Seilax: ...grillée x) Oui, je sais pour la réplique, mais je la trouvais si géniale que je me suis sentie obligée de la caler ;) En tout cas, merci :)
noxxia: Merci merci merci :3 Cela me fait trop plaisir :3
Chapitre 7 :
Tifa gloussait dans la chambre tandis que je me préparais pour sortir en ville. Elle avait réussi à me faire abdiquer pour que je la suive. Passant du miroir à son armoire à une vitesse ahurissante, elle ne cessait de rajuster mon haut ou d'inspecter mon short, le tout en se coiffant. Elle me donnait l'impression d'être une collégienne au départ de son premier rendez vous galant. Mais non, elle me traînait juste dans une boutique de lingerie, ce qui, à mon goût, ne nécessitait pas une tenue irréprochable. D'ailleurs, je la trouvais très bien ma tenue moi.
- Bon, je crois que c'est bon !finit-elle par lancer en attrapant son sac.
Je passai mon sac à dos sur mon épaule, et la suivit dans le couloir. Des boots, un short, un haut, mon sac à dos, je me trouvais très bien. Elena nous avait prévenu que finalement, elle ne pourrait pas venir. Reno et elle trouvaient qu'ils ne se voyaient pas beaucoup, même si ils n'avaient que quelques pas à faire pour être réunis, et avaient donc choisi de passer du temps ensemble. Je trouvais cela un peu traître de la part d'Eli, qui me laissait seule aux griffes de Tifa. Le cauchemar.
Nous descendîmes les escaliers, sans prêter attention aux sifflements venimeux que nous lançait Jyhl, pendue au coup de son énième petit copain. Nous gagnâmes la rue sans un mot, et rejoignîmes rapidement le centre ville.
Tifa jubilait. J'avais l'impression d'avoir une gamine dans un magasin de jouet à côté de moi. Mais non, il s'agissait juste d'une grande brune de dix huit ans, qui gloussait et courait de vitrine en vitrine sous mon regard désolé. Ce mercredi, les rues étaient débordantes de monde. Des visages souriants, des couples se tenant par la main, des personnes plus ou moins âgées tranquillement installées sur les terrasses des bars et cafés. Il était un peu plus de quinze heure, et le soleil chauffait l'ensemble des rues, leur donnant une douceur étonnamment agréable. Alors que je commençais à apprécier cette sortie forcée, le regard pétillant que me lança Tifa me glaça. Celle ci s'était arrêtée devant une boutique de lingerie féminine, et me fixait d'un air diabolique. J'aurais voulu fuir en cet instant précis. Mais mon amie me saisit par le bras avant que je n'ai pu faire le moindre geste de recul.
- Euh, Tifa, t'es sûre que ...protestais-je.
- Mais oui !me coupa-t-elle en me traînant vers la boutique.
Dans la vitrine, les différentes pièces dentelées me firent pâlir. Je n'avais aucune envie d'enfiler ce genre de chose.
- Ben allez viens !grogna Tifa. Fais pas ta vierge effarouchée !
Cédant une nouvelle fois au caprice de la brune, je me laissais entraîner dans le magasin.
- Euh, ça fait pas un peu … sauvage ?marmonnais-je devant l'ensemble léopard que Tifa me montrait.
- Ah mais ma pauvre Yuffie, si tu veux que ça dur, il faut un peu de piment, soupira la jeune fille en regardant les tailles disponibles. Sans panthère, tu es foutue !
Je tirai une moue moyennement convaincue. Tifa voulait au moins me faire enfiler trois corsets, tous plus affriolants les uns que les autres, et quinze ensembles dentelés ou couverts de motifs animales.
- Mais, tentais-je, sur toi, c'est sûr que cela donne bien, mais je suis loin d'avoir ta poitrine.
- Justement, cela mettra la tienne en valeur, répliqua mon amie en me tirant vers les cabines d'essayage. Et puis, n'exagère pas, elle n'est pas si petite que ça !
Machinalement, je baissai les yeux vers mon décolleté. Il n'était pas très impressionnant, mais il fallait avouer qu'il y avait pire. Mais l'idée de devoir porter ne serait-ce qu'une seule pièce en dentelle me terrorisait. Mais qu'est ce qu'il m'avait prit de laisser Tifa me traîner la dedans ? Je secouais la tête. Je ne savais vraiment pas pourquoi j'avais céder devant ses demandes suppliantes. La seule idée de me retrouver avec ces … choses sur moi me faisait peur. Surtout si un jour les plans diaboliques de mes amis venaient à marcher.
Tifa me poussa dans une cabine, me tirant de mes pensées, et me rejoignit rapidement, me tendant le premier ensemble qu'elle souhaitait que j'essaye. Bien entendu, le panthère. Je me déshabillai sans grand entrain, et enfilai ces affreux dessous. Oui, à mon goût, ils étaient affreux. Je n'osai même pas me regarder dans le miroir. Un léger rire derrière moi me poussa à ouvrir les yeux. Le choc fut violent. Je n'étais pas vraiment habituée à porter ce genre de chose.
- Eh, te moques pas, grognais-je en fronçant les sourcils, tournant et retournant sur moi même.
- Désolé, c'est le manque d'habitude, s'excusa mon amie. Mais je te trouve très...convaincante.
Convaincante pour quoi ? Allez savoir. Un large sourire fendit son visage. J'avais moi aussi envie de rire, je dois l'avouer. La situation était amusante.
- En tout cas, rajoute à ça un peu d'alcool, plaisanta Tifa, et tu vas t'amuser ! Il va tomber raide mort notre congélateur. Le panthère, c'est fatal.
- Mmh, rigolais-je en prenant une pause bien exagérée. Et après...Rrrrrrrrrh, je te raconte pas la soirée !
Nous dûmes penser à la chose la plus triste du monde pour ne pas mourir de rire. Mimant un chat en grognant, je manquai de faire tomber mon amie, presque en larme devant mes actions ridicules.
S'en suivit une heure entière d'habillage et de rhabillage, pour essayer pas moins de vingt dessous sélectionnés à mon grand damne par la brune. Il y en avait pour tous les goûts. Tous les goûts sauf les miens. Mais j'y pris finalement plaisir, plus pour les éclats de rire qu'engendraient chacun des ensembles que leur réel but. Prenant des airs de plus en plus stupides, mon stress se relâchait un peu, alors que Tifa peinait à retenir ses gloussements.
Alors que la brune sortait pour aller ranger la plupart de mes essayages, je la vis re rentrer aussitôt, le visage visiblement très surpris. Elle me fixa un instant sans rien dire, et me fit signe de regarder dans la fente du rideau.
- Y'a le prof de combat qui vient de rentrer dans la boutique, me chuchota-t-elle alors que je me penchais pour voir.
Je restai un instant figée devant mon amie. Avais-je vraiment bien compris ?
En effet, je reconnue rapidement la large carrure et le visage sérieux de Mr Angeal. Mais que diable faisait-il ici ? Je pâlis à la seule idée qu'il nous voit dans cette boutique. Je compris pourquoi Tifa avait fuit l'extérieur de la cabine.
- Il va forcément nous voir !paniqua Tifa.
- Mais non, on est dans la cabine, tentais-je de la rassurer.
- Peut être, mais avoue que voir deux paires de pieds dans une seule cabine, et surtout tes boots oranges à côté peu faire un peu louche, maugréa mon amie en se recroquevillant contre le mur.
Il fallait avouer que mes chaussures étaient assez reconnaissables, surtout qu'il s'agissait des boots que je portais avec ma tenue de combat, et donc, dont Mr Angeal était habitué. Et bien sûr, j'avais mis ces chaussures là aujourd'hui. Et nous étions dans une position un peu délicate. Si jamais il nous voyait, ce qui risquait d'arriver si nous ne faisions rien, notre réputation était ruinée. Me tortillant nerveusement, je cherchais une idée qui puisse nous tirer de là. Hélas, il nous était absolument impossible de sortir, sinon, nous étions repérées.
- Grimpe sur le tabouret, me lança Tifa en me désignant le classique petit siège de coin de cabine.
- Mais pourquoi moi ?protestais-je.
- Parce que tu es la plus petite, et que ta tête ne dépassera pas en haut, m'expliqua la brune.
Je n'avais pas vraiment le choix. Râlant, je grimpais sur le tabouret, en faisant tout mon possible pour garder l'équilibre, perchant à côté de moi mes boots oranges.
Vu d'un œil extérieur, la situation pouvait être bien drôle. J'étais perchée sur un tabouret, vêtue d'un corset en dentelle bleu quasiment entièrement transparent, les cheveux ébouriffés par mes multiples essayages, le front en sueur et le cœur battant à cause de notre accès de panique, avec quelqu'un d'autre dans la cabine. J'étais quelque peu...mal à l'aise.
- Mais qu'est ce qu'il fiche ici, finis-je par demander en jetant quelques coups d'oeil furtif par dessus la cabine.
- Il est peut être simplement venu s'acheter une nouvelle chemise, proposa Tifa, les yeux rivés sur notre prof.
- Dans un magasin de lingerie féminine ?répliquais-je. Ah, attends ! Y'a une fille qui rentre et qui vient lui tenir la main !
A l'extérieur de notre planque, une jolie blonde, visiblement du même âge que notre prof, arborant ce même air sérieux légèrement fendue d'un sourire doux, venait de le rejoindre.
- Ben voilà, il est juste venu acheter des dessous pour sa copine, lâcha Tifa.
Nous qui nous cachions pour ne pas être surprise, nous venions de découvrir la petite amie de notre très estimé prof de combat. Nous qui le pensions insensible aux charmes féminins, nous le retrouvions avec une femme dans un magasin de lingerie. Je ne pourrais plus jamais le regarder comme avant.
- Ah, elle s'appelle Rosa, me chuchota Tifa.
- Comment tu le sais ?m'étonnais-je.
- Je viens de l'entendre, m'expliqua-t-elle sans relever les yeux de son espionnage.
Quand nous allions apprendre ça aux autres. Je priais néanmoins pour que Tifa passe sous silence la durée pendant laquelle je suis restée perchée en sous vêtements dans une cabine.
Au bout d'une demi heure, je commençais à trouver le temps long. J'avais les jambes engourdies. Tifa poussait de temps à autres quelques soupires d'impatience. Finalement, la jeune brune se retourna brusquement, et me colla mes vêtements dans les mains.
- C'est bon, ils sont partis, m'annonça-t-elle. Le temps que tu te rhabilles, ils auront déserté les rues.
Un énorme sourire fendit mon visage. Je sautai de mon perchoir, et m'étirai longuement. Très vite, je me débarrassais de cette tenue fort aguicheuse pour remettre mon confortable boxer. Une fois ma dernière botte lassée, je lâchais un énorme soupir de soulagement. Nous étions enfin tirées de cette situation fort périlleuse. Nous sortîmes de la cabine sans plus attendre, et quittâmes le magasin en courant.
- Je te retiens avec tes idées, maugréais-je à l'intention de Tifa sur le chemin du retour.
- Oh, ça va, on a quand même bien rit, marmonna l'intéressée. Et puis, on a appris une chose : Angeal a une copine.
- Ouais, c'est vrai, avouais-je.
- T'as pas intérêt à t'enticher de celui là, il a déjà quelqu'un, plaisanta mon amie en shootant dans un caillou.
Je lui lançai un regard mauvais. Cette histoire n'avait pas finit de me poursuivre. Surtout que maintenant j'étais rouge de honte rien qu'à la seule pensée d'un quelconque dessous.
- Maintenant, il faut te trouver une robe pour la soirée d'intégration, sourit Tifa d'un air absolument innocent.
Je rugis intérieurement face à la détermination sans borne de la jeune brune.
- Et pour les sous vêtements, t'en fait pas, reprit-elle. On verra bien ce que j'ai de trop petit !
Elle lâcha un rire. Elle voulait vraiment mourir. Nous regagnâmes finalement l'école en fin d'après midi, moi fulminant, elle souriant, en vue des prochaines tortures que j'allais subir.
