci sur le tronc de l'arbre, je me sens subitement observé. Intrigué, j'arrête de m'agiter dans tous les sens et lorsque je regarde droit devant moi, je me rends compte qu'un éléphant me fixe.

« Heu… Bonjour, dis-je.

- Bonjour, me répond-elle.

- Besoin de quelque chose ?

- Je suis simplement venue me présenter. Cela fait quelques jours que je suis arrivée dans ce village et vous êtes la seule personne que je n'avais toujours pas rencontré. Je dois avouer qu'un humain vivant parmi des animaux m'a beaucoup intrigué.

- Je n'en doute pas une seule seconde. Tu es Eloïse ?

- Oui et toi, tu es Jaysher ? »

Délaissant l'arbre, je m'approche de l'éléphant et je lui tends ma main droite en signe de politesse. Nous nous échangeons une poignée et j'en profite pour répondre positivement à sa question. Je suis très heureux de faire sa connaissance et elle me semble très gentille mais surtout, très douce.

« Qu'est-ce que vous faîtes ?

- Tu peux me tutoyer si tu le souhaites, cela ne me dérange pas.

- D'accord. Qu'est-ce que tu fais ?

- Je suis en train d'abattre cet arbre car il a été victime d'un violent coup de vent et comme tu peux le voir, certaines de ses branches menacent de s'abattre sur ma maison. Je sais que je suis très riche mais si je pouvais m'éviter quelques réparations, autant ne pas hésiter.

- Mais… Ce n'est pas la faute de cet arbre.

- Je sais mais ce n'est pas de la mienne non plus. De toute façon, une fois que je l'aurais abattu, j'en ferais des planches et puis j'irai planter un autre arbre mais plus loin. »

Ne voulant pas perdre de temps, je délaisse l'éléphant pour retourner auprès de la source de mes problèmes. Rapidement, les bruits que provoquent la lame contre le tronc se propage dans tout le village mais à part Eloïse, personne ne vient me voir pour savoir ce qui se passe. De toute manière, je suis le seul à me charger des plantations au sein de la bourgade et je trouverais déplacé qu'on me fasse la moindre remarque à ce sujet. Quand l'arbre est à deux doigts de s'écrouler, je préviens ma nouvelle amie et cette dernière s'éloigne. Une fois qu'elle se tient derrière le musée, j'exerce une pression contre le tronc à l'aide de ma main droite et voilà qu'il tombe lourdement sur le sol.

Bien sûr, de la poussière se soulève dans les airs tandis que je me déplace pour m'arrêter à hauteur de la base des branches.

« Tu veux que j'aille te chercher de l'aide ? » Se propose l'éléphant.