Chapitre 16 :
Je me réveillais dans une chambre inconnue, ma vision encore troublée suite au choc dont j'ignorais la nature, survenue quelque temps auparavant. J'entendis le son de l'électrocardiogramme situé juste à côté de moi et des silhouettes bougeaient au-dessus de moi.
Je sentis un masque respiratoire qui était posé sur mon visage et je sentis un catétaire sur ma main droite.
-Docteur Giris ! La dernière humaine est en train de se réveiller !
Les voix me semblaient lointaines et ma vision commençait à devenir plus nette. Une jeune fille se penchait sur moi et m'examinait attentivement le regard avec une mini-lampe.
-Ses yeux réagissent à la lumière, elle n'a pas de séquelles visuels !
-Très bien, Sita ! Maintenant, je te demande de sortir de la salle de réveil, il faut que je lui parle !
-Bien, monsieur !
Elle s'éloignait avant d'ouvrir une porte et de disparaître de l'autre côté. Soudain, des mains délicates me soulevèrent le menton avec douceur et je rencontrais le visage du jeune médecin esquissant un sourire. Je lui demandais d'une voix saccadée.
-Qu… Qu'est-ce qui m'est arrivé… ?
-Un manifestant ta touchée à l'arrière de l'épaule gauche avec un blaster et cela fait 2 semaines que tu es restée inconsciente !
-2 semaines… mince, j'ai loupé la partie que je devais jouer avec Elyon… !
Il me dit en ricanant.
-Tu avais passé un accord avec la favorite ? C'est vraiment mignon !
-Est-ce qu'elle... va bien ?
-Ne t'inquiètes pas, ils vont tous bien ! Garo a eu très peur que tu succombes à ta blessure qui était malheureusement très profonde lors du retour ! On peut dire que tu es une demoiselle très coriace !
-Saryuu… a-t-il puni les quatre garçons ?
-Justement, je voulais te parler de ça ! Garo a eu le droit à une torture sous ondes télépathiques et les autres ont fuient dans l'aile de leur unité !
Une émotion me prit et des larmes coulaient sur mes joues.
-Mon dieu… qu'est-ce que j'ai fait… j'aurais dû partir toute seule…
-Morina, Garo a insisté pour prendre la punition à ta place car Saru avait vraiment l'intention d'être brutale avec toi ! Quand je dis cela… je ne pense pas que tu en serais sortie vivante !
-Mais… pourquoi faire une telle chose… ?
-Je pense qu'il a compris quelque chose à propos de toi mais je n'arrive pas à le discerner ! Bref, l'empereur attend derrière la porte de ta chambre !
Je sursautai, mon électrocardiogramme se mit à bipper un peu plus vite sous l'effet du stress. Il caressait ma main tout doucement.
-Chut, calme-toi ! Je l'ai prévenu que tu n'étais pas encore rétablie, je te conseille de garder ton calme, d'accord ?
Je sentais mon corps faible trembler de peur. Giris essayait de m'apaiser mais rien ne faisait. Quand son regard s'est attardé sur moi, j'ai su que je n'aurais jamais dû faire ce j'ai dorénavant fait. J'avais peur de ce qui m'attendais quand il me verrait dans un lit, branchée à des appareils médicaux alors que normalement je devrais être près d'Elyon comme à l'accoutumée.
-Morina… ne montre pas ta peur face à lui et explique-lui pourquoi tu as fait ça !
-Giris… il sait pourquoi j'ai fait ça…
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je tournais le visage de l'autre côté, une lueur triste dans mes yeux.
-Quand tu es parti… J'ai voulu te rejoindre mais il ma retenu par la main et ma hypnotisé pour me faire oublier ton départ qui… malheureusement, m'est revenu en mémoire…
-Morina…
Soudain, la porte s'ouvrit à la volée et Giris levait la tête, les sourcils froncés. Saryuu était adossé au mur de l'entrée mais une de ses mains était tendue vers la direction de celle-ci. Je vis un rictus de colère sur son visage, me paralysant en quelques secondes dans mon lit de repos.
-Dois-je comprendre que mon hypnose n'est pas assez puissante pour vous arrêtez dans vos actions, petite banalitée ? Disait-il d'une voix ruisselante de venin à chaque mot. Vous aviez osée vous aventurez à Séoul avec certains membres de Zan alors que cela ne serais que pure suicide pour tout ceux qui vivent sous ma domination !
Je fis un effort de me lever sur un coude avant de lui dire.
-Meia et Giris sont mes amies... je ne les abandonnerais pour rien au monde... voilà pourquoi je me suis embarqué dans cette situation !
-Cette façon de penser vous conduira à votre perte ! Il vous est d'ailleurs formellement interdit de sortir d'ici, vous aviez désobéi aux règles que j'ai prescris aux esclaves ! Explosait-il en me regardant dans les yeux.
Je me doutais bien que j'avais enfrain un règlement ! Je baissai la tête, honteuse. Ses yeux étaient enflés sous la colère, accentués par l'halo violacés qui s'en dégageaient.
-Vous m'obligez à me donner la peine de vous surveiller alors que j'ai d'autres choses à régler ! -ses yeux devinrent encore plus sombres- mais malheureusement, il va bien le falloir pour une humaine comme vous !
Je relevais la tête en le regardant comme une petite fille ayant commis une bêtise très grave.
-Je... je ne voulais pas en arriver là... je suis désolé...
Son regard se détendit avant de me dire.
-Maintenant, je vous conseille fortement de vous reposer ! D'après Giris, votre blessure risque de limiter votre déplacement pendant quelques jours. Je suspends votre rôle de nourrice jusqu'à votre rétablissement complet et je demanderais à Meia de me faire part de vos nouvelles tout les jours !
-O… oui empereur… je ne ferai plus ce que j'ai fait…
Il se tournait vers Giris en lui ordonnant, une main sur les hanches.
-Veille sur elle sur le bout des doigts et je compte sur toi pour la remettre debout en quelques jours si possible !
Le jeune médecin m'aidait à me relever pour m'examiner l'épaule gauche qui avait un jolie bandage jusqu'à mon cou en avouant.
-Je ne pense pas qu'elle sera complètement rétablie d'ici la fin de la semaine, Saru ! Le rayon été dirigée vers l'endroit où il y a son cœur donc il se pourrait qu'elle reste au lit durant 2 bonnes semaines en attendant que tout se remettes en place !
-Je ne contesterai pas tes attentes parfois interminables, je tiens à ce qu'elle reste en vie c'est tout !
Je le regardai partir dans le couloir, pensive. Je me demandai pourquoi il tenait à ce que je reste en vie, est-ce que cela concernait encore la petite demoiselle qui me considérait maintenant comme sa sœur ?
Quelques minutes plus tard, Giris m'avait changée le pansement et m'avait expliqué qu'il m'avait opérée d'urgence en profitant du fait que j'étais inconsciente naturellement pour recoudre avec précaution la plaie qui commençait à s'infecter durant le trajet jusqu'à la New Gen. Il m'aidait à m'asseoir sur un fauteuil dépourvu de roue après m'avoir débranchée et m'emmenait directement dans ma nouvelle chambre, mon seul havre de tranquillité jusqu'à ma mort sans doute !
Durant ce long repos de 2 semaines, je m'occupais à lire quelques livres de la bibliothèque personnelle de l'empereur que Meia ma rapportée sur l'autorisation de Saryuu et je dormais de temps à autre quand le sommeil m'emportait sous son aile. J'ai eu la visite de Garo et des quatre autres garçons qui furent soulagés de me voir en bonne forme et Elyon venait me voir le Week-end dû fait qu'une nouvelle nourrice me remplaçait en attendant mon retour, mais elle a insisté auprès de Saryuu pour qu'elle me voit au moins deux fois par semaines. Quand elle venait, elle était tout heureuse et elle avait rapportée son jeu de mémoire favori pour tuer le temps. Giris venait me voir tout les trois jours pour voir l'évolution de ma guérison et constatait que d'ici la fin du délai qu'il avait précisé à l'empereur, je pourrais reprendre mon travail. Je ne savais pas pourquoi, mais j'avais hâte d'être de nouveau sur pied ! Cela est peut-être dû au fait que j'étais resté au lit tout le temps et que j'en avais tout simplement marre d'y rester à rien faire ! Curieusement, Saryuu est aussi venu me voir et cela m'a paru étrange qu'il vienne alors que Meia faisait la navette des informations entre lui et moi à cause de son travail. Il m'avait parlé de la séance d'aquaphobie qu'il avait proposé et je lui ai dit que je me sentais un tout petit peu prêt à affronter ma peur. Il a proposé de me le mettre en fin d'après-midi avant le dîner et que j'avais le droit de choisir entre le samedi ou le dimanche selon mon degré de courage pour y lutter. Par précaution, j'avais choisi le dimanche pour être sûr de ma volonté qui pourrait faire un caprice d'ici quelques jours.
Quelques jours après mon rétablissement, j'avais repris mon travail avec un certain plaisir et tout le monde m'en voyait ravie. Mon épaule me faisait de moins en moins mal et j'avais remercié le jeune médecin pour ses soins miraculeux, il en était très content !
Alors que je me dirigeais vers la salle de magie pour voir les progrès d'Elyon, je vis Meia et Giris discuter avec entrain. Curieuse, je m'approchai en leurs demandant.
-Il se passe quelque chose ?
Meia se retournait étonnée avant de me dire en se grattant la tête comme-ci elle cherchait ses mots.
-Non, rien du tout à part de faire le point sur mon unité et des progrès qu'ils font tous dans leurs missions !
Quelque chose me disait que ce n'était pas vrai. J'insistai.
-Dis-moi s'il y a un problème, j'irai en parler à Saryuu !
-Justement… Le problème est en rapport avec lui ! Avouai Giris.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
Meia me révéla le problème qui ne l'était pas vraiment en réalité mais qui me laissait tétanisée.
-Dans trois jours, c'est son anniversaire, Morina !
