Chapitre 42
Le soleil se levait sur les environs de la New Gen, réveillant les habitants des rues avoisinantes qui commencèrent à animer la grande place. Les rayons du soleil passaient sur mon visage, me faisant froncer les sourcils de mécontentement. J'avais encore envie de dormir. Je me tournais de l'autre côté avant que je ne me prenne quelqu'un de plein fouet.
-Aie...
Je sentie quelqu'un bouger sur le matelas avant que tout redevienne silencieux. Soudain, j'entendis la voix de Saryuu me parler.
-Vous êtes d'une beauté quand vous dormez...
J'ouvris doucement les yeux avant de voir le jeune empereur réveillé, en train de me fixer avec un magnifique sourire. Il était allongé sur son côté droit, face à moi.
-Si ça ne tenais qu'a moi, vous seriez déjà dans mes bras !
Je lui fis un sourire avant de me redresser lentement. Je passais une main dans mes cheveux ébouriffés avant de remettre mon bustier correctement en même temps que je regardais autour de moi. On était dans une chambre spacieuse dont le mauve et le blanc dominait au niveau des couleurs. Nous étions allongé dans un lit a baldaquin de forme ovalique dont les rideau blancs étaient attaché à leurs poteaux respectives. Il y avait tout ce dont il y avait besoin pour vivre : une commode, un placard etc ainsi que l'accès a une salle de bain entièrement équipé. Je me tournais vers le jeune homme qui se redressait également.
-Vous m'avez emmenez dans quelle chambre ?
-Dans la mienne, Morina !
Je sursautais de surprise. C'était sa chambre ? On dirait pas celle d'un empereur... En voyant mon regard hébété, il m'expliquait avec un sourire.
-Ma chambre a été décoré en fonction de mes goûts ! Est-ce que vous l'aimiez ?
Mes yeux scrutaient avec attention chaque recoin de la chambre. Avant de lui dire avec un sourire magnifique.
-Vous aviez une belle chambre, Saryuu ! Tout ce qui vous caractérise !
-M'en voilà ravie, petite banalité !
Je remarquais qu'il avait dormi pratiquement habillé lui aussi. J'en déduisais qu'il était tellement fatigué hier soir qu'il n'a pas pris le temps de se changer. J'allais me lever quand soudain il m'attrapait par le bras avant de me tirer vers l'arrière, me faisant atterrir de nouveau dans les draps. Je n'eu le temps de faire quoique ce soit qu'il se mit au-dessus de moi, un fin sourire se dessinant sur ses lèvres.
-Je sais où vous voulez aller mais pourquoi ne pas profiter de ce moment dans les règles ?
-Qu'est-ce que vous voulez dire... ? Dis-je la voix pas très rassuré.
Il prit l'un de mes poignets qu'il clouait fermement à côté de ma tête avant de fondre sur ma bouche, ne me laissant pas finir ma question. Mes yeux se fermèrent instinctivement avant que mon autre bras ne vienne enlacer son cou avec douceur. Saryuu ouvrit doucement ses yeux avant de me questionner avec un sourire.
-On dirait que vous m'inviter à aller plus loin, est-ce le cas ?
Je le regardais dans les yeux, le souffle haletant. Nos visages étaient si proches... Le rouge me montait au joues alors que je balbutiais.
-P... Peut-être... Je ne sais pas...
-Si ce n'est pas le cas, c'est sans doute le fait que je vous fait de l'effet !
Je tournais la tête sur le côté, fixant la porte de sa chambre au design futuriste. Oui... C'est peut être ça... Sans doute de l'effet... Soudain, il vint vers mon oreille avant de lécher avec douceur le pavillon. Je fermais fortement les yeux avant que je ne commence à grincer des dents. Il se mit à ricaner légèrement avant de me caresser avec douceur le visage.
-Je vous fait beaucoup d'effet même ! Me susurrait-il d'une voix envoûtante.
Je sentis le rouge me monter aux joues avant de le regarder dans les yeux. Sans que je ne fasse attention, ma main libre se posait sur son visage avec délicatesse.
-Empereur...
Je sentais son envie de m'embrasser grandir en lui. Je fis un petit sourire mignon avant de me redresser pour lier ma bouche à la sienne. Il y répondit avec douceur avant de relâcher ma main qu'il maintenait sur le drap pour m'entourer les omoplates, évitant que je me défasse de ses lèvres. Je fis de même avant de laisser une main se poser sur son apparat doré et argenté avant de la laisser se balader le long de son torse. Sous le manque d'air, on se séparait à nouveau avant qu'il ne me demande, le regard brillant de désir.
-Enlevez-moi ma cape...
-Je suis à vos ordres, Saryuu ! Dis-je avec un sourire.
Il me le rendis avant que je ne me redresse pour enlever son attache accroché à sa tunique de cérémonie. Mes mains caressèrent sans vraiment le vouloir son dos, lui provoquant de légers frissons au niveau de ses omoplates. Quand je réussis à l'enlever, je tirais un peu sur celle-ci qui glissait lentement de son dos pour atterrir en vrac sur le sol. Sans vraiment y faire attention, j'avais laissé le jeune homme respirer mon parfum naturelle. Il me prit par les épaules avant de me clouer à nouveau sur les draps avant de revenir m'embrasser à pleine bouche, collant son corps contre le mien. Je fus surprise avant d'échapper un hoquet qui restait douloureux dans ma gorge. Il me murmurait, son front contre le mien.
-Que vous êtes magnifique...
Nos yeux étaient si proches que j'avais l'impression de me voir à l'intérieur, comme un miroir. Nos souffles se mélangeaient en même temps que notre parfum. Je posais une main sur une des ses joues à nouveau avant de la caresser docilement.
-Dire que je vous traitais comme un monstre à visage d'adolescent...
Il passait ses doigts dans mes cheveux lentement avant de me demander avec un sourire attendris en se tenant sur un coude.
-Maintenant... Je suis quoi pour vous ?
Je réfléchissais en regardant légèrement sur le côté avant de lui faire un beau sourire.
-Peut être le meilleur confident que j'ai eu dans ma vie... ?
Il se remit en position de force avant de murmurer.
-Votre confident...
J'hochais la tête avec le même sourire sur mon visage. Il fit de même avant de poser doucement sa bouche sur la mienne, prenant le temps de savourer mes belles lèvres encore coloré de rouge à lèvres de la veille.
´´ Je voudrais les avoir rien que pour moi... Elle sont si délicieuses... ''
Sa pensée résonnait aux plus profond de moi, faisant battre mon cœur plus vite. Mes lèvres se laissaient malmener par le jeune empereur avant que celui-ci ne coupe court à ce moment exquis. Je le vis froncer les sourcils et respirer anormalement, d'étranges rougeurs apparaissant sur son visage.
-Saryuu... Vous allez bien ?
Il me regardait avec angoisse et mes inquiétudes furent confirmé quand je vis sa pupille se dilater en quelques secondes.
-Morina...
Je le vis commencer à s'effondrer sur le lit.
-Saryuu !
Je le retenais à temps avant de dégager les quelques mèches blanches sur son visage. De la sueur perlait le long de sa tempe et il tentait de calmer son rythme respiratoire, sans succès. Il me gémissait, à bout de force.
-Appelez Giris... De toute urgence...
Je ne me fis pas le dire deux fois, appelant les gardes de l'unité personnelle. Deux d'entre eux vinrent en courant avant de voir Saryuu dans mes bras, souffrant d'une maladie inconnue.
-Appelez le docteur Giris, immédiatement ! Criais-je, en larmes.
Ils disparurent en un éclair par la porte principale. J'allongeais avec douceur l'empereur qui ce maintenait le cœur avant d'enlever rapidement son écharpe bleu et ses lunettes noires que je mettais sur la commode. Saryuu croisa mon regard avant de tendre sa main vers moi. Elle tremblait et je sentais un manque de force le faire s'abaisser légèrement.
-Morina...
Je me mis à son chevet avant de prendre sa main qui allait tomber sur les draps. Jamais je ne me suis sentis aussi alarmée et angoissée que maintenant. Des larmes coulaient le longs de mes joues et je n'arrivais pas a les arrêter.
-Saryuu... Qu'est-ce qui vous arrive ?
-Venez me tendre votre oreille... s'il vous plaît...
Alors que je commençais à venir vers lui, la porte s'ouvrit brusquement, me faisant sursauter. Je n'eus le temps de relever la tête pour savoir qui est venu que l'empereur m'entoura le coup soudainement avant de me faire atterrir sur lui, mon oreille près de sa bouche. Il me murmurait.
-Je vous ordonne de me remplacer en tant qu'empereur en attendant mon retour...
Quoi... ?
Je n'eus le temps de dire quoique ce soit que le jeune homme aux cheveux blancs fermait lentement ses yeux avant de retomber sur les draps, inconscient.
-NON SARYUU !
Je le prenais par les épaules en essayant de le réveiller alors que ses médecins personnelles se précipitaient sur lui. Je lui criais en larmes, le secouant dans tout les sens.
-REVEILLEZ-VOUS ! SARYUU, NE ME LAISSEZ PAS SEULE !
Des mains douces vinrent se poser sur mon épaule avant de reconnaître la voix de Giris.
-Morina, tu ne dois pas rester là !
Je refusais de lui obéir, déterminée à rester près de lui. Des soubresauts de larmes se manifestait encore et je m'effondrais sur lui, désespéré.
-Non... Je ne veux pas... Pas encore...
Giris m'empoignait les épaules et me précipitaient en arrière en s'exclamant, agité.
-Allez, Morina ! Dépêche-toi !
Aveuglée par mes larmes, j'essayais de revenir vers lui mais Giris résistait à mes protestations. Il tint bon avant que je ne capitule, épuisée. Il réussit à m'emmener en-dehors de la chambre de l'empereur. Il me retournait vers lui avant de poser ses mains sur mes épaules.
-Qu'est-ce qui s'est passé ?
Je ne répondis pas mais je me jetais dans ses bras dans l'immédiat, le serrant très fort alors que les larmes coulaient a flot. Le jeune médecin fut surpris.
-M... Morina...
Il fit de même avant de poser ma tête sur son épaule.
-N'oublie pas qu'on est là aussi... Jamais on ne te laissera seul !
Mes larmes coulaient le long de sa blouse blanche alors que je refusais de le lâcher. Je vis Meia et Elyon accourirent et n'osais piper un seul mot de leurs bouches. Giris me relâchait un peu avant de me dire avec un sourire.
-Ca va un peu mieux ?
Après avoir réussi à maîtriser mes reniflements, j'acquiesçais avant de le relâcher doucement. Le jeune homme aux cheveux bouclés me dit d'une voix sérieuse.
-Je vais y retourner pour aider mes camarades ! Je ferais des analyses pour savoir ce qu'il a et je vous l'expliquerais quand je l'aurais mis dans un état de sécurité, d'accord ?
-Oui... Dis-je d'une voix faible.
Il se dirigeait vers la porte avant de l'ouvrir et de disparaître une fois fermé. Je rejoint les deux filles avant qu'Elyon ne me demande, angoissée.
-Qu'est-ce qu'il a mon frère ?
On sortait du couloir des appartements de Saryuu avant que l'on ne s'assoit sur un banc, près de la grande porte au signe de la New Gen. Il fallait que je leur dise ce qui s'est passé en l'espace de quelques minutes.
