Grâce.

Huit heures du matin. Un drôle de bruit me donnant l'impression de passer au-dessus de ma maison a eu le mérite de me tirer hors des bras de Morphée. Sur le moment, j'ai cru qu'on était en guerre mais en parvenant à me calmer, je me suis rappelé que ce vacarme me rappelait vaguement quelque chose. Voulant en avoir le coeur net, je suis sorti de mon lit en trombe et peu de temps après, la porte de la demeure s'ouvrait sur moi. Une fois le nez dehors, je me suis grouillé de lever mes yeux vers le ciel et là, je vis une soucoupe volante s'éloigner à un rythme pas très rapide.

« Merde ! C'est Gulliver ! »

Cela fait un sacré moment que je ne lui ai pas tapé la conversation et je me suis demandé s'il était toujours perché. Toutefois, même avec la meilleure volonté, je n'ai pu être assez rapide pour retourner à l'intérieur de ma maison histoire de m'emparer de mon lance-pierre en or qui reposait sur l'une des commodes du salon. Tant pis, cela sera pour une autre fois. Quelques minutes plus tard, j'étais de retour dans ma chambre et tout en procédant à mon habillage, je ne cessais de nourrir une certaine frustration. Généralement, je suis plutôt alerte lorsque Gulliver nous faire l'honneur de son passage mais là, je n'ai su me montrer vif.

Il faut croire que mes réflexes ne sont plus aussi bons qu'auparavant. Alors que je suis en train d'enfiler un tee-shirt blanc et bleu, le sol se mit à trembler soudainement. Toutefois, cette manifestation n'a pas duré très longtemps et lorsque tout redevient calme, une voix se fit entendre de l'extérieur.

« Votre attention à tous ! Un vaisseau spatial vient de s'écraser dans le village, soyez vigilant ! »

Attends ! Qui est-ce qui a pu faire descendre Gulliver du firmament puisque ce n'est pas moi ? Curieux, j'achève mon habillage et je m'empresse de descendre au rez-de-chaussée pour déserter la demeure. Ensuite, c'est au bout d'un quart d'heure que je retrouve le cosmonaute et son vaisseau mais pas seulement. En m'approchant, je remarque qu'une personne est en train de discuter avec l'oiseau et soudain, son identité me paraît évident.

« Mélanie ? »

Ma petite sœur tourne son visage vers moi et c'est à cet instant que je remarque le lance-pierre en bois qui est rangé dans l'une des poches de son tee-shirt rouge. Je comprends alors que c'est elle qui a réussit à le faire descendre mais dans quel but.

« Tiens, tu arrives juste à temps pour aider ton pote. » Me dit-elle.

Alors qu'elle s'éloigne après avoir reçu un remerciement de ma part, Gulliver me regarde venir vers lui et y va de son petit commentaire.

« Sûrement un second autochtone et il ne me semble pas très méchant non plus. »

Merci à ma sœur et à cet instant de grâce car je vais pouvoir me procurer un nouvel artefact très rare afin d'augmenter les points de décorations de ma maison.