Chatouillement.
Quand je retrouve ma sœur afin de lui faire la demande au sujet de Teddy, celle-ci se tient sur les dalles de la mairie. La jeune femme semble être très en colère tandis que Bebel s'éloigne d'elle, une belle bosse sur le front. Sur le coup, j'hésite à lui présenter ma requête mais si elle est dans cet état, ce n'est pas à cause de moi.
« Bonjour Mélanie, un souci ?
- Plus maintenant. Bebel a voulu me faire une farce en me chatouillant et j'avais beau l'implorer d'arrêter, il a continué. »
Et comme je connais très bien ma sœur, je sais de suite ce qui a pu se passer. Malgré ses demandes, l'hippopotame a continué et a reçu un violent coup sur la tête. Remarque, j'aurais fait comme elle car ce voisin est si désagréable lorsqu'il l'a décidé.
« A mon avis, dit-elle. Il n'est pas prêt de recommencer.
- Et c'est ce que je te souhaite. Sinon, je voulais savoir si tu pouvais me rendre un petit service. »
Cessant d'arrêter Bebel qui continue de s'éloigner, ma sœur se tourne vers moi pour me faire face. Maintenant que j'ai toute son attention, je vais pouvoir lui expliquer la raison de ma présence et j'espère de tout cœur qu'elle acceptera.
« Voilà. Teddy a une compétition de sumotori jeudi prochain et je voulais savoir si tu étais d'accord pour l'emmener. Bien sûr, je te financerais l'essence et si tu trouves que ce n'est pas assez, je suis prêt à t'offrir ce que tu veux.
- Cela tombe très bien car je voulais changer la décoration de ma chambre et mes finances sont un peu maigres en ce moment.
- Tu es donc d'accord ?
- Oui.
- Merci beaucoup. »
Je savais que je pouvais compter sur elle grâce à cette promesse à la clef. Tout content, je continue de la remercier plusieurs fois avant de repartir pour la demeure de Teddy. De son côté, ma sœur se glisse à l'intérieur du bâtiment administratif pour je ne sais quelle raison mais si c'était alarmant, elle n'aurait pas hésité à m'en parler. Quelques secondes plus tard, la voilà qui se tient face à Opélie qui s'empresse de faire son travail.
« Puis-je faire quelque chose pour toi Mélanie ?
- Oui, j'ai une lettre à archiver s'il te plaît.
- Aucun problème. »
L'oiseau glisse ses ailes sous son comptoir afin de prendre la boîte réservée à l'archivage du courrier. Une fois qu'elle le tient entre ses plumes, la sœur d'Elisabec la dépose sur sa table de travail et la glisse jusqu'à ma sœur. Toutefois, à cause de la teinte rouge qu'arbore le visage de Mélanie, Opélie se montre curieuse.
« Tu es souffrante ?
- Non, juste légèrement énervé.
- A cause de quelqu'un ?
- Oui mais le souci est réglé désormais. J'ai juste besoin de ma calmer et tout rentrera dans l'ordre. »
Opélie n'insiste pas et reprend la boîte lorsque la lettre à archiver se trouve à l'intérieur.
