Milou (désolé si j'abrège ton pseudo ^^): Oui, je poste assez vite, au minimum tous les week ends, et en vacance, donc maintenant, tous les jours ou tous les deux jours. Et non, mes chapitres ne sont jamais écris à l'avance. Je suis l'auteur qui écrit plus vite que son ombre x). Ils sont toujours écrit jute avant que je ne les poste, mais j'adore écrire, donc c'est pour ça :). Et Hojo, je vois que je ne suis pas la seule à ne pas le haïr complètement (sans vouloir faire de la pub, j'écris une fic sur lui, "Fauve"). Et pour l'amitié, tu as bien cerné l'idée, même si c'est moins méchant que ça. On va dire qu'ils sont tous un peu trop à fond sur leur problèmes pour se soucier pleinement de ceux des autres, sauf Yuffie. En tout cas, j'aime bien tes pavés, alors à la prochaine ;)
Chapitre 17 :
Je dormais sur place. Vraiment. On pourrait me traiter de légume que ça ne résumerait que trop bien la situation. Je n'en pouvais plus. Ma crise de nerfs n'avait en plus pas arrangé les choses. D'une certaine manière, je m'en voulais d'avoir pensé de telles choses à propos de mes amis. Ils étaient là, je les aimais ils m'aimaient. Nous nous aidions autant que nous le pouvions. Mais d'un autre côté, je ne pouvais que me donner raison. Après tout, ils avaient le droit de se soucier d'eux mêmes de temps en temps, mais de là à me faire pleurer. Ou peut être que je ne devais mes larmes qu'à la pression mordante que je m'infligeais. Reno, Tifa, Elena et Cloud faisaient tout depuis le début de l'année pour que je sois enfin aimée de la personne que j'aimais, mais ce que je leur reprochais, c'était de ne pas creuser le fond de cette histoire. De ne s'intéresser qu'à mes rougissements ou bêtes accès de jalousie. Il n'y avait pas que cela. Parce que ça, ça me rendait heureuse. Il y avait derrière toute la douleur qu'aimer quelqu'un apporte. Oui j'avais mal. Et je ne cessais de me le répéter, à croire que j'aimais ça. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais avoir mal m'apportait la preuve que je l'aimais avec une force presque titanesque. Pauvre de moi.
Je secouai la tête. Je ne devais en aucun cas me laisser dévorer par de quelconques émotions. Et surtout pas une aussi vache que l'amour. Me levant mollement, je me dirigeai vers le centre de la chambre, où patientait sagement Reno. Tifa et Elena étaient dans la salle de bain, la grande brune absolument folle d'impatience se recoiffait pour la énième fois. Et Cloud, lui, avait préféré ne pas venir. Décision que je comprenais. Je ne pouvais que comprendre. Lui et moi vivions des choses semblables. Si un jour on m'avait proposé une soirée durant laquelle l'homme que j'aime m'aurait présenté poil de carotte, jamais je n'y serais allé. La mort, le bûcher, tout sauf ça. Alors je ne pouvais pas blâmer le blond pour son refus.
Sans un mot, je m'affalai sur un coussin à côté de Reno. Le rouquin me sourit doucement, le regard dans le vague. Je ne savais pas pourquoi, il semblait presque gêné.
- Tu sais, je suis désolée pour tout à l'heure, lâcha-t-il brusquement.
Pourquoi s'excusait-il ? Pour m'avoir laissé repartir seul du self ? Il n'était certes pas sans avoir connaissance de ma maladresse légendaire, mais il ne pouvait pas deviné que je me casserais la figure au bout de deux mètres. Néanmoins, ses paroles mal assurées m'arrachèrent un sourire. Nous nous connaissions depuis tellement longtemps que lui et moi savions quand l'autre était vexé, ou simplement nerveux. Pour ma part, il avait parfaitement compris que c'était les seuls et très rares moments ou je ne disais pas mots.
Reno élargit son sourire, et tendit la main pour tripoter une de mes mèches de cheveux.
- Petite sœur, chuchota-t-il.
- Petite sœur ?m'exclamai-je, surprise. Cela fait tellement longtemps que tu ne m'as plus appelé comme ça !
- Et bien, il est temps de recommencé, rigola le rouquin en me tapotant le crâne.
Petite sœur. Je ne savais même plus à quand remontait la première fois que Reno m'avait appelé comme cela. Pour tout avouer, je ne me souvenais même plus de la manière dont je l'avais rencontré. Cela m'attristait, d'une certaine manière. Tifa, je m'en souvenais parfaitement. C'était il y a peu de temps. Mais Reno, ma mémoire me refusait ce souvenir.
- Tu sais, reprit le rouquin, te voir sur les marches tout à l'heure m'a rappelé le jour où je t'ai rencontré.
- Tu t'en souviens ?manquai-je de crier.
- Comme si c'était hier, sourit mon ami.
- Raconte moi, je t'en pris, murmurai-je. Je...je n'arrive pas à m'en rappeler. Je ne sais plus du tout. Je veux m'en souvenir. C'est trop beau pour que je l'oublies.
Oui, c'était beau. Tout ce qui se construisait autour de notre amitié était beau à mes yeux. Parce que notre amitié était belle. Contrairement aux autres personnes prétendants à une amitié sans failles, Reno et moi ne nous étions jamais disputés. Nous avions un esprit tellement moqueur qu'il était impossible pour nous de nous vexer des boutades de l'autre. Nous nous défendions. Nous étions réellement ensembles.
- Et bien, tu étais déjà une sacrée peste à l'époque, me charia le jeune homme en passant son bras sur mon épaule. Et ça ne s'arrange pas avec l'âge.
Puérilement, je lui tirai la langue.
- C'était il y a douze ans maintenant, reprit-il. Tu n'avais que quatre ans et moi cinq. On s'est croisé à Midgard, dans la rue. Je me battais avec des garçons plus âgés que moi. J'étais seul face à eux, et ma fierté déjà bien développée à l'époque me poussait à répliquer. Ils s'étaient moqués de moi alors que je venais de trébucher dans une flaque d'eau. Ils allaient me frappé quand une petite furie brune a fait irruption, les a traité de sales méchants, et a aligné un poing en pleine face du chef de troupe.
- Ah oui, ça me revient maintenant, marmonnai-je en revoyant à l'exactitude mon coup de poing magnifique. Le premier coup de poing de ma vie, et l'ancêtre de tous les autres.
- En effet, soupira Reno en souriant. En fait, ce seul coup a suffit à mettre l'ennemi en déroute ! Et tu m'as prêté ta veste parce que j'étais trempé. Ensuite, peu de temps après, on s'est retrouvé dans la même école. Et on a prit pour habitude de s'asseoir sur les marches à chaque pauses, un peu comme toi et le professeur toute à l'heure. Et voilà ce qu'on est devenu !
Le rouquin effectua un geste démonstratif plus qu'exagéré vers nos ombres. Deux adolescents au caractère bien à eux, encrés dans les problèmes de couples et d'école. Mais toujours aussi proches. Je souris doucement en y pensant. Oser frapper à l'âge de quatre ans. J'étais déjà bien folle à cette époque. Déjà un peste à cette âge, comme l'avait souligné Reno.
La porte de la salle de bain s'ouvrit brusquement, coupant court à mes pensées. Elena en sortit, laissant Tifa grogner seule devant les lavabos. La blonde avait l'air plutôt soucieuse.
- Je vais quand même allé voir si Cloud va bien, nous dit-elle en se dirigeant vers la porte.
- Je suis sûre qu'il vas bien, lâcha Tifa en tournant la tête vers nous. Et puis il n'avait qu'à venir, ça ne va pas être de notre faute si il s'enferme et n'en fait qu'à sa tête.
- Tifa !la gronda Elena. Tu es égoïste sur ce coup là ! Ce n'est quand même pas juste de dire cela. T'es tu une seule seconde demandée ce qu'il peut ressentir ?
- Mais enfin ce n'est quand même pas moi qui ai invité Cecil au bal !s'énerva Tifa.
- Peut être mais c'est toi qui l'a suivit !s'emporta à son tour Elena. Tu n'avais pas à faire ça, mais tu l'as voulu. Alors maintenant, assume. Assume ce que tu lui as fait !
- Je n'ai aucun compte à lui rendre !cria la brune, les larmes aux yeux.
Ses propos sonnaient faux. Ses pleurs le montraient bien. Tifa était tout sauf quelqu'un de méchant. Je la regardais simplement sangloter, sans rien dire. Les poings serrés, elle ne disait plus rien. Ses derniers mots semblaient encore coincés dans sa gorge. Je la connaissais assez bien pour savoir qu'elle s'en voulait. Elle ne les pensait en aucun cas.
La grande brune baissa les yeux. Ce n'était pas dans ses habitudes de réagir d'un air aussi détaché. Sa peau de plus en plus blanche ne faisait que la trahir.
- Je sais, soupira-t-elle finalement. Je sais que c'est cruelle de ma part de le traiter comme ça. Mais c'est mon ami, je l'aime comme tel, et il me manque. Je...je veux qu'il revienne.
- Il nous manque à tous, chuchota doucement Elena. Mais laisse lui un peu de temps.
Je soupirai. Il fallait bien reconnaître que Cloud passait beaucoup moins de temps avec nous depuis que Tifa sortait avec Cecil. Ou tout du moins, il ne venait pas dès que la brune était là. Il était blessé, et il la blessait en agissant ainsi. Notre bande se retrouvait coupée par leur vie sentimentale.
- Je...je voudrais que tout soit comme avant, bredouilla Tifa en rougissant à moitié. Je n'aime vraiment pas qu'il m'évite comme ça. Je voudrais vraiment le revoir. Comme avant.
- Il finira par revenir, la rassurai-je, faisant irruption dans la conversation. Tu lui manques aussi, et au bout d'un moment, il sera de nouveau avec nous tous. Mais ne le confronte pas directement à ton petit ami.
Tifa hocha timidement la tête. Me levant, je la serrai dans mes bras. Nous étions un groupe. Nous avions nos hauts et nos bas. Mais nous restions soudés.
- Je suis désolée, chuchota la brune en m'enlaçant.
Je souris. Tifa était trop sensible. Beaucoup trop sensible pour ne pas s'en vouloir. En tenant de tels propos, elle se faisait mal à elle même. Deux bras nous enlacèrent toutes deux puissamment. Un rire masculin suffit à me faire comprendre que Reno venait de se joindre à notre étreinte. Elena nous rejoignit à son tour, posant ses mains sur les épaules de Tifa. Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire au bout de quelques secondes. Nous ressemblions à un véritable amas de bonbons oubliés dans leur paquet. Reno comprit assez vite la pensée qui m'avait traversé l'esprit, et nous lâcha pour rire à son tour. Séchant ses larmes, Tifa lui donne une tape sur le crâne avant de sourire.
- Bon, je vais allé voir monsieur jaloux numéro un, maintenant, nous lança Elena en ouvrant la porte, voyant que la brune était remise.
- Transmets lui notre bonjour, lui dis-je en rigolant.
- Comptes sur moi, me sourit-elle en sortant.
J'attendis quelques secondes qu'Elena referme la porte, et je me dirigeai vers le placard à nourriture, pour en sortir un paquet de chips. Reno tira plusieurs coussins de sous les lits, et les installa par terre, comme toujours. Tifa s'enferma de nouveau dans la salle de bain, soucieuse de ses yeux rougis, et n'en ressorti que plusieurs minutes après, me visage refait. Se tripotant nerveusement les doigts, elle s'assit sur l'un des coussins, et fixa mon réveil. 20H15. Cecil n'allait plus tardé, normalement. Sauf si il était aussi peu ponctuel que nous. Ce qui m'étonnerait car nous restions des maîtres dans l'art d'être en retard, et pour atteindre notre niveau d'excellence, il fallait être motivé. Elena revint peu de temps après, nous faisant un rapport précis sur le moral de notre porc épique blond. Selon elle, il allait plutôt bien, ce qui était une bonne nouvelle. Elle avait beaucoup rit en rentrant dans notre chambre après sa balade. En effet, moi et Tifa, n'étant pas d'accord sur le choix du paquet de chips, étions entrain de nous disputer sur la probabilité qu'il y avait pour que Cecil préfère tel ou tel parfum. Et ce, jusqu'à ce que trois coups secs ne claquent contre la porte, électrisant Tifa en quelques secondes. La jeune fille se statufia, oubliant qu'elle était par terre entrain de se battre avec moi.
- Tifa, tu peux bouger s'il te plaît ?finis-je par lui demander.
Elle me bloquait contre le lit avec sa jambe, et cette position était des plus inconfortables.
- J'aimerais allé ouvrir, repris-je en lui montrant la porte du doigts.
La brune sursauta et se dégagea pour s'asseoir sagement sur un coussin. Je soupirai, et grognai jusqu'à la porte pour allé ouvrir à notre invité. L'amabilité avec laquelle je l'accueillis témoignait de ma fatigue physique et morale. La main sur la poignée, je fixais le grand jeune homme aux cheveux blancs avec un sourire exagéré.
- Tifa, je crois qu'il y a erreur, plaisantai-je d'un air faussement embarrassé. Tu m'avais pas dit qu'il était beau ?
Le juron que mon amie poussa avant de me faire dégager de la porte me fit rire. Oui, Cecil était beau. Même très beau. Mais je n'avais pas pu m'empêcher de l'accueillir comme il se doit, avec une plaisanterie made in moi. Alors que Tifa s'excusait en me fusillant du regard, Reno se retenait de rire lui aussi, retenu par une Elena sérieuse.
- C'est les nerfs, je te dis, soupira Tifa en invitant Cecil à entrer.
Cette scène me rappelait le jour où nous avions rencontré Elena. Avec un changement de rôle pour les bouffons qui se marrent en arrière plan.
- Bon, alors je te représente Reno, le grand roux à l'air stupide là bas, railla Tifa en souriant. Elena, la blonde, et …
- L'épique charismatique fantastique magnifique volcanique angélique Yuffie !criai-je en bombant le torse.
Oui, c'était les nerfs. Je mourrais de fatigue, mais je trouvais encore le moyen d'être folle. Oui, c'était moi. Tifa me fixait avec des yeux ronds faussement étonnés, la bouche entre ouverte. Cecil, lui, silencieux jusque là, éclata de rire.
- Tu es à la hauteur de ta réputation petite peste, plaisanta gentiment le jeune homme.
Oui, je savais que tout le monde me connaissait plus ou moins dans cette école. Ou tout du moins, tout le monde m'avait déjà vu sautiller comme une folle, aligner une droite à quelqu'un, ou entendu rembarrer des gens ou simplement crier. Et même Cecil semblait me connaître, à moins que Tifa ne lui ai décrit ses oh combien étranges amis.
- Et pourquoi stupide ?s'indigna Reno en croisant les bras sur sa poitrine.
- Parce que tu l'es, rétorqua Elena en s'asseyant.
- Mais...mais, protesta le rouquin avant de se prendre une tape sur la tête.
Tifa soupira et invita Cecil à s'asseoir. Ce dernier semblant particulièrement amusé par nos tempéraments bouillonnants. Il avait l'air assez calme, mais n'était visiblement pas le dernier à rire.
- Fais surtout pas attention à eux, plaisanta Tifa.
- Dit elle alors qu'elle passe sa vie à faire la débile avec nous !raillai-je.
- Mais tais toi, tu grilles ma couverture, chuchota mon amie en riant.
- Elle est déjà grillée depuis longtemps, soupira Cecil, amusé.
- Ah oui, toi, d'ailleurs, faut qu'on parle affaires !m'exclamai-je sans prêter attention aux menaces de Tifa.
Retenant la jeune fille qui cherchait à me frapper de manière puérile, je plantai un regard dur dans les yeux du jeune homme.
- Si jamais tu fais du mal à Tifa, commençai-je en souriant. Je te jure que mes poings se feront un plaisir de te refaire le portrait.
- Je ne prendrai pas le risque, m'assura Cecil en levant les bras en signe de soumission.
Tout le monde éclata de rire devant la domination du quatrième année. La soirée fut animée par tout le monde. Cecil n'était pas quelqu'un de très timide au fond. Il était réellement adorable, à l'écoute et vraiment attaché à Tifa. Ce qui ne l'empêcha pas de se joindre à nous lors de nos traditionnelles joutes verbales. La tête que fit le nouveau venu lorsqu'il aperçut Cerise fut d'ailleurs à mourir de rire. Il ne devait pas vraiment s'attendre à trouver un chat dans la chambre de sa petite amie. Chat qui passait en plus sa vie à dormir, manger ou nous agacer. Et accessoirement à me manipuler pour que j'observe mon prof de maths se déshabiller, mais ça c'est une autre histoire.
Vers 22h, Lulu nous rappela gentiment à l'ordre, et nous décidâmes qu'il était temps de dormir. Pas trop tôt, à mon goût. Je rêvais de mon lit depuis l'après midi. Reno partit le premier, et Cecil mit un temps infini à quitter notre chambre, ou plutôt, Tifa. Dans l'entre bâillement de la porte, alors qu'il s'apprêtait à l'embrasser une dernière fois, une ombre se faufila à leurs pieds. Écarquillant les yeux, Tifa laissa tomber les mains de son petit ami, et serra les poings.
- Cerise !cria-t-elle en se jetant dans le couloir.
Passant la tête à l'extérieur de la chambre, je vis la jeune fille se diriger vers les escaliers, dans lesquels le chat venait de disparaître. Maudissant la boule de poil, je me promis de la transformer en carpette à son retour. Tournant la tête vers la fenêtre, un mouvement attira mon attention. Dehors, malgré la nuit, je pus voir la silhouette fine de mon amie se ruer derrière celle d'un animal. En quelques secondes, elle s'était retrouvée dehors à poursuivre Cerise.
- Tifa !criai-je en ouvrant précipitamment la fenêtre.
Pesant le pour et le contre, j'évaluai rapidement la distance me séparant du sol. Le premier étage n'était pas très haut. Respirant un grand coup, je me jetai par la fenêtre, sans prêter attention aux protestations angoissées de mes amis.
