Phanie miki : moi aussi :D

Hachiko 97412 : Magnus : Oui d'accord. Alec : promis je lui dis ! :p La suite de fantômes du passé je sais pas trop peut-être demain ou jeudi :)

Manon : je te dirais bien que tu vas moins me détester cette fois mais en fait j'ai bien peur que ce soit pire :D Magnus : ah ben je sais pas c'est pas volontaire!

PDV Alec

Une violente douleur me vrillait le crâne. Même ouvrir les yeux était devenu douloureux. Mes muscles me faisaient mal. Où étais-je ? Pourquoi la pièce était vide ? Peu à peu les souvenirs me revinrent : Magnus, moi… On avait couché ensemble… Enfin, je crois… Était-ce encore une hallucination ? Peut-être avais-je tout imaginé, jusqu'à son retour, car l'appartement semblait vide. Pourtant il y avait toujours ce lit. Je caressais les draps blancs du bout des doigts. Je me levais, m'appuyant contre le mur. Ma tête tournait, je me sentais faible. Ouvrant la porte de la salle de bain, j'examinais mon reflet dans le miroir. Une trace sur mon cou me confirma que je ne n'avais rien imaginé : Magnus avait été à mes côtés cette nuit. L'angoisse commença alors à m'envahir : il n'avait quand même pas fait ça ? Il ne m'avait pas abandonné ? Il ne pouvait pas avoir disparu encore une fois… Je fermais les yeux, essayant de me calmer. Chaque battement de mon cœur était douloureux. Je retournais dans la chambre à la recherche de mes vêtements. Je trouvais ma veste, et récupérais mon portable, avant de me souvenir qu'il avait changé de numéro depuis belle lurette. Mes mains tremblaient. Je me laissais glisser au sol, le dos appuyé contre le lit. Je commençais à vraiment paniquer.

- Pitié, pourvu qu'il revienne… S'il vous plaît, je vous en supplie…

Il ne pouvait pas m'avoir fait ça ! Je me souvenais à présent de notre moment ensemble : sa douceur, ses gestes tendres, ses mots, emplies d'amour, murmurés au creux de mon oreille. Mais peut-être était-ce moi qui avais voulu voir de l'amour dans tout ça. Après tout, il n'avait pas cessé de me cracher sa haine au visage depuis qu'il était revenu. Il s'était vengé, il avait porté le dernier coup de sa vengeance et avait disparu à nouveau. Je n'étais plus rien pour lui… Je le dégoûtais… Je cherchais mes pilules dans la poche de ma veste… Rien ! Je fouillais partout, mais mes efforts étaient vains, elles avaient disparu...Il avait sûrement dû les prendre pour me torturer un peu plus. Je n'arrivais plus à respirer, je hurlais comme un fou, tapant dans les murs. Mes mains étaient en sang. Je relevais la tête : les draps aussi en étaient recouverts. Ce ne pouvait pas être le mien. Et si.. si je l'avais tué ? Ce fut ensuite le trou noir. J'avais sombré dans l'inconscience…

PDV Magnus

Je passais la main sur une veille photo de Ragnor et moi. Sa maison semblait tellement vide sans lui. Son absence ne s'était jamais autant faite ressentir que maintenant. J'avais besoin de ses conseils… Mais il était mort… Et je n'étais pas là… J'entendis une porte claquer, puis une présence derrière moi. Je n'avais pas besoin de me retourner pour connaître l'identité du nouvel arrivant, ou plutôt de la nouvelle arrivante.

- Catarina… Tu n'es pas censée être ici !

- Toi non plus…

Je fus étonné de constater qu'aucune colère ne transperçait sa voix. Elle s'approcha et prit la photo dans sa main.

- Il me manque à moi aussi tu sais… C'est différent depuis qu'il n'est plus là… Je dois gérer tes erreurs seules ! Et permets-moi de te dire que ce n'est pas toujours facile…

Les larmes envahirent mes yeux, flouant ma vue.

- Viens t'asseoir deux minutes… Il faut que je te parle…

- Cat'… Je sais que ce que j'ai fait à Alec est ignoble mais… mais repasse plus tard pour les reproches, s'il te plaît….

- Magnus, il…

- Non ! Je ne veux pas savoir ! Me l'imaginer est déjà assez dur comme ça… Je… Il faut que je reste loin de lui ! Je sais qu'il souffre mais si tu me le dis, je vais accourir à ses côtés et…

- Il est mourant!

- Et…

Attendez…. Quoi ? Qu'est-ce qu'elle venait de dire là ? Les battements de mon cœur s'accélérèrent.

- Qu'est-ce que tu viens de dire?

- Viens t'asseoir…

Elle pleurait… Ce n'était pas normal…. Je sentis mes mains trembler, et je me laissais tomber dans le fauteuil à côté d'elle, m'attendant au pire. Elle prit mes mains dans les siennes.

- Ce que tu as fait n'a plus aucune importance…Quand je l'ai trouvé…. J'ai essayé, crois-moi ! Mais il ne s'est pas réveillé….

«Pas réveillé » ? Comment ça « pas réveillé » ? J'avais l'impression d'être sur l'échafaud, devant mon bourreau qui s'apprêtait à abattre le coup fatal. J'avais l'impression que mon âme, à supposer que j'en possédais une, avait quitté mon corps. Je restais là, assis, à attendre, paniqué, qu'elle me dise ses mots qui me hanteraient sûrement jusqu'à la fin de mes jours : « Il est mort ».

- Il est dans le coma… Il…il ne lui reste que très peu de temps…

Dans le coma ? Donc il… Je pouvais encore le sauver ! Je me levais, encore tremblant et disparus. J'étais certain qu'ils l'avaient ramené à l'Institut. Je me jetais littéralement sur l'interphone. Les chasseurs d'ombres et leur foutue sécurité ! La même voix que l'autre jour me répondit, mais je ne la laissais pas finir !

- Ouvre-moi ou je fais sauter cet institut !

Ma menace sembla être prise au sérieux car la porte s'ouvrit. Le trajet en ascenseur me sembla interminable. Les portes n'étaient pas encore pleinement ouvertes, que j'étais déjà sorti de là. Je me précipitais vers l'infirmerie. Des gardes étaient postés à la porte, et, visiblement, ils avaient l'ordre de m'empêcher d'entrer. Pas grave. D'un simple geste de la main, je les envoyais voler à l'autre bout et ouvrais violemment la porte, qui alla claquer contre le mur. Isabelle, Jace, Simon, Clary, Maryse, Robert : ils étaient tous réuni autour du lit où, je le savais, se trouvait mon ange. Robert se jeta sur moi, mais je le bloquais et le projetais hors de l'infirmerie. Il glissa de quelques mètres sur le sol de marbre, avant de se relever et de foncer droit sur moi, son poignard séraphique sortit.

- Éloigne-toi de mon fils, démon !

Isabelle s'interposa entre lui et moi, et à mon grand étonnement, Jace aussi.

- Sortez, s'il vous plaît ! J'ai besoin d'être seul avec lui !

- Tu lui as assez fait de mal comme ça ! Hurla Maryse.

- Ne m'obligez pas à employer la force !

- Tu ne toucheras plus jamais à mon fils ! Me fit Robert en lançant le poignard dans ma direction.

Je le réduisis en poussière en un claquement de doigts. En voulant m'empêcher de l'approcher, ils ne l'entouraient plus, et avant qu'ils n'aient compris ce qui se passait, je disparaissais avec lui. Mon appartement étant vide, et sachant pertinemment que c'est le premier lieu où ils iraient, je l'emmenais chez Ragnor. Catarina avait disparu, probablement déjà à l'Institut à encore réparer les dégâts que j'avais causés. Je le déposais délicatement sur le lit de la chambre, et caressais ses cheveux. Bien que très pâle, il avait l'air paisible.

- Mon ange… Je te demande pardon de t'avoir abandonné, tu n'as rien à te reprocher, tout est entièrement de ma faute. J'aurais dû te parler de moi, de mon passé…. On en serait pas là si je l'avais fait ! Tu te serais méfié de Camille, et… tu ne serais pas tombé dans son piège… Mais même si je sais tout ça, il y a une partie de moi qui t'en veut toujours autant… Alors s'il te plaît ouvre les yeux, ouvre tes magnifiques yeux bleus sur moi pour qu'on puisse régler tous nos problèmes et reconstruire quelque chose… ensemble… Tu avais raison, on a besoin de parler, mais pour ça il faut que tu te réveilles ! Je sais ce que tu essayes de faire : attirer mon attention ! Mais je suis là maintenant, tu peux te réveiller, tu as gagné, je suis revenu… Je suis revenu pour toi ! Mon amour…. Je t'aime…

- C'est quand même malheureux que tu le lui dis que maintenant….

- Catarina… Tu es revenu…

- Ses parents te cherchent partout ! Ils pensent que c'est à cause de toi s'il est dans cet état-là…

- Ils ont raison… Si je n'étais pas parti…

- Le résultat aurait été le même! Son cœur a été fragilisé par toute la drogue qu'il a prise ces derniers temps… Son cœur s'est arrêté plusieurs fois...

- Tu n'as pas enlevé cette merde de son organisme ?

- Si, mais c'était déjà trop tard ! Je peux faire beaucoup de choses, mais je ne peux malheureusement pas réparer un cœur !

- Qu'est-ce que tu es en train de me dire ?

Elle posa une main sur mon épaule.

- Il va mourir Magnus ! Même toi tu ne peux pas le sauver… Je suis désolé…

- Laisse-moi seul avec lui… S'il te plaît…

- D'accord… Mais faudra le ramener près de sa famille….

Je ne répondis pas. Elle soupira et sortit de la chambre. Je posais mes mains sur ses tempes. Il était certes dans le coma, mais il était toujours là, quelque part. Je pouvais entrer dans son esprit…. Je fermais les yeux, concentré.

Ce fut d'abord un défilé d'images, flou et sans intérêt, puis le décor se stabilisa. Il faisait sombre, désert, et il y régnait un froid glacial. Des vibrations se faisaient ressentir. Examinant l'endroit un peu plus attentivement, je me rendis compte que j'étais exactement là où je l'avais abandonné il y a deux ans : la station de métro. Et là je le vis, assis contre le mur, se balançant d'avant en arrière. Je m'approchais de lui, tout doucement, et posais une main sur son bras.

- Alec… Murmurais-je. Alec, tu peux me regarder s'il te plaît ?

Il ne semblait pas m'écouter.

- Alexander…

Il leva aussitôt la tête vers moi.

- Magnus…

- Oui, mon ange…

- Tu es revenu…

- Je reviens toujours, tu le sais bien… Comment pourrais-je rester loin de toi ?

- Tu n'étais pas là… Il y avait du sang partout…

Il était agité et sa respiration plus rapide. Le décor autour de nous commençait à s'effacer. Il fallait qu'il se calme ou je risquais de le perdre.

- Chut, chut, chut… Calme-toi…

Je m'assis à mon tour et le calais contre moi, entre mes jambes, l'entourant de mes bras.

- Il faut que tu te calmes, que tu respires calmement. Tu peux faire ça pour moi ?

- Je… je crois…

- C'est bien… Cale ta respiration sur la mienne…Tout va bien, je suis là, ce que tu as vu n'était pas réel….

Sa respiration reprit un rythme plus régulier.

- C'est bien mon ange, respire…. Ferme les yeux, détends-toi…

- Je… J'ai… froid….

Je resserrais mon étreinte. Le décor devenait de plus en plus flou.

- J'ai… rêvé… une scène… comme ça… Dans… tes bras…

- Ah oui ? Tu rêves souvent de moi alors ?

- Oui… Mais d'habitude… je… ne meurs… pas….

- Qu'est-ce que tu racontes ?! Tu ne vas pas mourir, je te t'interdis !

- Arrête… Tu ne serais… pas...là… si j'allais… bien…

- C'est vrai, tu ne vas pas bien ! Mais tu as gagné mon ange, je suis là, je ne te quitterais plus jamais !

- Tu… vas… y être… obligé…Tu n'as… pas… le choix…

- On a toujours le choix ! Tu ne vas pas mourir Alec !

- Si… Tu… le sais…

J'enfouis mon visage dans ses cheveux, mes larmes roulant sur mes joues. Il fallait que je reste fort, mais… mais il avait raison. Plus les secondes passaient, plus je le perdais. A présent, tout était devenu flou autour de nous.

- Tu sais… je… regrette…

- Chut, ne parle pas… Je sais tout ce que tu vas me dire…Moi aussi je regrette. Je n'aurais jamais

dû te laisser…

- On… a… toujours… joué… à ça… tous les… deux… Au chat… et à la… souris…

- Oui, c'est vrai… J'ai toujours aimé jouer avec toi… Te provoquer…

- Pourquoi ?

- Parce que j'avais besoin de ton attention, moi aussi ! Que tu m'aimes ou me détestes, ça n'avait pas d'importance tant que je t'avais dans ma vie… Puis je crois que ça m'effrayait moins de penser que tu me détestais… Que je te détestais…

- Parfois… je t'ai détesté… très fort… mais… je t'aimais aussi en même temps…

- Moi aussi… Il y des jours où j'avais envie de te faire du mal, de te faire souffrir, mais dès que j'y arrivais, je ne pouvais pas résister à l'envie de te consoler, de prendre soin de toi…Tu es ma vie Alexander…

- Tu..m'as.. manqué…

- Toi aussi, tu n'as même pas idée à quel point !

Il sourit. On resta silencieux un moment, puis ses tremblements reprirent, et il recommençait à avoir du mal à respirer. Il posa une main sur son cœur.

- J'ai...mal…

Je levais les yeux vers lui. Je ne l'avais jamais vu aussi pâle. Je compris que Catarina avait raison, je ne pouvais plus le sauver, il était trop tard. Je recouvris la main posée sur son cœur, de la mienne. Je le serrais dans mes bras, mes larmes se mélangeant aux siennes.

- Je t'aime… Me fit-il tout bas.

Il serra ma main. Il avait fermé les yeux.

- Je t'aime aussi, petit ange…

Je le sentis sourire et la pression sur ma main se relâcha. Son cœur ne battait plus. Je l'avais perdu… définitivement…

Non ne me tuez pas je vous jure qu'il y a une suite :p

Merci pour vos reviews :)

Gros bisouss :D