Organisation XII: Oh merci :3 Cela me fait vraiment plaisir ! Ne t'inquiète pas, je poste toujours à la même fréquence, à savoir tous les week ends ;)

Guest: Merci beaucoup :) En esperant que cette suite te plaise :)

Bon, voilà, le rythme de l'internat reprend demain, alors le rythme du poste tous les week ends aussi ... La suite dès vendredi soir ;)


Chapitre 6 :

Je n'arrivais toujours pas à croire ce que mes amis m'avaient fait. Une chose était sûre, ils allaient m'entendre.

Ruminant mes pensées, je marchais dans les couloirs en direction de l'internat. Heureusement pour moi, j'avais pu mangé. Mais je n'arrivais pas à vraiment digérer le sale coup qui venait de m'être fait. Cela devait sans aucun doute n'être que le début d'une série de plans tous plus boiteux les uns que les autres pour que je termine dans les bras de mon prof de maths. Ce dernier qui m'avait trouvé endormie contre son bureau. Rien qu'en y repensant, je rougissais. Pour la première fois de ma vie, je l'avais vu amusé. Le pire, c'est que c'était à cause de moi. Il avait eu même eu la gentillesse de témoigner que ce que je disais était vrai pour mon absence de l'après midi. Mais je n'en étais pas moins amer. J'aurais encore plus de mal à le regarder en face maintenant.

Je montais deux à deux les marches de l'escalier, et finis par arriver jusqu'à notre porte. Je l'ouvris violemment, et comme j'aurais dû m'en douter, je trouvais devant moi Reno, Tifa et Elena absolument pliés en deux, étalés sur les lits. Sans attendre une seule seconde, j'alignais une baffe au rouquin, j'encastrais la tête de la brune dans son matelas, et saisit la bouteille de la blonde pour lui en verser le contenu sur les cheveux.

- Bien, soupirais-je, un grand sourire aux lèvres, en m'asseyant sur mon lit. Maintenant, on peut discuter.

- C'était comment ?grogna Reno en se massant la joue.

- Magistral, répliquais-je en me levant pour lui en coller une deuxième.

Il leva les bras pour arrêter mon coup. Son regard était mi suppliant, mi amusé. Visiblement, il se retenait pour ne pas mourir de rire. Je lâchai un soupir d'exaspération, et retournai m'enrouler dans ma couette.

- Vous êtes ignobles, maugréais-je, écrasée contre mon oreiller.

Tifa vint s'asseoir à côté de moi, et posa une main sur mon épaule. Elle me sourit d'un air doux.

- Allez, calme toi, me dit-elle gentiment. Tu pourrais nous remercier quand même !

- Vous … ?!hoquetais-je en relevant la tête. Mais je suis passée pour la pire imbécile qui soit !

- Dis pas de bêtise, je suis sûre que tu étais très convaincante, tenta le rouquin.

- Bof, marmonnais-je. Il a eut l'air amusé.

Mes amis ouvrirent de grands yeux, et un sourire s'étira sur leurs lèvres.

- Encore mieux que prévu, commenta Elena.

Il fallait avoué que voir Mr congélateur amusé relevait de l'exploit. D'accord, j'avais aimé ça. Mais juste un tout petit peu.

- Bon, c'est bon, soupirais-je, vaincue. Mais me refaites plus jamais ça !

- T'inquiète, me rassura Tifa en se levant. On fera autre chose la prochaine fois.

- La prochaine fois ?!m'étranglais-je alors que la brune s'enfermait dans la salle de bain.

Je reportai mon regard sur les deux autres. A voir leur expression amusée, je sus que Tifa n'était pas la seule à prévoir une prochaine fois. Une vague de chaleur me submergea les joues. Qu'allais-je devoir encore subir comme nouvelle humiliation ? Ils étaient visiblement plus déterminés que jamais à me faire tomber dans les bras de mon prof. Chose qui en soit, ne devait pas être désagréable. C'était surtout la manière d'y parvenir qui me faisait peur. Et puis qu'est ce que je m'imaginais moi ? Qu'un type comme lui pourrait avoir des vues sur une gamine comme moi ? C'était juste impensable.

J'émis un grognement à l'intention de mes réflexions, ce qui fit sourire Reno.

- Bon, les filles, je vous laisse, nous dit-il en se levant.

- A demain, le saluais-je.

Il m'ébouriffa les cheveux, embrassa Elena, et sortit dans le couloir en claquant bruyamment la porte. Après son départ, nous ne tardâmes pas à nous coucher, en ayant bien évidemment pris le temps de traîner un peu.

Le lendemain, mon réveil fut difficile. Peut être parce que je n'avais aucune envie d'affronter le regard carmin et sublime de Mr Valentine durant deux heures. Enfin si, j'en avais envie. Enfin non. Enfin je ne savais même pas. Tout en rampant jusqu'à la salle de bain, j'attrapais des vêtements, et ruminais toujours en silence. Tifa me rejoint rapidement, sa brosse à dent dans la goule. J'étais devant le lave à beau, entrain d'étaler mollement le dentifrice sur la mienne, quand elle vint m'agresser.

- Franchement, ch'est pas beau du tout, me dit-elle en inspectant mon pyjama et en postillonnant du dentifrice.

- Mouai, je sais, lâchais-je en bâillant.

- Mais maintenant que t'es chur un coup, va falloir changer tout cha, reprit la brune en se penchant au dessus d'un lavabos.

Mes doigts se crispèrent autour de ma brosse à dent. Qu'allait-elle me faire porter ? J'eus le malheur de m'imaginer en nuisette. Tifa était la reine des vêtements. Elle était même obligée d'empiéter sur mon armoire pour ranger tous les siens. Alors qu'elle veuille me trouver une nouvelle tenue de nuit était quelque peu effrayant. Le pire, c'était pourquoi elle le voulait. Elle imaginait (au secours!) l'éventualité que je me retrouve dans le lit de mon « coup ». Ce coup étant évidemment mon cher congélateur de professeur.

- Il est très bien mon pyjama, me défendis-je en attrapant ma brosse à cheveux.

- Mais non !rétorqua Tifa en se rinçant la bouche. T'inquiète pas, je m'occupe de tout.

- J'ai peur, soupirais-je.

Mon amie me donna une violente tape dans le dos avant d'éclater de rire. Lâchant un énième soupir, je sortis de la salle de bain en enfilant mon jean.

Nous retrouvâmes les garçons sur les marches du self pour petit déjeuner. Oui, les garçons. Je n'avais pas vraiment l'habitude d'employer ce mot au pluriel, vu que depuis deux ans, il n'y avait que Reno. Mais maintenant, il y avait Cloud.

- Salut le roux, salut le blond !lançais-je joyeusement en les voyant.

- Salut les brunes, salut la blonde, me répondit Reno en souriant.

Cloud nous gratifia d'un de ses rares sourire, et nous nous dirigeâmes tous ensemble vers l'intérieur. Dans le rang, je sentis un coud de coude me percer les côtes. Agacée, je me retournai vers son auteur. Reno.

- Hey Yuffie, rigola-t-il. Y'a ton homme qui te regarde !

Naturellement, je tournai la tête dans la direction qu'il m'indiqua. Un peu plus loin, il y avait Mr Valentine et notre prof de combat, Angeal, qui discutait posément. Comme la plupart des profs, il logeait sur place la semaine. Je sentis le rouge me monter aux joues.

- Espèce de grand crétin !criais-je en assignant au rouquin une claque magistrale.

Le jeune homme se défendit autant qu'il put, mais ne faisait pas vraiment le poids contre ma colère de dragon. Il fallait toujours qu'il trouve un rapport avec cette histoire, où que nous soyons.

Le petit déjeuner fut animé, entre mes remarques meurtrières à l'intention du rouquin, les éclats de rire de ce dernier, les bavardages de Cloud et Tifa, et les appelles d'Elena qui cherchait à nous calmer.

- Au fait, finit par lancer Tifa à l'intention de toute la table. Demain, moi, Yuffie et Eli, on n'est pas là.

- Vous allez où ?lui demanda Cloud en remuant ses céréales.

- En ville pour l'autre furie, lui répondit la jeune brune en me montrant du doigt.

- Vous allez chercher des robes pour la traditionnelle soirée d'intégration ?demanda Reno.

La soirée d'intégration. Je ne l'aimais pas vraiment celle ci. Et pour plusieurs raisons. Un, il y avait les profs, et même le proviseur. Deux, me mettre en robe relevait du mythe. Trois, Tifa y arrivait toujours. Et elle trouvait toujours le moyen pour que je sois, je cite, à tomber. Enfin, encore plus que d'habitude, d'après elle.

- Mais non, ça, j'en au au moins dix, si ce n'est pas quinze, lâcha Tifa en fronçant les sourcils. On va trouver un nouveau pyjama à Yuffie, et peut être même des sous vêtements. Parce que maintenant que le plan Yuffie est en route, il faut qu'elle soit présentable surtout de nuit.

Je ne savais pas ce qui était le pire. Le fait qu'elle étale l'état de ma lingerie en plein self, ou l'énorme sous entendu qui fit sourire toute la table. Moi, je cherchais l'endroit le plus adapté pour servir de planque, mais à part m'enterrer sous mon plateau, je ne voyais pas. La discussion s'arrêta finalement là, comme je l'espérais, et nous quittâmes tous ensemble le self, les autres parlant joyeusement, moi essayant de me faire oublier. Ce qui n'allait pas être facile, vu que nous nous dirigions vers deux heures de maths.

Et comme les ennuies n'arrivent jamais seuls, dans les couloirs de maths, nous tombâmes nez à nez avec la seule personne que nous ne supportions vraiment pas. Elle nous regardait d'un air dédaigneux, adossé au mur, devant notre salle. Lenne à côté d'elle, qui ne faisais pas grand chose, si ce n'est imiter le regard que la punaise nous lançait.

- Oh, mais tient, vous avez déjà récupéré les deux nouveaux, siffla Jyhl en nous voyant arriver. Enfin, vous avez raison, c'est la jungle ici, il ne faut pas l'oublier.

- Oh ça aucun risque !m'exclamais-je en souriant de toutes mes dents. On a deux babouins femelles devant nous pour nous le rappeler !

Derrière moi, les autres éclatèrent de rire. Rouge de colère, Jyhl leva la main vers moi pour m'administrer une gifle. Trop lente. J'attrapai son poignée en plein vol et lui tordis pour faire tomber la jeune fille sans vraiment lui faire mal. Elle pâlit, honteuse, et se releva pour s'éloigner. Moi, j'étais fière.

- Maintenant que ce léger différent est réglé, vous pouvez rentrer.

La voix à côté de moi me glaça. La porte de la salle était ouverte, et Mr Valentine s'y tenait, son regard se posant sur chacun de nous.

- Allez, dépêchez vous, les autres ne devraient pas tarder, nous dit-il froidement en s'installant à son bureau.

Je ne me fis pas prier, et je courus furtivement jusqu'à ma place. Je n'osais même pas poser un œil sur lui. Enfin, quand il me regardait. Reno vint s'installer à côté de moi, et me rappela qu'il fallait que je sorte mes affaires. Le reste de la classe arriva peut après, et le prof commença son passionnant discours ponctués de tangente et de fonctions dont je me fichais royalement. Une fois encore, je trouvais le moyen de le regarder pendant toute la première, en prenant de temps à autre quelques bribes de phrases de son cour, comme si ma raison me rappelait que j'étais avant tout là pour ça. Finalement, il prononça un mot qui me resta en travers de la gorge. Contrôle. Déjà ? Alors que je ne comprenais pas un traître mot de ce qu'il fallait faire. Il nous annonçait que dans une semaine nous avions devoir. J'avais donc une semaine pour bosser d'arrache-pied avec Tifa pour rattraper mon niveau déplorable. Niveau minable dû ni plus ni moins à l'homme qui nous faisait cour.

- Et à moins de vous faire enfermer dans une salle, vous n'aurez aucune excuses pour manquer mon interrogation.

Et comme si le contrôle ne suffisait pas, il avait fallut qu'il dise ÇA. Mais pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu'il me rappelle ce tragique incident de la veille ? Et il me gratifia d'un regard au moment où il prononça sa phrase, ce qui me fit presque fondre sur place.

Qu'est ce que la suite allait encore réserver à ma cruelle existence, si ce n'est les plans machiavéliques de mes amis, le renouvellement de mes dessous, un contrôle de maths, et la soirée d'intégration ?