Chapitre 23

La pleine lune dominait cette nuit. Ses rayons bleutés traversèrent la vitre de ma chambre avant d'éclairer d'une lueur nocturne mon visage apaisé et détendu par les rêves.

'' Petite danseuse aux cheveux de nacre, toi qui nous fait admirer et rêver par tes gestes élégants telle un perce-neige épanouie près de son glacier... toi, ma petite fleur... toi, notre merveilleuse danseuse au visage si heureux ... ''

Un sourire se fit voir sur mon visage endormi. Les dernières paroles de maman avant que je ne les quittes tout les deux étaient les seuls souvenirs qui me restaient dès à présent ! Mon corps bougeait doucement, bercé par ses mots si doux... si magique... Des mots aussi bien choisis et ceux auquel des frissons agréables parcouraient mon corps à chaque fois que je les entendaient...

''...laisse-toi aller par le vent, virevolte dans les montagnes et souris encore et encore jusqu'à se que la musique de tes rêves ne laisse passer qu'un son de mélancolie aussi triste qu'un saule pleureur en pleine saison des pluies... ''

Je me vis en train de danser. Habillé dans une petite robe blanche assortie à mes cheveux grisâtres, je vis que mon visage était plus enfantin et un sourire euphorique habitait mon visage alors que je ne devais pas avoir 7 ans dans ce rêve. Soudain, je vis maman venir vers moi. Son visage ressemblait beaucoup au mien comme son éternel sourire heureux que j'avais affiché alors que je remportais des auditions et que tout le monde adoraient à l'académie Gonzou lors des entraînements pour le gala de fin d'année... une larme solitaire se mit à couler le long de mon visage. Ce souvenir était si lointain... et pourtant... je n'avais pas oublié son visage doux et raffiné comme une poupée de porcelaine !... oh maman... tu me manques tellement...

'' Ne te laisse pas impressionner par les obstacles devant toi et laisse tes pas voltigeurs façonner ton chemin vers ton avenir... tu ne regretteras pas tout ce que tu auras traversé rien qu'avec un ondulement de ta robe immaculée et nous serons tout les deux très fière de notre magnifique perce-neige, enfin ouvert sous le regard attendrissant de son meilleur ami le soleil ! ''

Je vis maman cueillir la jolie fleur au pétales refermées qui ne poussait que sur les plus haut glaciers des montagnes avant de s'agenouiller devant moi qui m'était arrêter avec un jolie regard étonnée. Elle passait la tige dans mes cheveux avant que celle-ci s'ouvre, dévoilant son jolie cœur vert. La petite fille que j'étais avant se mit à sourire heureuse et ma maman la pris dans ses bras avant de se lever, caressant de ses doigts fins mes longs cheveux.

'' Tu seras toujours notre petite étoile des neiges !... Toujours ! ''

J'ondulais doucement dans les draps alors que de tristes sanglots soubresautaient mon corps.

'' Toujours... et à jamais ! ''

-Maman...

Je commençais à me réveiller. Je me relevais doucement avant de mettre mes mains à mon visage.

-Maman... tu me manques... tellement...

Mon cœur se brisait de part en part à nouveau alors que je m'effondrais sur les draps, le visage enfoui sous les couvertures.

-Maman... Papa... Vous me manquiez énormément ! Dis-je un peu plus fort.

Dans les appartements de l'empereur, Saryuu se réveillait au fur et à mesure avant de tourner sa tête vers la silhouette endormie près de lui. Depuis que Kinoda la provoqué à l'infirmerie, il a laissé son désir de bête féroce s'en prendre aux esclaves et sa proie était une demoiselle de 13 ans aussi fragile que la glace elle-même. Celle-ci ne pouvait en aucun cas se défendre face à un jeune homme comme lui et leurs ébats ont étaient rudes tellement le jeune empereur était dévoré par son instinct bestial. Il a dû se maîtriser pour ne pas se vider en elle et elle avait les traces de griffures ainsi que de petites plaies le long de son corps. Il posait son bras sur son front en repensant à cette soirée.

-Il va falloir que je me contrôle pour ne plus faire ce genre de chose... J'espère qu'elle ne m'en voudra pas trop d'avoir été aussi loin...

Celle-ci se retournait, dos à lui, profondément endormie. Le jeune empereur s'asseyait sur son lit avant de devenir pensif.

-Je me demande comment va Morina ! J'espère que rien ne lui ai arrivé avec cette crise dans l'après-midi !

Il fermait ses yeux avant de laisser sa vision aller au-delà de se qu'il voyait avant de voir la jeune demoiselle effondré sur les draps, de petits soubresauts secouant son corps. Saryuu rouvrit ses yeux alors qu'une pointe d'inquiétude naissait en lui.

-Qu'est-ce qui s'est passé... ?

Il les reffermit avant de la voir se lever de son lit, son chemisier bleu ondulant à chaque pas. Alors qu'elle passait devant la fenêtre, un rayon de lune passait sur son visage, inondant sa peau légèrement bronzé de sa clarté suivit de ses cheveux grisâtres donnant de léger frisson au jeune homme au cheveux blancs. Chaque brins de ses cheveux volaient légèrement autour d'elle, comme de douce vague nocturne. Sa vision suivit chaque détail de ses traits fins et relâchés par les larmes qui coulaient des ses yeux d'un magnifique vert forêt, suivant avec précision le contour de sa bouche aux lèvres pulpeuses et légères. Son excitation bestial se réveillait mais Saryuu le chassait d'un coup de tête avant qu'il ne poursuive son exploration à distance. La jeune fille chassait ses larmes avec un certaine élégance alors que la vision du télépathe se mit à descendre plus bas, arrivant jusqu'à la poitrine de Morina. Tout de suite, il voulait abandonner son voyeurisme un peu trop indiscret mais quelque chose le poussait à continuer. Un drôle de sourire se fit voir sur son visage alors qu'il vit que ses seins étaient en voie de développement.

-Dis donc, Morina ! Vous avez une jolie poitrine !

Il se mit à ricaner doucement. Pour une simple danseuse, la petite banalité avait de jolie atout pour séduire le plus grand empereur du monde de la génération de la seconde phase ! Il ne pu retenir son envie de prendre le dessus et un sourire malsain se fit voir sur son visage. Sa vision s'attardait sur ses hanches bien dessinées avec des jolies courbes qui rendirent notre Saryuu Evan encore plus impatient. Il voulait à tout prix son corps ! Le caresser et lui faire subir de délicieuse torture comme il fait si bien faire avec les esclaves du harem ! Morina devait lui appartenir et elle lui appartiendra ! Il sentit son membre impérial entrer en érection à la seule pensée qu'il soit entre les jambes de la jeune humaine en train de crier avec force le plaisir qui lui procurait. Soudain, son visage se détendit alors que l'humain qu'il était prenait la place à celui qu'il était en tant qu'empereur. Son visage devint compatissant alors qu'il commençait à se lever pour prendre ses vêtements.

-Quelque chose à dû la perturber dans son sommeil, je vais allé la voir !

Je me dirigeais vers la salle de bain alors que mes larmes continuaient de couler lentement sur mes joues. J'ouvris la lumière avant de me diriger vers le miroir qui se mit à refléter mon merveilleux visage, le portrait parfait de celle de ma mère quand elle était encore vivante.

Seule la tristesse déformaient mes traits doux et élégants. Je baissais les yeux avant d'essuyer d'un revers de la manche les gouttes d'eau salées laissant leurs traces sur mes joues.

-Jamais… Jamais un telle rêve m'avait fait pleuré… Ces paroles sont… sont irrévocables…

Je m'adossais au mur avant de penchée la tête en arrière, une certaine migraine me faisant bouillir le cerveau. Je sentais mon cœur battre au niveau de mes côtes alors que la fatigue commençait à se faire sentir. Ma tête allait tomber sur le côté mais je réussis à la soutenir. Je me décidai de me remettre au lit quand je sentis une violente douleur au niveau de mon bas-ventre, me paralysant les jambes avant d'atterrir sur le sol, agonisante par la douleur que je connaissais assez bien. Je sentis un liquide chaud couler le long de ma cuisse et je sentis le stress monter en moi.

-Non… Non, pas maintenant…

Soudain, j'entendis quelqu'un toquer à la porte de la salle de bain avant que je ne reconnaisse la voix de Saryuu, me faisant sursauter.

-Morina, vous allez bien ?

Je me remettais assise, le visage crispée par la douleur ainsi qu'une main sur la zone concernée.

-Ah, j'avais oublié que ça faisait mal... Il faut que je prenne un médicament avant que je ne perde connaissance... Dis-je en grinçant des dents.

Soudain, la poignée s'abaissait et je criai, les joues teintées de rouge.

-Non, n'entrez pas Saryuu ! Attendez quelques minutes, s'il vous plaît !

Je me relevai avant de fouiller dans les tiroirs et armoires à la recherche de ce que l'on appelait souvent '' des protections '' et je mis la main dessus. Je me hâtais de me changer et de laver la tâche de sang sur le sol avec de l'eau et du savon.

-Qu'est-ce que vous faîtes, petite banalité ?

-Je... J'ai fait une bêtise et je suis en train de la réparer !

Mince, j'ai hésité ! Faîtes qu'il n'entre pas dans la salle de bain à cause de ça...

-Morina, je dois ouvrir la porte !

Alors qu'il commençait a entrer, je jetais la serviette de bain utilisée dans le fond de l'armoire grâce à un retourné de pied très rapide avant de me figer devant lui, une goutte de sueur perlant sur mon front. Il s'avançait vers moi avant de s'arrêter pour regarder autour de lui. Je jetais un coup d'oeil rapide à la l'armoire qui abritait ma serviette tâchée de sang avant de lui demander avec un sourire forcé.

-Que me vaut votre visite, empereur ?

Il se mit à me regarder avant de se pencher vers mon visage, les sourcils froncés et le nez frémissant.

-Dîtes-moi Morina, quelle est cette odeur ?

Je reculais alors qu'il s'approchait doucement de moi, je déglutis en essayant de paraître normal avant de sentir l'air ambiant. En effet, l'odeur naturelle de mon sang s'est répandu dans la pièce et cela semblait faire réagir Saryuu qui se mit à sourire en voyant mes joues rougis.

-Morina, ce n'est pas votre odeur de sang par hasard ?

Je fus frappée par la foudre alors qu'il me prenait le bout du menton avant que ses yeux brillèrent de leurs éclats d'améthystes. J' essayais de me libérer de sa main mais il me bloquait contre le mur, bloquant mes poignets près de ma tête. Je lui suppliais alors que je le sentis entrer dans ma tête.

-Saryuu... non, c'est personnel... Ne faîtes pas ça...

Un sourire intérressé apparut sur son visage, me faisant sursauter de peur.

-Oh, Vous êtes entré en pleine période rouge à ce que je vois !

-ça ne vous concerne pas ! Lâchez-moi s'il vous plaît ! Lui jetais-je, honteuse et paniquée.

Je luttais en tirant sur mes bras mais je ne pus gagner qu'un ricanement de sa part.

-On se débat maintenant ? Essayez autant de fois que vous le pourrez, vous ne m'échapperez jamais !

Soudain, la même douleur que tout à l'heure revint me prendre de plein fouet. Je me mis à gémir avant que ma tête ne bascule en avant, des étoiles balayant mon champ de vision.

-Je ne vais pas bien...

Je n'eu le temps de finir que je perdais connaissance, m'abandonnant dans les bras de l'empereur.