Résolution.

Aujourd'hui, la chaleur accable les habitants car elle se montre particulièrement étouffante. Lorsque je marche, j'ai la sensation d'avoir un poids écrasant sur les épaules et rapidement, des gouttes de sueur ne tardent pas à couler le long de mon visage. Je déteste lorsque le soleil se montre aussi chaleureux mais je pense à ceux et celles qui adorent lorsque l'astre diurne se fait aussi présent. Si je devais m'écouter, je resterais enfermé chez moi mais hélas, cette maison reçoit tellement peu de visite que je me devais de sortir un peu. Toutefois, je me montre particulièrement prudent car dès que l'occasion s'y prête, je me réfugie à l'ombre de la moindre habitation qui croise mon chemin.

Désormais, me voilà devant la mairie car cette structure est probablement la plus grande qui puisse offrir une telle zone étendue. J'aurais pu me rendre au musée car je suis sûr qu'il doit faire très bon à l'intérieur du moment que ce bâtiment à été construit dans de la pierre mais non, je suis un fou. Alors que je me demande si je ne vais pas faire tomber une noix de coco afin de me rafraîchir avec le lait qu'elle renferme, voilà que Gérard passe sous mon nez. Celui-ci tient son filet à papillon dans l'une de ses ailes et l'oiseau bleu me regarde.

« Tu n'as pas l'air de péter la forme Jaysher, me dit-il.

- Si tu savais. Je suis allergique à la chaleur et au soleil et tu te doutes bien qu'aujourd'hui, c'est le pompon sur la Garonne.

- La Garonne ? Qu'est-ce que c'est ? »

J'avais oublié que les habitants d'ici restaient assez ignorant lorsque j'utilise des noms ou des termes qui n'appartiennent qu'au monde des humains.

« C'est le nom d'un fleuve qui traverse le pays dans lequel je résidais avant de m'installer ici.

- Je vois, se contente-t-il de répondre. En tout cas, je suis heureux qu'il fasse aussi chaud.

- Tu es sérieux ?

- Oui. Ainsi, je transpire à grandes gouttes et c'est idéal lorsque je fais de l'exercice en extérieur. Je suis bien décidé à quitter ce village en présentant de jolies tablettes de chocolats sur mon abdomen. C'est ma résolution de la veille.

- Tu es surtout un grand malade. »

Je me fous de savoir si je vais le blesser avec cette phrase mais il est clair que cet oiseau n'a pas l'air d'avoir toute sa tête. De plus, il doit crever de chaud sous ses plumes et je suis bien content de ne pas être un volatile. A ce moment, j'ai une pensée pour tous les animaux qui ont un sacré pelage et je les plains sincèrement. Cela me fait songer que je devrais peut-être rendre une visite à Mirza histoire de voir si tout va bien pour elle. Toutefois, je dois marcher et cette idée me suffit à me calmer dans mes ardeurs.

« Sinon, tu as vu Mirza aujourd'hui ? Demandai-je à Gérard.

- Non. Pourquoi cette question ? »