Attention chapitre un peu violent. Les moins de 18 s'il y a on lit pas la fin !

CarOwliine : J'espère que je t'aurais pas fait trop attendre alors :D

Hachiko 97412 : Là tu peux les tuer c'est bon tu as mon accord ! :p

Kilibilie : Oh oui ça pour l'apprendre il va l'apprendre

Manon : Il va faire bien pire que ça… Ils s'aiment mais mal, très mal…

PDV Alec

Mon corps tremblait encore de l'orgasme que je venais d'avoir et pourtant mes larmes ne cessaient de couler. Je voulais me venger, pas le faire souffrir. Malheureusement, j'ai bien peur que les deux aillent souvent de pair. Oliver caressait doucement mes cheveux, me chuchotant des paroles rassurantes à l'oreille. Je sentais un liquide chaud couler entre mes cuisses. Qu'avais-je fait…. J'avais honte, honte de moi, honte de ce qu'était devenu ma relation avec Magnus. Je l'avais perdu définitivement. J'avais murmuré son prénom, mais je crois qu'Oliver ne m'avait pas entendu, ou alors il faisait tout comme. Je restais figé, je n'arrivais pas à bouger. J'aurais peut-être dû le rattraper ? Non, cela aurait été inutile. Il était sûrement déjà loin…

- Alec ? Alec ?

Je levais les yeux vers ce chasseur d'ombres blond qui m'avait servi d'arme destructrice sur Magnus. En cet instant, je le détestais, alors qu'il n'y était pour rien.

- Tu peux m'expliquer ce que tu as ? Est-ce que…. c'est ma faute ? Je t'ai fait mal ?

J'ai mal oui, mais pas comme tu le penses, et bien que j'aimerais que tu sois responsable de cette douleur qui me déchire la poitrine, ce n'est malheureusement pas le cas. Je suis le seul à bannir dans cette histoire.

- Il… Il nous a vus… Murmurais-je.

- Ton ex, hein ? Magnus…

- Comment tu sais que…

- Que c'est lui celui dont tu me parlais ? Celui qui t'a abandonné ? Mais parce que tout le monde le sait, Alec ! Lorsque tu l'as embrassé devant tout le monde à Alicante, la nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre : un Lightwood qui sort avec l'un des plus puissants sorciers au monde ! Tu croyais vraiment que ce n'était pas arrivé jusqu'aux oreilles de l'Institut de Los Angeles ? Les gens en ont parlé pendant des mois !

- Mais...Mais pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Parce que je voulais voir jusqu'où tu irais pour le rendre jaloux ! Et surtout parce que ton père me l'a demandé ! Il savait que j'avais une attirance pour toi… Comment, je n'en sais rien… Mais il m'a dit que si j'arrivais à t'éloigner de ce sorcier, il m'offrirait une place de choix au sein du Conseil, ce qui n'est pas négligeable !

J'étais sous le choc. Alors tous ce qu'il m'avait dit était faux ? Je m'étais encore confié à quelqu'un qui jouait un double jeu… Magnus avait raison : je faisais pitié….

- Tu as tout fait pour me faire perdre l'amour de ma vie, juste pour pouvoir avoir une place tranquille au sein de l'Enclave ?

- Oui ! J'en ai marre de risquer ma vie pour rien, tous les jours ! Puis ne fais pas l'innocent, toi tu t'es bien servi de moi pour le rendre jaloux ! Je pense que tu as réussi d'ailleurs ! Et moi aussi… Au final on y est gagnant tous les deux… Puis je n'ai rien contre toi, et je pense sincèrement qu'il ne peut rien t'arriver de mieux que de t'éloigner de lui !

Je le repoussais, me rhabillais et sortis sans un regard en arrière. Je l'entendis m'appeler, et pressais le pas. Catarina...Il fallait que je parle à Catarina au plus vite. Je sentais cette envie de reprendre mes pilules refaire surface. Il fallait que je résiste, il ne fallait pas que je craque à nouveau… De toute façon, ils avaient tout jeté…. Non, pas tout… Il y avait un endroit auquel il n'avait pas pensé. Je courus jusqu'à la chapelle de l'Institut et soulevais la planche sous l'Autel. Elles étaient encore là… Je pris un flacon et en fis glisser deux dans la paume de ma main. Je n'étais pas encore 100 % remis et ma course jusqu'ici m'avait fatigué. J'hésitais, mais les révélations de ce soir, le regard de Magnus… Tout ça eut raison de moi et j'en avalais deux. Sur le coup, je me sentis soulagé, puis j'entendis la voix de Magnus dans ma tête qui me disait que je n'avais pas intérêt à reprendre de ces merdes. Une vague de culpabilité m'envahis et je me fis vomir. Je restais ensuite seul un moment, dans le noir, pleurant autant que je pouvais. Ma vie était vraiment un réel cauchemar. J'aurais tant aimé pouvoir me réveiller et me rendre compte que tout ça n'était qu'un rêve, et sentir les bras de Magnus qui m'entourent, son corps chaud lové contre le mien, ses lèvres douces me chuchotant des « je t'aime » dans le creux de l'oreille. J'aimerais tant pouvoir revenir deux ans en arrière… Je finis par me lever et partis voir Catarina. J'espérais qu'elle soit chez elle, et non de garde à l'hôpital. J'avais plus que jamais besoin de la voir. Arrivé devant son appartement, je frappais à la porte. Lorsque j'entendis du mouvement derrière, je poussais un soupir de soulagement. Il fut cependant rapidement suivi d'une vive inquiétude : et si Magnus était avec elle ? Elle m'ouvrit en robe de chambre, les cheveux encore en bataille.

- Alec ? Tout va bien ?

- J'ai besoin de te parler !

- Tu as vu l'heure qu'il est ?

- Je sais, je suis désolé, mais…

- Entre, ne reste pas dans le froid !

Je pénétrais à l'intérieur.

- Assis toi dans le canapé, je vais te chercher quelque chose de chaud à boire, tu es frigorifié !

Elle revint quelques minutes plus tard, une tasse de chocolat chaud, fumante, dans les mains.

- Bois ça… Alec, avec ce qui t'est arrivé tu devrais faire plus attention !

- J'ai trompé Magnus…. Lui annonçais-je soudainement.

Je l'entendis soupirer.

- Alec, aux dernières nouvelles, toi et lui n'êtes p ensemble, alors quoi que tu aies fait avec quelqu'un d'autre, tu n'as pas à t'en vouloir, et ça ne le concerne pas !

- Tu comprends pas… Lui et moi, on est lié… On ne peut pas être avec quelqu'un d'autre… On joue à se courir après puis à se fuir, sans arrêt, mais… C'est comme s'il y avait ce serment entre nous de ne jamais coucher avec quelqu'un d'autre…

- Alec… Magnus est mon ami, mon meilleur ami même, mais… Crois-tu qu'il est resté deux années entières sans faire quoi que ce soit ?

- Non, je sais bien… Coucher avec tout ce qui bouge ça a toujours été son truc… Mais depuis qu'il est revenu et qu'on… qu'on a recommencé… C'est différent…Il ne me le pardonnera jamais…

- Te pardonner quoi ?

- J'ai couché avec un type dans les toilettes du club, et il nous a surpris…

Elle resta silencieuse un instant, puis reprit la parole :

- Je suppose que tu as eu droit à une belle crise…

- Non.. Cat', ce que j'ai lu dans son regard, cette haine… Et… Et cette tristesse… Je l'ai détruit…

Je fondis en larmes et elle me prit dans ses bras.

- Chut, allez calme-toi… Magnus en a vu d'autres, il s'en remettra… Puis tu ne lui dois rien, Alec. Il te faut continuer de vivre ! Si tu es bien avec cette personne avec qui tu étais… Je sais que Magnus et toi avez une relation forte, mais elle est aussi néfaste... pour vous deux…

- Je l'ai fait pour le rendre jaloux… Pour qu'il m'avoue enfin ses sentiments, qu'il m'ouvre réellement son cœur… Ce mec avec qui j'étais, il ne représente rien pour moi ! Puis comme si mon idiotie n'était pas suffisante, j'apprends que c'est mon père qui me l'a mis dans les pattes pour m'éloigner de Magnus…. Et il a réussi…

- Ton père est une ordure ! Ça ne me surprend même pas…

- Cat'… Je l'aime…

Je savais qu'elle comprenait que je ne parlais pas de mon père. Je me fichais éperdument de lui et de ses manigances.

- Il t'aime aussi tu sais… Quand tu étais dans le coma et que je lui ai dit qu'il ne te restait que très peu de temps à vivre, il refusait d'y croire… Et quand ton cœur s'est arrêté… J'ai eu l'impression qu'il était mort avec toi…

- Quand… quand j'étais dans le coma… est-ce que… est-ce qu'il est entré dans ma tête ou est-ce que ce n'était qu'un rêve ?

- C'était réel, Alec… Pourquoi ?

- Parce qu'il me l'a dit… Il m'a dit « je t'aime »…

- Tu sais, ce n'est pas parce qu'il ne te le dit pas clairement, qu'il ne le pense pas… Ce que tu as fait avec Camille a encore du mal à passer, et…

- Ouais, ben avec ce que je viens de faire là, ce n'est même plus la question…

- T'en fais pas pour ça… Ce qui tuerait Magnus c'est que tu aies des sentiments pour ce garçon avec qui tu étais, mais visiblement ce n'est pas le cas, alors… Laisse-lui du temps, il finira par passer au-dessus de ça… Par contre je le connais, et là il doit être dans une colère noire ! Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi jaloux que lui… A part toi, peut-être ! Je te déconseille d'aller lui parler pour le moment… Laisse passer quelques jours…

- Je peux pas… j'ai besoin de le voir…

- Pas maintenant, crois-moi ! Il voudrait te faire souffrir, et il en a les moyens…

- Je sais…

- Alec, il faut vraiment que vous cessiez votre petit jeu stupide ! Vous vous faites plus de mal qu'autre chose… Vous avez peur de cet amour qui vous unit, c'est pour ça que vous fuyez dès qu'un de vous deux fait un pas en avant… Inconsciemment, vous vous mettez des barrières…

- J'ai merdé…

- Hum… C'est sûr que si tu as couché avec lui juste pour rendre jaloux Magnus… Ce n'était effectivement pas l'idée la plus brillante du siècle !

- Je l'ai fait par vengeance ! Parce que je l'ai vu avec une fille… Il l'embrassait, et…

- Et tu as cru qu'il allait coucher avec elle ?

- Oui… Il l'a peut-être fait d'ailleurs…

- Vous vous rendez les coups un à un… Vous allez vous détruire… Si ce n'est déjà fait…

PDV Magnus

Tout paressait flou autour de moi, je ne faisais attention à rien. Cette vision d'Alec… Je n'arrivais pas à la chasser de ma tête… Elle revenait sans cesse, se mêlant au son de ses gémissements. Je me sentais blessé, humilié… Une envie meurtrière s'empara de moi : j'avais envie de les tuer, tous les deux. On ne joue pas avec un démon Alec, tu devrais le savoir ! J'étais retourné chez moi, j'avais besoin d'être seul, de laisser éclater ma rage. Je pris la boîte dans laquelle je conservais tous mes souvenirs sur mon passé. Je pris les photos de nous deux, de notre voyage autour du monde. Je les déchirais en mille morceaux, toutes à l'exception d'une : il était seul sur la photo, me souriant à pleine dent, de ce sourire magnifique dont j'étais tombé amoureux, ce sourire qui reflétait l'innocence. Innocence perdue depuis bien longtemps… Ma colère ne s'apaisait pas mais grandissait à chaque instant un peu plus. Mes pupilles n'étaient plus qu'une fine ligne verticale. Me laissant pousser par ma haine, je quittais l'appartement et pénétrais dans l'Institut. Même leurs protections ne pouvaient m'empêcher d'entrer, j'étais bien trop puissant pour eux, bien trop fort. Je me rendis invisible à leurs yeux et entrais dans la chambre d'Alec, déferlant ma colère sur tout ce que je trouvais, retournant les armoires, vidant leurs contenues au sol, brisant le miroir de la salle de bain d'un coup de poing. Mon sang coula le long de la glace brisée. Vu le fracas que j'avais provoqué, les gardes ne tarderaient pas à arriver. Mais ça ne faisait rien, j'aurais disparu depuis longtemps. Je laissais la photo, que je tenais toujours à la main, tomber au sol. On pouvait à présent lire au dos : « Tu m'as demandé si un jour mon cœur et ma tête pourraient tous deux t'aimer, je t'ai répondu peut-être. Mais aujourd'hui je peux te répondre avec certitude : ils te haïssent tous les deux… Un autre jeu vient de commencer Alec et je peux t'assurer qu'à celui-là tu perdras….

Plus tard- Institut- PDV Alec

Appuyé contre le mur de ma chambre, je regardais un des gardes parler avec ma mère. Ma chambre était sans dessus-dessous. Heureusement que j'étais absent, sinon c'est sur moi que se serait déversé sa colère, j'en étais certain… Son avertissement ne pouvait pas être plus clair… J'avais mis la photo dans la poche intérieure de ma veste. Il ne fallait surtout pas que ma mère tombe dessus. Je n'avais, en revanche, malheureusement pas pu lui cacher, ni à elle, ni au reste de ma famille, l'état de la chambre.

- Alec, dis-moi que ce n'est pas toi qui l'as mis dans cet état ?

- Je viens à peine de rentrer, maman ! Donc non…

- Bien ! Gardes !

Une dizaine de chasseurs d'ombres entrèrent dans la chambre, en plus de ceux qu'il y avait déjà. Bonjour l'intimité…. Il me tardait qu'il parte… Il fallait que je le voie…

- Fouillez toute l'Institut, renforcez les protections ! Et trouvez qui a pu pénétrer ici pour s'en prendre à mon fils !

- Personne ne s'en est pris à moi !

- Parce que tu n'étais pas là ! Je n'ose même pas imaginer ce qui te serait arrivé s'il tel avait été le cas !

Elle sortit après m'avoir ordonné de remettre de l'ordre dans tout ça. Je vis alors un garde revenir pour récolter un échantillon de sang sur le miroir. Il fallait que je l'en empêche. S'ils apprenaient que c'était Magnus l'auteur de tout ça, mes parents, et surtout mon père, se feraient une joie de le condamner à mort. J'arrêtais donc le geste du garde en lui attrapant le poignet.

- C'est mon sang ! J'ai frappé dans la vitre sur le coup de la colère…

Il me lança un regard suspicieux.

- Ce sont les ordres ! Je dois…

- Tu vas perdre ton temps ! Je peux t'assurer que ce sang est le mien !

- Je regrette Alec, mais ta mère…

- Maryse n'est pas la directrice de cet Institut, mais moi si, et je t'ordonne de t'en aller ! Intervint une voix derrière nous.

Me retournant, j'aperçus Jace, accompagné d'Isabelle. Je le remerciais du regard. Le garde le salua.

- Bien, Directeur.

- Maintenant va-t-en ! Lui ordonna Jace.

Le chasseur d'ombres ne se le fit pas dire deux fois. Une fois que je fus certain qu'aucune oreille indiscrète ne soit dans les parages, je fermais la porte de ma chambre et me tournais vers eux.

- Merci, Jace !

- De rien… Je suppose que c'est Magnus qui a pété son câble ?

- Ouais…

- Alec, je le couvre pour cette fois, mais s'il t'a fait quoi que ce soit…

- J'ai couché avec Oliver !

- QUOI ?! S'exclama ma sœur. Comment as-tu pu faire une chose pareille ?!

- Il fait ce qu'il veut ! Lui fit Jace.

- Navré, mais moi je suis pour le Malec !

- Le quoi ? Fis-je en chœur avec Jace.

- Rien, laissez tomber ! Alec, ne me dit pas, s'il te plaît, que tu as dit à Magnus que tu avais couché avec ce… ce type !

Je baissais les yeux, honteux.

- Il nous a surpris… Confessais-je d'une petite voix.

Jace émit un sifflement moqueur.

- Ah ouais, d'accord, je comprends mieux l'état de ta chambre !

- Il faut que j'aille lui parler ! Mais maman a fait boucler toute l'Institut, je vais avoir besoin de vous pour sortir !

- T'inquiète pas, je m'en occupe ! M'assura Izzy.

- Wow, wow, wow ! Pas si vite ! Intervint Jace. Hors de question que tu ailles le voir seul ! Je n'ai pas envie que ta tête finisse dans le même état que le miroir de la salle de bain !

- Il ne me fera pas de mal ! Jamais ! Pas comme ça !

- Tu te fous de moi ? Au pandémonium, l'autre fois…

- Je te dis qu'il ne me fera rien ! Je dois y aller seul ! Avec ou sans ton aide !

Il hésita un instant.

- Ok ! Mais je te jure que si tu reviens dans un état pas possible, je le tue de mes propres mains !

Je ne répondis pas. J'avais beau lui avoir assuré que Magnus ne me ferait aucun mal, au fond, je n'en étais pas si certain que ça. Deux heures plus tard, après que ma sœur ait fait son chaud en plein milieu de l'Institut, simulant une dispute avec Simon, je réussis à quitter discrètement l'Institut. Le jour se levait doucement, diffusant une lueur orangée sur les rues, dont la lumière des lampadaires s'éteignaient progressivement. Le trajet jusqu'à Brooklyn me parut durer une éternité. Et s'il n'était pas chez lui ? Peut-être avait-il à nouveau décidé de prendre la fuite… Je regardais, anxieux, les briques rouges de l'immeuble. Soufflant un grand coup, j'ouvris la porte et gravissais les marches menant au loft. Devais-je frapper ou entrer directement ? Les deux me paraissaient être une très mauvaise idée…. Le destin décida pour moi, puisque j'entendis la porte du bas s'ouvrir. Je sentis sa présence derrière moi. Ma respiration s'accéléra. Je n'avais pas le courage de me retourner. Je déglutis difficilement. Je sentais sa colère, sa haine.

- Tu as cinq secondes pour sortir d'ici… Me fit-il d'une voix glaciale.

- Non… Lui dis-je, sans me retourner. Laisse-moi t'expliquer…

Je me retrouvais alors écrasé contre le mur, son corps collé à mon dos.

- Expliquer quoi, Alec ? Que tu aimes te faire baiser dans des toilettes publiques ? Si je l'avais su plus tôt, j'aurais plus insisté !

- Arrête, tu…

Il attrapa mes cheveux, et me tira violemment la tête en arrière.

- Regarde-moi !

Je me forçais à lever les yeux vers lui. Sans surprise, ses yeux de chat étaient posés sur moi. Une lueur meurtrière y brillait. Je sentis une peur, que je n'avais jamais ressentie auparavant en sa présence, m'envahir tout entier.

- Tu as peur, Alec ? Tu n'aurais pas dû jouer avec moi… Dans ce jeu tu as toujours été la souris et moi le chat… Et tu sais comment cela fini toujours ? Le chat gagne et la souris… meurt !

- Tu...me fais… mal…

- Oh tu as mal, Alec ?!

Il ouvrit la porte de chez lui et me poussa à l'intérieur. Je reculais loin de lui. Cette façon qu'il avait de me regarder… il me faisait peur.

- Je crois qu'il y a quelque chose que tu n'as pas bien compris la dernière fois… Tu m'appartiens… Personne n'a le droit d'avoir ce que je n'ai pas…

- Tu m'as eu, mais tu m'as rejeté !

- Non, je ne t'ai pas eu ! Jamais ! A chaque fois qu'on était ensemble, ton esprit était ailleurs… Jace, ton frère, tes parents, ta sœur, ta carrière… Tu étais toujours là à me pondre ton couplet sur l'honneur ! Tu retirais ta main à chaque fois que je te la prenais à public… Pendant des mois, j'ai dû faire comme si je te connaissais à peine… Et tout ça pour quoi ? Pour que tu baises avec un inconnu dans les toilettes de mon club !

Tout en me disant cela, il s'était avancé vers moi et m'avait acculé de nouveau contre un mur. Je sentais son souffle sur mon visage. Il empestait l'alcool. Je poussais alors un hurlement de douleur. Sa main, dont des flammes bleues en sortaient, entourait mon poignet.

- Tu as osé venir ici, me présenter celui avec qui tu perdais ton innocence… Tu n'es plus le Alec que j'ai connu… Celui-là est mort il y a deux ans… Tu n'es plus qu'un drogué…

Je gémis. Mon poignet, qu'il n'avait pas lâché, me brûlait. Je sentis des larmes me picoter les yeux.

- Tu lui as donné ce que je n'ai jamais eu… Ta confiance… Mais dis-moi… Comment était-ce de te faire baiser comme une chienne ?! Ça ta fait quoi de jouir sous les coups d'un autre tout en me regardant ? Tu as trouvé cela existant, Alec ? Tu voudrais peut-être recommencer ?

Je gardais le silence, essayant de ne pas hurler tellement la douleur devenait insupportable. La brûlure commençait à gagner mon avant-bras.

- RÉPONDS-MOI ! Hurla-t-il.

- Non…Gémis-je.

Il m'envoya voler et je m'écrasais sur la table basse en verre, dont un morceau se planta dans ma jambe.

- Magnus… arrête…

Il se mit au-dessus de moi. La partie démoniaque, en lui, avait totalement pris le contrôle. Il n'était plus lui même…

- Pourquoi j'arrêterais ? Je te l'ai dit, Alec… Le jeu est terminé… Il s'arrête ici, et maintenant !

J'essayais de le repousser mais il était plus fort que moi. Il m'attrapa les poignets et les maintenus au-dessus de ma tête.

- Mais tu sais quoi, j'ai envie de m'amuser encore un peu avant…

- Mag….

- Tais-toi ! Me coupa-t-il. Je ne veux pas t'entendre !

Il enleva mon pantalon. Je me débattais… En vain…

- Ne fais pas ça ! Je t'en supplie ! Tu n'es pas toi…

Une gifle m'empêcha de finir ma phrase. Je crachais du sang.

- Je t'ai dit de la fermer !

Vous allez sûrement me prendre pour un fou, mais malgré la peur, je ressentais une excitation naître dans mon bas-ventre. Malheureusement pour moi, il la sentit. Il baissa les yeux vers mon sexe à présent tendu, et je rougis.

- Oh, qu'est-ce que je disais ! Plus aucune innocence ! Tu as détruit celui que j'aimais plus que tout au monde ! Tu me dégoûtes !

Il me pénétra d'un coup sec qui me fit pousser un cri de douleur. Quand avait-il enlevé ses vêtements ?! Je fus surpris de voir des larmes couler sur ses joues. Il pleurait autant que moi. Ses lèvres écrasèrent les miennes sans douceur.

- Tu as tué celui que j'aimais…

- Non… Je suis… toujours… là… Arrivais-je à dire.

Il me faisait mal, il était violent. J'avais l'impression qu'il me déchirait de l'intérieur. Je crois même que du sang s'écoulait. Mais pourtant je sentais le désir monter petit à petit. Je me surpris même à boucher mes hanches et à écarter un peu plus les jambes. Il me mordit la lèvre jusqu'au sang, et ses ongles se plantèrent dans la peau fine autour de mes poignets. Mes gémissements de douleur se mêlaient à ceux de plaisir que j'émettais malgré moi. Mes larmes se mélangeaient aux siennes… Il finit par se déverser en moi et je le suivis. Pendant un instant, nos regards se croisèrent et je lus le vrai lui dans ses yeux. Il s'écarta vivement de moi.

- Magnus… Murmurais-je.

Il me fixait avec horreur. Je tendis la main vers lui.

- Magnus….

Je vis une dernière fois des larmes couler sur ses joues, puis il disparut.

- Nonnnn ! Magnus ! Hurlais-je.

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Bisous