DISCLAIMER:
CETTE FIC NE M'APPARTIENT PAS!
TOUT CE QUE VOUS RECONNAISSEZ DU MONDE DE HARRY POTTER APPARTIENT A J. K. ROWLING, TOUT CE QUE VOUS NE RECONNAISSEZ PAS APPARTIENT A JENIMA.
PARTIE III
Point de vue de Sirius Black, 6e année, Gryffondor.
Nous sommes rentrés dans la Grande Salle, mais James n'a pas eu le temps de s'expliquer avec Remus parce que Jones s'est donnée en spectacle devant tout le monde.
Elle est en train d'insulter son cavalier, l'humilier serait plus exact.
La scène est très drôle, d'ailleurs James, Remus et Peter sont morts de rire sur la table.
Il faut dire qu'on aime pas beaucoup Richards, il se croit important et entre toujours en compétition avec nous à la moindre occasion.
En plus ce mec est puant de prétention, tout ça parce qu'il est capitaine de l'équipe de Quidditch de Pouffsouffle.
En gros je le hais, alors pourquoi je ne rigole pas de son malheur comme mes amis ?
Parce que c'est Jones qui est en train de l'humilier et rire d'un truc que fait Jones ça revient à se mettre du côté de cette garce.
Après son numéro, Jones plante Richards sur place et va se saouler au bar.
« Il va mettre du temps à s'en remettre, dit James entre deux éclats de rire.
- Effectivement, je ne pense pas qu'il va oublier de sitôt, acquiesce Remus en riant.
- C'était un joli coup, renchérit Peter qui revient de la piste de danse.
- Ça fera un article sensationnel ! S'enthousiasme Skeeter.
- On pourrait peut-être arrêter de glorifier Jones, non ? Dis-je froidement.
- On ne glorifie pas Jones, on glorifie l'humiliation de Richards, répond James.
- Ça revient au même, dis-je. En plus regardez-là ! Elle est en train de se saouler pour fêter sa victoire et vous l'approuvez !
- Laisse-là se saouler, me dit Remus. Elle va se ridiculiser encore plus et personne ne l'admire pour ce qu'elle a fait, on apprécie le fait que Richards ait l'air d'un con.
- Si elle continue à boire à cette allure, on la retrouvera ivre morte avant le lever du soleil, dit Peter.
- Elle va peut-être nous faire un strip tease, continue James.
- Elle va peut-être se faire violer dans un couloir avant deux heures du matin, dis-je.
- Jones, Jones, Jones, vous n'avez que ce nom-là à la bouche J'EN AI MARRE ! »
Je ne pensais pas qu'un jour j'aurais l'immense honneur de voir Carole Harker se mettre en colère.
James semble avoir pris une douche froide, et il se souvient par la même occasion que Remus a couché avec sa proie.
« Qu'est-ce qui t'arrive, Carole ? Dis-je.
- Qu'est-ce qui m'arrive ? Tu veux vraiment savoir ce qui m'arrive ?
- Ben…ouais, dis-je en pensant exactement le contraire.
- Très bien, Sirius, je vais t'expliquer ce qui m'arrive, répond-elle agressivement. Depuis le début de la soirée tu m'as a peine adressé la parole, et quand tu l'a fait tu n'avais rien à me dire ! Sauf quand tu parlais de cette fille ! J'en ai marre de passer après tes copains, et encore plus de passer après une Serpentard ! Tu passes ton temps à parler d'elle, alors si t'as envie d'aller avec elle te gène pas ! »
J'éclate de rire, Carole est complètement débile.
Non mais vraiment, quel genre de fille est assez débile pour être jalouse de Jones ?
La colère de Carole s'amplifie à cause de mes éclats de rire.
D'ordinaire, James m'aurait demandé si j'étais fou de provoquer la colère de cette fille magnifique et aurait tenté de rattraper le coup, mais là il est trop occupé à toiser Remus d'un air profondément dégoûté.
« Mais t'es vraiment stupide ! Je déteste Jones, et si je t'ai presque pas parlé de la soirée c'est tout simplement parce que tu es inintéressante au possible ! » Dis-je en riant.
La belle 7e année a l'air prête à m'étriper.
Pendant ce temps Remus demande à James ce qu'il a.
« Comment tu peux encore me regarder en face et me parler comme si de rien n'était ? Crache James à Remus.
- Qu'est-ce que j'ai fait ? Demande Remus sans comprendre.
- Tu oses faire l'innocent ? S'énerve James.
- Mais de quoi tu parles ? » Continue Remus.
Pendant que James et Remus règlent leurs comptes, Carole me donne une gifle.
« Tu n'es qu'un sale goujat ! J'aurais pu aller au bal avec un garçon bien, mais au lieu de ça j'ai accepté de faire la charité !
- Tu délires, j'ai pas besoin qu'on me fasse la charité, dis-je froidement.
- C'est pas ce que ton copain m'a dit », réplique-t-elle hargneusement.
Je regarde James, choqué.
Il n'aurait quand même pas osé aller supplier une fille de sortir avec moi ?
En tout cas, il n'a pas l'air de s'intéresser à la conversation, il est en train de hurler sur Remus.
« Tu n'es qu'un sale traître ! Tu as trahi notre amitié pour cette fille ! Et le pire c'est que tu oses me regarder en face et que tu continues à jouer les innocents, mais c'est trop tard, tu comprends ? Je sais !
- Mais je ne joue pas les innocents ! Je ne sais pas de quoi tu parles ! S'énerve Remus.
- TU VOIS ? TU JOUES LES INNOCENTS ! » Hurle James.
Je n'écoute leur dispute que d'une oreille très distraite, je suis trop occupé à m'engueuler avec ma cavalière.
« Tu joues les grands séducteurs intouchables, mais t'es même pas capable d'aller aborder une fille tout seul, tu sais qu'il n'y a rien de plus pitoyable qu'un mec qui envoie son meilleur ami inviter une fille à sa place ? Crache Carole.
- Mais je ne lui ai rien demandé ! Au contraire j'aurai très nettement préféré passer la soirée avec une fille intéressante ou au moins une qui aie un minimum de conversation ! »
Skeeter a sorti un bloc note et elle tente de noter les grandes lignes des deux disputes qui ont lieu simultanément.
Peter essaye de l'entraîner à l'écart avant que la dispute ne dégénère de trop et qu'on lui demande choisir un camp.
Monika, jalouse et suspicieuse s'incruste dans la dispute de James et Remus.
« Je peux m'asseoir ? » Demande une voix très calme aux accents sadiques.
Nous nous retournons tous, surpris pas cette interruption.
Jones se tient devant nous, un verre de whisky à moitié vide à la main et un sourire sadique aux lèvres.
« NON ! » Hurle-t-on d'une même voix.
Notre cri n'a pas l'air d'affecter Jones qui prend une chaise et s'assoit tranquillement à côté de Monika.
Je sens qu'il va y avoir un meurtre avant la fin de la soirée.
« Jones, t'es trop débile pour comprendre quand on parle ? Tout le monde t'a dit de dégager ! Dis-je.
- Oh, non moi je suis sûre qu'il est très heureux que tu sois là, alors reste ! S'écrie Carole. Moi, je m'en vais.
- C'est toi qui l'as fait venir, Remus ? Demande James. Tu l'as suppliée de nous dire qu'elle avait couché avec toi, c'est ça ? Parce que si elle le fait, alors tu n'as rien à te reprocher, et donc tu peux rester ami avec moi. Mais ça ne marche pas, je ne suis pas stupide ! Je sais très bien qui est la fille avec qui tu as couché, et ça je ne te le pardonnerai jamais !
- Mais enfin, James, je ne comprends rien à ce que tu me dis ! Tu ne veux pas être un peu plus clair ? S'écrie Remus.
- Tu sais très bien de quoi je parle, répond James.
- Moi par contre je ne sais pas du tout de quoi vous parlez et ça m'énerver parce que je crois que je suis directement concernée dans cette histoire, intervient Monika.
- Non, ma chérie, ça ne te concerne pas, on parle de ma première expérience sexuelle.
- JE SAIS TRES BIEN QUE VOUS PARLEZ DE CA, JE NE SUIS PAS STUPIDE ! MAIS JE SUIS TA PETITE AMIE ET J'ESTIME AVOIR LE DROIT DE CONNAITRE LE NOM DE LA PETASSE AVEC QUI TU N'AS PAS PU TE RETENIR !
- Mais c'est privé ! Tu peux comprendre ça, non ? S'énerve Lunard.
- NON JE NE PEUX PAS COMPRENDRE !
- Moi je peux te le dire, le nom de la pétasse avec qui il a couché l'année dernière », intervient calmement Jones.
Silence de mort.
Si jamais Jones dit qu'il s'agit de quelqu'un d'autre qu'Evans, James ne sera plus en colère contre Remus et il s'excusera.
Monika piquera sa crise et quittera sûrement Remus.
Bon débarras, j'aime pas cette fille et puis de toute façon elle part finir son année scolaire à Beauxbâtons à Noël, alors autant éviter les au revoirs larmoyants.
« Alors, Jones ? De qui il s'agit ? Demande James.
- De Lily Evans », répond Jones avec un grand sourire méchant.
Elle ment.
C'est impossible, elle doit mentir ! Remus n'aurait jamais fait ça !
James ne le lui pardonnera jamais, l'amitié incassable des Maraudeurs est révolue.
« JE LE SAVAIS ! Hurle James. T'es qu'un sale traître ! J'ai accepté que tu t'incrustes avec Sirius et moi en première année, j'ai eu pitié de te voir tout le temps tout seul plongé dans tes bouquins, et c'est comme ça que tu me remercies ? Je t'ai accordé ma confiance, j'ai gardé tous tes secrets, même les plus intimes que tu ne veux pas révéler à ta petite copine, et c'est comme ça que tu me remercies ? En me plantant un poignard dans le dos ? J'ai bien envie de te casser la gueule, mais j'ai pas envie de me salir en te touchant. »
Environ dix secondes après la fin de son speech, James donne un coup de poing dans le nez de Remus.
« Tout compte fait je veux bien me salir. »
James se jette sur Remus et tente de l'étrangler.
Jones est morte de rire en voyant la scène, j'ai comme l'impression qu'elle est saoule.
Monika ne fait même pas attention à la bagarre, elle a l'air plongée dans ses pensées.
Je jette un sort pour séparer mes deux amis.
Monika revient enfin à la réalité, elle se lève très posément, prend Remus par la main et l'entraîne hors de la Grande Salle.
Je sens que ça va mal finir.
« T'es contente de toi, Jones ? Dis-je. T'as réussi à foutre la merde entre nous, ça doit bien te réjouir.
- Tu peux pas savoir à quel point », répond-elle avec un grand sourire, avant de se lever pour retourner au bar.
Vu que la plupart des élèves ont les yeux braqués sur nous, James et moi décidons de quitter le bal et de retourner dans notre salle commune.
Nous sommes seuls dans la salle commune des Gryffondors.
Il est tard et les plus jeunes sont au lit, quant aux autres élèves, ils sont tous au bal.
James frappe un oreiller pour se défouler, j'essaye vainement de le raisonner, après tout Jones a sûrement menti.
Mais James ne veut pas me croire, il dit que tout colle, tout concorde, Remus l'a trahi et c'est tout ce qui compte.
Je décide de passer outre le fait qu'il m'ait fait passer pour un petit garçon timide et pitoyable auprès de Carole Harker, après tout il ne vaut mieux pas aggraver la situation.
Au bout d'un long moment, le tableau de la Grosse Dame pivote et Remus entre.
Il a l'air abattu et infiniment triste.
« Vous êtes contents, j'espère ? Dit-il quand il nous voit. Grâce à vous, Monika et moi on a rompu.
- Qu'est-ce que ça peut me foutre ? Crache James. T'es qu'un sale traître tu n'as que ce que tu mérites.
- Elle a dit qu'elle en avait marre de mes secrets, qu'elle pensait que je ne lui faisais pas assez confiance pour tout lui dire alors qu'elle avait toujours été honnête avec moi, continue Remus. Elle a dit qu'elle ne pouvait plus me faire confiance, que cette histoire avec la fille mystère devait encore compter pour que je ne veuille pas dire son nom, que de toute façon le problème n'était pas là, elle ne voulait pas sombrer dans la paranoïa la plus totale en restant avec un mec aussi cachottier que moi.
- Tu voudrais quand même pas qu'on culpabilise ? » Demande James en riant.
Moi en tout cas je culpabilise.
Je sais que je dois soutenir James, que ce que Remus a fait est totalement impardonnable, mais c'est quand même pas une raison pour qu'il reste tout seul toute sa vie.
C'est décidé, je vais l'aider.
Le problème, c'est que je ne peux pas lui offrir mon aide devant James, sinon ça va dégénérer.
Je propose donc à James de monter se coucher tout en faisant signe à Remus de m'attendre.
James et moi on monte les escaliers tandis que Remus s'installe dans un canapé.
Mon meilleur ami a l'air mort de fatigue, mon plan devrait se dérouler comme prévu.
Je vais attendre qu'il soit couché et je redescendrai pour une raison quelconque, je dirai à Remus que je vais tenter d'arranger les choses avec sa copine et j'irai dans la salle commune des Pouffsouffle à sa recherche.
J'ouvre la porte de notre dortoir, et je me rends compte tout de suite que mon plan ne marchera pas.
Il y a une fille sur mon lit.
Point de vue de Kate Foster, 6e année, Gryffondor.
J'attends dans le dortoir de Sirius depuis plus d'une heure, je voulais être bien sûre de ne pas le rater.
La porte s'ouvre, je frémis d'excitation et je sors mon petit miroir de poche.
Depuis plus d'une heure, je suis allongée sur le lit de Sirius dans une pose très sexy pour qu'il soit immédiatement envoûté par les charmes de mon corps.
La pose est très sexy, mais elle n'est pas des plus confortables ce qui fait que je souffre le martyr depuis plus d'une heure, mais je veux être irréprochable pour quand il entrera.
La porte s'ouvre, tout doucement, un rayon lumineux commence à explorer la pièce à la recherche d'une source de beauté à illuminer.
Cette source de beauté c'est moi.
La porte s'ouvre complètement, deux silhouettes indistinctes ont les yeux rivés sur moi (je ne peux pas voir leurs yeux, mais je sens la chaleur de leurs regards).
Deux ?
Il n'aurait pas osé ramener une fille dans son dortoir quand même ?
Je vais le tuer ce salaud, il se fiche complètement de mes sentiments, il ne s'intéresse qu'à lui-même !
« Bon, Patmol, je crois que je vais te laisser, dit la voix masculine de Potter. Amuse-toi bien. »
Potter s'en va avant même que Sirius n'ait pu répliquer, j'imagine qu'il voulait remercier son ami de le laisser seul.
Sirius s'avance d'un pas décidé, il doit être follement attiré par moi, il ne peut plus contenir sa passion trop longtemps enfouie au plus profond de lui-même…
« Qu'est-ce que tu fous là, Foster ? »
Son ton n'a rien de sensuel, au contraire il a l'air ennuyé de me voir ici.
Il est temps d'appliquer la méthode d'Amy, je vais le faire culpabiliser.
Je n'ai jamais eu aucun mal à jouer la comédie, c'est pourquoi je n'ai aucun mal à fondre en larme sur demande.
« Tu ne comprends donc vraiment pas ? Dis-je en pleurant. Tu n'as pas fait attention à tous mes efforts pour te séduire ? Je suis donc si insignifiante à tes yeux ? Mais tu ne comprends pas que moi je t'aime et que je crèverais pour toi ? J'en ai marre de t'envoyer des tonnes de signaux, j'en ai marre de tout faire pour te plaire parce que tout ça ne rime à rien ! Tu ne m'aimes pas, tu ne m'aimeras jamais alors que moi je mourrai pour toi ! Pourquoi est-ce que tu ne veux pas de mon amour ? Pourquoi est-ce que tu n'essayes pas de me connaître un peu mieux ? Si tu ne me regardes même pas, c'est que je ne suis pas digne d'être aimée, je crois que ma vie ne rimera plus jamais à rien. Je voulais juste te dire ça avant de partir, je vais quitter l'école et commencer à travailler aux trois balais, je ne supporterai pas de te croiser tous les jours en me disant que jamais nous ne serons ensemble. »
Il devient tout pâle, il va me dire qu'il m'aime et qu'il ne supportera pas de vivre s'il ne me voit pas tous les jours.
« Tu sais, Kate, tu devrais pas arrêter les cours, si t'es si bouleversée que ça tu peux rester dormir ici cette nuit, ça ne dérange personne. »
Bon… ce n'est pas vraiment la déclaration d'amour à laquelle je m'attendais, mais c'est déjà un bon début.
Je n'arrive pas à croire que je vais dormir dans le lit de Sirius Black !
Oh, bien sûr je ne dormirai pas, hors de question de rater une occasion pareille !
Je sens que cette soirée sera la plus belle de toute ma vie.
Je me glisse sous les draps, et je ferme les yeux pour faire semblant de dormir.
S'il croit que je dors, il osera me contempler dans mon sommeil, il sera charmé par mon air angélique et paisible, alors je ferai semblant de m'éveiller et il me fera la plus belle déclaration d'amour de tous les temps.
Je ne dois pas m'endormir, même si je suis très fatiguée, je ne dois surtout pas m'endormir, je ne dois surtout pas….
Je me suis endormie.
Je me réveille, horrifiée.
J'ai sûrement raté la plus grande chance de ma vie !
Tout n'est pas perdu, je peux encore rattraper le coup en faisant semblant de m'éveiller très sensuellement.
Je me relève tout doucement, puis je m'étire d'une manière féline et je me penche doucement vers lui…
Il n'est pas là, le côté gauche de son lit est vide.
Je n'arrive pas à y croire, il est parti !
Point de vue de Sirius Black, 6e année, Gryffondor.
Je redescends dans la salle commune, Remus et James sont encore en train de s'engueuler.
Je ne sais pas comment faire pour proposer mon aide à Remus si James est présent.
De toute façon j'ai pas besoin de le prévenir, je vais essayer de convaincre Monika en cachette, pas besoin de se fâcher avec James.
Et de toute façon je veux pas aider Remus parce que je suis de son côté, je le fais juste pour que Remus soit moins rancunier, ça nous aiderait à nous réconcilier.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? Me demande James, presque scandalisé.
- Heu… J'ai besoin d'air, dis-je. Pourquoi, j'ai pas le droit de sortir du dortoir ?
- Pas quand il y a une fille avec toi ! Répond mon meilleur ami.
- La fille en question c'est Kate Foster, dis-je.
- Kate Foster est une très jolie fille, dit James. Qu'est-ce que t'attends pour remonter ?
- James, je sais bien que tu es un sale petit crétin arrogant, égocentrique et obsédé, mais c'est pas pour autant que Sirius l'est, intervient Remus. S'il a peur il faut respecter sa peur.
- Quoi ? Mais j'ai pas peur ! J'ai pas envie de coucher avec Foster et je ne le ferai pas juste pour vous faire plaisir ! Dis-je.
- Pas la peine de nier, Sirius, répond Remus. On sait bien que t'as un problème avec les filles, c'est normal d'avoir peur la première fois.
- Mais j'ai pas peur !
- Alors pourquoi tu ne remontes pas voir Foster ? Elle est prête à te violer sur place, suffit que tu lui envoies un signal ! S'énerve James. J'en ai marre de devoir tout faire à ta place, je vais pas aller lui dire que t'es consentant pour qu'elle le fasse non ? T'es pire qu'un gosse !
- Quoi ? Mais je t'ai rien demandé ! Tu crois que ça m'amuse d'apprendre de la bouche d'une cruche comme Harker qu'elle a eu pitié de moi et que c'est pour ça qu'elle est sortie avec moi ? Tu crois que ça me plaît d'apprendre que je suis un grand timide qui n'ose pas aborder les filles de peur de se faire rejeter et qui, du coup, doit envoyer son meilleur ami à sa place ? Tu dois comprendre que moi j'ai pas besoin d'avoir une fille dans ma vie pour vivre correctement, moi je ne vis pas au travers d'une obsession comme toi, moi je n'ai pas besoin d'avoir des centaines de groupies autour de moi pour me sentir bien dans ma peau, et surtout moi je n'essaye pas de forcer mes amis à vivre comme moi pour me convaincre que mon existence n'est pas pitoyable ! »
James me regarde, empli de fureur, mais il ne dit rien.
Il me fixe comme si j'étais un monstre, et monte dans le dortoir.
Je reste seul avec Remus et ma colère.
« Ecoute, Patmol, ne l'écoute pas, il est stupide, il ne peut pas comprendre que tu as un problème.
- Je n'ai aucun problème, dis-je en tentant de contenir ma fureur.
- A moi tu peux l'avouer, répond-il calmement. On est amis quand même.
- Je te dis que je n'ai aucun problème !
- OK, OK, t'as aucun problème, dit-il avec scepticisme.
- Non mais c'est pas vrai ! T'es pire que James ! Tu peux pas comprendre que j'ai une façon de penser autre que la tienne ? Tu peux pas comprendre que j'ai pas envie de collectionner les filles parce que j'ai d'autres choses en tête que le sexe ?
- Moi je suis pire que James ? Eh, c'est toi qui lui courre après comme un bon chien bien obéissant à son maître ! C'est toi qui le suis dans toutes ses conneries ! C'est toi qui lui dis amen à chaque fois qu'il fait quelque chose de mal ! Si vous êtes si bien tous les deux, pourquoi vous ne vous mettez pas ensemble ? Comme ça, lui il ne me fera plus de crises parce qu'il croira que j'ai couché avec sa proie et toi tu surmonteras ta peur des filles !
- J'AI PAS PEUR DES FILLES !
- Mais bien sûr, engueule tes potes au lieu d'admettre tes problèmes, tu sais, ça ne te tuerait pas de descendre un peu au niveau des adolescents normaux et d'admettre que toi aussi tu as des faiblesses, réplique-t-il. Au fond, toi et James vous ne valez pas mieux l'un que l'autre, James n'est qu'un pervers obsédé, et toi t'es qu'un mec coincé et frigide. »
Il sort avant que j'aie eu le temps de répondre quoi que ce soit.
Je viens de me fâcher avec deux de mes meilleurs amis qui se sont révélés être des abrutis de première qualité.
Je sors de la salle commune, j'ai vraiment besoin d'air.
Point de vue de Tania Jones, 6e année, Serpentard.
Je crois que j'ai un peu trop bu ce soir.
Après la magnifique engueulade à la table des Maraudeurs, je suis allée finir la soirée au bar.
Je n'arrive pas à croire qu'ils aient gobé mon mensonge, ils sont tellement naïfs !
J'ai pris la discussion de court, mais j'ai compris qu'ils parlaient d'une fille avec qui Lupin aurait couché, et vu que ça avait l'air de bien chambouler Potter, je me suis dit que cette fille devait forcément être Evans, la préfète de Gryffondor.
Je suis tombée juste, j'ai eu beaucoup de chance.
J'ai comme l'impression que la chance est avec moi ce soir, d'abord il y a eu cette histoire avec Richards, puis les Maraudeurs… si seulement je savais transplaner ! Je pourrais aller dans un casino !
J'essaye de me tenir au mur pour ne pas tomber, j'ai vraiment beaucoup bu ce soir et je n'arrive plus à marcher droit.
Et le pire c'est que je trouve ça drôle.
J'ai fait une découverte surprenante sur moi : quand je suis bourrée, je trouve que tout est comique, c'est dingue, non ?
Enfin bon, je marche difficilement dans les couloirs en rigolant comme une conne à chaque fois que je trébuche, je pense que c'est une excellente façon de terminer la soirée en beauté.
Le couloir est désert, la plupart des élèves sont encore au bal, les tableaux me regardent trébucher et rire d'un air réprobateur.
J'essaye vainement de retrouver le chemin de ma salle commune, le problème c'est que je ne me souviens plus dans quelle maison je suis.
Et je trouve ça très drôle.
Je suis tirée en arrière, j'imagine que c'est un effet de l'alcool, jusqu'à ce que je me retrouve en face de Richards et ses potes.
« Alors, Jones, tu fais moins la maligne ? » Demande Richards avec un petit sourire triomphant aux lèvres.
J'éclate de rire, il a deux têtes !
« Eh, Richards ! T'as deux têtes ! » Dis-je en riant.
Echange de regards consternés entre Richards et Diggory.
« Eh, Diggory ! T'as qu'une seule tête ! Dis-je en riant de plus belle.
- Elle est folle ? S'inquiète Smith.
- Non, elle est saoule, répond Diggory. J'arrive pas à croire que t'aie pu te faire larguer par ça, Jon'.
- Moi non plus j'arrive pas à le croire, répond Richards. Mais de toute façon, au bout du compte c'est elle qui se couvrira de ridicule.
- Ça c'est sûr, elle va apprendre qu'il ne faut pas se moquer de nous, la Pouf-Team ! Dit Smith apparemment très fier du nom de leur bande.
- Ça, elle va regretter de s'en être prise à l'un d'entre nous », acquiesce Diggory avec un air méchant.
Ils sortent tous leurs baguettes, je rigole encore plus.
La baguette de Diggory est rose à pois vert.
« Expelliarmus ! » Crie une voix.
Tiens, c'est marrant, les baguettes de Richards et sa bande s'envolent comme des petits oiseaux dans le ciel bleu….
C'est décidé j'arrête de boire.
La bande à Richards s'enfuit, la « Pouf-Team » n'est vraiment pas courageuse.
« Ca va, Jones ? Demande le mec qui a fait fuir la Pouf-Team.
- Euh… ouais pourquoi ça n'irait pas ? Dis-je en riant. Au fait t'es qui ?
- Remus Lupin, le préfet de Gryffondor, répond-il. Tu t'es faite attaquer par une bande de Pouffsouffle, ça ne t'inquiète pas plus que ça.
- Nan, c'est la Pouf-Team ils sont pas méchants ! Dis-je en riant. Eh, Lupin, t'as qu'une seule tête !
- Ils sont peut-être pas méchants normalement, mais ce soir t'as été un peu loin tu crois pas ? Et les gens que tu pousses à bout peuvent devenir méchants.
- Ils se vexent vraiment pour rien, dis-je, toujours hilare. C'est vrai, tu n'es pas venu m'attaquer toi !
- Moi je ne fais pas partie d'un truc aussi débile que la « Pouf-Team », répond-il.
- C'est pas faux, dis-je en gloussant comme une dinde. Faut que j'arrête de boire.
- Je crois que ça ne te fera pas de mal, acquiesce Lupin.
- Au fait ça s'est terminé comment votre engueulade ?
- Ma copine m'a largué, et les Maraudeurs sont presque tous fâchés », répond-il.
J'éclate de rire, je sais que je ne devrais pas mais c'est plus fort que moi.
« Désolée, dis-je entre deux éclats de rire.
- Bah, c'est pas si grave, dit-il. Si ma copine m'a largué c'est qu'on n'était pas faits l'un pour l'autre, quant à mes pseudos amis, si ils se fâchent pour les conneries d'une Serpentard, c'est que ce ne sont pas de vrais amis.
- C'est vrai, mieux vaut être seul que mal accompagné, dis-je en rigolant. Au fait, Lupin, tu savais que tes cheveux étaient verts ?
- Bon, Jones, je crois qu'il est plus que temps que tu retournes dans ton dortoir, tu veux que je te raccompagne ?
- Nan, c'est bon, je connais le chemin… mais tu pourrais me dire dans quelle maison je suis ?
- Je te raccompagne, décide-t-il en riant. Pas d'objections ?
- Si, une. Tu m'as pas dit dans quelle maison j'étais.
- T'es une Serpentard, Jones, une pure Serpentard. »
Serpentard ? Cool, le nom est cool, la maison doit l'être autant !
Remus Lupin me raccompagne jusqu'à ma salle commune, c'est quand même bizarre que ce mec ne m'en veuille pas, je l'ai brouillé avec ses copains et sa copine.
Un mec normal aurait réagi, un mec normal ne raccompagne pas la personne responsable de ses malheurs jusqu'à sa salle commune.
Je me poserai toutes ces questions demain à tête reposée, parce que pour l'instant aucune réponse valide ne me vient à l'esprit.
De toute façon pourquoi se poser des questions ? Tout est cool en ce moment.
Point de vue de Sirius Black, 6e année, Gryffondor.
Je ne sais même pas ce que je fais devant l'entrée de la salle commune des Pouffsouffles, à l'origine je devais arranger les choses entre Remus et Monika, mais vu que je me suis engueulé avec Remus ça ne rime plus à rien.
En plus Monika m'énerve, vu que je suis déjà énervé je ne vois pas pourquoi je devrais en rajouter une couche.
Je suis passé au bar du bal avant de venir ici, j'ai bu quelques verres et du coup je suis un peu éméché.
Pourquoi je suis allé au bar ? J'avais un peu l'espoir de trouver Jones, j'aurais pu me défouler sur elle, après tout c'est elle qui est à l'origine de tout ce bordel.
J'aurais pu la forcer à avouer qu'elle avait menti, mais de toute façon ça n'aurait rien changé.
Je pense que j'avais surtout envie de trouver un bouc émissaire, de tout rejeter sur elle et de lui faire payer ce qui est arrivé à moi et à mes amis ce soir.
Mais Jones n'était pas là, j'ai attendu une demi heure mais elle n'est pas venue.
Alors je suis venu jusqu'ici, sans vraiment savoir pourquoi.
Je n'ai pas envie de faire de cadeau à Remus en arrangeant le coup avec son ex, elle et moi on est pas amis d'ailleurs on est même pas copains, alors qu'est-ce que je fous ici ?
Je crois que le meilleur moyen de le savoir, c'est d'entrer.
Je frappe à la porte, prêt à trouver une salle commune bondée, mais quand Monika vient m'ouvrir, elle est seule dans la pièce.
« Non ! Dit-elle en me faisant entrer.
- Tu sais, c'est plus courant de dire « salut » ou « ah c'est toi, quelle joie de te voir ! ».
- Sûrement, répond-elle froidement. Mais je sais très bien ce que tu veux, et c'est hors de question. »
Elle s'est changée.
Elle a enlevé sa robe de bal et porte des fringues moldus, un jean taille basse et un débardeur noir.
Elle a aussi défait sa coiffure compliquée et stricte, elle s'est faite une queue de cheval tout ce qu'il y a de plus simple, la queue la plus basique qui soit.
La coiffure la plus basique qui soit avec la tenue la plus banale possible.
Ça lui va bien, je ne vais pas dire non plus qu'elle est incroyablement belle, mais ça l'améliore déjà un peu.
Elle tient une bouteille de vodka à la main, la bouteille est à moitié vide.
« Il est hors de question que je retourne avec Remus, continue-t-elle. Je deviens complètement folle avec ce mec, et en plus il me traite vraiment comme la dernière des merdes, il ne veut pas me confier le moindre secret ! Comment tu veux que j'aie confiance en lui ? Et puis cette histoire avec cette garce d'Evans, ça m'énerve tu peux pas savoir à quel point ! Il aurait quand même pu me le dire, non ? Qu'il le cache à Potter, OK, mais à moi ! On ne cache pas ce genre de trucs aux gens qu'on est sensé aimer, non ? J'arrive pas à croire qu'il aie pu faire ça avec une autre fille, même si c'était avant qu'on se connaisse, ça change rien au fait qu'il l'aie fait…
- Monika ?
- Oui ?
- La ferme, je ne suis pas là pour te convaincre de retourner avec Remus, dis-je.
- Ah. »
Elle me passe la bouteille de vodka, j'en prends une gorgée et je la lui rends.
« N'empêche, j'arrive pas à croire qu'il aie pas voulu me dire le nom de la fille, c'est comme si moi je lui annonçais que j'ai couché avec un mec sans vouloir lui donner le nom du mec en question !
- C'est pas pareil, vous venez à peine de rompre, dis-je.
- On est plus ensemble, techniquement je fais rien de mal.
- De toute façon tu ne fais rien à part te saouler toute seule dans ta salle commune.
- Pas faux. »
Elle me repasse la bouteille, j'en reprends une gorgée et je la lui rends une fois de plus.
Je m'apprête à dire quelque chose, une platitude sur l'amour qu'il vaut mieux avoir perdu que pas connu, ou une connerie du genre, quand elle me saute dessus sans crier gare.
Je l'envoie valser.
« Mais qu'est-ce qui te prends ?
- Tu pourrais m'être utile, répond-elle en 'asseyant sur moi.
- J'ai pas envie de t'être utile, dis-je.
- Alors explique-moi pourquoi tu es venu ici ce soir », réplique-t-elle.
Touché.
Je réalise que si je suis venu ici ce soir c'est uniquement dans le but de me venger de mes amis, je veux prouver à James que je ne suis pas nul avec les filles, je veux prouver à Remus que je n'ai pas peur d'elles, et surtout je veux les blesser tous les deux, enfin principalement Remus, parce que c'est lui qui m'a sorti les pires horreurs.
Je n'aime pas Monika Martins, je ne suis pas follement attiré par elle, mais je peux l'apprécier quand elle ne dit rien, et elle n'est pas moche.
Alors après tout pourquoi pas ?
Je peux lui être utile, et elle peut m'être utile.
On s'utilise tous les deux pour faire souffrir ce qui nous ont blessé.
Je réponds à ses baisers tandis qu'elle s'attaque à ma robe de bal.
On se manipule, je crois que c'est la relation la plus saine qui puisse exister.
Point de vue de Monika Martins, 6e année, Pouffsouffle.
Pendant que j'essaye de faire passer son T-shirt par-dessus sa tête, je me dis que tout bien réfléchis, Sirius Black a eu une idée plus que brillante en venant ici ce soir. Bon d'accord je viens a peine de rompre avec mon petit copain qui vient a peine de m'annoncer que je n'aurai pas été LA première fille avec qui il l'aurait fait, mais a par ça ma première fois aurait pu être pire.
Vous voyez, je ne sais pas ce qui pousse Sirius Black a m'embrasser ou a se laisser embrasser ici ce soir, et entre nous je préfère ne pas le savoir mais ce qui m'importe c'est qu'il embrasse assez bien, qu'il n'a pas l'air complètement empoté par la timidité et qu'il se sert autant de moi que moi de lui.
Je sens vaguement mon débardeur tomber à mes pieds et les mains de Sirius Black se faufiler vers l'agrafe de mon soutien gorge alors que je me débarrasse de mon jean. Malgré toute la vodka que j'ai ingurgité je ne peux pas m'empêcher de piquer un fard, c'est quand même la première fois que je suis aussi ….nue, devant un garçon.
Encore moins un garçon a qui je n'avais jamais vraiment parler avant ce soir.
Je sens les lèvres de Sirius parcourir mon visage pendant que j'embrasse timidement son cou. Et puis quelque chose -l'alcool sûrement- fait que je me décide enfin a caresser doucement son dos.
La bonne nouvelle c'est qu'il a l'air d'apprécier.
Ses mains sont enfouies dans mes cheveux et je finis par enrouler mes jambes autour de sa taille pour approfondir le baiser et je le repousse vers le sofa de la salle commune.
Point de vue de Sirius Black, 6e année, Gryffondor.
Je me réveille deux heures plus tard, la salle commune des Pouffsouffle est toujours vide.
Monika se réveille quand je bouge, elle ne me regarde pas, ne tourne même pas la tête vers moi, elle se contente de se rhabiller en silence.
Les effets de l'alcool se sont estompés, et je réalise l'ampleur de notre acte.
L'engueulade avec Remus et James peut se surmonter, mais ça !
Je n'arrive pas à croire que j'ai pu faire ça à un de mes meilleurs amis, ce qu'il m'a dit m'a blessé mais quand même…
Lui il peut venir me voir et me dire qu'il est désolé pour ce qu'il m'a dit, des mots ça s'oublie, mais des actes c'est complètement différent.
« Bon, les gens vont arriver alors tu ferais mieux de partir, dit-elle.
- Ouais, dis-je. Je crois que tout compte fait…
- C'était pas une si bonne idée, achève-t-elle.
- Donc t'es d'accord avec moi que c'est pas la peine d'en parler, dis-je.
- Tout à fait d'accord, répond-elle.
- Au fait, c'était bien ?
- Pas vraiment, dit-elle. Mais il paraît que c'est toujours nul la première fois, t'inquiète pas.
- Je ne m'inquiète pas, t'inquiète. »
Je sors de la salle commune des Pouffsouffle, sans regarder en arrière.
Je ne sais pas comment affronter Remus, est-ce que je pourrai encore le regarder en face sans avoir honte ? C'est un de mes meilleurs amis, pas un abruti de Pouffsouffle ou un ennemi de Serpentard !
De toute façon, il est hors de question que je le lui dise, ça ne servira à rien d'autre qu'à le faire souffrir.
Il ne saura jamais, et plus jamais je ne recommencerai et j'empêcherai que quelqu'un d'autre lui fasse le coup.
Je vais devenir très protecteur avec mes amis, l'amitié c'est quand même la chose la plus sacrée qui soit.
J'entre dans mon dortoir le plus discrètement possible, apparemment Peter, Remus et James ont découché, j'espère qu'ils ne sont pas à l'hôpital.
Je me glisse discrètement dans mon lit, et une furie me saute à la gorge.
« Où t'étais ? S'écrie Foster. J'étais en pleine crise et toi tu m'abandonnes ! Je trouve ça un peu abusif !
- Désolé, Kate, j'ai eu des problèmes avec mes amis, dis-je.
- Si tu n'étais pas parti, tu n'aurais pas eu de problèmes ! Et c'est quoi les problèmes en question ?
- Les autres étaient jaloux que je sois avec toi ce soir, dis-je. Ils te trouvent très sexy et pensent que je ne te mérite pas. Alors ça m'a énervé, parce que je te respecte vraiment et que je serai très honoré d'être avec toi. D'ailleurs à ce propos, Kate, si jamais quelqu'un te demande, ça te dérangerait de dire qu'on a couché ensemble cette nuit ?
- Sirius, tu…tu….tu penses vraiment que tu ne me mérite pas ? Mais… mais tu m'aimes ? Alors on peut être ensemble ?
- Non, dis-je.
- Mais pourquoi ?
- Parce que ça serait trop compliqué, avec mes problèmes familiaux et tout… répond-il. Je ne peux pas m'impliquer émotionnellement, tu comprends ?
- Oui… ce n'est pas grave, je t'attendrai, dit-elle.
- Non, ne m'attends pas, je ne veux pas que tu te morfondes pour moi, je ne le mérite pas, tu es trop bien pour laisser ta beauté se faner, tu comprends ? »
Je crois que je n'ai jamais dit autant de trucs clichés et débiles en 16 ans.
« Mais, Sirius, si tu veux, on peut coucher ensemble, consommons notre amour.
- Oui mais… non.
- Pourquoi ? Gémit-elle.
- Parce que si on consomme notre amour, on ne pourra pas l'oublier facilement et comme je ne peux pas m'impliquer émotionnellement, on souffrira tous les deux, dis-je.
- Ah… d'accord. Tant pis alors, on n'était pas faits pour être ensemble.
- Si, mais pas dans cette vie », dis-je.
Dans une vie où tu aurais un cerveau on pourrait l'envisager.
Les dimanches matins après une fête sont toujours très difficiles, c'est pourquoi la notion de « matin » devient très relative si on considère que la plupart des élèves ne se lèvent pas avant 14h.
Je descends dans la salle commune, Remus est couché sur le canapé et James le regarde, assis sur les marches de l'escalier qui mène au dortoir.
J'ai comme l'impression qu'on va avoir droit à une grande séance d'excuses larmoyantes.
Remus se réveille, on n'a plus aucune excuse pour ne pas se parler.
« Salut, dit-il.
- Salut, dis-je.
- Grmf, dit James.
- Ecoutez, les gars, je suis vraiment désolé, dit Remus. Hier soir j'étais énervé et j'ai dit des choses que je ne pensais pas, j'ai pas apprécié tout le cirque que vous avez fait pour savoir avec qui j'avais couché, et quand Monika m'a largué ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.
- Mouais, désolé, dit James. Je me suis emporté un peu vite, hier soir Evans a nié avoir couché avec toi, je pense que dans l'énervement je me suis un peu trop emporté et je ne t'ai pas laissé de chances de t'expliquer.
- Moi je suis désolé d'avoir critiqué votre façon de penser, mais je suis tout à fait d'accord avec ce que j'ai dit hier soir, dis-je. Je n'aime pas que vous critiquiez ma façon de penser, ma façon de voir les choses, et ça ne changera pas. Je ne veux plus que tu me cases avec des filles, James. Et je ne veux plus que tu m'analyse comme si j'étais une bête de foire, Remus.
- OK si on en est à se donner des ordres, je ne veux plus que tu nous fasses des cachotteries, Lunard, dit James. Et pour commencer je veux connaître le nom de la fille mystère.
- Très bien, et moi je veux que vous soyez discrets et subtils en présence de ma petite amie si jamais j'en retrouve une un jour, dit Remus.
- Bon, je crois qu'on s'est tout dit, dis-je. On peut redevenir super amis comme avant et pas besoin d'inquiéter Peter.
- Non, je veux connaître le nom de la fille mystère. »
Remus soupire devant l'acharnement de James.
« Vous voulez vraiment savoir ? La fille mystère était au bal, avec nous, à notre table. Comme c'était la cavalière d'un de mes meilleurs amis, j'ai pas voulu gâcher la soirée en vous disant de qui il s'agissait, surtout que James a fait des efforts incroyables pour que cette fille aille au bal avec mon ami.
- T'as couché avec Carole Harker ? S'étrangle James. Et tu ne nous l'as pas dit ?
- Pas Carole, répond-il avec un sourire. Mais avec Rita Skeeter, la cavalière de Peter. »
Skeeter ? La pipelette de l'école ? C'est à cause d'elle qu'on s'est tous engueulés hier soir ?
Eh ben, on peut dire que James les choisit bien les cavalières pour ses potes !
FIN!
