Milou: Mais tout va bien et toi ma petite Milou ? Pour le voyage, ils iront en bateau ! Et oui, je sais que je vous fait attendre. Mais nous avons la une hyper excitée siphonnée du bocal et un glaçon frigide à la hauteur de sa légende. Sa se fait pas en quatre coups de cuillère à pot. Et puis, pour le baiser tant attendu, il paraît que je suis pénible à donner de faux espoirs au travers de tentatives ratées x). Et Cloud se fait étaler par...par...non, pas par Angeal parce qu'il se fait étaler par Sephiroth, et Seph se fait étaler par Cloud. Donc Cloud est roi de la montagne ^^. Et pour Alice au pays des merveilles, ça m'étonnerait pas qu'on est regardé le même film ces derniers jours ;). Et la folie de Yuffie s'explique très simplement: c'est Yuffie .
Ps: Non, je connais pas, mais faut vite que j'aille voir ça :)
MonaYsa: Merci mille fois merci :) "danse de la joie". Cela me fait très plaisir. En tout cas, je suis ravie que mon histoire te plaise, je sais que ce genre de relation n'est pas toujours très bien acceptée. Et pour le côté guimauve, je ne voulais en effet pas que l'histoire ne soit centrée que sur cette relation. En tout cas, j'espère que la suite va te plaire, et vive les chats !
Mia: Vive la trigo...et merci pour ta review :).
Chapitre 23 :
Dans un élan d'ennui profond, je trouvai la force de tendre le bras vers ma lampe de chevet pour la tapoter. Geste inutile, mais j'aimais bien le bruit du métal contre mes ongles. Non pas que cela soit fort intéressant, mais je n'avais rien de mieux à faire. J'aurais pu brosser Cerise, comme Tifa me l'avait demandé avant de partir rejoindre Cecil, mais vu ce que le chat m'avait fait subir, je n'allais pas en plus me changer en carpette pour ses moindres désirs. Cette fichue bestiole pouvait se gratter pour que je la coiffe.
- Dis Yuffie, m'appela Elena depuis la salle de bain.
J'émis un grognement depuis mon bureau sur lequel j'étais négligemment étalée. Cela faisait plus d'une heure que la blonde était enfermée devant un lavabos, se battant avec son sèche cheveux ou sa brosse à dent. Elena et ses cheveux, une grande histoire.
- Oui j'écoute ?finis-je par répondre, la voix pâteuse dû à mon état quasi comateux.
- Tu voudrais pas me prêter ton pull, me demanda la jeune fille. Tu sais, le trop beau tout gros et tout chaud ?
- Sûr Eli, grognai-je, mangeant à moitié la manche de mon gilet. Mais tu te bouges pour le prendre.
Un juron me parvint, et je ne relevai même pas la tête pour voir la blonde sortir de la salle de bain, et poser ses mains sur ses hanches en me voyant aussi peu active. Mais moi, j'aimais bien mon état de larve feignante en phase d'hibernation léthargique. Enveloppée dans un gilet trop grand volé à Reno il y a quelques temps déjà, j'attendais sans changer de position que ce mercredi après midi pire que froid ne passe. J'avais tenté de faire quelque chose, pourtant. J'avais tenté une approche de trigonométrie. J'avais même demandé son cours à Tifa pour essayer de m'y retrouver. Mais à peine avais-je ouvert le cahier qu'un intérêt énorme pour ma lampe avait détourné mon cerveau de son objectif premier. Cerveau qui vibra étrangement lorsque mon crâne reçut un coup relativement mou. Grognant, je relevai les yeux pour découvrir Elena, le visage fendu d'un sourire moqueur, mon pull dans les mains. Elle devait d'ailleurs s'en être servi pour me frapper.
- Tu as l'intention de ne faire que dormir de ta journée ?me demanda-t-elle.
- Oh non, j'avais pensé rêvasser, soupirai-je. Ou tout simplement m'écraser sur mon lit et me poser des questions sur le fondement de l'existence elle même.
- Te moques pas de moi grosse larve, lâcha Elena en me donnant un second coup sur la tête. Je te rappelle que Cloud va passer pour t'aider à faire tes maths, alors réveilles toi un peu !
Je grommelai un non pas réellement compréhensible à la blonde, et la regardait enfiler mon pull avec une tête des plus amusantes. En effet, sa hantise suprême était de se décoiffer en enfilant ses vêtements. Elle passait déjà un temps fou à les mettre en place, alors je comprenais qu'elle n'ait aucune envie de recommencer. En proie à une concentration hors du commun, elle finit par venir à bout du satané tricot, et attrapa son sac en se dirigeant vers la porte.
- Bon, je vais en ville avec Reno, je te laisse la maison, me dit-elle en ouvrant. Tu joues pas avec le feu et tu te penches pas trop à la fenêtre.
- T'inquiète maman, j'ai déjà sauté du premier étage et passé une nuit au pays des glaçons, c'est pas trois allumettes qui vont me faire peur, rétorquai-je alors que la jeune fille sortait.
Je perçus son rire depuis le couloir, avant de me retrouver de nouveau dans le silence le plus complet. Si on ne compte pas évident les traditionnels bruit de gouttes d'eau tout droit venu des robinets mal fermés qui font fureur chez les amateurs de films d'horreurs. Enfin, l'eau n'était pas mon principal problème. Mon soucis était de me réveiller avant que Cloud n'arrive. Et de passer entre temps à la vie scolaire récupérer mes clés de casier que j'avais égaré pour la énième fois. Et tout ça en étant naturellement dans l'état le plus actif du monde. Bon courage moi.
Je laissai tomber ma tête contre mon bureau. J'étais la personne la moins motivée du monde en cet instant. Un peu comme quelqu'un qui doit faire des maths quoi. Et qui doit allé se heurter pour la deuxième fois de la semaine à une harpie pour une histoire de clé. Mais un bruit de claquement contre la porte me sortit de mes lamentations silencieuses et complètement inutiles.
- Ouais, râlai-je, indiquant à l'importun qu'il pouvait se faire connaître.
- T'es prête ?me répondit la voix de Cloud depuis le couloir.
Je relevai immédiatement la tête en le voyant. Me frottant le visage en bâillant, je me levai avec une vitesse proche de celle d'une limace.
- Donne moi le temps de me réveiller un peu trésor, marmonnai-je en m'étirant. Et d'aller rendre visite à la vieille pour mes clés.
Le jeune homme secoua la tête en souriant. Il était habitué à me voir dans cet état là. Et il était habitué à ce que je perde mes clés. Cloud et moi nous voyions régulièrement le mercredi après midi, étant donné que nous pouvions être seuls. J'étais la personne du groupe avec qui il était le plus proche. Peut être juste parce que j'étais dans la même situation que lui. Rire ensembles en se creusant les méninges sur des problèmes de maths, et finirent autour d'une tasse de chocolat fumante nous vidait la tête.
Sans perdre une seconde, j'enlevai mon gilet trop grand, le jetai un peu au hasard dans la chambre, et attrapai mon manteau pour descendre. J'entendis Cloud me dire de revenir entière. Sans doute faisait-il allusion aux probables plaques de verglas et à ma maladresse légendaire. Enfin, je n'étais plus à ça près. Faisant pour une fois preuve d'intelligence, je décidai de faire un détour par l'intérieur pour gagner le bâtiment administratif sans sortir. Je n'avais aucune envie de finir cryogénisée. Un sourire aux lèvres, je commençais à faire un énième portrait de cette charmante femme qui allait m'accueillir d'ici quelques secondes. Peut être avait elle était mordu par un quelconque insecte, rendant ainsi son intelligence proportionnelle à sa blondeur. Et aussi peu naturelle, pour peu qu'il lui en reste une brindille.
C'est donc avec ce même air amusé que je me plantais devant elle et la photo de son chien.
- C'est pour quoi ?brailla la vieille en me voyant, ne relevant même pas les yeux de son magazine people.
- Je viens juste par plaisir, lui répondis-je. Et aussi parce que j'ai perdu mes clés.
La vieille haussa un sourcil devant ma réplique, et lâcha un grognement presque bestial. Je commençais sérieusement à douter de l'humanité d'un tel individu. Elle se pencha en avant, me dégoûtant au passage avec son décolleté trop prononcé, et laissa tomber sous mon nez une boite remplit d'objet divers.
- Si y'a quelque chose, c'est là, alors cherche, cracha-t-elle en réajustant ses lunettes.
- Sérieux, vous avez jamais pensé au cinéma ?lui demandai-je en fouillant. Parce que je vous jure que les producteurs de films d'horreurs s'arracheraient votre présence sur leur plateau.
La gale me foudroya du regard, et je remerciai le ciel de me permettre de trouver mes clés à cet instant précis. Sans demander mon reste, je lançai un merci un peu trop joyeux pour être sincère, et partis en courant de ce bureau maudit, non sans lâcher un rire. J'aimais trop la provoquer. C'était plus fort que moi. Et cette ride qui se formait dans le creux de sa joue quand elle prenait un air pincé face à mes moqueries. Enfin, encore plus pincé que de coutume. Cette femme aurait pu garder le bagne. Il n'y aurait plus eu aucune tentative d'évasion.
Tout en pensant à tout ce qu'elle pourrait faire dans la vie, je remontais les couloirs jusqu'à notre escalier, saluant au passage Lulu, qui tentait vainement d'échapper aux plaisanteries minables de notre prof de sport. La pauvre se faisait courtiser par le roux depuis que je la connaissais. Et je n'avais vraiment pas le temps de lui venir en aide. Pourtant, c'est avec plaisir que j'aurais mis fin à son supplice. Son regard suppliant me donna presque envie de faire demi tour. Mais je préférais allé en découdre avec mes maths pour en finir au plus vite. Rejoignant notre étage, j'ouvris violemment notre porte, faisant sursauter Cloud et Cerise en même temps.
- Mais t'es en forme toi ma parole !s'exclama le blond en me voyant rentrer.
Envoyant valser mon manteau dans un coin de la pièce, je me laissai tomber sur mon lit.
- Ouais, je suis d'attaque, confirmai-je en me redressant. Elles sont où ces fichues équations.
- Là, me répondit Cloud en sortant une feuille de son sac.
Le nombre incalculable de chiffres et de lettres fit fondre mon sourire en un quart de seconde.
- Oh misère de misère, je suis prise de fatigue tout d'un coup, soupirai-je en baissant les bras.
- Pas de ça avec moi, rétorqua Cloud en me poussant vers mon bureau.
- Pas de ça de pas de ça, répétai-je en fixant la feuille avec haine.
Cloud lâcha un rire, et finit par me mettre au travail. Me répétant chaque phrase plus de trois fois pour que je comprenne si il le fallait. Ce n'était pas gagner, mais je commençais à me familiariser avec le vocabulaire. Les cosinus me rappelant pour une raison inexplicable le mot concombre, j'avais faim dès que le jeune homme en parlait. Il me tapa plusieurs fois le crâne pour que je me re concentre, mon regard ayant dangereusement viré vers la fenêtre, où tout devenait plus intéressant que ce qu'il me racontait. J'avais même fait une tentative de sieste, complètement perdu dans ses explications qu'il pensait simples. Et au bout de deux heures de dur labeur, j'avais réussi UNE équation. Oui, une.
- Et bien tu vois, on progresse, m'encouragea Cloud en rangeant la pile de brouillon nécessaire dans un classeur.
- Ah oui, c'est un grand pas pour moi, lâchai-je en levant les bras en signe de victoire.
Une équation c'était tout simplement épique à mes yeux. En même temps, ce n'était pas de ma faute si je n'arrivais pas à suivre en cours. Le prof n'avait qu'à pas être aussi beau tiens. C'était de sa faute à lui. Quelle idée d'être aussi bien fichu et d'aller enseigner. Rien qu'en y pensant, j'eus envie de m'enterrer dans mes draps pour planquer mes rougissements. Ridicule. J'étais minable et faible face à lui. Au point d'en sourire.
ooo
Cloud partit une heure plus tard. Après avoir vidé une boite entière de gâteaux au miel et plusieurs tasses de chocolat, nous avions jugé bon de nous séparer avant de dévaliser le placard à nourriture. Et je me retrouvais une fois de plus seule, la tête dans mes draps, Cerise se frottant amoureusement à mes jambes. Sale bête.
Ma bruyante sonnerie de téléphone me sortit de mon demi sommeil au bout de quelques minutes. Décrochant juste pour stopper le bruit, je collai l'appareil contre mon oreille, prête à pester après n'importe quelle personne m'appelant pour une chose sans importance.
- Allo, vous parler à la génialissime Yuffie Kisaragi, faites vous connaître, répondis-je automatiquement.
- Ma chérie ? Comment vas-tu ?
Ma mère. La voix de ma mère venait de me répondre. Une chaleur agréable m'envahit. J'étais réellement que ce soit elle qui m'appelle.
- Oh c'est toi !m'exclamai-je en roulant sur mon lit. Ben tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, et de ton côté ?
- Ah et bien les préparatifs pour les fêtes sont longs et pénibles, comme toujours, me répondit ma mère en riant. Mais on s'en sort, on s'en sort.
- C'est super, murmurai-je. J'ai vraiment hâte de rentrer et de vous donner un coup de main, à toi et papa.
- Ah, et bien justement je t'appelais pour ça.
Le ton de ma mère avait changé, ce qui me fit froncer les sourcils. Je ne savais pas ce qu'elle voulait m'annoncer, mais ce brusque changement dans sa voix ne me disait rien de bon.
- Que se passe-t-il ?lui demandai-je, méfiante.
- Tu ne pourras pas revenir à la maison pour ces vacances, m'annonça ma mère d'une voix peu enjouée.
Ma gorge se noua.
- Mais enfin...je...pourquoi ?bredouillai-je, surprise.
- Ton père est réquisitionné pour son travail bien loin de Wutaï, et je dois le suivre, alors nous ne seront pas là, m'expliqua ma mère, l'air peinée. Tu vas devoir resté au lycée. Je sais que ce n'est pas très agréable, mais dis toi que c'est une chance qu'il reste ouvert durant les vacances.
Non, ce n'était pas une chance. Je voulais vraiment rentré chez moi. Mais je ne le pouvais plus. Je ne reverrais pas mes parents et mon chat pour les fêtes. J'allais les passer seule. Reno et les autres partaient eux. J'allais être seule pendant deux longues semaines. J'allais fêter Noël et la nouvelle année seule assise à une table du self. La voix de ma mère résonnait toujours, mais je ne l'entendais même plus. Balbutiant de rapides excuses et un au revoir dénué d'émotions, je raccrochais, envoyai valser mon portable à l'autre bout de mon lit.
